Le nouveau joueur de troisième-but des Capitales, Josh Vitters, se dit béni d'avoir pu vivre l'expérience des grandes ligues, mais si celle-ci n'a duré que 32 matchs en 2012.

La relation amour-haine de Josh Vitters avec le baseball

Après avoir goûté aux majeures, Josh Vitters se retrouve aujourd’hui au plus bas du baseball professionnel, les ligues indépendantes. Si la passion le pousse à continuer, le nouveau troisième-but des Capitales de Québec avoue entretenir une relation amour-haine avec son sport.

Troisième choix au total de repêchage du baseball majeur en 2007, Vitters a été une déception après huit ans dans les filiales des Cubs de Chicago. Le natif d’Anaheim, en Californie, a quand même disputé 32 matchs avec les vrais Cubs en 2012, patrouillant au coin chaud aux côtés d’étoiles montantes comme Anthony Rizzo, Starlin Castro et un vétéran du nom d’Alfonso Soriano.

«Ç’a été une expérience incroyable, de jouer au Wrigley Field et dans d’autres stades des majeures. J’ai appris beaucoup juste à côtoyer les vétérans. Je me considère béni d’avoir vécu ça», a expliqué Vitters, lundi après-midi, au terme de la première journée officielle du 20e camp présaison des Capitales tenu au Stade Canac.

Âgé de 28 ans, Vitters revient dans le baseball indépendant pour une troisième année, après une saison dans la Ligue atlantique, en 2016, et une autre dans l’Association américaine, en 2017. Cela après une année sabbatique loin du losange, en 2015.

«C’est bien qu’il y ait un terrain synthétique ici, ça évite les mauvais bonds», a-t-il souligné, après la séance d’entraînement. «C’est une grande amélioration par rapport à mes deux dernières années, où j’ai dû endurer des balles en pleine poitrine et dans le visage!»

«J’admets avoir une relation amour-haine [avec le baseball]. Ces dernières années, c’était parfois épeurant de jouer à l’avant-champ. Il faut vouer le plus grand respect aux gars du baseball indépendant, ça peut être dangereux! Ils travaillent très fort, ne font pas beaucoup d’argent et jouent vraiment pour l’amour du sport», fait-il valoir.

Bon premier contact

S’il a atteint les plus hautes cimes, sa carrière compte plusieurs vallées. Juste l’an dernier, Sioux City l’a libéré à la mi-saison, alors qu’il revendiquait une faible moyenne au bâton de ,185, seulement 10 points produits et un sommet d’équipe de 49 retraits au bâton en 50 matchs.

Mais Vitters dit aujourd’hui se sentir à son mieux depuis son passage dans les majeures. Il a réglé ses blessures récurrentes, ne prend plus de médicaments pour son déficit d’attention diagnostiqué il y a deux ans et a même cessé de porter des lunettes, dont il attribuait la nécessité plus au mauvais éclairage du stade de Sioux City qu’à une réelle myopie.

«Je vieillis et je dois apprendre à m’occuper de moi», dit le bonhomme de 6’2” et de 200 livres. «J’ai mûri comme joueur et comme individu. Personne d’autre n’est à blâmer que moi-même, mais je ne savais juste pas comment m’occuper de moi comme il le faut et mon corps tombait en morceaux! Mais je sais maintenant comment et je suis prêt à montrer à tout le monde ce que je peux faire.»

L’amour du baseball, du voyage — il a joué au Venezuela, en République dominicaine et au Mexique —, la présence de son ami Ryan Searle chez les Capitales et le rêve toujours vivant d’un jour retourner dans les grandes ligues l’ont amené à Québec. Reste à voir s’il va y demeurer.

Le gérant Patrick Scalabrini s’affirmait heureux du premier contact avec le joueur de statut vétéran. «Il va être bon en défensive et il possède un élan au bâton court. Rien d’extraordinaire, mais il va être bon dans tout ce qu’il fait», a indiqué celui qui admet prendre un «pari» avec Vitters, en raison de sa moyenne de ,210 et ses 35 points produits en 130 matchs dans l’indépendant.

Il faut dire que Vitters remplacera au troisième coussin l’excellent Yurisbel Gracial, parti chasser des balles plus payantes au Japon. Le nouveau venu peut aussi évoluer au premier but et au champ extérieur.

+

BECKER POURRAIT REVENIR

Sacré meilleur releveur de la Ligue Can-Am l’an dernier, après avoir égalé un record d’équipe des Capitales avec 24 victoires protégées, le releveur Nolan Becker est de nouveau libre comme l’air. Âgé de 26 ans, le gaucher de 6’6” vient d’être congédié par le club-école A fort des Royals de Kansas City, qui avait racheté son contrat en novembre. Ledit contrat appartient donc toujours aux Capitales, et même si la formation de Québec n’a ni poste ni argent à lui accorder pour le moment, tout sera fait pour l’accueillir si nécessaire. Le gérant Patrick Scalabrini se montre toutefois prudent et souhaite voir Becker dénicher un autre emploi dans le baseball affilié bientôt. Son licenciement serait dû à une simple baisse de vélocité dans ses tirs, puisque sa moyenne de points mérités avec Wilmington est à 2,70 avec 13 retraits au bâton et deux buts sur balles en 13,1 manches.

+

LES CUBAINS À QUÉBEC JEUDI?

L’avant-champ taïwanais Shao-Pin Ho devrait arriver à Québec mardi, tandis que les Cubains Yordan Manduley et Lazaro Blanco, arrêt-court et lanceur partants, pourraient, au mieux, s’amener jeudi. Mais plus il est vraisemblable de les attendre samedi. Rien pour inquiéter le gérant, puisque les Cubains ont joué tout l’hiver dans leur pays. Par contre, Patrick Scalabrini n’attend plus de nouvelles du voltigeur Isaac Ballou, remplacé dans l’organigramme pour l’instant par Stephen Gaylor. Le natif de Rome, en Géorgie, 26 ans, vient de passer quatre saisons dans les filiales des Braves d’Atlanta, évoluant l’an passé dans le AAA pour 14 matchs, 15 en tout avec 2016. Par ailleurs, le joueur d’avant-champ Jordan Serena a fait bonne impression en cette première journée de camp. «Je ne le connaissais que par ses statistiques et j’ai trouvé qu’il a l’air d’un joueur de balle. Il est athlétique, se déplace bien et peut jouer partout», s’est réjoui Scalabrini.