Kalian Sams a placé les Capitales en avance dès la première manche en frappant son troisième coup de circuit de la saison.

La puissance de Sams fait la différence

OTTAWA — Dans la première série de la saison entre deux capitales de la Ligue Can-Am, ce sont les champions de 2017 qui ont eu raison des champions de 2016.

Propulsés par le bâton de Kalian Sams, qui a produit quatre points à l’aide d’un circuit (son 3e) et d’un double, les Capitales de Québec ont disposé des Champions d’Ottawa par la marque de 5-2 au Stade RCGT, jeudi soir.

Les Capitales (13-7) ont remporté la série de trois matchs 2-1. Du même coup, ils ont pris possession du premier rang de la Ligue alors qu’ils prendront maintenant la route de Trois-Rivières pour y affronter les champions de 2015.

Le vétéran Sams a toujours été un frappeur dangereux et il l’a démontré dès sa première présence au bâton jeudi où il a expédié une offrande de Steve Borkowski sur le chemin Coventry pour donner une avance de 2-0 aux siens.

«Sams est indéniablement le meilleur frappeur de notre équipe. Quand il traverse une bonne passe, il devient le meilleur de la Ligue. C’est un gars de séquences et il avait connu un lent départ.

«Espérons que c’est le début de quelque chose. Nous n’avons pas produit beaucoup de points cette saison, alors ses quatre points produits ont enlevé un stress à nos frappeurs tôt dans le match», a expliqué le gérant Patrick Scalabrini.

Le même refrain

Chez les Champions (6-12) qui ferment la marche du classement, c’est le même refrain qui se répète. Le lanceur partant avait déjà accordé trop de points très tôt. Steve Nyisztor avait beau avoir répliqué à Sams en fin de première manche avec un circuit en solo, mais les Capitales menaient 5-1 après trois manches.

Steve Borkowski (1-2) connaît des ratés depuis le début de la saison. Jeudi, il a cédé sa place après cinq manches où il avait accordé cinq coups sûrs, cinq points et quatre buts sur balles.

Pourtant, quand les Champions ont gagné le titre de la Can-Am en 2016, il avait été un élément important de la rotation des lanceurs du gérant Hal Lanier. «Il n’atteint pas ses cibles. Ça s’améliore, mais il paye cher pour ses erreurs. Sur le circuit de Sams, il devait lui servir une balle rapide à l’extérieur, mais son tir est revenu vers le centre. Sams va te faire payer à chaque fois.»

Lanier disait ne pas avoir perdu espoir en son jeune artilleur. Il a même avancé qu’il avait été malchanceux sur deux points en troisième manche quand un relais du champ extérieur vers le troisième but a dévié sur la jambe d’un coureur. Deux points sont venus marquer sur la séquence.

Miles Sheehan et Evan Rutckyj ont bien fait en relève à Borkowski. Les lanceurs des Capitales ont fait encore mieux.

Le partant, Lazaro Blanco (2-1), a quitté le match après avoir alloué un point sur seulement quatre coups sûrs en six manches. Il a retiré sept frappeurs sur des prises.

«Notre équipe est construite autour des lanceurs. Ils gardent le pointage bas pour nous donner des chances de gagner. Lazaro a été le lanceur par excellence de la ligue l’an dernier», dit Scalabrini.