Arik Sikula n'avait pas subi la défaite depuis le 18 juin.

La domination des Capitales se poursuit

Cette fois, il n'a pas fallu attendre jusqu'au petit matin, comme la veille, pour assister à une autre victoire des Capitales de Québec aux dépens des Aigles de Trois-Rivières, mercredi, au Stade Canac.
En l'emportant 6-1, les Capitales poursuivaient leur domination en signant une huitième victoire de suite contre leurs cousins trifluviens depuis le début de la saison de la Ligue Can-Am. La victoire avait cependant un goût amer, puisque le releveur Jon Fitzsimmons s'est blessé au coude.
«Ça ne sent pas bon, il traîne ça depuis un petit bout», avouait le gérant Patrick Scalabrini, qui s'est pointé dans l'abri en deuxième manche après avoir reçu son congé de l'hôpital, en début de soirée, mercredi. Il devrait libérer Fitzsimmons, jeudi.
Avant la dernière présence du releveur au monticule, le partant Arik Sikula (3-3) avait connu une très bonne sortie, n'accordant un premier coup sûr qu'en sixième. Il n'a finalement donné qu'un point sur deux coups sûrs en six manches et ses 10 retraits au bâton étaient un sommet par un lanceur des Capitales en 2017. Il s'est notamment tiré d'impasse en sixième lorsqu'il a rempli les buts avec seulement un retrait, forçant Daniel Mateo à se compromettre dans un jeu d'option au marbre et en retirant Connor Crane sur élan pour éteindre la menace.
«Je l'avoue, j'ai regardé le tableau indicateur, mais je pensais plus aux retraits au bâton qu'au match sans point ni coup sûr. En sixième, c'était le fun, les spectateurs m'ont motivé à m'en sortir. Je me sentais bien, j'avais de l'étoffe comme à mes précédents départs, sauf que les résultats n'étaient pas vraiment là», disait le droitier.
Il menait 2-1 en quittant la butte en septième, mais les Capitales ont scellé l'issue du match avec le circuit en solo de James McOwen (4e) en fin septième et en ajoutant trois autres points en huitième grâce à la générosité de la relève adverse.
«Jusqu'en septième, ç'a été un bon match serré. On n'a juste pas été capable de profiter de nos occasions avec des coureurs en position de marquer, dont trois fois avec moins de deux retraits. On n'a pas fait les ajustements nécessaires contre leur partant», estimait le gérant des Aigles, T.J. Stanton, dont la troupe n'a frappé que trois coups sûrs.
0 en 8 cette saison
Le partant des Aigles, Edilson Alvarez (3-4) n'a rien eu à se reprocher malgré la défaite, une 24e contre 13 victoires pour les siens. Les Aigles sont 0 en 8 cette saison contre les Capitales, dont la fiche loge à 26-12.
«J'espère que ça nous joue dans la tête. Il ne s'agit pas seulement d'une autre équipe de la Ligue, c'est notre rivalité. On a besoin de se battre plus que ça, il faut faire quelque chose», ajoutait Stanton à propos de cette mauvaise séquence.
La série prend fin, jeudi, avec un duel entre Karl Gélinas (4-1) et Chris Murphy (1-2), qui revient au jeu pour les Aigles après le récent décès de sa mère. Les Capitales se transporteront à Sussex, vendredi, tandis que les Aigles recevront les Boulders de Rockland.
David Glaude profite de sa chance en rouge
David Glaude
Libéré par les Capitales au début du mois, l'avant-champ David Glaude profite de sa chance avec les Aigles de Trois-Rivières, où on l'utilise comme arrêt-court partant depuis une semaine.
Il n'a pas hésité une seconde lorsque le gérant T.J. Stanton lui a offert de porter l'uniforme rouge, noir et gris des Aigles après avoir disputé un match dans l'uniforme blanc à rayures bleues des Capitales. «Si tu refuses une opportunité, tu n'en auras peut-être jamais une autre. J'ai sauté sur l'offre de T.J., je voulais jouer», confiait l'inter de 23 ans, avant le match de mercredi.
Glaude a récemment mis fin à sa carrière universitaire aux États-Unis. Il a été recruté par les Capitales, le 1er juin, mais n'a pu disputer qu'un match avec eux. Il s'est présenté une fois au bâton, obtenant un but sur balles, avant d'être libéré par manque de poste disponible.
«Ç'a été décevant parce que c'était à Québec, chez moi, mais je comprenais la situation. Il n'y avait pas de place pour moi, je ne peux pas être déçu. Je me cherchais une autre équipe, je voulais jouer», racontait le joueur originaire de Charlesbourg.
«Une belle petite surprise»
Avant le match de mercredi, Glaude présentait une moyenne offensive de ,263, mais c'est la qualité de son jeu en défensive qui lui permettait d'être dans l'alignement tous les jours depuis une semaine. «Je lui ai demandé de capter la balle et de bien la lancer. Défensivement, je pense qu'il est de calibre pour la Ligue Can-Am et qu'il méritait sa chance. Il représente une belle petite surprise pour nous et nos partisans. Il n'y a pas beaucoup de Québécois sur le marché, j'étais prêt à libérer un poste pour lui faire une place», confiait Stanton, qui a vu Glaude grandir au programme sport-études des Canonniers de Québec.
«Ça faisait un petit bout que je n'avais pas joué à l'arrêt-court, je m'assure de bien faire en défensive et ce que je fais à l'attaque, c'est un bonus. Comme neuvième frappeur, je dois bien faire les petites choses», ajoutait l'ancien des Diamants (LBJEQ).
Roy voulait la victoire
Jean-Philippe Roy
Même si le couvre-feu était dépassé depuis plus de 40 minutes, mardi, les Capitales l'ont emporté 10-8 contre les Aigles. En raison de l'heure tardive, il a été impossible de publier le résultat du match dans nos pages, celui-ci l'ayant cependant été sur nos applications électroniques et notre site Internet. Dans cette septième victoire de suite des Capitales sur les voisins de Trois-Rivières, Kalian Sams (14e), Yurisbel Gracial (5e) et Marcus Knecht ont frappé des circuits.
En l'absence du gérant Patrick Scalabrini, affecté par un ulcère à la gorge, son adjoint Jean-Philippe Roy a remporté sa première victoire en position de commande. «On la voulait vraiment, Karl [Gélinas et moi]. Mine de rien, ç'a été le match où il y a eu le plus de changements [5] de lanceurs en plus de gérer le possible couvre-feu», expliquait Roy en soulignant l'attitude positive des joueurs malgré le délai de pluie. Il n'a pas eu de contact avec Scalabrini pendant la rencontre.