Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante
Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante

La direction des Capitales préoccupée

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la direction des Capitales de Québec est préoccupée par la décision du gouvernement du Québec qui demande l’annulation de tous les événements publics sportifs et culturels prévus jusqu’au 31 août.

«Nous n’allons pas faire beaucoup de commentaires pour l’instant, car nous sommes en processus de vérifier si tout cela s’applique à nous. Nous allons poser beaucoup de questions au cours des prochains jours», a déclaré au Soleil le président de l’équipe de baseball, Michel Laplante.

La Ligue Frontier, où doivent évoluer cette année les Capitales et les Aigles de Trois-Rivières, a reporté le début de sa saison à une date indéterminée en raison de la pandémie de COVID-19.

«Personne du côté du gouvernement n’a tenté de nous joindre pour nous dire ce qu’il en était avant l’annonce de cet après-midi. J’espère qu’ils parleront au moins à nos dirigeants avant de prendre une décision», poursuit M. Laplante, qui rappelle que 12 des 14 équipes de la Ligue Frontier sont situées aux États-Unis.

«On ne se met pas la tête dans le sable. On sait que nous présentons des événements sportifs. Mais par exemple, est-ce que ça nous empêcherait de diffuser tous nos matchs à la télé et de les disputer sans public?», ajoute-t-il, indiquant que cette avenue a été analysée.

«Présentement, il n’y a aucune ligue professionnelle qui n’analyse pas toutes les options», poursuit-il, ajoutant qu’il s’agirait effectivement d’une «catastrophe» pour les Capitales s’ils se voyaient interdits de tenir des matchs de baseball.

«Par exemple, si la situation s’améliorait aux États-Unis et que la ligue décidait de lancer sa saison le 1er juillet, nous ne serions pas dans la course? Ça fait partie des questions qui nous préoccupent», poursuit le président des Capitales.

«Je pensais qu’on aurait demandé aux ligues professionnelles où elles en étaient avant d’annoncer une telle décision. On n’arrive pas comme ça par la bande sans être consultés», conclut-il.