Auteur d'un but volé en première manche, Brad Antchak a produit l'un des cinq points des Capitales lors de la manche suivante. Cette deuxième manche payante a suffi pour permettre aux Capitales de l'emporter, lundi.

La deuxième manche a suffi aux Capitales

Une deuxième manche explosive et une solide sortie de Karl Gélinas ont permis aux Capitales de remporter une troisième victoire consécutive, lundi soir, un gain de 5-2 contre les Boulders de Rockland.

Trois doubles consécutifs, ceux de James McOwen, Jordan Serena et Lachlan Fontaine, ont donné le ton à cette deuxième. Avec les buts remplis, Brad Antchak a ensuite soutiré un but sur balles, puis Yordan Manduley a frappé un simple de deux points entre les jambes du lanceur Thomas Lawrence. Onze frappeurs se sont présentés à la plaque dans cette demi-manche de cinq points.

Après quatre rencontres sur la touche, Kalian Sams n’a même pas eu à se signaler, frappant un coup sûr.

Un enclos bien rempli

Ce rendez-vous a aussi marqué le retour de Nolan Becker, officiellement engagé avant la rencontre. Le releveur gaucher, excellent pour les Capitales la saison dernière, a été parfait en huitième, retirant deux frappeurs sur des prises.

Selon Patrick Scalabrini, l’équipe profite du meilleur enclos depuis qu’il en est le gérant, soit 2010. Il compte sur deux releveurs numéro un, en Becker et Sean Donatello. «On va leur donner de l’amour à tous les deux. Ce sont deux bons gars d’équipe. Ils vont closer chacun leur tour, jusqu’à temps qu’il y en ait un qui signe dans l’affilié ou qui se blesse.»

Le gérant s’attend de voir Becker retomber dans l’œil d’une équipe du baseball majeur. «Un gros gaucher de 6’6’’ qui lance à 95 m/h, ça n’a pas d’affaire dans notre ligue.»

De son côté, Gélinas (2-1) a lancé six manches, accordant autant de coups sûrs et retirant quatre frappeurs sur des prises. Un ballon-sacrifice de Kevin Krause a produit son seul point accordé.

Appelé en relève, Jay Johnson a alloué un circuit en solo à Alex Herceg, mais les Boulders n’ont jamais menacé ensuite, ni contre Becker, ni contre Trevor Bayless, auteur de son premier sauvetage de la saison. Les Capitales (7-4) partagent le premier rang de la Can-Am avec les Miners de Sussex County.

NOTES : Le lanceur québécois Marc-Antoine Bérubé a été libéré dimanche, mais il est toujours membre des Capitales, nuance Scalabrini. «Il était malade [pneumonie], il avait mal dans le dos. Pour faire une place, on l’a tassé, mais il fait partie de l’équipe. On va le réintégrer à la première opportunité»… En matinée, les Capitales ont annoncé la nomination de Gélinas comme lanceur partant sur l’équipe d’étoiles des 20 ans de la franchise. Il a récolté 77 % du vote, même si six artilleurs étaient en lice... Arik Sikula sera le partant dans le deuxième match de la série, mardi soir.

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UN VISAGE FAMILIER DANS LA FORMATION

Le retour de Jonathan Malo avec les Capitales devrait durer de deux à quatre jours.

Visage connu dans la formation des Capitales, lundi soir. Jonathan Malo est venu prêter main-forte à son ex-équipe. Le retraité était tout sourire dans le vestiaire avant la rencontre, heureux de retrouver sa deuxième famille.

«On l’entend souvent d’anciens joueurs de hockey : c’est souvent le vestiaire qui manque aux gars. C’est vrai que c’est l’fun d’arriver au terrain, de voir les boys qui sont ici pour gagner, de revenir dans cette ambiance», a affirmé l’athlète de 34 ans, lorsqu’on lui a demandé si ses présences ponctuelles venaient combler un manque.

L’an dernier, Malo avait aussi servi de remplaçant de luxe. En 11 matchs, il a conservé une moyenne au bâton de ,250.

Le «rappel» de Malo était nécessaire en raison de l’état du pied de Josh Vitters. Le nom de l’ancien des Cubs de Chicago a été placé sur la liste des blessés, mais il devrait revenir dans la formation jeudi.

Voilà pourquoi Malo sera au Stade Canac pour deux à quatre jours au maximum. Il pourrait répéter l’expérience plus tard pendant l’été, mais exclut tout retour complet à la compétition.

«Le rythme de vie est différent. Veux, veux pas, on passe un peu à autres choses. Revenir temps plein, peut-être pas. Mais n’importe quand s’ils ont besoin d’aide et si je peux aider...» a dit le joueur d’avant-champ, pendant que le gérant Patrick Scalabrini, éternel blagueur, criait «Pourri, Malo!» en passant tout près.

Carrière réorientée

Malo a pris sa retraite officielle du baseball après la Classique mondiale, au printemps 2017. Il est ensuite devenu représentant pharmaceutique, une carrière rapidement mise de côté. «Je n’ai jamais aimé solliciter le monde», explique-t-il. Depuis quelques mois, il travaille à temps plein chez Baseball 360, magasin d’articles de sport dont il est aussi copropriétaire.

Malo ne se veut pas un sauveur. Plutôt un leader qui fera toutes les petites choses sur le terrain. Il a toujours été reconnu pour son jeu défensif exemplaire.

Choix de 40e ronde des Mets de New York en 2002, il a frôlé les ligues majeures, disputant 74 matchs dans le AAA de 2009 à 2011. Le natif de Joliette a joué cinq saisons complètes avec les Capitales, de 2012 à 2016. Ses 542 coups sûrs le placent au quatrième rang de l’histoire de la franchise.