Conrad Gregor a réussi à devancer le relais de Brad Antchak au marbre sur le simple de Cody Regis en première manche, claque qui a généré les deux seuls points du match, jeudi soir.

La 100e victoire de Gélinas attendra encore

Cinquième tentative. Même résultat. Une première manche difficile a ultimement anéanti les chances du lanceur partant Karl Gélinas (6-7) d’obtenir sa 100e victoire dans les rangs professionnels.

Ce sont justement les lanceurs qui ont volé la vedette dans ce match tout sauf offensif, alors que les deux équipes ont généré au total seulement huit coups sûrs.

Toutefois, les deux petits points marqués en première manche sur un simple de Cody Regis auront été suffisants aux Boulders de Rockland pour l’emporter sur les Capitales devant 2539 spectateurs au Stade Canac.

Les visiteurs ont ensuite profité de la maîtrise de David Palladino (3-1) au monticule pour tuer toute chance de remontée.

Le choix de cinquième ronde des Yankees de New York en 2013 n’a accordé que trois coups sûrs en sept manches de travail, en plus de retirer cinq frappeurs sur des prises.

Dommage pour Gélinas, puisqu’il a lui aussi été intraitable. En huit manches de travail, le grand droitier a accordé quatre coups sûrs et deux buts sur balles, et a passé neuf frappeurs dans la mitaine.

«Les trois derniers départs, de la manière que je lance la balle, je pense que je devrais au moins mériter une victoire, mais ça fait partie de la game», a expliqué l’artilleur québécois, visiblement déçu de la tournure des événements.

«Je suis satisfait de la manière que moi je lance, mais c’est frustrant de perdre des départs consécutifs comme ça. [...] J’ai hâte de l’avoir, cette 100e là, pour l’enlever et plus en parler, mais aussi pour me relancer dans le chemin de la victoire.»

Gélinas, qui fêtera ses 35 ans lundi, n’a pas connu la victoire depuis le 27 juin contre les Stars de Hollywood.

«Ça a fait la même chose lorsque j’étais sur le point de battre le record de l’organisation [pour le nombre de victoires]», se souvient-il.

De son côté, le gérant Patrick Scalabrini a tenu à lever son chapeau à Palladino.

«Il était vraiment en contrôle et au sommet de son art. Les seules petites chances qu’on a eues, c’est tôt dans le match où il était un petit peu erratique, mais en même temps avec une étoffe très impressionnante. Malheureusement, on n’a pas été capable de profiter de ses mini largesses tôt dans le match.

Malgré la domination de Karl, on n’a pas eu la chance de revenir», a ajouté le patron, en soulignant qu’il était déçu pour son vétéran lanceur. 

Un retour apprécié

De retour dans la Vieille Capitale mercredi après avoir aidé l’équipe cubaine à remporter la médaille d’argent aux Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes, Yordan Manduley a réintégré la formation québécoise jeudi soir. Son retour avec l’équipe est «immense», selon Scalabrini. 

«On a perdu beaucoup de matchs parce que ça a été cauchemardesque à l’avant-champ et en défensive. C’est un excellent joueur défensif, c’est un bon frappeur. Ça complète notre équipe énormément. C’est un vrai professionnel, un vrai joueur de balle.»

Son compatriote Lazaro Blanco obtiendra dimanche son premier départ depuis le 5 juillet.

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SAMS DE RETOUR LA SEMAINE PROCHAINE?

Kalian Sams pourrait bien être de retour avec les Capitales en début de semaine prochaine, a laissé entendre le gérant Patrick Scalabrini. L’examen par tomodensitométrie (TACO) qu’il a dû passer dans la journée de jeudi s’est révélé négatif. C’est donc dire qu’il n’aurait pas subi de microfracture à la main droite lorsqu’il a été atteint par un tir le 12 juillet dernier. Scalabrini assure que «du moment qu’il est prêt à recommencer, on va lui donner une journée ou deux pour se remettre dedans et après on ne regarde plus en arrière». Ceci dit, il espère que l’infiltration de cortisone que son frappeur a reçue mardi fera son effet, sans quoi il sera contraint de trouver une autre piste de solution.

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WHITE, FIER MEMBRE DE LA FILIÈRE DE VEGAS

«Le baseball, c’est tellement un petit monde. C’est très cool!», dit TJ White avec un sourire en coin. Ce dernier peut se targuer d’avoir joué, lorsqu’il était plus jeune, avec le joueur par excellence de la Ligue nationale en 2015, Bryce Harper. Les deux ont grandi à Las Vegas. À vrai dire, White a un carnet d’adresses bien garni, ayant notamment partagé le terrain à un plus jeune âge avec Joey Gallo, premier-but des Rangers du Texas, et Kris Bryant, troisième-but des Cubs de Chicago. «C’est Joey Gallo que je vois le plus. On vit ensemble durant la saison morte et on a été à l’école secondaire ensemble, donc on est devenu proche.» Il se réjouit de voir «tous ces gars de Vegas qui sont rendus là, c’est le fun de les voir performer aussi bien.» Et ce n’est pas parce qu’ils évoluent à des niveaux différents qu’ils n’essaient pas de se revoir dans l’entre-saison, lorsque tout ce monde rentre au Nevada pour s’entraîner.

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NOTES

- Le lanceur Jay Johnson a été élu joueur du mois de juillet chez les Capitales. Fait inusité : la cérémonie de remise du trophée n'a pu avoir lieu, puisque l’heureux élu est parti assister à un mariage pour la fin de semaine dans son Nouveau-Brunswick natal.

- Les Jackals du New Jersey s’amènent à Québec vendredi pour une série de trois matchs.

- Arik Sikula a obtenu jeudi son troisième départ avec les Saraperos de Saltillo, dans la Ligue mexicaine. En six manches de travail, il n’a accordé qu’un point et a retiré cinq frappeurs sur des prises.