Karl Gélinas croisera le fer avec les Jackals du New Jersey, mardi.

Karl Gélinas prêt pour la rentrée locale

À son plus récent départ, en septembre 2018, Karl Gélinas n’avait même pas été en mesure d’effectuer un lancer. Quelques jours plus tard, on lui diagnostiquait une fracture du péroné de la jambe droite. Le temps ayant fait son œuvre, le vétéran lanceur reprend sa place sur le monticule, mardi, à l’occasion du match d’ouverture locale des Capitales.

Le début de saison de Gélinas a été retardé de quelques jours puisqu’une légère foulure au pouce droit l’a empêché d’affronter les Aigles, à Trois-Rivières, en fin de semaine. Il croisera plutôt le fer avec les Jackals du New Jersey, qui sont à Québec pour une série de trois matchs jusqu’à jeudi.

Ironie du sort, une blessure à un pouce avait aussi retardé un peu sa remise en forme, cet hiver. Pas le sien, mais celui de son frère, Éric.

«J’ai passé plusieurs semaines en Suède avec lui et il y avait un terrain synthétique où l’on pouvait se lancer. Il était mon receveur, mais il s’est fracturé le pouce au hockey et cela m’a empêché de lancer pendant quelques semaines», rigolait-il à propos de la malchance de son frère, hockeyeur professionnel.

Fin de saison prématurée

Gélinas s’était blessé à la jambe lors d’un départ, le 12 août. Il avait quand même lancé huit manches, ce jour-là. Il a obtenu deux autres départs, par la suite, mais sa saison a pris fin lors du quatrième match de la demi-finale contre les Boulders de Rockland. 

Il a ensuite porté une botte de stabilisation jusqu’au 11 octobre, s’en débarrassant à la veille d’un long voyage en Europe.

«J’ai eu besoin d’une autre période de quatre à six semaines avant que je me sente bien. J’ai boité pendant un petit bout de temps. Encore aujourd’hui, j’ai des raideurs quand je cours trop longtemps. On dirait que ma jambe était toujours en train de se reconstruire.»

Il assure ne plus être incommodé par une douleur quelconque lorsqu’il est sur le monticule. Mais quand vient le temps de faire des exercices spécifiques, ça se complique un peu. «Je saute quelques centimètres de moins de la jambe gauche que de la droite. Je ne sais pas si je vais retrouver la même flexibilité. Le fait d’avoir lancé sur ma jambe blessée à quelques reprises n’a pas aidé», a dit l’as de la rotation qui a conservé une fiche de 8-8 l’an passé.

Gélinas montre un dossier de 83-50 avec les Capitales en 12 saisons. L’équipe rentre à la maison avec une fiche de 1-3 depuis le début de la saison, les lanceurs ayant été malmenés par l’attaque des Aigles.