Jhalan Jackson, qui souhaite retourner dans le baseball affilié, aime jouer à Québec.

Jhalan Jackson, retour sur son passage avec les Yankees

Ils ont aligné plusieurs légendaires joueurs de l’histoire du baseball, remporté la Série mondiale à une multitude de reprises. Encore aujourd’hui, ils peuvent se payer n’importe quelle vedette des ligues majeures. Imaginez votre réaction lorsque le téléphone sonne à la maison et qu’on vous apprend que les Yankees de New York viennent de vous repêcher!

Jhalan Jackson a vécu cette expérience, en 2015, quand les Bombardiers du Bronx l’ont réclamé en septième ronde du repêchage des ligues majeures.

«Quand j’ai reçu l’appel, ce fut le plus grand moment de ma vie. Ç’a avait été toute une journée, pour moi et ma famille», confie le voltigeur des Capitales de Québec sur cet épisode marquant de sa carrière.

Il a rapidement gravi les échelons, évoluant au niveau AA lors de ses trois dernières saisons dans la prestigieuse organisation. Il a notamment joué dans la même équipe que le voltigeur Aaron Judge et dans celle de l’arrêt-court Didi Grigorious, pendant sa période de remise en forme.

«J’ai joué avec eux, mais j’ai aussi pris le temps de les observer comme il faut. Lorsqu’on est dans les mineures, il y a beaucoup de joueurs des majeures qui viennent faire leur réadaptation avec nous. Je ne suis pas surpris par la carrière de Judge, je savais qu’il allait performer comme il le fait. Il fonce à chaque jour, il est à son affaire», disait-il dans l’abri des Capitales, au Stade Canac.

Dur de faire sa place

Malgré la fierté d’appartenir à la famille des Yankees, il n’est cependant pas facile d’y faire sa place.

«Oui, c’est prestigieux d’être dans leur organisation, mais ce n’est pas facile. Il y a énormément de talent à tous les niveaux. Il est difficile de se tailler une place, mais encore plus de la garder. Les Yankees ne cessent jamais de s’améliorer, et lorsque le besoin s’en fait sentir, ils peuvent s’offrir n’importe quel joueur, faire une transaction, etc.»

Son séjour chez les Yankees a pris fin lors du premier mois de la saison dans la Ligue Eastern (AA), cette année. Il venait tout de même de connaître une saison 2018 de 17 circuits à Trenton. Il souffrait d’une blessure au moment de sa libération.

«Ça va mieux maintenant. Je ne m’inquiétais pas trop de mon sort avant d’être libéré, je faisais mes affaires. Mais ça arrive, ces choses-là, et c’était à mon tour. J’ai pris cela avec un grain de sel, sachant que j’allais rebondir quelque part. J’espère retourner dans le baseball affilié, mais si ça n’arrive pas, ça voudra dire que je n’étais pas fait pour cela. Je me concentre plus sur ce que j’ai à faire, avoir du plaisir, terminer la saison en force, gagner», précisait le natif de la Floride.

À six pieds 4 pouces et 240 livres taillées dans le roc, le frappeur droitier de 26 ans peut changer l’allure d’un match d’un élan. Avant le match de vendredi, il comptait quatre circuits en 19 matchs avec les Capitales.

«J’aime l’ambiance qu’il y a ici, c’est différent qu’ailleurs, les partisans sont bruyants. Je ne connaissais rien des Capitales avant de venir, j’ai fouillé sur Google et j’ai vu que c’était une belle ville et une équipe qui avait eu du succès.»

Le gérant Patrick Scalabrini salivait à l’idée d’aligner un joueur comme lui, surtout en cette saison plus difficile.

«Il s’agit aussi d’un bonbon qu’on peut offrir à nos partisans, parce que ce type de frappeur ne passe pas souvent dans la Ligue Can-Am. À toutes ses présences, on le regarde pour voir ce qui va se passer. Sans placer trop d’attente sur lui, il est un peu à l’image de Kalian Sams. Quand il la pince, la balle fait un son spécial sur le bâton.»