Samedi soir à Ottawa, Murilo Gouvea a connu un troisième départ difficile consécutif, accordant neuf points, dont huit mérités, en seulement trois manches de travail. Québec s'est incliné 9-4 face aux Champions.

Gouvea en arrache encore, Québec perd 9-4

Tirant de l'arrière 9-1 après trois manches, les Capitales n'ont jamais été en mesure de remonter l'important déficit occasionné par un autre départ difficile de Murilo Gouvea, au Parc RCGT, samedi. Les hommes de Patrick Scalabrini se sont finalement inclinés par la marque de 9-4 devant les Champions, lors du troisième match d'une série de quatre matchs, qui se conclut à Ottawa, dimanche.
Se faisant frapper solidement dès le début de la rencontre, le partant des Capitales a alloué neuf points, dont huit mérités, neuf coups sûrs, et deux buts sur balles pendant sa courte présence de trois manches sur le monticule. Rien pour donner confiance à son équipe et lui permettre de revenir de l'arrière.
«Ç'a donné le ton au match. Ça nous a sortis complètement du match même si la relève a été phénoménale. On ne pouvait pas revenir contre de bons lanceurs comme ceux d'Ottawa», n'a pu que constater Scalabrini, tout en encensant les releveurs Andrew Elliott et Brett Lee. Ils ont été impeccables pendant les cinq dernières manches de la rencontre.
Le gérant des Capitales n'a d'ailleurs pas caché que sa patience commençait à s'étioler par rapport à Gouvea, qui en était à une troisième sortie difficile consécutive. «Il n'aura plus beaucoup d'opportunités, c'est sûr. Il avait eu de bons départs au début, mais dernièrement, il est plus chancelant. On arrive à la date limite des transactions bientôt. Il va relancer d'ici là, mais il va falloir qu'il nous prouve quelque chose.»
Ménager l'enclos
Scalabrini aurait pu écourter encore davantage la présence de Gouvea sur la butte, mais il a plutôt choisi de préserver son enclos en vue du dernier match de la série face aux Champions, un duel qui mettra aux prises Philippe Aumont et Joey Maher, dimanche.
«C'est le genre de match où, avec un alignement de 22 joueurs et à 10 lanceurs, je ne pouvais pas me permettre d'aller all in. Ça nous aurait tués dans les prochaines journées. Il fallait que Gouvea nous donne quelques manches...» a-t-il convenu.
Complètement éteints face à l'ampleur de la tâche, les frappeurs des Capitales sont pour leur part demeurés silencieux tout le long du match. «Dans une situation comme celle-là, les apparitions au bâton deviennent difficiles. On n'était pas capables de faire d'apparitions d'équipe. Tout le monde se présentait perdant au bâton.
«On peut juste tourner la page et essayer de gagner la série dimanche, ce qui serait immense à Ottawa», a noté Scalabrini, dont la troupe a reculé à 1,5 match de la tête.
Le gérant des Capitales est confiant de voir ses hommes prévaloir devant l'as Aumont. «Phil, c'est le gars qui a le plus d'étoffe dans la ligue, mais on a quand même été capable de gagner contre lui. On l'a battu deux fois, cette année. On est encore capable de le faire.»