Ayant tout récemment reçu son diplôme de l’Université Stony Brook, Max Tissenbaum, qui disputera son premier match de la saison mardi, réfléchit sur son avenir.

Dernier tour de losange pour Tissenbaum?

Maxx Tissenbaum est de retour avec les Capitales de Québec pour ce qui pourrait bien être son dernier tour du losange.

Retenu jusqu’à la semaine dernière auprès de son équipe universitaire, dont il était l’instructeur des frappeurs, le meneur chez les Capitales l’an dernier pour la moyenne au bâton (,344) estime que cette troisième saison avec le club de baseball indépendant de Québec pourrait bien s’avérer son chant du cygne comme athlète actif.

«Avec la fin des cours, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour réfléchir à mon avenir professionnel. Ç’a été un hiver difficile, parce que je ne savais pas si j’allais rejouer ou pas. Mais quand Pat [Scalabrini, le gérant des Capitales] m’a demandé si je voulais revenir, je me suis dis allons-y, car le baseball, c’est ce que j’aime par-dessus tout», a expliqué Tissenbaum, lundi matin, quand Le Soleil l’a joint dans le trafic de New York.

Le Torontois de 26 ans, il aura 27 en juillet, a obtenu son diplôme de l’Université Stony Brook, en mai, institution new-yorkaise où il bénéficiait encore d’une bourse d’études après ses années comme joueurs jusqu’en 2012. Il avait donc Québec comme destination en fin de journée lundi, avant de s’installer au condo de Stoneham et d’embarquer avec l’équipe mardi en route pour une série de trois matchs à Ottawa.

Pas trop de pression

Receveur et joueur de deuxième coussin, son dernier match officiel remonte au 14 septembre, le dernier contre Rockland pour confirmer le septième championnat de l’histoire des Capitales.

«Côté forme, je ne suis pas loin. J’ai fait des exercices au bâton avec les joueurs et j’ai été receveur dans l’enclos. Ça me prendra sûrement quelques apparitions avant de retrouver mon rythme au bâton, mais ça devrait aller vite», assure-t-il.

Quant au manque de puissance en attaque dont souffrent les Capitales depuis le début de la campagne, Tissenbaum assure ne pas sentir l’urgence de jouer au héros. «Je suis en contact avec les gars et je sais qu’on a parfois de la misère à cogner le gros coup sûr. Mais je vais continuer à faire ce que j’ai fait durant toute ma carrière.»

«Tous nos frappeurs contribuent, même les réservistes, indique-t-il. J’ai vu des noms que je ne connaissais pas, par exemple Brad Antchak qui a connu un gros match vendredi [cinq points produits]. Je dois juste jouer ma game.»

En 81 rencontres régulières l’an dernier, Tissenbaum a frappé pour ,344, obtenu 13 circuits et 59 points produits, mais aussi autant de buts sur balles (30) que de retraits au bâton (31). L’année précédente, sa première à Québec, il avait produit 47 points et maintenu une moyenne de ,326.

Le coaching, une belle découverte

Sa septième campagne chez les pros pourrait lui servir d’adieux. «Si c’est la dernière fois, aussi bien en profiter. Je ne vois pas le jour où je me lèverai un matin sans avoir envie de jouer au baseball. Mais il faut regarder le portrait global», admet-il.

«Ça finit à un moment pour tout le monde, que tu sois Derek Jeter et que tu aies joué dans les majeures 20 ans ou que tu aies joué avec les Capitales trois ou quatre ans. Il y a une fin pour tout le monde, reste à déterminer le bon moment», réfléchit Tissenbaum à haute voix, signifiant que son idée sur le sujet n’est pas encore arrêtée.

Il a aimé l’expérience du coaching «plus que je ne l’aurais cru. J’avais peur de devenir frustré de ne pas pouvoir être sur le terrain, mais c’était excitant d’enseigner aux joueurs et de les voir appliquer dans le jeu ce que je venais de leur apprendre. J’ai adoré ça».

Pour faire de la place dans l’alignement, on a placé Lachlan Fontaine sur la liste des blessés. Lanceur par excellence en mai chez les Capitales (11-6), Ryan Searle (2-1, mpm de 0,47) affrontera les Champions (5-10), mardi.