Philippe Craig-St-Louis a accepté de dépanner le gérant Patrick Scalabrini, qui peine à trouver des joueurs de position, lui qui compte présentement sur le minimum requis de neuf.

Craig-St-Louis avec les Capitales... pour trois jours

Surprise chez les Capitales : Philippe Craig-St-Louis sera de l’alignement mardi à Québec, contre Trois-Rivières. Mais ceux qui rêvent d’un retour au jeu durable pour la recrue par excellence en 2017 et d’une solution aux problèmes d’attaque de l’équipe seront déçus.

Les Capitales (18-11) manquent de joueurs de position. Avec Edgar Lebron blessé et Kalian Sams en congé de paternité, le gérant Patrick Scalabrini n’avait plus que neuf frappeurs sous la main dimanche, soit le minimum requis. Après des recherches infructueuses dans la journée de lundi, il a fait appel à celui qui s’est révélé comme la surprise de la campagne championne de l’an dernier.

Craig-St-Louis s’est laissé convaincre de venir chercher sa bague de championnat dans la capitale provinciale et, au passage, de disputer les trois rencontres face aux Aigles (14-14). Mais c’est tout. Dès vendredi, les Capitales prennent la route pour le New Jersey et le joueur de 23 ans rentre à son domicile de Gatineau, où il travaille en fin de semaine.

Auteur d’une moyenne au bâton de ,283 et de 27 points produits en 304 apparitions au bâton l’été passé, Craig-St-Louis avait transformé ce qui constituait à l’origine un simple appel d’urgence, comme c’est encore le cas, en saison de rêve pour une recrue. Il avait néanmoins décidé cet hiver de se retirer du baseball afin de poursuivre son cheminement vers une carrière dans la GRC.

Il y a deux semaines, à Ottawa, Craig-St-Louis avait participé à l’exercice au bâton et passé deux matchs dans l’abri de son ancienne équipe, mais se refusait toujours à l’idée d’un retour.

Attaque inerte

Sans la puissance de Sams et, dans une moindre mesure, la vitesse de Lebron, l’attaque des Capitales peine encore plus. Québec se retrouve déjà dernière des équipes de la Ligue Can-Am pour la majorité des statistiques offensives collectives.

«Il est loin d’être temps de peser sur le bouton panique», tempère Scalabrini, qui dirige la formation pour une neuvième saison. «On est quand même deuxièmes au classement, proche de la tête, alors il faut regarder ça avec un petit peu de recul. Mais ça reste qu’au bâton, il nous en manque un peu», reconnaît l’instructeur-chef.

Ses hommes n’ont cogné que 15 coups sûrs en trois matchs contre le Stockade de Salina, le week-end dernier, cette équipe itinérante formée presque entièrement de recrues. «Je sais qu’il y a beaucoup de gars fiers là-dedans et ils sont gênés de leur contribution», croit le coach.

L’ancien des ligues majeures Josh Vitters n’a pas cogné la balle en lieu sûr en 10 apparitions au bâton contre Salina. Le vétéran Vitters n’a pas non plus produit de point au cours des deux dernières séries et s’élance dorénavant au huitième rang du rôle des frappeurs.

Maxx Tissenbaum frappe pour 2 en 11 avec aucun point produit dans les quatre derniers matchs; Yordan Manduley vient de voir sa moyenne offensive glisser sous ,300 pour la première fois en plus de trois semaines; James McOwen, quatrième frappeur, est 2 en 20 à ses sept dernières rencontres; Brad Antchak mène les Capitales ex æquo avec 15 points produits, mais n’a fait marquer qu’un seul coéquipier au cours des 10 derniers matchs; Jordan Serena frappe pour ,213 et n’a produit que deux points à ses 21 derniers matchs.

Depuis le départ de Sams, les Capitales ont gagné quatre fois sur cinq, mais trois de ces victoires ont été acquises à l’aide d’une production de trois points ou moins.

La réembauche temporaire du retraité Jonathan Malo pour une deuxième fois cette saison, elle, n’est pas au programme.

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LES DOMINICAINS NE VIENDRONT PAS

Après s’être fait varloper sans ménagement pendant 10 jours par les trois équipes américaines de la Ligue Can-Am, la formation de la République dominicaine ne viendra pas au Canada «à cause de problèmes de transport», selon un communiqué de la Ligue émis lundi soir. C’est plutôt les Stars de Hollywood, une autre équipe issue de la Ligue Pecos, qui compléteront la tournée à Ottawa (mardi à jeudi), à Trois-Rivières (vendredi à dimanche) et à Québec (26 au 28 juin). Le Stockade de Salina (3-6), aussi de la Pecos, a réalisé le trajet inverse pour 18 matchs à travers la Can-Am.

Les Dominicains avaient déjà rencontré des problèmes de visa pour leurs matchs aux États-Unis et, même si le commissaire de la Ligue assurait le contraire il y a quelques jours, leur retrait n’est pas une surprise. Ils ont perdu leurs neuf rencontres par une monstrueuse marge combinée de 136-16, dont les trois dernières à Rockland aux comptes de 16-0, 14-4 et 15-1. La première expérience dominicaine dans la Can-Am l’an dernier n’avait pas non plus été couronnée de succès avec deux victoires en 17 rencontres, mais plusieurs défaites par des pointages plus respectables.