Le commissaire Miles Wolff souhaite que les parapluies se ferment afin de permettre aux équipes de la Ligue Can-Am d'attirer davantage de spectateurs cet été.

C'est parti pour la saison 2018!

Et voilà, c’est reparti. La saison 2018 de la Ligue Can-Am de baseball indépendant se met en branle, jeudi, à Québec et à Rockland, et vendredi, à Ottawa. Les Capitales de Québec seront-ils en mesure de conserver leur titre? Après avoir raté les séries deux ans de suite, la disette éliminatoire des Aigles de Trois-Rivières prendra-t-elle fin? Les Champions d’Ottawa peuvent-ils revenir au sommet, comme en 2016? À qui ressembleront les trois équipes américaines? Réponses à ces questions à la fin de l’été. Comme chaque printemps, le Groupe Capitales Médias vous présente un aperçu des six équipes du circuit, qui courtisent souvent les mêmes joueurs, et fait le point avec le commissaire Miles Wolff. Bonne saison!

Q Quel est votre plus grand souhait pour la saison 2018?

«J’espère que la température sera plus clémente que l’an passé. Il a tellement plu, un peu partout, la saison dernière, c’était effrayant et cela n’aidait en rien nos équipes à remplir les gradins. À titre de commissaire, on aimerait bien que toutes les formations bouclent leurs budgets avec des surplus.»

Q Après deux tournées en 2016 et en 2017, l’équipe nationale cubaine ne revient pas jouer dans la Ligue Can-Am. À quoi doit-on s’attendre de la série internationale sans sa présence, d’autant plus que la République dominicaine n’a impressionné personne, l’an passé, et que le Stockade de Salina ne disent rien à personne?

«Je suis convaincu que la République dominicaine aura une meilleure équipe qu’en 2017 [seulement deux victoires en 17 matchs]. Pour ce qui est de Salina, un club formé de joueurs de la Ligue indépendante Pecos [sud-ouest des États-Unis], ils ont joué dans l’American Association en 2017 et leur propriétaire, qui est commissaire de cette ligue, enverra un club compétitif. Mais il est certain qu’aucune de ces équipes n’attirera autant de monde que Cuba.»

Les années se suivent et se ressemblent, on parle toujours d’une fusion, une expansion ou un calendrier interligues entre les différents circuits indépendants, qu’en est-il à l’aube de la saison 2018?

«Ce qu’on cherche à faire, c’est de trouver la meilleure façon de rendre le baseball indépendant plus solide et intéressant pour les amateurs. Les commissaires se parlent, mais il n’y a rien de définitif sur la planche à dessin.»

Un mot sur les trois équipes canadiennes de la Ligue Can-Am et les trois autres américaines?

R «On sait à quel point Québec est bon pour la Ligue, et quand je regarde où en sont les Aigles, à Trois-Rivières, ça me satisfait. À Ottawa [il est aussi propriétaire des Champions], on sera correct si la température collabore. Depuis l’an passé, New Jersey et Sussex appartiennent au même propriétaire, tandis que Rockland reste une puissance. Ça fait quatre ans que nous avons les six mêmes équipes, c’est positif. On discute toujours avec certaines villes, mais il n’y a pas de projet d’expansion à court terme.»