Libéré par les A’s au terme du camp printanier, alors qu’il croyait vraiment ravoir sa place dans le AA dans la Ligue du Texas, Brett Siddall s’est ensuite aligné dans la Ligue Frontier durant 24 matchs, avec Southern Illinois. Il est le fils de Joe qui a été receveur dans les ligues majeures dans les années 1990 où il a joué 73 matchs dont 26 avec les Expos de Montréal.

Brett Siddall, plus qu’un nom et des lunettes

Les performances de Brett Siddall ont changé du tout au tout depuis que le nouveau voltigeur des Capitales porte... des lunettes.

Bon, peut-être que le responsable de l’équipement aurait lui aussi besoin de lunettes, car le chemisier enfilé par Siddall pour son premier match à Québec était lettré Sidall, avec un seul d.

Mais le nom Siddall, avec deux d, vous dit sans doute quelque chose. Le père de Brett, Joe Siddall, a été receveur dans les ligues majeures dans les années 1990. Il a joué 73 matchs avec les Expos de Montréal (26 matchs), les Marlins de la Floride (18) et les Tigers de Detroit (29), le tout sur quatre saisons de 1993 à 1998.

Brett est né en octobre 1994. Son père venait de passer la saison dans le AAA, avec les Lynx d’Ottawa. La saison suivante, Joe a joué sept matchs avec les Expos. Mais Brett avoue n’avoir aucun souvenir de ses passages précédents dans la Belle Province.

Le paternel a pris sa retraite comme joueur en 2000, quand fiston avait six ans, et est aujourd’hui commentateur des matchs des Blue Jays de Toronto, à Sportsnet.

Ne plus voir la balle

S’il a donc très peu vu jouer son père, Brett porte le nom Siddall avec fierté et tout ce qui vient avec. Le duo père-fils a été nommé au 43e rang des gens les plus influents du baseball canadien, en début d’année.

«On a toujours été fiers de venir du Canada et de Windsor [en Ontario]. Le baseball coule dans nos veines», indique l’athlète de 24 ans, choix de 13e ronde des Athletics d’Oakland en 2015 qui dispute sa première campagne dans le baseball indépendant.

Libéré par les A’s au terme du camp printanier, alors qu’il croyait vraiment ravoir sa place dans le AA dans la Ligue du Texas, Siddall s’est ensuite aligné dans la Ligue Frontier durant 24 matchs, avec Southern Illinois. Pour une minable moyenne au bâton de ,101 avec 38 retraits au bâton en 69 apparitions, soit 55 % du temps!

«Dès le début de saison, je savais que quelque chose clochait. Surtout le soir, où tout était plus sombre. Je ne touchais même pas la balle! Je me demandais si c’était l’éclairage du stade qui était différent ou si c’était autre chose? Je me disais que je n’étais peut-être juste plus assez bon!» confie-t-il.

«Puis je suis allé me faire examiner et on m’a dit que j’avais besoin de lunettes, poursuit Siddall. «Ça m’a aidé beaucoup, ça fait toute la différence du monde», confirme celui qui affichait une moyenne de ,357 (5 en 14) et trois retraits sur des prises (21 %) après cinq rencontres dans l’uniforme québécois.

Décès de son frère

La famille Siddall a été touchée par un drame, il y a cinq ans. Le jeune frère de Brett, Kevin, a été emporté par le cancer en 2014. Il avait 14 ans.

«Ça s’est passé très vite. La maladie a été diagnostiquée en août et il est décédé en février. Ç’a été une période très difficile pour notre famille, mais qui nous a rapprochés beaucoup. J’étais à l’université à Buffalo [Collège Canisius] et Kevin était à l’hôpital à London, en Ontario. Alors j’allais le voir chaque fin de semaine, ça me prenait deux heures et demie en auto.

«C’est bizarre, parce qu’il était jeune et en santé et c’est venu de nulle part. C’est une expérience de vie. Ça change la vision que tu as de tout le reste. Quand j’ai un mauvais match, je sais que ce n’est qu’un jeu et que ça pourrait être bien pire», conclut-il.