En 2019, le premier ministre Legault avait assisté à un match des Capitales de Québec en compagnie de sa vice première-ministre Geneviève Guilbault. 
En 2019, le premier ministre Legault avait assisté à un match des Capitales de Québec en compagnie de sa vice première-ministre Geneviève Guilbault. 

Baseball: Legault donne de l’espoir aux Capitales et aux Aigles

Le président Michel Laplante pense toujours que les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières pourraient disputer leur première saison dans la Ligue Frontier en 2020, bien qu’elle serait forcément écourtée.Une déclaration du premier ministre à son point de presse quotidien, jeudi, a rallumé la flamme de l’espoir.

 À une question sur la possibilité ou non pour le soccer ou le baseball d’adopter de nouvelles règles de jeu, il a eu la réponse suivante:

«Il y a moyen de s’organiser, puis c’est plus facile dans certains sports que d’autres comme le baseball. Encore une fois, les consignes vont évoluer, puis moi, j’ai bon espoir de voir les Capitales, de voir l’Impact, puis de voir le Canadien, dans les prochains mois, jouer de vraies parties», a-t-il déclaré.

À LIRE AUSSI: Retour du sport d’équipe, bientôt sans souliers de Patof

La réaction de Laplante n’a pas tardé. «Wow, ça fait du bien d’entendre ça», admettait celui qui multiplie les rencontres virtuelles avec ses homologues de la Ligue Frontier, regroupés dans sept états américains et une province canadienne.

«Il y a trois semaines, on était en fin de neuvième manche, il y avait deux retraits et on perdait 4-0. Depuis, on a rempli trois des cinq conditions pour que ça se produise, il n’en manque que deux», confiait l’homme de baseball.

Ces conditions remplies sont: la certitude offerte par la Ligue Frontier, cette semaine, que plusieurs équipes seraient au fil de départ alors que tout récemment, les quatre équipes de l’Illinois étaient sur le point de lancer la serviette pour cette saison; l’intérêt de nombreux joueurs canadiens, qui cognent à la porte pour avoir la chance de s’aligner avec les trois équipes canadiennes indépendantes (Québec, Trois-Rivières et Winnipeg); et enfin, la possibilité de jouer des matchs à la fin du mois de juin.

Reste à régler le dossier de la frontière canado-américaine et la possibilité d’occuper le stade à 30 ou 40 % de sa capacité de spectateurs. «Qui aurait dit que ça bougerait aussi vite, il y a trois semaines? On était 0 en 5, et là, on en a trois sur cinq. On va travailler sur les deux autres conditions dans les deux prochaines semaines.»

Selon lui, la tenue de matchs avec spectateurs dans les stades de Québec et de Trois-Rivières serait un bon test pour tous les autres sports qui souhaitent recevoir le feu vert.

«Je n’ai aucun problème à ce qu’on soit les cobayes. On est un beau projet de relance d’événements sportifs. Les restaurants vont ouvrir bientôt, on peut certainement bien gérer notre affluence dans un environnement fermé et à l’extérieur, en plus. Si on n’était pas capable de faire ça, aucun aréna ne pourrait rouvrir.»

Au cours des derniers jours, plusieurs joueurs ont contacté les Capitales pour s’enquérir de la possibilité de jouer à Québec. Comme le baseball majeur devrait tenir un repêchage de seulement cinq rondes au lieu de 40, ils seront nombreux à se chercher du travail. Même chose avec ceux qui devaient évoluer dans le baseball affilié, dont les différentes saisons n’auront vraisemblablement pas lieu.

«Il n’y a jamais eu autant de joueurs canadiens disponibles. Nous avons eu la chance d’avoir de très bonnes équipes, par le passé, mais là, on pourrait avoir plusieurs joueurs en même temps ayant le potentiel d’atteindre les majeures. Imaginez un joueur canadien qui devait évoluer AA pour les Red Sox et qui se retrouverait à Québec ou à Trois-Rivières? Et présentement, les gars ne nous questionnent pas sur le salaire, mais plutôt si on peut leur offrir 200 présences au bâton», indiquait Laplante, en imaginant le plus beau scénario.