Dans ce qui était vraisemblablement son dernier match au Stade Canac, Kalian Sams a offert un beau cadeau aux partisans québécois en frappant un circuit solo, claque qui a fait la différence dans une victoire de 4-3.

Adieux victorieux pour Sams, la finale égale 1-1

Le voltigeur Kalian Sams a terminé de belle façon sa carrière au Stade Canac, jeudi. Son circuit a permis aux Capitales de Québec de l’emporter 4-3 et d’égaler la finale de la Ligue Can-Am contre les Miners de Sussex County.

Survenue en troisième manche, la claque en solo de Sams avait porté le pointage à 4-2, mais un point marqué par les Miners en neuvième sur un optionnel est venu corser un peu les choses et transformer le point de Sams en celui de la victoire.

Le Néerlandais était d’ailleurs très émotif en fin de partie. Les larmes aux yeux et des trémolos dans la voix, il a tenu à saluer le public de Québec qui l’a appuyé pendant quatre ans. «C’était mon dernier match à domicile. J’ai vécu quatre années extraordinaires. Merci de m’avoir fait sentir comme chez moi», a-t-il déclaré au microphone avant d’être étreint par ses coéquipiers et salué par la foule de 2281 spectateurs.

«J’ai pensé à ce moment toute la journée. C’est quelque chose de spécial. J’ai l’impression d’abandonner l’équipe, mais c’était une décision difficile que je devais prendre pour moi et ma famille», a ensuite déclaré Sams aux médias.

«Je voulais gagner et je le devais aux partisans de leur donner le maximum. Maintenant, je veux aider l’équipe à gagner la série, car je repars chez moi dès que la finale est terminée», a-t-il ajouté.

Johnson débute mal, mais termine fort

Après avoir accordé un circuit au deuxième frappeur du match, le partant Jay Johnson s’est repris de belle façon, lançant huit manches et n’accordant qu’un point mérité. Il s’est sorti à deux reprises de situations difficiles avec l’aide de sa défensive.

En huitième, le gérant Patrick Scalabrini est allé lui parler après qu’il ait accordé deux buts sur balles avec un seul retrait au tableau. «Je suis allé le voir, car il avait changé quelque chose de technique, c’est pour ça qu’il était moins précis.

«Ensuite, je lui ai dit qu’il était mon “bulldog” et que j’avais besoin de lui», a ajouté le gérant. Le partant a ensuite forcé Mikey Reynolds à frapper dans un double jeu pour mettre fin à la manche.

En neuvième, c’est le releveur Trevor Bayless qui s’est retrouvé en situation délicate avec deux retraits, un compte complet et le point égalisateur au troisième but en la personne de Daniel Mateo. «Dans des situations comme celles-là, j’essaie de faire de mon mieux pour rester calme. Je sais que quand je suis calme, je peux battre n’importe qui», a déclaré celui qui a finalement retiré Jayce Ray sur trois prises pour mettre fin au match.

«Avec un coureur au troisième, je devais le défier et c’est ce que j’ai fait. Je n’essayais pas vraiment de lancer autour du frappeur. C’était important de remporter au moins un match chez nous. Maintenant il en reste deux à aller chercher là-bas», résume Bayless, qui a mérité le sauvetage.

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FRACTURE DU PÉRONÉ POUR GÉLINAS

Le lanceur Karl Gélinas a vu ses craintes se confirmer quand il a reçu les résultats de ses examens d’imagerie par résonnance magnétique, jeudi : fracture du péroné droit et de quatre à six semaines avec une botte protectrice.

Le droitier de 35 ans avait été atteint par une flèche de Nick Zaharion, des Miners de Sussex County, le 12 août. «C’est une fracture de stress et on ne l’avait pas vue au départ sur les radiographies. Personne n’avait été capable de mettre le doigt sur la fracture à ce moment-là et ça m’a fait plus de tort, car j’ai continué à marcher et à lancer», a expliqué Gélinas avant le match de jeudi.

«C’était de pire en pire chaque jour. Peut-être que l’impact avait amoché le péroné et que la fracture de stress est arrivée après. En deux mots, je n’ai pas aidé mon cas.»

Gélinas n’était pas vraiment surpris du verdict en raison de la douleur intense qu’il ressentait depuis quatre semaines. «Ça fait un mois que je me lamente. Au moins, maintenant j’en ai le cœur net. C’est une situation très plate, car j’aimerais mieux aider l’équipe sur le terrain. 

«Il faut maintenant que je mette le moins de poids possible sur ma jambe», ajoute Gélinas, qui se déplace en béquilles. 

Sa situation l’empêche aussi de se rendre rencontrer le lanceur durant le match pour faire son travail d’instructeur des lanceurs, les visites au monticule étant minutées. C’est donc le gérant Patrick Scalabrini qui le remplace dans ces fonctions.

Gélinas a complété la saison, sa 12e dans l’uniforme des Capitales, avec huit victoires et huit défaites et une moyenne de points mérités de 3,52. En 99 manches et deux tiers de travail, ayant accordé 97 coups sûrs, 22 buts sur balles et 39 points mérités, en plus de retirer 81 frappeurs sur des prises.  

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NOTES

- Les troisième, quatrième et cinquième matchs de cette série 3 de 5 seront présentés au Skylands Stadium d’Augusta, au New Jersey, à 19h vendredi, 18h samedi et 14h dimanche et rediffusés en direct à la Cage de Lebourgneuf.

- En ce dernier match de l’année à Québec, les Capitales ont honoré l’arrêt-court Yordan Manduley avant la partie pour avoir remporté le championnat des frappeurs de la Ligue Can-Am avec une moyenne de ,337 et 102 coups sûrs en 76 parties.