Avant d’aboutir avec les Capitales de Québec, Zach Wilson a évolué quatre ans dans les filiales des Yankees de New York où il a notamment joué avec Aaron Judge, avec qui il garde contact.

Aaron Judge, l'ami géant de Zach Wilson

Zach Wilson a évolué quatre ans dans les filiales des Yankees de New York. Alors, avant de côtoyer les Nick Gotta et Phildrick Llewellyn de ce monde chez les Capitales, il a fait équipe avec nul autre qu’Aaron Judge, Gary Sanchez et compagnie.

«Tout le monde voit Judge comme un énorme monstre, mais en fin de compte, il n’est qu’un gentil géant», a expliqué le joueur de premier coussin du club indépendant de Québec, mercredi, avant la rencontre contre Rockland.

«C’est un vrai bon gars, assure-t-il. Aaron, c’est le genre de gars que si tu as besoin de quelque chose, tu l’appelles et il sera là. Je suis resté en contact avec lui et on se texte de temps en temps pour prendre des nouvelles. Il s’est blessé récemment et je lui ai parlé pour savoir comment il allait.»

Le choix de 21e ronde des Yankees en 2011 a fait équipe avec Judge au niveau A fort en 2014, avec les Yankees de Tampa. Le colosse de 6’7”, choix de première ronde en 2013, a été nommé recrue par excellence de la Ligue américaine l’an dernier grâce à ses 52 circuits, un record du baseball majeur pour une recrue.

Jeter, A-Rod, Cano...

À son premier camp de printemps au sein de la prestigieuse organisation new-yorkaise, au printemps 2012, Wilson a lui-même vécu un moment dont il se souviendra longtemps.

«C’était surréaliste! Il y avait Derek Jeter, Alex Rodriguez, Robinson Cano, CC Sabathia... C’était à la fois très intimidant et très cool, en même temps. J’ai grandi en regardant ces gars-là à la télévision et là, j’ai eu la chance de jouer un match avec eux. J’étais même le remplaçant d’A-Rod dans ce match. C’était plaisant!» raconte encore Wilson.

Disons que ça se place bien dans une conversation.

Le Californien de bientôt 28 ans assure ne pas être amer de voir ses potes dans les majeures, alors que lui roule sa bosse dans le baseball indépendant depuis maintenant quatre ans. Il s’estime même parfois chanceux de pouvoir encore jouer dans les rangs professionnels.

Grave blessure à l’épaule

Le droitier a subi une importante blessure à l’épaule droite en 2013. Posté en défensive au deuxième but, il a plongé pour capter une balle à sa droite. Mais l’arrêt-court a fait pareil dans l’autre sens et les deux sont entrés en collision, Wilson se disloquant l’épaule.

«Les médecins m’ont dit que je ne serais plus jamais capable de lancer comme avant. Avec de la chance, je pourrai retrouver la moitié de la puissance de mon bras. Aujourd’hui, je m’arrange, mais mon bras n’est jamais revenu comme avant au plan de la force de mes tirs», reconnaît-il.

Récemment libéré de la Ligue atlantique après un ménage au sein du Revolution de York, Wilson a alors fait appel à son copain Kevin Cornelius, des Aigles de Trois-Rivières. «Kevin a contacté Pat [Scalabrini, gérant des Capitales], Pat m’a appelé et me voici!» résume celui qui disputait mercredi son sixième match dans l’uniforme québécois.

Utilisé comme cinquième frappeur, Wilson a connu mercredi son meilleur match dans l’uniforme des Capitales, avec son premier circuit et trois points produits. Le numéro 47 maintient pour l’instant une moyenne au bâton de ,318 et a produit cinq points.