Danny Moskovits, 23 ans, s'est taillé une place de choix dès son arrivée chez les Capitales la semaine dernière.

Capitales: pari gagné pour Danny Moskovits

Fraîchement gradué de l'Université Havard, Danny Moskovits a gagné son pari. Débarqué à Québec la semaine dernière afin de montrer ses talents de lanceur à Patrick Scalabrini et à TJ Stanton, il a finalement mérité une place avec les Capitales.
«Ce n'est jamais facile de se présenter quelque part en ne sachant pas ce qui va t'arriver», a mentionné le droitier de 6'1'' et 190 livres. «Spécialement quand tu dois te rendre dans un autre pays et que tu dois composer avec une langue que tu ne parles pas. C'est un gros pari que tu prends. Mais tu dois avoir confiance en tes moyens et dans tout le travail que tu as fait au cours des années. Et je savais qu'avec cette confiance, je trouverais ma voie. Et les choses ont finalement très bien tourné pour moi.»
C'est à la suite d'un coup de fil du gérant des Capitales que Moskovits s'est pointé à Québec. Le gérant lui a expliqué qu'il était à la recherche d'un lanceur recru et qu'il était intéressé à lui donner un essai de quelques jours. L'athlète de 23 ans avait été recommandé à Scalabrini par une source qui l'avait vu lancer lors d'un camp d'essai du baseball majeur. À cette occasion, Moskovits avait effectué des tirs de 91 et 92 milles à l'heure. Désireux de poursuivre sa carrière de baseballeur et à la recherche d'une équipe, il n'a jamais hésité à se présenter au gérant.
«J'avais entendu plein de belles choses sur Québec. On m'avait parlé de la longue histoire de la ville de même que de sa beauté. On m'avait aussi dit que les amateurs de baseball supportaient beaucoup leur équipe de baseball. Et jusqu'ici, tout est vrai, spécialement les fans qui sont incroyables.»
Natif de la Californie, Moskovits a passé les quatre dernières saisons avec le Crimson avec qui il a lancé 56 manches et conservé un dossier de 1-4 et une moyenne de points mérités de 4,34. Le printemps dernier cependant, il a montré une fiche de 1-2 et une moyenne de points mérités de 1,70 en 37 manches. Il a aussi réussi 28 retraits sur des prises.
Jamais repêché
Lanceur et joueur d'avant-champ à ses trois premières campagnes avec le Crimson, c'est au moment d'amorcer sa quatrième et dernière campagne à Harvard que Moskovits a décidé de devenir un lanceur à temps plein. «Je savais que si j'avais des chances de jouer pro, c'était comme lanceur et non pas comme frappeur», a expliqué celui qui a maintenu une moyenne au bâton de ,212 avec le Crimson. «De toute manière, c'était très difficile d'être à la fois lanceur et joueur d'avant-champ. Tant physiquement que mentalement. Et c'est après avoir pris cette décision que les choses ont commencé à aller vraiment bien pour moi.»
Jamais repêché par une équipe du baseball majeur, Moskovits a avoué qu'il avait parfois eu du mal à garder en vie son rêve de faire carrière chez les professionnels une fois son séjour dans les rangs universitaires terminés. Le lanceur de glissante et de changements de vitesse qui aime garder les frappeurs hors d'équilibre a indiqué que cette situation avait soulevé chez lui des doutes. «Pas tellement sur moi-même. Mais je me suis demandé pourquoi les choses n'avaient pas fonctionné pour moi. Et la réponse c'était probablement que je n'avais obtenu qu'une seule bonne saison à l'Université. Mais c'était clair que ce que je voulais, c'était jouer au baseball. Et comme j'avais confiance, je me suis dit que j'allais continuer à travailler pour atteindre mon but.»
Moskovits ne sait pas encore quand il aura la chance d'effectuer ses premiers tirs avec les Capitales. Son gérant lui a dit qu'il tenterait de lui donner une manche ici et là et qu'il l'enverrait peut-être en longue relève si la situation se présentait. Impatient de jouer, la recrue s'est dit prête à remplir toutes les missions qu'on lui confiera.
«Tout ce que je souhaite, c'est d'aller sur le terrain et de faire ce que je fais de mieux. J'ai joué au baseball toute ma vie. Et je suis juste heureux d'avoir la chance de poursuivre ma carrière. Je suis un peu stressé, c'est certain, mais c'est une nervosité normale. Et si je ne l'étais pas, ça serait un peu étrange. Je suis juste excité de me retrouver dans l'action et de performer.»