Le gérant Patrick Scalabrini a bon espoir que Trevor Gretzky (photo) «se sente bien avec les Capitales».

Capitales: les conseils de Wayne Gretzky à son fils

Si Trevor Gretzky a accepté de s'aligner avec les Capitales, c'est en partie grâce à son père. Selon le gérant Patrick Scalabrini, Wayne Gretzky a fait pencher la balance, même si le fils du célèbre numéro 99 était déjà vendu à l'idée de poursuivre sa carrière à Québec.
«Son père lui a dit qu'il tomberait en amour avec la ville, qu'il avait toujours aimé ses visites ici. Il lui a conseillé de venir à Québec, d'en profiter», a raconté Scalabrini, dimanche, à propos de la venue au Stade municipal du fils de 23 ans du meilleur marqueur de l'histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH), tel que l'annonçait Le Soleil en primeur, dimanche.
S'il ne cache pas que sa mise sous contrat s'avère intéressante au niveau de la curiosité des amateurs, le gérant avait d'abord en tête d'acquérir un joueur en mesure d'aider l'équipe sur le terrain. À ce titre, il suivait la carrière de Trevor Gretzky depuis sa sélection en septième ronde par les Cubs de Chicago, en 2011.
«Je l'ai toujours suivi, ça m'intriguait de voir ce qu'il ferait dans les ligues mineures. Je suis au courant de tous les joueurs libérés, et quand j'ai vu son nom sur la liste, récemment, j'ai fait des démarches pour le rejoindre. J'ai d'abord parlé à son agent, et lorsque j'ai discuté avec Trevor, il était déjà intéressé à jouer à Québec. Je n'ai pas eu à le convaincre», expliquait Scalabrini.
Selon lui, le frappeur gaucher montrant une moyenne en carrière de ,259 était déçu d'avoir été remercié du camp des Angels de Los Angeles, où il s'était présenté avec plus de force physique. «Il se sentait prêt et je vois du positif pour lui avec nous. Il est dans l'âge [23 ans, bientôt 24] le fun pour les frappeurs. Je suis payé pour gagner des matchs de baseball, Trevor devra performer comme tout le monde. Je vais lui expliquer qu'ici, c'est d'abord la victoire et l'esprit de corps qui importent. J'ai bon espoir qu'il se sente bien avec les Capitales.»
D'autant plus que le joueur de 6 pieds et 4 pouces, qui a demandé à porter le numéro 92, connaît déjà le lanceur Sheldon MacDonald, un ancien coéquipier dans les filiales des Cubs.
Magasinage
«Il m'a dit être plus à l'aise au premier but, mais il pourrait aussi jouer dans le champ selon les pièces du casse-tête», ajoutait le gérant, qui a commencé son magasinage en attendant de connaître sous peu les joueurs que la Fédération cubaine de baseball libérera pour évoluer à Québec, cet été.
Le départ du nouveau traducteur des Blue Jays Josué Peley et la retraite possible de Jean-Luc Blaquière, qui n'a pas donné de signal d'un possible retour, ont forcé le gérant à dénicher un nouveau receveur, soit Adam Ehrlich, un choix de sixième ronde des Cards de St. Louis en 2011 qui a maintenu une moyenne de ,246 en cinq saisons, sans montrer de puissance. «On m'a dit de bons mots à son jeu. Il est à la base un bon receveur défensif avec du potentiel offensif», expliquait Scalabrini au sujet du natif de la Californie.