Les gérants Patrick Scalabrini et Jamie Keefe se retrouvent en séries pour la troisième année consécutive.

Capitales-Boulders : lanceurs contre puissance

Les Capitales de Québec retrouveront un adversaire qu’ils connaissent bien en première ronde des séries de la Ligue Can-Am, mercredi. La troupe de Patrick Scalabrini a croisé le fer avec les Boulders de Rockland au cours des deux dernières séries : un gain décisif en trois matchs en finale en 2017 et une défaite en trois matchs en demi-finale en 2016. Cette année, la lutte sera celle d’une équipe menée par ses habiles lanceurs contre une autre qui mise beaucoup sur la longue balle, souvent au prix de montagnes de retraits au bâton.

SURTOUT ÉVITER LES BALLONS

Le gérant des Capitales de Québec, Patrick Scalabrini, ne passe pas par quatre chemins : il faudra éviter d’accorder trop de ballons aux Boulders, surtout lors des deux premiers matchs disputés au Palisades Credit Union Park de Pomona, dans l’État de New York.

Les gros bras des Regis, Montville, Bierfeldt, Nidiffer et compagnie ont en effet propulsé 145 balles par-dessus la clôture cette année et les Boulders montrent la meilleure moyenne de puissance du circuit (,452). «Je vais y aller de façon stratégique en envoyant lancer Jay Johnson et Brett Lee comme partants là-bas. Ce ne sont pas mes partants qui ont les meilleures statistiques, mais ce sont ceux qui donnent le moins de ballons. Ils font frapper la balle au sol. Lee a déjà gagné un match à lui tout seul là-bas», expliquait-il après l’entraînement des siens, mardi.

Confiant, Scalabrini estime que, sur papier, les Capitales sont l’équipe à battre dans les séries en raison de leur rotation de partants. À l’attaque, il mise sur le Cubain Yordan Manduley et sur Nick Van Stratten pour propulser les siens. «Par contre, on affronte deux partants qu’on n’a pas vus cette année : David Palladino et Frankie Moscatiello, ce dernier ayant été surtout été utilisé comme releveur cette saison. Il lance à 95 milles à l’heure et il a une fronde et une split.»

La relève

Le gérant des Capitales devra cependant se passer des releveurs Juan Benitez, incapable de traverser la frontière américaine, Andrew Elliott et Wendell Floranus, blessés. «Wendell a un rendez-vous chez le médecin. Il avait un genou enflé, on croyait que c’était suite à un impact. Mais maintenant, il a les deux genoux enflés et on croit que c’est viral.»

Scalabrini avoue que sa relève lui fait un peu peur et qu’il s’attend à sept bonnes manches de ses partants à chaque match. «Et les partants pourront aussi être appelés à lancer en relève», ajoute-t-il à propos d’une formule qu’il a dû utiliser à quelques reprises cette saison.

FAIRE OUBLIER UNE ANNÉE DIFFICILE

Au bout du fil, le gérant des Boulders, Jamie Keefe, ne cache pas qu’avec le début des séries, il souhaite faire oublier une année difficile pour les siens. «C’est une nouvelle saison! Plus rien de ce qui s’est passé avant ne compte, maintenant. Imagine-toi donc que nous avons utilisé 29 lanceurs cette année. Ça te montre comment on a été frappés par les blessures!» lance-t-il d’entrée de jeu.

Keefe souligne cependant que cette situation a permis l’essor de certains lanceurs, les Frankie Moscatiello, Ryan Deemes et Brad Schaenzer. Il ajoute que la plupart de ses protégés sont maintenant en bonne santé, notamment le deuxième-­but Rylan Sandoval, qui a déjà atteint le niveau AAA dans l’organisation des Mets de New York, mais avait été limité à 25 matchs avec les Boulders cette année.

Et même si ses joueurs sont craints pour leur puissance au bâton et leurs élans dignes du Capitaine Caverne, c’est sur la défensive et les artilleurs que Keefe souhaite miser. «Oui, nous pouvons frapper la balle en dehors du terrain, surtout à domicile. Mais c’est l’équipe qui lancera le plus de prises et qui jouera le mieux en défensive qui remportera cette série. C’est la seule façon, pour nous, de les battre.  On ne veut pas de matchs de 16 à 15... sauf bien sûr si on le gagne comme il y a deux ans!

«Il faut limiter les grosses manches de leur côté, car avec Jay [Johnson], Karl [Gélinas], Brett [Lee] et Arik [Sikula], leur rotation peut difficilement être meilleure. On ne marquera pas à toutes les manches contre ces lanceurs.»

Manduley à l’œil

Keefe avoue qu’il aura l’œil sur Yordan Manduley et sur le premier but Zach Wilson, qu’il n’a vu à l’œuvre qu’une fois cette saison. «Les frappeurs 1 à 9 peuvent faire des dégâts, car ils jugent bien la balle et savent travailler avec le compte. Il faudra aussi essayer de garder Manduley hors des sentiers. Une chose est sûre, ce sera une série entre deux très bonnes équipes, deux équipes intelligentes.»

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ZACH WILSON FRAPPEUR DE LA SEMAINE DANS LA CAN-AM

Le joueur de premier but des Capitales de Québec Zach Wilson a été nommé meilleur frappeur de la dernière semaine à travers la Ligue Can-Am. L’ancien coéquipier de Gary Sanchez et de Greg Bird avec le Thunder de Trenton en 2014 a frappé 11 coups sûrs, dont deux coups de circuit, et produit 11 points en sept matchs durant lesquels il a maintenu une moyenne de ,400, en plus de soutirer six buts sur balles. L’athlète de 27 ans rejoint Karl Gélinas, Sean Donatello, Jay Johnson, Wendell Floranus et T.J. White parmi les joueurs des Capitales ayant été récompensés aux honneurs hebdomadaires cette année.