Patrick Scalabrini a reçu la balle de sa 500e victoire des mains de l’entraîneur des lanceurs, Karl Gélinas.

Capitales: 500e victoire pour Patrick Scalabrini

Après quatre jours d’attente, Patrick Scalabrini a finalement pu savourer la 500e victoire de sa carrière comme gérant des Capitales de Québec. Une erreur du receveur adverse en 10e manche lui a permis d’atteindre ce plateau, samedi, alors que les siens l’emportaient 3-2 contre les Boulders de Rockland, au parc Palisades Credit Union de Pomona, dans l’État de New York.

La 500e victoire de Scalabrini à la barre de l’équipe de la Ligue Can-Am de baseball indépendant survenait après quatre défaites de suite. La 499e avait eu lieu, lundi, à Ottawa, et depuis, les Capitales se retrouvaient du mauvais côté du tableau.

«Depuis quelques jours, la 500e devenait secondaire. Tout ce que j’espérais, c’était d’en gagner une et de mettre fin à cette mauvaise séquence de quatre défaites d’affilée. Mais avec du recul, je reconnais que 500, c’est un beau chiffre rond», admettait Scalabrini, rejoint quelques minutes après avoir reçu la balle de la victoire des mains de l’entraîneur des lanceurs, Karl Gélinas.

Les Capitales avaient pris les devants 2-0 dès la première manche, Kalian Sams et James McOwen (2 en 3) produisant les deux points. Les Boulders ont ensuite réduit l’écart à 2-1 en fin de première et crée l’égalité en troisième manche. La différence aura été l’erreur du receveur sur un relais au troisième but à la suite d’un but volé de Brad Antchak.

Même s’il n’a pas été impliqué dans la décision, Jay Johnson a connu un autre départ de qualité. Il a lancé pendant sept manches, espaçant deux points sur trois coups sûrs.

«Il a été plus que bon, il a été excellent. Mine de rien, il a gagné nos deux dernières victoires. Il a l’air d’un as, c’est une révélation comme lanceur partant. Ça faisait longtemps qu’il nous achalait pour obtenir un départ, il faut croire qu’il avait raison.»

La victoire a été créditée au dossier de Trevor Bayless (3-3), impeccable pendant deux manches en relève. Nolan Becker a obtenu son 10e sauvetage.

Le gérant des Capitales ne prenait pas tout le crédit pour avoir atteint ce plateau symbolique. Il y parvient à sa neuvième saison à la barre de la formation québécoise, la seule qu’il a dirigée dans sa carrière.

«J’ai eu la confiance de l’organisation dès le départ même si j’étais un jeune gérant sans expérience et que je n’avais jamais fait ça. Je me suis rapidement senti à l’aise avec Miles [Wolff] et Michel [Laplante]», confiait-il.

Scalabrini avait aussi une pensée pour tous les joueurs ayant enfilé l’uniforme sous sa gouverne. Les Capitales ont remporté cinq championnats depuis qu’il les dirige.

«La 500e n’aurait pas la même saveur si j’en étais à ma 28e saison… Je suis beaucoup plus un dg [directeur général] qu’un coach, car 90 % de mon travail consiste au recrutement des joueurs. Ma philosophie est surtout de m’assurer que les gars soient heureux que de les diriger», disait l’homme de baseball avec humilité.

Les Capitales complètent leur série de quatre matchs à Rockland, dimanche. Karl Gélinas grimpera sur la butte pour l’occasion. Après la 500e de son gérant, il sera à la recherche de la 100e victoire de sa carrière comme lanceur professionnel.