Capitales

Les Capitales élus organisation de l’année pour la 6e fois

À part la nomination des Capitales de Québec au titre de l’organisation de l’année en 2018, peu de choses sont sorties de la réunion des propriétaires de la Ligue Can-Am de baseball indépendant, mercredi, à New York.

La situation des Champions d’Ottawa n’ayant pas été officialisée, tous les autres dossiers à l’ordre du jour ne pouvaient pas être bouclés. «L’avenir des Champions a un effet domino sur les autres points. On devrait en savoir plus sur ce sujet au cours des prochains jours», se limitait à dire le président des Capitales, Michel Laplante. La réunion de mercredi n’a donc pas été «fermée», elle reste ouverte pour encore quelque temps et se poursuivra au téléphone.

Les Champions, dont la vente avait été confirmée à 90 % par leur propriétaire Miles Wollf, à la fin de la saison, pourraient passer à des intérêts locaux sous peu. Si tel est le cas, la Ligue Can-Am compterait encore six équipes, en 2019.

Mais pour l’heure, impossible de dire si un calendrier interligue prendra forme ou ce qu’il en est du désir de certains de fusionner avec la Ligue Atlantic, ni quelles seront les équipes nationales à visiter la Ligue Can-Am, l’été prochain. «Pour l’instant, tout le monde est en attente. Je n’en sais pas assez pour en dire plus», expliquait Laplante, qui n’a jamais caché son intention de voir revivre des séries de matchs entre la Ligue Can-Am et l’American Association, les deux circuits indépendants dont Miles Wolff est le commissaire.

La Ligue Can-Am a cependant profité de l’occasion pour remettre le titre d’organisation de l’année aux Capitales pour une deuxième année de suite et pour la sixième fois de leur histoire. «Je trouve cela flatteur, surtout que ça vient d’un sondage réalisé auprès des gérants et des dirigeants adverses. Ça indique que c’est toujours aussi spécial de venir jouer à Québec. Il s’agit du trophée de tout notre personnel», confiait Lapante, rejoint mercredi soir, à New York.  

Capitales

Quel avenir pour la Can-Am?

À quoi ressemblera la Ligue Can-Am dans les prochaines années? Un début de réponse à cette question pourrait surgir des assises annuelles du circuit de baseball indépendant, mercredi, à New York, où plusieurs dossiers seront abordés.

«Il y a beaucoup de choses sur la table, je me demande même si on pourra discuter de tous les sujets. Sincèrement, je n’ai aucune idée où tout cela va aboutir», admet le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, à la veille de la réunion des propriétaires, à New York.

L’avenir des Champions d’Ottawa, le transfert possible des Boulders de Rockland dans la Ligue Atlantic en 2020, les pourparlers avec la Ligue Frontier pour une série de matchs, l’identité des pays qui désirent participer à la tournée internationale, voilà le pain sur la planche qui attend les bonzes de la Ligue Can-Am.

«J’ai l’habitude de savoir pas mal tout ce qui va se passer, mais cette fois-ci, je suis incapable de me faire une tête sur la direction qu’on prendra. Le seul sentiment qui m’habite, présentement, c’est qu’il y aura du baseball professionnel indépendant la saison prochaine et dans les prochaines années parce qu’on s’est placé dans une situation où l’on peut se virer de bord à cause de l’installation du terrain synthétique», notait Laplante.

Les Capitales et le Complexe Baseball Victoria ont d’ailleurs procédé, dans les derniers jours, à l’élévation du dôme au Stade Canac.

En faveur d’une méga ligue

Si Laplante était le seul à décider de l’avenir du baseball indépendant, il serait favorable à des fusions ou une grande réunification des différentes ligues à travers l’Amérique du Nord. Mais tout projet en ce sens comporte des dépenses qui ne plaisent pas nécessairement aux grands argentiers de plusieurs équipes.

«Je serais très heureux si l’on parvenait à créer une méga ligue. Je serais en faveur que l’on augmente un peu les dépenses pour des voyages qui nous permettraient d’affronter d’autres équipes et de découvrir de nouveaux marchés. Je suis favorable à l’idée d’en offrir plus à nos amateurs», dit l’homme de baseball.

Laplante est à l’origine des séries internationales ayant connu leur apogée avec la visite de l’équipe nationale cubaine en 2016 et 2017. Le Japon, qui était de la première mouture en 2015, serait intéressé à revenir, mais la porte est fermée à un retour de la République dominicaine après le fiasco des deux dernières saisons.

Il serait prêt à accueillir un tournoi à la ronde qui opposerait les champions des quatre principales ligues indépendantes, soit la Can-Am, l’American Association, l’Atlantic et la Frontier. Un peu comme celui de la Coupe Memorial, dans le hockey junior majeur.

Une fusion avec la Ligue Atlantic est aussi dans l’air, puisque Rockland pourrait s’y retrouver dès la saison 2020. «Ce n’est pas possible en 2019, mais en 2020, c’est réalisable. On parle d’un coût de 2 à 3 millions $ pour se joindre à cette ligue. Serait-on capable d’arriver à leur montant? Une fusion complète serait peut-être plus abordable. Dans tout cela, il faut savoir anticiper l’avenir et ne pas se tromper.»

Capitales

Sonnés par la défaite, les Capitales font leur bilan

Encore sous le choc de leur défaite en finale contre les Miners de Sussex County causée par un dramatique circuit de trois points après deux retraits en fin de neuvième manche, les Capitales de Québec regardent déjà vers l’avenir. Plusieurs changements seront effectués à la formation, qui se dit aussi favorable à une refonte des différentes ligues du baseball indépendant.

Jour de bilan de saison, mardi, pour les Capitales. Le bruit du circuit de Martin Figueora résonne encore dans les oreilles du gérant Patrick Scalabrini. Il l’entendra encore un peu, le temps que la douleur s’estompe. Il n’a pas encore eu l’idée de tourner le fer dans sa propre plaie et de visionner à nouveau le coup de bâton en question.

«Quel circuit? Je ne l’ai pas encore regardé. Il s’agissait d’un moment magique pour eux, et sûrement qu’on va en entendre parler longtemps. Mais j’espère que non. C’est sûrement le moment le plus dramatique de ma carrière, ça ne m’était jamais arrivé de finir une saison comme ça», admettait Scalabrini au sujet de l’élan ayant permis aux Miners de remporter le championnat de la Ligue Can-Am, samedi, au New Jersey.

Le gérant des Capitales reconnaît qu’il lui faudra un certain temps pour diriger le tout. Pour l’instant, il essaie d’oublier. Il regarde aussi partir tous les joueurs qui ont probablement porté l’uniforme de l’équipe une dernière fois, comme les Maxx Tissenbaum, Nick Van Stratten, Kalian Sams, Adam Ehrlich et même les Cubains Lazaro Blanco et Yordan Manduley.

«J’adore mes frères cubains, j’aimerais qu’ils reviennent. Mais il y a de l’intérêt pour Blanco au Mexique et en Asie. Les Jeux panaméricains sont aussi un élément qui pourrait peser dans la balance, l’été prochain, mais j’aimerais refaire l’expérience d’aligner de tels joueurs étoiles», disait-il à propos du lanceur et de l’arrêt-court Manduley, champion frappeur de la Ligue Can-Am et magicien défensif.

Changement de noyau

Scalabrini n’a aucune idée de l’identité de ceux qui sauteront sur le terrain en mai 2019. Il laissera la neige tomber et parlera à nouveau de baseball lorsque celle-ci commencera à fondre à l’arrivée du printemps.

Capitales

La fin pour Van Stratten et Tissenbaum

La défaite de samedi en finale de la Ligue Can-Am a été très difficile à avaler pour les joueurs des Capitales, mais encore davantage pour Nick Van Stratten et Maxx Tissenbaum, dont c’était probablement le dernier match en carrière.

Pour Van Stratten, un voltigeur utilisé comme frappeur désigné durant les séries en raison d’une blessure à l’épaule, la décision était finale et sans appel malgré la profonde tristesse qu’il ressentait.

«J’ai obtenu ma certification en prévention des incendies et je pourrai donc devenir pompier l’an prochain. C’est le temps d’accrocher mes crampons», affirmait-il, les larmes aux yeux, après la partie.

Résidant à Kansas City, l’ancien espoir des Royals maintenant âgé de 33 ans n’a pas caché que sa blessure à l’épaule avait joué un rôle important dans sa décision.

«J’ai reçu une infiltration de cortisone, mais après le troisième match contre Rockland, je ne pouvais plus jouer en défensive à cause de ma blessure. C’est dur d’essayer de rester en santé à chaque jour.»

«Si ce n’était pas de mon épaule, je pourrais trouver un poste dans une équipe de la Ligue du Mexique et tu peux gagner ta vie à jouer au baseball là-bas», poursuit celui qui avait joué pour les Broncos de Reynosa et les Salaperos de Saltillo en 2015 et 2016.

«Il est maintenant temps de m’installer quelque part pour de bon. Je suis venu ici et je ne gagnais pas beaucoup d’argent. Mes parents me demandaient ce que je faisais là, mais j’ai apprécié chaque jour passé à Québec. C’est une ville fantastique avec des partisans fantastiques», a-t-il poursuivi.

Amertume

Quant à Tissenbaum, il prévoit retourner à New York et tenter de trouver du travail dans le domaine où il a étudié. «J’aimerais trouver un emploi où je pourrais mettre à profit mon diplôme, que ce soit en marketing ou en vente», poursuit celui qui a passé trois saisons comme receveur et deuxième but avec les Caps.

«Je crois que c’était mon dernier match... J’aurais aimé que ce ne soit pas aujourd’hui, mais je crois que c’est le cas, même si rien n’est certain», a-t-il déclaré, lui aussi étreint par l’émotion.

«Je croyais qu’on pouvait gagner, je crois vraiment en ces gars, mais c’est le baseball, tout peut changer avec un lancer, un élan», analysait-il à propos du douloureux circuit décisif de Martin Figueroa des Miners de Sussex County.

«Vous savez, le baseball, c’est tout ce que je connais! Toute ma vie, je me suis rendu au terrain de balle à chaque jour, je me suis entraîné et j’ai joué des matchs», poursuit l’athlète de 26 ans, ayant de la difficulté à réaliser qu’il passerait bientôt à l’après-carrière.

Tissenbaum gardera lui aussi un souvenir positif de Québec et des Capitales. «Vous avez les meilleurs fans qu’on peut avoir. Je ne pourrai jamais remercier suffisamment les Capitales. Quand j’ai été libéré par l’organisation des Marlins de Miami en 2016, ça n’a pas été facile, mais j’ai retrouvé l’amour du baseball à Québec.»

***

Scalabrini laissera tomber la neige avant de penser à 2019

Encore sous le choc de sa première défaite en finale de la Ligue Can-Am comme gérant des Capitales, Patrick Scalabrini a l’intention de «laisser tomber la neige» avant de penser à la prochaine saison.

«Je sais que j’aurai du travail avec les départs de Kalian Sams, Nick Van Stratten, Maxx Tissenbaum et (le receveur) Adam Ehrlich. Mais je préfère ne pas penser aux Capitales pour une couple de mois, passer un peu de temps en famille car j’ai été souvent parti récemment», a-t-il affirmé samedi après avoir parlé à ses protégés.

«J’ai pris quelques minutes pour les remercier pour la saison, sachant très bien qu’il y avait des émotions difficiles surtout pour les gars dont c’était le dernier match. J’ai été fier d’aller à la guerre avec eux. Ils ont représenté les Capitales avec beaucoup de classe.»

Dix ans plus tard

La défaite aux mains des Miners de Sussex County survenait dix ans après la seule autre défaite de Scalabrini en finale de la Ligue Can-Am en 2008. Il était alors le joueur de premier but des Capitales qui s’étaient inclinés en trois matchs contre les Skyhawks... de Sussex.

«Il y a beaucoup d’émotions... Certains ont le coeur gros et auraient aimé mieux finir ça d’une autre façon. J’aurais aimé mieux ne pas connaître cette sensation», poursuit celui qui avait remporté toutes ses finales depuis qu’il avait pris la relève de Michel Laplante comme gérant des Caps en 2010.

«On l’avait... on pensait déjà au lendemain, au match cinq, à Jay Johnson, notre meilleur lanceur, qui aurait débuté ce match.»

«C’est un moment dépressif et il faudra s’en remettre. Mais là, on tourne la page, on va prendre un million de bières pour oublier ça», a-t-il illustré. Scalabrini ne mettra cependant pas le baseball totalement de côté. «Non, car j’ai mon programme sport-études de baseball (à l’Académie Saint-Louis) et je retombe là-dedans dès maintenant», reprend-t-il à propos du programme qu’il dirige depuis un an après avoir été associé au programme sport-études des Canonniers de Québec.

Capitales

Les Capitales perdent le championnat sur un dramatique coup de circuit

AUGUSTA, NEW JERSEY — Un dramatique coup de circuit de Martin Figueroa avec deux coureurs sur les buts et deux retraits en neuvième a écrasé les Capitales de Québec et procuré un premier championnat de la Ligue Can-Am aux Miners de Sussex County avec une victoire de 6 à 5 samedi soir.

Pendant que les joueurs des Miners festoyaient sur le terrain avec leurs partisans, c’était le silence total dans le bureau du gérant des Capitales, Patrick Scalabrini.

Assommé, celui-ci avait quitté le terrain presque immédiatement après que Figueroa ait transformé une victoire de 5 à 3 des Caps en défaite en faisant exploser un lancer du releveur Trevor Bayless par-dessus la clôture du champ droit.

«La meilleure équipe a gagné... il faut leur donner le crédit. Ils ont tout fait ce qu’il fallait, ils ont bien joué. Ils nous ont ouvert quelques portes, mais il y avait toujours une réplique. C’est décevant, parce qu’on y croyait», a-t-il déclaré.

Le gérant a reconnu que sa relève n’avait pas fait le travail après avoir vécu deux défaites amères alors que les siens menaient en neuvième manche. «On n’a pas été capables de finir les matchs. On savait que ce serait un défi avec des blessures à des gars clés comme (Andrew) Elliot et Karl (Gélinas). Et je ne sais pas ce qui se passe avec Sussex, mais ils ont beaucoup de succès contre Bayless», a-t-il poursuivi à propos de celui qui était devenu son releveur numéro un.

«Ce n’est pas comme si on avait une tonne de releveurs, mais peu importe, Bayless aurait été appelé à lancer dans des situations comme celle-là. C’est notre «closer» et ça a été notre meilleur cette année avec (Nolan) Becker.»

De l’autre côté, le gérant des Miners, Bobby Jones, n’en croyait pas encore ses yeux. «Oh mon Dieu! Oh Mon Dieu! On a parlé de caractère et en voilà. On s’est battu jusqu’à la fin, c’est incroyable», a déclaré l’ex-lanceur des majeures dont c’était le premier championnat comme gérant.

«Et la foule ici le méritait aussi. La première année, il n’y avait à peu près personne dans les gradins. On est partis de rien et il a fallu du temps pour trouver les bons joueurs, mais cette année, ça y était», a-t-il commenté.

Un circuit en solo de Nick Van Stratten avait pourtant permis à Bayless de s’amener en neuvième avec une avance de deux points. Utilisé comme frappeur désigné, Van Stratten aurait aimé terminer sa carrière sur une autre note.

«C’est difficile pour moi, car je venais ici pour gagner un championnat et que je ne l’ai pas eu», a-t-il affirmé, les larmes aux yeux, après la partie. «C’est triste, mais à 33 ans, il est pour moi temps de passer à autre chose.»

Capitales

Adieux victorieux pour Sams, la finale égale 1-1

Le voltigeur Kalian Sams a terminé de belle façon sa carrière au Stade Canac, jeudi. Son circuit a permis aux Capitales de Québec de l’emporter 4-3 et d’égaler la finale de la Ligue Can-Am contre les Miners de Sussex County.

Survenue en troisième manche, la claque en solo de Sams avait porté le pointage à 4-2, mais un point marqué par les Miners en neuvième sur un optionnel est venu corser un peu les choses et transformer le point de Sams en celui de la victoire.

Le Néerlandais était d’ailleurs très émotif en fin de partie. Les larmes aux yeux et des trémolos dans la voix, il a tenu à saluer le public de Québec qui l’a appuyé pendant quatre ans. «C’était mon dernier match à domicile. J’ai vécu quatre années extraordinaires. Merci de m’avoir fait sentir comme chez moi», a-t-il déclaré au microphone avant d’être étreint par ses coéquipiers et salué par la foule de 2281 spectateurs.

«J’ai pensé à ce moment toute la journée. C’est quelque chose de spécial. J’ai l’impression d’abandonner l’équipe, mais c’était une décision difficile que je devais prendre pour moi et ma famille», a ensuite déclaré Sams aux médias.

«Je voulais gagner et je le devais aux partisans de leur donner le maximum. Maintenant, je veux aider l’équipe à gagner la série, car je repars chez moi dès que la finale est terminée», a-t-il ajouté.

Johnson débute mal, mais termine fort

Après avoir accordé un circuit au deuxième frappeur du match, le partant Jay Johnson s’est repris de belle façon, lançant huit manches et n’accordant qu’un point mérité. Il s’est sorti à deux reprises de situations difficiles avec l’aide de sa défensive.

En huitième, le gérant Patrick Scalabrini est allé lui parler après qu’il ait accordé deux buts sur balles avec un seul retrait au tableau. «Je suis allé le voir, car il avait changé quelque chose de technique, c’est pour ça qu’il était moins précis.

«Ensuite, je lui ai dit qu’il était mon “bulldog” et que j’avais besoin de lui», a ajouté le gérant. Le partant a ensuite forcé Mikey Reynolds à frapper dans un double jeu pour mettre fin à la manche.

En neuvième, c’est le releveur Trevor Bayless qui s’est retrouvé en situation délicate avec deux retraits, un compte complet et le point égalisateur au troisième but en la personne de Daniel Mateo. «Dans des situations comme celles-là, j’essaie de faire de mon mieux pour rester calme. Je sais que quand je suis calme, je peux battre n’importe qui», a déclaré celui qui a finalement retiré Jayce Ray sur trois prises pour mettre fin au match.

«Avec un coureur au troisième, je devais le défier et c’est ce que j’ai fait. Je n’essayais pas vraiment de lancer autour du frappeur. C’était important de remporter au moins un match chez nous. Maintenant il en reste deux à aller chercher là-bas», résume Bayless, qui a mérité le sauvetage.

+

Capitales

Québec perd le premier match de la finale 7-3

Les Dominicains ont fait mal aux Capitales de Québec, mercredi au Stade Canac. Un double de trois points d’Audy Ciriaco et un circuit de trois points de Daniel Mateo ont procuré un gain de 7-3 aux Miners de Sussex County dans le premier duel de la finale de la Ligue Can-Am.

«C’est drôle, car on s’attendait à ce qu’ils nous attaquent avec les vols de but et ce sont deux gros coups de bâton qui ont scellé l’issue du match», a commenté le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini. «Je continue quand même de croire qu’on aura le dessus dans cette série. On peut aller gagner un 2 de 3 là-bas. Le match de demain [jeudi] devient important, car on joue généralement mieux chez nous qu’à Sussex, mais tout est possible.»

Les trois premières manches se sont déroulées à toute vitesse, soit moins de 45 minutes. Les partants Kenny Koplove et Arik Sikula n’ont permis à aucun coureur d’atteindre les sentiers. James McOwen des Capitales a été le premier à le faire, en quatrième manche, à la faveur d’un but sur balles.

C’est cependant Martin Figueroa qui a brisé l’égalité en cinquième. Le troisième-but des Miners a frappé un simple qui a permis à Daniel Mateo, qui avait obtenu le premier coup sûr du match et volé le deuxième but, de croiser le marbre.

La sixième manche a été pénible pour les Capitales. Breland Almadova a frappé une balle qui est tombée entre le deuxième-but Maxx Tissenbaum et les voltigeurs Brad Antchak et Kaliam Sams. Ensuite, Jared McDonald a atteint les coussins suite à un mauvais relais de Sikula au premier but.

C’est à ce moment que le partant a accordé un but sur balles intentionnel à Mikey Reynolds, remplissant les coussins pour affronter Audy Ciriaco. La stratégie des Capitales leur a cependant explosé en plein visage quand le grand Dominicain a claqué un solide simple sur la ligne du troisième qui a permis à trois points de marquer.

C’est en septième que les locaux ont dénoué l’énigme Koplove et se sont enfin inscrits au pointage. Avec deux retraits au tableau, Tissenbaum (double), Nick Van Stratten et Brad Antchak ont frappé trois coups sûrs consécutifs qui ont permis de réduire l’écart à 4-3 et de chasser du match le partant des Miners. 

Gros circuit

Les problèmes ont cependant recommencé à tomber sur la tête des Capitales, qui ont eu besoin de trois lanceurs en huitième. Sikula a été retiré après avoir donné un but sur balles et atteint un frappeur.

«C’était un beau duel de lanceurs, mais Arik a eu une petite faiblesse et on a décidé de jouer les chiffres et d’envoyer Will Dennis puisque Mateo frappait en bas de ,200 et n’avait aucun circuit contre lui», a expliqué Scalabrini.

Sikula, lui, aurait voulu continuer. «Tu sais, je ne veux jamais partir d’un match. Je suis un ancien releveur, donc j’aime lancer dans des situations corsées. Quand j’ai atteint ce frappeur, je voulais lancer une rapide», a-t-il justifié. 

Dès son arrivée, Dennis a immédiatement accordé un long coup de circuit à Mateo, puis un double à Figueroa après avoir enregistré le second retrait. Bobby Blevins a mis fin à la manche en forçant Luis Alen à frapper un ballon au champ droit.

Sikula a déclaré qu’il ne détesterait pas pouvoir se racheter dans un cinquième et ultime match. «Je ne connais pas les intentions de Pat, mais, oh oui j’aimerais ça avoir la chance de me reprendre. Même si ce sont deux gros coups sûrs qui ont décidé l’issue du match, je sais que je dois être meilleur que ça.»

+

JOHNSON SUR LA BUTTE JEUDI

Patrick Scalabrini fera finalement débuter le match de jeudi à Jay Johnson afin de faire lancer Lazaro Blanco, très efficace pour contrer le vol de buts, dans le troisième match à Sussex County. Il veut aussi se garder la possibilité d’utiliser Johnson comme releveur dans un éventuel cinquième match.

+

CASSE-TÊTE À CAUSE DES BLESSURES

Les blessures aux lanceurs des Capitales viennent compliquer sérieusement la tâche du gérant Patrick Scalabrini. Karl Gélinas attend les résultats d’un examen d’imagerie par résonnance magnétique, mais croit que sa jambe est fracturée. «Je m’attends à être opéré. J’ai huit mois pour m’en remettre, mais je suis déçu de ne pas pouvoir aider l’équipe au monticule», a-t-il déclaré, mercredi. Quant à Andrew Elliott, qui a pris la place de Gélinas dans l’alignement, Scalabrini ne pourra l’utiliser au monticule en raison d’une blessure au coude. «Peut-être servira-t-il comme coureur suppléant. C’est dommage, car on comptait sur lui. Il avait bien lancé contre Rockland et Sussex.» Brett Lee, même si ses deux dernières sorties ont été horribles, Wendell Floranus et Bobby Blevins pourraient donc être appelés à commencer un match. Sikula, le partant de mercredi, fait aussi partie des possibilités si la série nécessitait un cinquième match, selon le gérant de l’équipe québécoise. 

+

NOUVEAU CONTRAT POUR STANTON AVEC LES AIGLES

Les Aigles de Trois-Rivières ont annoncé mercredi qu’ils accordaient un nouveau contrat d’une saison à leur gérant, l’ex-releveur des Capitales T.J. Stanton. «T.J. avait promis une nouvelle identité à notre équipe et c’est exactement ce qu’il a fait. Je juge que nous avons bien servi nos partisans avec 32 victoires [à domicile], des circuits à profusion et un groupe de joueurs jeunes et dynamiques», a déclaré le président des Aigles, Marc-André Bergeron. Stanton a pour sa part fait son mea culpa à la suite de l’élimination des siens par les Miners de Sussex County. «Nous n’avons tout simplement pas joué notre meilleur baseball en séries éliminatoires. C’est malheureux, car nous avions un groupe de joueurs dédiés. Le dernier mois m’a permis de prendre des notes sur certains joueurs qui m’aideront à bâtir pour la prochaine saison. Chose certaine, nous avons un noyau de joueurs très intéressant.»

Capitales

Le premier match de la finale remis à mercredi

Le gros bon sens a prévalu, mardi au Stade Canac, dans ce qui devait être l’ouverture de la finale de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

En raison d’une température incertaine, le premier match entre les Miners de Sussex County et les Capitales de Québec a été reporté à mercredi, où les conditions météorologiques seront plus favorables.

Il a fallu attendre longtemps avant que la décision tombe, environ 30 minutes avant le premier lancer prévu à 19h, et ce, même s’il ne pleuvait plus depuis plus de 90 minutes. Une annonce qui a suscité quelques huées parmi les amateurs présents, peu nombreux pour l’occasion.

«La raison principale, c’est que les propriétaires et les joueurs ne veulent pas jouer le match, mais il y a une règle qui dit qu’on doit le faire si t’en es capable. Nous avons débattu avec la Ligue à savoir pourquoi ne pas jouer dans des termes où la température serait belle pour tout le monde, autant celle qu’on annonce ici dans les prochains jours, comme à New York», expliquait le président des Capitales, Michel Laplante.

La terre entourant le marbre était plus une mare de boue lorsque l’arbitre en chef du match M.J. Beaver a vérifié l’état du terrain. Une longue négociation a ensuite eu lieu entre lui, la direction des Capitales et le gérant des Miners, Bobby Jones. Tous étaient sur la même longueur d’onde de reporter le match à mercredi, à l’exception du responsable du circuit à l’autre bout du fil qui se trouvait en Caroline du Nord, où sont situés les bureaux de la Ligue.

«Pourquoi commencer une finale sans exercice au bâton, une heure en retard, sur un terrain mouillé? Si on n’avait pas eu de synthétique, le match aurait été annulé hier [lundi]. Personnellement, je trouvais cela insensé de jouer, je l’aurais remis ce [mardi] matin», ajoutait Laplante.

«Aucun avantage pour personne»

La finale commencera donc dans des conditions parfaites, mercredi (19h). Le deuxième match aura lieu à Québec, jeudi soir, pour ensuite se transporter au Skylands Stadium, à compter de vendredi.

«La dépense [de retarder la série d’une journée] appartient aux deux équipes. Et si les deux sont prêtes à l’assumer, pourquoi avoir l’argument? Est-ce qu’on pourrait avoir un peu de jugement?» soulignait le président.

«Les deux gérants ont assuré l’arbitre qu’il n’y avait aucun avantage pour personne sur le plan baseball. On était tous d’accord, sauf le juge qui applique la règle. Finalement, Miles Wolff a accepté, c’est le gros bon sens qui a prévalu.»

Les Miners et les Capitales pourront tenir un exercice au bâton, mercredi, et jouer sur une surface sèche. La foule devrait aussi être plus imposante que celle de mardi. Le partage des revenus avec les joueurs n’en sera donc que plus élevé.

«Il nous reste deux matchs [à Québec], on ne voulait pas finir dans ces conditions», ajoutait Laplante avec la franchise qu’on lui connaît.

+

Capitales

Une finale sous le signe du respect

La logique a été respectée. Les deux meilleures équipes de la saison régulière s’affrontent en finale de la Ligue Can-Am, dont les deux premiers matchs auront lieu au Stade Canac, mardi et mercredi.

Si les Miners de Sussex County y participent pour la première fois, les Capitales de Québec sont des abonnés à ce rendez-vous de septembre. Ils ne détiennent pas l’avantage du terrain dans cette série 3 de 5, mais ils voudront sûrement profiter du fait que les visiteurs n’ont pas gagné une seule fois en sept matchs à Québec cette saison. À la vitesse des Miners, les Capitales opposeront une défensive tout en finesse. Voici le portrait des deux équipes qui respectent les forces de l’autre.

+

Capitales

Les Capitales affronteront les Miners dès mardi

La première finale à saveur québécoise de la Ligue Can-Am devra encore attendre. En s’inclinant par 3-2 face aux Miners de Sussex County, dimanche après-midi, au New Jersey, les Aigles de Trois-Rivières ont ainsi raté le rendez-vous tant attendu avec les Capitales de Québec.

Les Aigles ont perdu le cinquième et décisif match de la demi-finale malgré une poussée de deux points neuvième manche. La logique est donc respectée, puisque les Miners avaient remporté le championnat de la saison régulière, tandis que Trois-Rivières avait terminé au quatrième rang.

Les amateurs de baseball de Québec et Trois-Rivières rêvaient à une finale entre les Capitales et les Aigles. Il aurait s’agit d’une première depuis la renaissance de la Ligue Can-Am en 2005, qui n’a encore jamais été le théâtre d’une série toute québécoise, ni même canadienne, puisque les Capitales n’ont affronté que des équipes américaines en 10 participations aux séries éliminatoires en 20 ans d’existence.

«Ça aurait été le fun pour la rivalité si on avait affronté les Aigles, ça aurait fait jaser partout au Québec. D’un autre côté, Sussex mérite sa place en finale, ils ont dominé le classement pas mal toute la saison. La bonne nouvelle, c’est que les deux meilleures équipes s’affrontent, ce qui devrait toujours être le cas en finale», disait le gérant Patrick Scalabrini, qui a visionné le match de dimanche sur le site Internet de la Ligue Can-Am.

Pendant que les Aigles et les Miners disputaient ce match important, les Capitales profitaient d’un congé au lendemain d’une victoire de 7-3, samedi, qui leur permettait d’éliminer les Boulders de Rockland en quatre matchs. Maxx Tissenbaum avait produit trois points à l’aide de deux coups sûrs tandis que Zach Wilson et Kalian Sams frappaient des circuits en solo.

Les deux premiers matchs de la finale 3 de 5 sont prévus pour mardi et mercredi, au Stade Canac et la série se transportera ensuite au Skylands Stadium.

Gélinas absent

Les Capitales disputeront la finale sans leur vétéran Karl Gélinas, dont la blessure à la jambe droite l’a obligé à abdiquer pendant ses lancers d’échauffement. Il se déplaçait déjà en béquilles dans l’abri des joueurs après avoir cédé sa place en urgence à Wendell Floranus.

«Ils vont pousser les examens un peu plus loin pour voir ce qu’il a. Sa perte nous fait mal, mais je suis quand même assez confiance. On a gagné la première ronde sans lui, on peut aussi le faire en deuxième ronde. En plus, l’as des Miners a lancé deux matchs de 150 lancers et plus avec trois jours de repos», estimait Scalabrini.

Les Capitales comptent sept championnats à leur crédit, dont le plus récent en 2017. Les Miners, qui n’en sont qu’à leur troisième année, ont raté les séries à leur première saison, en 2016, pour ensuite s’incliner en trois matchs contre les Capitales en demi-finale, l’an dernier. La version précédente des Miners avait remporté le championnat des séries en 2008.

En saison régulière, les Capitales ont conservé une fiche positive de 10-7 contre les Miners. Ils n’ont pas perdu une seule fois à domicile contre eux, remportant les sept matchs disputés au Stade Canac.

Arik Sikula (8-2) sera le partant des Capitales pour le premier match de la finale et lancerait aussi le cinquième, si la série se rendait à la limite. Lazaro Blanco et Jay Johnson grimperont aussi sur le monticule, reste à savoir lequel dans le deuxième match. Venu en relève à Gélinas par mesure d’urgence, samedi, Wendell Floranus a assez bien lancé pour qu’on songe à lui pour obtenir aussi un départ, si le besoin s’en faisait sentir.