Capitales

Québec 3/New Jersey 4 : Rares ratés de l’enclos

La relève des Capitales a bousillé une belle sortie de son partant et une étonnante performance de son receveur, vendredi soir. Les Jackals du New Jersey sont revenus de l’arrière en huitième pour l’emporter 4-3.

Mais commençons par le positif. Le receveur Adam Ehrlich a réussi un rare exploit en sixième : retirer trois coureurs en tentative de vol dans la même manche.

«De tout le monde à qui on a parlé jusqu’ici, il n’y a personne qui n’avait jamais vu ça», a constaté le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini. «C’était très spectaculaire. Il était vraiment content.» Ehrlich a surpris quatre Jackals sur les sentiers pendant le match.

Il s’est aussi démarqué à la plaque en produisant le deuxième point à l’aide d’un double en septième, puis en marquant le troisième sur le double de Maxx Tissenbaum.

La tenue du partant Arik Sikula se classe aussi dans le rayon des positifs. Il a complété le match avec six coups sûrs alloués et un point mérité en six manches. Belle note aussi pour la recrue Brad Antchak, auteur de trois coups sûrs et producteur d’un point en première.

Mais pas le choix de parler du négatif. Will Dennis et Sean Donatello (1-2) ont connu des ennuis en huitième, où les Jackals ont inscrit trois points pour transformer un retard de 3-1 en avance de 4-3. «C’est dommage, parce que c’est probablement notre première avance bousillée en fin de match cette saison», a souligné Scalabrini, dont la relève est l’une des forces en 2018. «Mais ce sont des choses qui arrivent.»

Changements à venir?

Utilisé dès la huitième, l’ancien des majeures Mat Latos (2-2) a complété le travail pour le New Jersey en neuvième, retirant TJ White sur des prises avec un frappeur au troisième.

En difficulté depuis quelques rencontres, l’attaque des Capitales a démontré bien peu de signes d’une vitalité retrouvée, avec sept coups sûrs. «On s’ennuie de [Kalian] Sams, on le répète chaque jour», a lancé Scalabrini, à propos de son frappeur de puissance tout juste papa pour une deuxième fois. «Il y a des vétérans qui doivent en faire plus, c’est certain», a-t-il ajouté, parlant de changements à venir. Pour un, Josh Vitters a été blanchi en quatre apparitions au bâton, en plus d’être retiré deux fois sur des prises.

Avant le match, les Capitales ont fait signer un contrat au voltigeur Juan Avila, qui dépannera l’équipe pendant la série de trois matchs contre les Jackals. Il a fait bonne impression en frappant un coup sûr à sa première présence, vendredi soir, mais a semblé embêté par quelques balles frappées dans sa direction au champ droit.

Capitales

Les Capitales frappent et évitent le balayage

Les Capitales ont retrouvé le sentier de la victoire et un peu de punch offensif, jeudi soir, dans une victoire de 5-4 contre les Aigles de Trois-Rivières, au Stade Canac.

Soyons honnêtes : l’attaque des locaux a été l’affaire d’une seule manche, la deuxième, où ils ont inscrit tous leurs points et frapper cinq de leurs huit coups sûrs. Qu’à cela ne tienne, le gérant Patrick Scalabrini s’est dit soulagé de cette poussée offensive.

Dans sa série de trois défaites qui précédait la rencontre, les Capitales n’avaient inscrit que quatre points. La nervosité s’installait. 

«Ça enlève de la pression à bien du monde, je pense. Mais il y a encore des joueurs qui ne s’élancent pas très bien. Ça va peut-être faire du bien de sortir et d’aller jouer sur la route, où il y a un peu moins de pression sur les gars», a commenté Scalabrini.

Les Aigles menaient 1-0 lorsque les Capitales ont explosé. Brad Antchak a claqué un circuit de trois points, son troisième. La balle a rebondi sur le dessus de la clôture avant de disparaître. Jordan Serena (ballon-sacrifice) et Yordan Manduley (simple) ont produit les autres points.

«Quand tu donnes cinq points dans une manche, ça change complètement le match. C’est vraiment difficile de gagner en permettant une manche comme ça», a déploré le gérant des Aigles, T.J. Stanton.

Craig-St-Louis dit au revoir... en se blessant

Sa troupe a inscrit son deuxième point en cinquième grâce au ballon-sacrifice de Javier Herrera. Sur le jeu, le voltigeur «temporaire» Philippe Craig-St-Louis a effectué un attrapé spectaculaire, percutant la clôture. Il a eu le temps de renvoyer la balle vers l’avant-champ pour compléter un double-jeu, mais est resté étendu quelques instants. Victime d’une coupure à la tête et d’une possible commotion cérébrale, son retour au travail, prévu vendredi, devra sans doute attendre.

En sixième, Taylor Brennan a produit deux points avec son 13e circuit de la saison, un sommet dans la Ligue Can-Am. Le partant des Capitales, Karl Gélinas (5-2), a accordé sept coups sûrs et quatre points, dont deux non mérités, en sept manches. Celui des Aigles, Yender Caramo (1-2), a concédé sept coups sûrs et cinq points mérités en six manches.

La relève de Québec a été parfaite. D’abord Trevor Bayless en huitième, puis Nolan Becker, auteur de son troisième sauvetage. «Contre les Capitales, tu dois attaquer le lanceur partant. Bayless et Becker sont vraiment bons. C’est quasiment un match de sept manches», les a vantés Stanton.

NOTES : Les Capitales apporteront des changements d’ici mardi, a révélé Scalabrini. Trop tôt pour en préciser la nature, toutefois. Au moins deux nouveaux joueurs devraient rejoindre la formation. Le gérant croyait bien avoir attiré l’Américain Nick Campana, mais celui-ci lui a fait faux bond jeudi soir… Québec (19-13) se rend vendredi au New Jersey pour une série de trois matchs contre les Jackals (16-14).

Capitales

L'idole du Stade rencontre son idole

Même dans le stade où son numéro est retiré, où il a longtemps été la grande étoile, Eddie Lantigua avait les yeux ronds de l’amateur devant son idole, jeudi, lors du passage de Vladimir Guerrero à Québec.

«C’est un honneur pour moi. […] Il représente tout. Il est quasiment plus gros que la République [dominicaine]», a affirmé l’ancienne vedette des Capitales, un Dominicain comme Guerrero.

«C’est quelqu’un qui a tellement une bonne réputation. Comme joueur, comme personne. Il fait beaucoup de bonnes choses pour les enfants, pour la communauté. Il est adoré partout», a-t-il ajouté, recevant lui-même l’attention de certains amateurs de baseball, en marge du show Guerrero.

Lantigua a aussi vanté la simplicité et l’accessibilité de l’ancien Expos, qui deviendra le premier joueur de position dominicain à faire son entrée au Temple de la Renommée, le 29 juillet. «Tu ne vois pas beaucoup de gars comme ça dans le Hall of Fame», a-t-il soutenu. «Malgré tout ce qu’il a fait dans le baseball, il est aujourd’hui la même personne. Il n’a pas changé.»

Quelques rencontres

Les chemins des deux hommes s’étaient déjà croisés quelques fois. La dernière remontait aux débuts des années 2000, alors que Guerrero avait donné un bâton à Lantigua. Bâton d’ailleurs signé par l’ex-numéro 27, jeudi. Tout comme un autre de la nouvelle compagnie du Québécois d’adoption, EL 31.

Lantigua se souvient aussi avoir vu un adolescent maigrichon se pointer sur un terrain de l’académie des Dodgers de Los Angeles à Campo Las Palmas, en République dominicaine, une dizaine d’années plus tôt. «Si je ne me trompe pas, il avait 16 ou 17 ans. Il était tout croche, grand. Il avait tous les talents. Mais à cause de la manière dont il marchait, je ne pensais pas qu’il allait devenir une grande vedette comme ça.»

C’était avant que les Expos fasse signer un contrat à Guerrero, en mars 1993. Avant sa transformation en «machine de guerre» dans le baseball majeur de 1996 à 2011, comme l’a décrit Lantigua.

Vladimir est arrivé à Québec depuis Trois-Rivières dans un autobus des Aigles, vers 16h. Il était d’ailleurs toujours vêtu d’un chandail aux couleurs de l’ennemi lorsqu’il est entré dans le bureau du gérant Patrick Scalabrini.

«On va lui prêter un chandail des Capitales pour ne pas qu’il se fasse huer en rentrant dans le vestiaire», a lancé le président Michel Laplante. Guerrero a finalement retiré le premier pour enfiler le deuxième devant les joueurs locaux.

Baseball

Eddie Lantigua s'élance en affaires

Il détient à peu près tous les records offensifs de l’histoire des Capitales. Après avoir frappé la balle avec puissance pendant neuf saisons à Québec, Eddie Lantigua se lance dans la fabrication de bâtons et d’équipement de baseball par l’entremise de la marque EL 31, une nouvelle entreprise portant ses initiales et son ancien numéro.

Avant de mettre un nouveau bâton de bois sur le marché, Lantigua voulait d’abord le tester. Les résultats ont été concluants, à ses yeux. «Il est primordial pour moi d’offrir un produit de qualité à un coût abordable, c’est la priorité. Je l’ai essayé, mes fils aussi, il est vraiment solide. Même toi, tu pourrais frapper des flèches», dit-il en riant à l’auteur de ces lignes.

Lantigua s’est associé à Stephan Therrien, également de Québec, pour lancer la compagnie EL 31. Leurs conjointes sont aussi dans l’aventure, tout comme Raul Rodriguez, l’ancien lanceur mexicain des Capitales, déjà impliqué avec Lantigua dans les gants de baseball.

«Le baseball se pratique partout dans le monde, il y a une forte demande pour des bâtons de qualité. Ce que je veux, c’est de développer le top du top. Je ne cherche pas à devenir riche avec ça, mais je peux avoir encore beaucoup de plaisir avec ma passion, même si je ne joue plus au niveau professionnel», indique le natif de la République dominicaine.

Commencer lentement

Ne cherchez pas les produits EL 31 tout de suite sur les tablettes. Les premières livraisons devraient se faire, bientôt, en juillet. Un site Internet verra sous peu le jour. La compagnie offrira quatre modèles de bâton en érable et bouleau jaune, des gants, des vêtements et autres produits en lien avec le baseball.

«On veut commencer lentement, on va être sage en partant. On ne fabriquera pas 5000 bâtons pour les placer sur le mur d’un magasin. Nos produits seront d’abord offerts à Québec, et ensuite, on ira vers l’extérieur. Il y a de la demande au Mexique, je connais beaucoup de monde en République dominicaine, partout.»

Il n’est pas encore question de voir les bâtons EL 31 dans les ligues majeures. Trop cher, pour l’instant, «à moins que Vladimir [Guerrero] me dise qu’il embarque avec moi», dit-il en riant à propos de son ami et ancienne gloire des Expos qui sera de passage, jeudi, à Québec. Mais Lantigua est sûr de pouvoir faire sa place dans ce milieu où la concurrence est grandissante. En 2005, il a frappé 31 circuits et produit 112 points avec un B45 fabriqué à Québec.

«Je ne parlerai jamais en mal d’une autre compagnie. J’avais un méchant bon bâton et je veux en produire d’aussi bonne qualité. Mes bâtons ne sont pas encore distribués et on me les demande déjà. Ils disent : “C’est Eddie, il connaît ça, lui, les bâtons de baseball...” Il y a des gens de l’extérieur qui veulent les faire, mais je tiens à ce qu’ils soient fabriqués ici. Québec, c’est chez moi, je suis fier de m’être établi ici, de vivre à Québec», souligne le Dominicain ayant obtenu sa citoyenneté canadienne.

Les fils d’Eddie Lantigua utilisent présentement des bâtons EL 31 dans la Ligue de baseball junior élite du Québec. Érick, des Voyageurs de Saguenay, vient d’être nommé joueur offensif de la semaine dans la LBJEQ. L’aîné, John Anthony, a récemment frappé son premier circuit de la saison avec les Aigles de Trois-Rivières. Il a conservé une moyenne offensive de ,330 avec 14 circuits et 46 points produits à l’Université Western Oklahoma State.

Capitales

Elias remporte un duel épique contre Blanco

Comme duel de lanceurs, il était difficile de demander mieux! Ethan Elias a eu le dessus sur Lazaro Blanco, mercredi au Stade Canac, à l’occasion d’une victoire de 1-0 des Aigles de Trois-Rivières aux dépens des Capitales de Québec.

Il s’agissait d’une troisième défaite de suite pour les Capitales, déjà assurés de perdre cette série contre leurs rivaux de la Mauricie. Les Aigles tenteront de s’offrir un coup de balai, jeudi, dans le troisième et dernier match.

«Il est extrêmement décevant de bousiller une performance magistrale de Blanco. Il a été impressionnant, c’est quasiment plus fâchant que la défaite elle-même», estimait le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini.

Blanco (2-2) n’a cédé que deux coups sûrs en huit manches. En fin de compte, c’est un circuit en solo de Michael Suchy, en cinquième, qui a fait la différence. Le lanceur cubain a obtenu sept retraits au bâton.

Elias dans sa zone

Le hic, c’est que le partant des Aigles était aussi dans son élément. Elias (3-3) a réussi un match complet de cinq coups sûrs, ponctué de sept retraits au bâton. Il a accordé un premier coup sûr en sixième manche. Il battait les Capitales pour une deuxième fois, cette saison.

«Il s’agit de mon premier match complet de plus de cinq manches en carrière. Tout fonctionnait bien pour moi, ç’a bien commencé et mes lancers à effet étaient bien meilleurs qu’à mes sorties précédents. Ce n’est pas facile d’affronter la même équipe aussi souvent, ils sont agressifs au bâton, mais j’avais un bon contrôle», résumait le lanceur gagnant.

«Mon gars est épuisé. Je ne pense pas qu’il avait sa meilleure étoffe, mais il s’est bien ajusté. Il maîtrisait ses lancers à effet et pouvait sortir sa rapide pour des prises au besoin. Il est difficile de gagner des séries sur la route, chaque fois qu’on peut le faire, c’est plaisant», disait le gérant des Aigles, T.J. Stanton, à propos de cette deuxième victoire dans la série. Les Aigles ont gagné cinq fois sur huit contre les Capitales, cette saison.

La léthargie se poursuit

Dans le clan québécois, le discours ne changeait pas avec celui de la veille. La faible récolte de cinq coups sûrs expliquait cette troisième défaite d’affilée à la maison.

«Il [Elias] a bien fait, mais ça fait huit matchs qu’on fait bien paraître le lanceur adverse… On n’a pas généré grand-chose, c’est une léthargie collective. On se satisfait de peu, direz-vous, mais au moins, on avait une meilleure approche que la veille. Les gars sont stressés, ils essaient d’en faire plus, c’est contagieux. Il n’est pas normal qu’on perdre une série à domicile avec la qualité de nos lanceurs, les gars doivent commencer à faire leur job», résumait Scalabrini à propos des problèmes offensifs de sa troupe.

La série prend fin, jeudi, au Stade Canac. Yender Camaro (1-1) grimpera sur le monticule pour les Aigles et Karl Gélinas (4-2) en fera autant pour les Capitales. Reste à voir si l’as de la rotation des Capitales bénéficiera d’un meilleur appui que Blanco!

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SOUS LA DOUCHE AVEC UNE LÉGENDE

Capitales

Début de mécontentement chez les Capitales, qui s'inclinent 4-2 contre les Aigles

Plus que le résultat, c’est l’attitude des joueurs des Capitales qui a dérangé le gérant dans la défaite de 4-2 face aux Aigles de Trois-Rivières, mardi soir, à Québec.

«Quand ça s’est mis à aller mal tôt dans le match, on a vu des faces longues et des gestes de mécontentement. Oui, je veux que les gars soient mécontents quand on perd, mais je ne veux pas le voir physiquement», a affirmé Patrick Scalabrini, après avoir servi un petit discours bien senti à ses protégés, une fois rentrés au vestiaire.

C’est que pas mal toute la soirée, les Aigles (15-14) ont eu le dessus sur les Capitales (18-12). Québec avait pourtant envoyé son meilleur lanceur partant pour amorcer la série de trois affrontements. Mais Ryan Searle (4-2) n’était pas à son mieux. Même si le gros artilleur a plongé de tous ses 250 livres pour capter un amorti raté de Sam Dexter en quatrième. Ce même Dexter à qui il avait accordé un circuit de deux points en deuxième manche.

Même que Searle a offert sa pire sortie depuis son arrivée avec les Capitales, soit quatre points mérités en cinq manches sur 104 lancers. Sa moyenne de points mérités, encore excellente, a néanmoins bondi de 1,39 à 2,17.

«Ce n’était rien de dramatique, mais quand un gars ne fait pas le travail, je veux que les autres aient la fierté de le relever et de le faire à sa place. Et là, on s’est éloigné un peu de cet esprit d’équipe qu’on a toujours aimé instauré avec les Capitales», a souligné l’instructeur-chef.

Les frappeurs des Aigles se sont montrés très patients à l’endroit de Searle, qui ne s’entendait pas avec l’arbitre au marbre Mayhue Edwards sur la zone des prises. «Searle est plus sharp que ça d’habitude, alors nos gars ont travaillé sur de longues apparitions et ça nous a donné des bons comptes», a analysé de son côté le gérant des vainqueurs, T.J. Stanton.

Partant de Trois-Rivières, Kevin McNorton (4-1, 2,65) a pour sa part été presque sans reproche durant sept manches et un tiers, n’accordant que deux points mérités et quelques rares frappes au champ extérieur.

Des huées pour Vitters

De fait, les Capitales poursuivent leur traversée du désert offensif. Jordan Serena passait entre autres un cinquième match d’affilée sans cogner le moindre coup sûr. Quant à l’ancien des ligues majeures Josh Vitters, hué à sa première présence après un retrait sur élan pour clore la deuxième manche, il a mis fin à une vilaine séquence de 0 en 14 à l’aide d’un faible ballon à l’entre-champ en neuvième manche.

Lachlan Fontaine, un autre qui en arrache au bâton, a cédé sa place en neuvième au nouveau (re) venu Philippe Craig-St-Louis, qui a toutefois été retiré sur élan au troisième tir après avoir regardé passer deux prises. James McOwen et Adam Ehrlich ont produit les points pour Québec.

La majorité de l’attaque trifluvienne est venue des trois derniers frappeurs du rôle, soit David Glaude, Anthony Hermelyn et Dexter, auteurs de deux coups sûrs chacun. À trois, ils ont marqué quatre points et en ont produit trois. Alberth Martinez a produit l’autre.

NOTES : L’assistance était de 1919 spectateurs... Mercredi, les lanceurs partants seront Lazaro Blanco (2-1, 3,29) pour Québec et Ethan Elias (2-3, 3,78) pour Trois-Rivières... Quand Craig-St-Louis rentrera à Gatineau après trois matchs, un voltigeur issu de l’Université de Hartford, Nick Campana, joindra les rangs des Capitales à compter de vendredi, pour la série au New Jersey... Le deuxième enfant de Kalian Sams est né mardi, une fille. Le musculeux cogneur sera de retour à Québec lundi... Blessé au muscle ischio-jambier de la cuisse gauche samedi, Edgar Lebron dit s’être senti «comme si quelqu’un m’avait poignardé». Le voltigeur des Capitales partira vendredi pour aller guérir à la maison, à New York. Son absence devrait durer de quatre à six semaines.

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Ligue Can-Am

L'annulation des matchs contre les Dominicains fait jaser

«Si tu veux jouer contre une bonne équipe internationale, tu dois payer pour. Tu as ce pour quoi tu payes, c’est aussi simple que ça!»

Le fiasco dominicain faisait jaser, au Stade Canac de Québec, mardi, au lendemain de l’annulation du volet canadien de la tournée de l’équipe de la République dominicaine à travers la Ligue Can-Am. Le gérant des Aigles de Trois-Rivières, T.J. Stanton, y voyait une équation évidente.

«C’est facile pour moi de dire ça parce que ce n’est pas mon argent, mais si on veut mieux, faut y mettre le montant», résume Stanton. La Ligue a argué un «problème de transport» pour justifier le remplacement de la sélection dominicaine par une formation pêchée dans la Ligue Pecos, un circuit indépendant réservé aux 25 ans et moins, les Stars de Hollywood.

«Un autocar était réservé à New York lundi matin pour leur départ pour Ottawa et ils n’étaient pas là», détaille le président des Capitales, Michel Laplante. «La ligue a contacté les responsables dominicains pour connaître le problème et ils ont répondu : “On aime mieux partir le soir.” Ça ne peut pas marcher! La ligue a tout fait pour les accompagner dans tout ce qu’ils avaient à faire et ç’a été pénible tout le long», confirme Laplante.

Le lundi précédent, les Dominicains n’étaient pas non plus au rendez-vous pris avec leur accord au consulat canadien de New York pour régler leurs visas. Ils s’y sont rendus quelques jours plus tard.

Flop proportionnel sur le terrain. Neuf défaites en neuf, les trois équipes américaines de la Can-Am les ont massacrés au pointage combiné de 136-16. «Ça démontre la préparation et le dynamisme de leur organisation. Il ne faut pas que ça devienne un cirque», constate Laplante.

Des garanties exigées

Le président des Capitales est le premier à souhaiter ces échanges internationaux. Il a été à l’origine du projet avec l’équipe cubaine en 2016 et en 2017, avec qui des difficultés de coordination se sont aussi présentées. Le Japon avait envoyé avec succès une équipe en 2015 et en 2016.

Après une première dominicaine difficile l’an dernier (2-15), les interlocuteurs avaient promis à la Can-Am une amélioration autant du contenant que du contenu. «La fédération nationale devait s’en mêler et ça ne s’est pas fait. Les deux semaines qui viennent de passer ont été un paquet de troubles. J’espère que ça ne ternira pas l’enthousiasme des propriétaires de la Can-Am pour le refaire. Mais le prochain groupe international devra offrir des garanties solides», tranche Laplante.

Il parle de possibilités avec le Venezuela et les Pays-Bas. Le retour du baseball aux Jeux olympiques nuit à la cause, puisque les équipes nationales ne récoltent aucun point de la Fédération internationale de baseball auprès des pros de la Can-Am.

Le receveur des Alouettes de Charlesbourg dans le junior élite Raphaël Ross fera la tournée canadienne avec les Stars de Hollywood, après avoir dépanné le Stockade de Salina samedi soir.

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LANTIGUA AURAIT AIMÉ S'IMPLIQUER

Un appel, voilà ce qu’attendait Eddie Lantigua pour prendre en charge le volet dominicain de la Ligue Can-Am. Mais ce coup de fil de la fédération de son pays natal n’est jamais venu, avec le résultat que l’équipe itinérante ne terminera pas sa tournée au Canada. «Je vais vous en faire une équipe, avais-je dit, l’an passé. Mais on ne me l’a pas demandé, personne n’a cogné à ma porte. Je connais plusieurs lanceurs qui jouent dans la ligue indépendante de mon cousin, en République, on y retrouve même quelques anciens des majeures.»

Lantigua est déçu par la tournure des événements. «Je ne suis pas fier de ce qui arrive, ça ne représente vraiment pas le baseball dominicain. Regardez la Classique mondiale, c’est la République qui l’a emporté en 2013. On ne peut pas utiliser n’importe qui dans une série comme celle de la Ligue Can-Am. Participer, c’est une chose, mais être compétitif, c’en est une autre. Avec de bons contacts, il aurait été possible d’avoir une formation respectable.»  Carl Tardif

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L'AUTRE STOCKADE DE SALINA

À leur premier match et à peine 24 heures après leur réunion en remplacement de dernière minute de l’équipe de la République dominicaine, les Stars de Hollywood ont tenu tête aux Champions (10-18) dans une défaite de 5-4, mardi soir, à Ottawa. Mais en fait, les Stars alignaient les mêmes joueurs et portaient le même uniforme que le Stockade de Salina la semaine dernière, lors de leur tournée contre les équipes canadiennes de la Ligue Can-Am. Le Stockade jouait pourtant bel et bien à Sussex en même temps, avec des séries contre les trois équipes américaines au calendrier des prochains jours.

Ce sont donc d’autres joueurs qui étaient plus près et qui ne disposaient pas nécessairement de passeport qui se sont alignés pour Salina aux États-Unis. Les deux équipes ont été formées à partir de la Ligue Pecos. L’équipe qui ne porte de Salina que le nom a été dépecée 14-1 par les Miners. T.J. Stanton, le gérant de Trois-Rivières, souligne que les clubs américains ont chacun hérité de trois victoires gratuites contre la faible République dominicaine, tandis que les clubs canadiens devront redoubler d’ardeur en affrontant Salina 1 et Salina 2/Hollywood.  Olivier Bossé

LIRE AUSSI : DÉBUT DE MÉCONTENTEMENT CHEZ LES CAPITALES, QUI S'INCLINENT 4-2 CONTRE LES AIGLES

Capitales

Craig-St-Louis avec les Capitales... pour trois jours

Surprise chez les Capitales : Philippe Craig-St-Louis sera de l’alignement mardi à Québec, contre Trois-Rivières. Mais ceux qui rêvent d’un retour au jeu durable pour la recrue par excellence en 2017 et d’une solution aux problèmes d’attaque de l’équipe seront déçus.

Les Capitales (18-11) manquent de joueurs de position. Avec Edgar Lebron blessé et Kalian Sams en congé de paternité, le gérant Patrick Scalabrini n’avait plus que neuf frappeurs sous la main dimanche, soit le minimum requis. Après des recherches infructueuses dans la journée de lundi, il a fait appel à celui qui s’est révélé comme la surprise de la campagne championne de l’an dernier.

Craig-St-Louis s’est laissé convaincre de venir chercher sa bague de championnat dans la capitale provinciale et, au passage, de disputer les trois rencontres face aux Aigles (14-14). Mais c’est tout. Dès vendredi, les Capitales prennent la route pour le New Jersey et le joueur de 23 ans rentre à son domicile de Gatineau, où il travaille en fin de semaine.

Auteur d’une moyenne au bâton de ,283 et de 27 points produits en 304 apparitions au bâton l’été passé, Craig-St-Louis avait transformé ce qui constituait à l’origine un simple appel d’urgence, comme c’est encore le cas, en saison de rêve pour une recrue. Il avait néanmoins décidé cet hiver de se retirer du baseball afin de poursuivre son cheminement vers une carrière dans la GRC.

Il y a deux semaines, à Ottawa, Craig-St-Louis avait participé à l’exercice au bâton et passé deux matchs dans l’abri de son ancienne équipe, mais se refusait toujours à l’idée d’un retour.

Attaque inerte

Sans la puissance de Sams et, dans une moindre mesure, la vitesse de Lebron, l’attaque des Capitales peine encore plus. Québec se retrouve déjà dernière des équipes de la Ligue Can-Am pour la majorité des statistiques offensives collectives.

«Il est loin d’être temps de peser sur le bouton panique», tempère Scalabrini, qui dirige la formation pour une neuvième saison. «On est quand même deuxièmes au classement, proche de la tête, alors il faut regarder ça avec un petit peu de recul. Mais ça reste qu’au bâton, il nous en manque un peu», reconnaît l’instructeur-chef.

Ses hommes n’ont cogné que 15 coups sûrs en trois matchs contre le Stockade de Salina, le week-end dernier, cette équipe itinérante formée presque entièrement de recrues. «Je sais qu’il y a beaucoup de gars fiers là-dedans et ils sont gênés de leur contribution», croit le coach.

L’ancien des ligues majeures Josh Vitters n’a pas cogné la balle en lieu sûr en 10 apparitions au bâton contre Salina. Le vétéran Vitters n’a pas non plus produit de point au cours des deux dernières séries et s’élance dorénavant au huitième rang du rôle des frappeurs.

Maxx Tissenbaum frappe pour 2 en 11 avec aucun point produit dans les quatre derniers matchs; Yordan Manduley vient de voir sa moyenne offensive glisser sous ,300 pour la première fois en plus de trois semaines; James McOwen, quatrième frappeur, est 2 en 20 à ses sept dernières rencontres; Brad Antchak mène les Capitales ex æquo avec 15 points produits, mais n’a fait marquer qu’un seul coéquipier au cours des 10 derniers matchs; Jordan Serena frappe pour ,213 et n’a produit que deux points à ses 21 derniers matchs.

Depuis le départ de Sams, les Capitales ont gagné quatre fois sur cinq, mais trois de ces victoires ont été acquises à l’aide d’une production de trois points ou moins.

La réembauche temporaire du retraité Jonathan Malo pour une deuxième fois cette saison, elle, n’est pas au programme.

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Capitales

Salina 4/Québec 2: une défaite qui passe mal

Le Stockade de Salina n’a pas fait de cadeaux aux joueurs des Capitales pour la Fêtes des Pères, dimanche. L’équipe itinérante a disposé de la troupe de Québec par la marque de 4-2 au terme d’un match qui s’est déroulé sous une chaleur presque caniculaire.

Déçu de la performance offensive de son équipe, vendredi, le gérant Patrick Scalabrini ne s’est pas montré plus heureux de ses joueurs après la défaite. Ses hommes ont été limités à cinq coups sûrs, dimanche.

«Dans une série où on aurait espéré une explosion offensive, on a eu 15 coups sûrs en trois matchs. C’est inexcusable. C’est sûr qu’ils ont bien lancé, mais on est pas supposé les faire bien paraître comme ça. Aujourd’hui, ça a été extrêmement frustrant de voir ça», a-t-il lancé.

«J’espère que certains de nos frappeurs vont se regarder dans le miroir ou on va faire des ajustements, je ne sais pas, mais en tout cas c’est très décevant.»

Avant même le début de la série, Scalabrini affirmait vouloir balayer cette série, ce qui aurait été une première pour les Capitales cette saison. Même s’il s’agit de la seule défaite contre le Stockade, le gérant n’a pas le sentiment de pouvoir dire «mission accomplie».

«Si on n’est pas capable de balayer une équipe avec 21 recrues sur 22 (joueurs), il y a quelque chose qui se passe.»

Trop peu, trop tard

Une erreur coûteuse de Yordan Manduley en troisième manche a obligé les Capitales à jouer en mode rattrapage tout le reste de la partie.

Tirant déjà de l’arrière 1-0, l’arrêt-court n’a pu capter une balle qui a fait un bond capricieux devant lui avant de poursuivre son chemin à l’avant-champ.

Cette bourde a permis à Jackson Pritchard et à Brian Luebcke, tous deux sur les sentiers après avoir soutiré des buts sur balles, d’augmenter la priorité de l’équipe du Kansas à trois points.

Par la suite, le lanceur partant des Capitales, Brett Lee (0-2), a été intraitable, ne permettant à aucun autre joueur du Stockade de se rendre sur les buts jusqu’à son retrait du match, en début de huitième manche.

Il a concédé trois coups sûrs, autant de buts sur balles et retiré 10 frappeurs sur des prises au terme de sa journée de travail.

«Mes derniers départs, j’essayais de trouver mes repères et de revenir à mon niveau de l’an dernier. Aujourd’hui, c’était un pas dans la bonne direction. En espérant que je vais pouvoir progresser durant la saison», a-t-il dit.

Son gérant s’est dit heureux de sa deuxième moitié de match, mais pas content de son départ, «encore une fois».

«C’est pénible, faut l’admettre, depuis quelque temps. Sur la manche de deux points, encore deux buts sur balles pour amorcer la manche, c’est difficile de s’en sortir intact. Mais au moins quand il a commencé à lancer comme il est capable, ça a été impressionnant.»

NOTES : 2317 spectateurs ont assisté au match, dont de nombreux papas accompagnés de leurs enfants pour profiter de la journée de la Fête des Pères... Les Capitales reprendront l’action mardi alors qu’ils amorceront une série de trois matchs contre les Aigles de Trois-Rivières, au Stade Canac… Le droitier Ryan Searle devrait être d’office au monticule pour les Capitales, tandis que Kevin McNorton sera son vis-à-vis du côté de Trois-Rivières.

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Capitales

Les Capitales l’emportent 2-1 contre Salina

Les Capitales de Québec n’ont eu besoin que de deux élans de Yordan Mandulay et de Brad Antchak, vendredi au Stade Canac, pour venir à bout du Stockade de Salina par 2-1 dans un match de courte durée d’à peine 1h55.

Avant le match, le gérant Patrick Scalabrini avait rappelé à ses joueurs l’importance de cette série contre cette équipe sans expérience de la Ligue Pecos. Il a eu raison, car le Stockade était venu en ville pour jouer.

«Encore une fois, on a eu besoin d’une performance quasi impeccable de notre partant pour l’emporter. Au bâton, nous avons eu plusieurs mauvaises présences, je ne sais pas si les gars ont pris cela à la légère. Leur lanceur a fait un bon boulot, mais on l’a aidé à bien paraître. J’espère que nos frappeurs vont aller se coucher et penser à leur approche, je ne suis pas bien bien content de plusieurs gars offensivement», admettait Scalabrini au terme de cette 17e victoire en 27 matchs.

Gélinas solide

Karl Gélinas (4-2) n’a cédé que sept coups sûrs et un point en huit manches. Un jeu de relais du voltigeur de centre à l’arrêt-court jusqu’au receveur, en cinquième manche, l’a aussi aidé. Le releveur Sean Donatello a obtenu son cinquième sauvetage.

«On savait qu’ils s’élançaient sur tout, c’est ce qu’ils ont fait. Il est difficile de mettre la table pour le prochain lancer, car ils n’ont pas d’approche avec leur manque d’expérience, il faudra s’ajuster pour la suite. J’ai profité de l’occasion pour travailler certaines choses, ils ont peut-être frappé une ou deux balles d’aplomb. Dernièrement, on gagne par la peau des fesses, on a eu besoin des deux circuits», résumait Gélinas.

Le lanceur du Stockade Jordan Cummings affichait une moyenne de points mérités de 11,25 avant le match, mais n’a donné que trois coups sûrs en huit manches. Le circuit d’Antchak, en septième, a brisé l’égalité de 1-1. La recrue mène l’équipe avec 15 points produits.

«Je ne m’en fais pas avec les statistiques. Tout ce que je veux, c’est d’avoir de bons élans et de faire ma part en défensive, peu importe où l’on m’utilise. J’ai déjà frappé des circuits pour la victoire, mais celui-ci est fantastique», disait Antchak.

NOTES : Raphaël Ross, un jeune receveur des Alouettes de Charlesbourg qui capte parfois les balles des lanceurs des Capitales dans l’enclos, s’alignera avec le Stockade pour cette série en raison du départ de dernière minute de l’un des deux receveurs de Salina… Trois joueurs de Salina ont évolué dans la Ligue Can-Am, en 2017, soit le lanceur Edilson Alvarez (Trois-Rivières) et les avant-champs Robert Garza (Ottawa) et Ryan Retz (New Jersey)… Arik Sikula (3-2) sera le partant des Capitales, samedi (18h)… Avant le match, samedi, Baseball Québec procédera au dévoilement des trois nouvelles plaques sur le mur de son Temple de la renommée au Stade Canac, dont celle de Marc Griffin, ancien joueur des Patriotes de Sainte-Foy et des ligues mineures. Il est maintenant commentateur au Réseau des sports (RDS)...

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JOUEURS ITINÉRANTS... À LEURS FRAIS

Ils sont arrivés au Canada en voiture, en autocar ou en avion. Ils ont même payé leur propre transport afin de pouvoir jouer quelques matchs dans la Ligue Can-Am. Bienvenue chez le Stockade de Salina, l’équipe de la Ligue Pecos de passage au Stade Canac jusqu’à dimanche.

Avant d’entreprendre leur tournée canado-américaine, ces joueurs ne se connaissaient pas, à part quelques-uns évoluant au sein de la même équipe à Santa Fe, au Nouveau-Mexique.

«Pour la plupart de nos joueurs, il s’agit d’une occasion unique de jouer dans la Ligue Can-Am. Personnellement, j’ai conduit de Santa Fe jusqu’à Ottawa avec quelques joueurs à bord. Avant notre premier match, on n’avait jamais joué ou pratiqué ensemble», expliquait le gérant T.J. Zarewicz, à l’allure aussi jeune que les joueurs qu’il dirige.

Il n’a pas eu son mot à dire sur la composition de la formation qui dispute une série contre chaque club de la Ligue Can-Am. Les joueurs ont été choisis par la Ligue Pecos, mais ils devaient être en possession d’un passeport et payer eux-mêmes leur déplacement vers le Nord-Est et celui d’une ville à l’autre dans la Ligue Can-Am.

Originaire de Pittsburgh, Zarewicz besognait déjà dans la Ligue Pecos, un circuit dont l’âge maximal pour y jouer est de 25 ans. Il est passé de joueur-instructeur à gérant à temps plein, l’an passé, quand celui qui occupait le poste a quitté avec 10 matchs à faire.

«Il m’arrive de lancer un match, occasionnellement, et d’agir comme frappeur d’urgence, au besoin. Pour l’instant, je dirige deux équipes, celle-ci et la mienne à Santa Fe. Je trouve des joueurs, coordonne les transports, etc.» disait celui mène la caravane de voitures et de fourgonettes dans cette tournée dans la Ligue Can-Am puisqu’on n’a pas réservé de bus pour le groupe.

Objectif visibilité

Qu’importe, l’objectif est d’offrir une visibilité à ces joueurs qui évoluent au plus bas niveau du baseball indépendant. La Ligue Pecos  a ses assises dans les États du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Kansas, du Texas, de l’Arizona et de la Californie. Le Stockade de Salina, une ville du Kansas, a servi d’équipe itinérante dans l’American Association, l’an passé, mais ne joue dans aucune ligue, cette saison.

«En sept ans, la Ligue Pecos a placé 36 joueurs dans le baseball affilié et environ 400 ont monté de calibre dans l’indépendant. Deux gars ont même joué dans les majeures, soit Chris Smith [Toronto] et Jon Edwards [San Diego et Texas]», notait-il. Les Capitales ont déjà pigé dans cette ligue avec les mises sous contrat de Ben Gorang (2011) et de Blair Springfield (2013).

Le groupe apprécie son expérience. Avant le match de vendredi, le Stockade avait gagné un match contre Ottawa et un autre contre Trois-Rivières.

«Les gars sont fiers, ils sont ici pour jouer leur meilleur baseball. On arrive tôt dans les stades, on pratique dès qu’on le peut. Notre objectif est de voir cinq de nos joueurs retenir l’attention des équipes de la Ligue Can-Am.»

Après le séjour à Québec, direction Sussex. Reste à voir si le gérant sera du voyage.

«On m’a dit qu’un autre gérant dirigerait l’équipe aux États-Unis, on verra bien, je suis dans l’attente...», notait-il en riant.

Ainsi va la vie chez le Stockade!  Carl Tardif