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Une autre défaite gênante pour les Capitales

Bonne nouvelle, le club local l’a finalement emporté, mercredi, au Stade Canac. Mauvaise nouvelle, les Capitales de Québec ne jouaient pas ce rôle même si le match avait lieu sur leur terrain… Résultat, ils ont perdu une deuxième fois de suite contre l’équipe nationale cubaine, cette fois par la marque de 7-3 sous le regard du premier ministre François Legault.

Il s’agissait d’une cinquième défaite de suite pour les Capitales, qui ne parviennent pas à se replacer. Ils ont perdu sept de leurs huit derniers matchs et perdaient une septième série sur 10 depuis le début de la saison. Pire, ils n’ont gagné que trois fois en 15 matchs à domicile et sont à 13 matchs (8-21) de la barre de ,500, le seuil de respectabilité dans le monde du sport.

«Je suis très déçu de la manière que certains sortent. Peut-être est-ce de ma faute, car je continue de les utiliser. Face à l’équipe cubaine, on devrait être les Yankees de New York, mais on n’a pas l’air d’une équipe professionnelle, ce qui est gênant et dommage», admettait le gérant Patrick Scalabrini.

Les Capitales espéraient un meilleur sort que la veille, alors qu’ils avaient échappé le premier match de la série internationale par 3-2. Après tout, l’ancien des ligues majeures Scott Richmond était au monticule.

Mais dès la première manche, le droitier de 39 ans a été victime de sa défensive en plus d’être accueilli froidement par les visiteurs de Cuba. Juste en première, Richmond a donné quatre coups sûrs, dont un circuit de deux points de Yosmani Alarcon, premier d’une série de trois à ses dépens. Carlos Benitez et Yordanis Samon ont aussi sorti la balle du stade avant qu’il ne cède sa place, en sixième.

«Scott Richmond ne lancera pas de match sans point ni coup sûr, il a besoin de la défensive. Si le deuxième-but [Ryan Kiniry pour ne pas le nommer] ne bousille pas la première manche à lui seul, on aurait pu vivre avec les circuits en solo. On a essayé d’acheter plus d’offensive, mais ça nous a coûté trois ou quatre points», constatait le gérant.

Les Capitales ont frappé 10 coups sûrs aux dépens des lanceurs cubains. Ils ont mal paru, en début de septième, lorsqu’ils ont abandonné trois coureurs sur les buts sans aucun retrait. Retiré sur décision avec le bâton sur l’épaule, Tyson Gillies a été expulsé une fois rentré dans l’abri.

En huitième, les Capitales ont réduit l’écart à 6-3 à l’aide d’un double d’Alan Mochabee, mais les Cubains ont utilisé leur vitesse pour mal faire paraître la défensive et ajouter un point un dernier point. L’équipe nationale cubaine présente un dossier de 3-2 depuis son arrivée au pays.

NOTES: En cette soirée pluvieuse, 1656 spectateurs ont assisté au match qui a commencé avec quelques minutes de retard… Jhalan Jackson, qui doit amener plus de puissance à l’alignement, reviendra au jeu, mardi prochain… Après la série cubaine, les Capitales se rendent à Ottawa pour y disputer une série de quatre matchs en trois jours à compter de vendredi… Les Champions ont perdu les services de leur lanceur Zach Vennaro, mis sous contrat par les Brewers de Milwaukee…

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«C’est la faute du fédéral...», blague Legault, au sujet du mauvais début de saison des Capitales

Le temps d’une soirée, pas de laïcité à l’ordre du jour. Invité à effectuer le lancer protocolaire à l’occasion du deuxième match de la série internationale entre l’équipe nationale cubaine et les Capitales de Québec, le premier ministre du Québec François Legault était plus en mode baseball, mercredi, au Stade Canac.

Il en était à sa troisième expérience du genre, mais une première sur la nouvelle surface du parc Victoria.

«Le terrain synthétique est très beau, je suis content, parce que le stade est plus utilisé. Au-delà de l’élite, il y a la participation. On m’a expliqué combien de jours le stade était utilisé, même en hiver. C’est un beau modèle à suivre, ils pourraient faire cela à Trois-Rivières, le stade a le même design, il a été construit à la même époque», rappelait M. Legault.

Le premier ministre avait fait ses devoirs. Il savait tout de la saison des Capitales, de leurs nombreux blessés, de la dernière position qu’ils occupent. Il a pris un bain de foule sur la terrasse avant de visiter l’équipe dans le vestiaire et d’effectuer le lancer protocolaire. Il a assisté à une partie de la rencontre dans les gradins, derrière le marbre, avec plusieurs membres de son équipe ministérielle, dont la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.

Le premier ministre essayait de comprendre pourquoi les Capitales étaient au dernier rang de la Ligue Can-Am. Il a eu ses réponses en discutant avec le gérant Patrick Scalabrini, l’entraîneur des lanceurs Karl Gélinas et le président Michel Laplante.

«J’ai compris que quatre de leurs meilleurs joueurs étaient blessés, mais qu’ils reviendraient d’ici une semaine ou deux. Avec les trois Cubains et le retour de leurs meilleurs joueurs, rien n’est perdu. Les Cubains sont un lanceur, un arrêt-court et un premier-but, ça aide à changer une saison. Ils devaient arriver en début de saison, mais c’est la faute du fédéral», lançait-il à la blague à propos de la difficulté des Cubains à obtenir leurs visas pour s’amener au pays.

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Les Capitales s’inclinent 3-2 contre Cuba et leur ancien lanceur

Lazaro Blanco n’a rien perdu de sa prestance au monticule! Le grand droitier a lancé aussi bien qu’il l’avait fait lors de ses deux saisons avec les Capitales de Québec, mardi soir au Stade Canac, en menant l’équipe nationale cubaine à une victoire de 3-2 contre ses anciens coéquipiers en ouverture de cette série internationale de la Ligue Can-Am.

Les Cubains, qui avaient été balayés en trois matchs lors de leur plus récent passage à Québec, en 2017, ont visiblement meilleure mine qu’il y a deux ans. Ils l’ont emporté deux fois sur quatre depuis le début de leur présente tournée canado-américaine.

Ils ont montré leur nouveau visage dès le début du match, quand le premier frappeur Cesar Echvarria a cogné un circuit aux dépens du partant, Arik Sikula (2-3), qui a encaissé la défaite. Ils en ont ajouté un autre en deuxième manche via le bâton de Frederich Cruz, vétéran voltigeur ayant déjà évolué au Japon.

Au monticule, Blanco, qui signait sa 17e victoire dans la Ligue Can-Am, était aussi à l’aise qu’à ses deux saisons passées à Québec, en 2017 et 2018. En cinq manches, il n’a concédé qu’un point sur deux coups sûrs, retirant six frappeurs au bâton. Il n’était plus sur la butte quand les Capitales ont obtenu leur meilleure chance en laissant trois coureurs sur les buts avec un retard d’un point, en fin de huitième.

«Je suis très content de revenir à Québec pour jouer contre mes anciens coéquipiers. Il y a deux ans, j’avais battu l’équipe nationale avec les Capitales, là, je bats les Capitales avec l’équipe nationale, c’est un peu difficile. S’il y avait une façon de le faire, je serais encore ici, mais l’équipe nationale ne veut pas me laisser partir avant les Jeux panaméricains», confiait Blanco, en laissant la porte ouverte pour la fin de la saison. Il venait de prendre une photo pour ses souvenirs en compagnie de Sikula, son rival d’un soir qui a donné trois points en six manches.

Autres priorités

Mais pour l’instant, il ne fait pas partie des plans ni des priorités des Capitales, notamment en raison de son statut de LS-5 et d’une possible règle cubaine qui l’empêcherait de jouer à l’extérieur du pays deux fois la même année. En fait, les Capitales, qui n’ont gagné qu’une fois à leurs sept derniers matchs, ont présentement beaucoup plus la tête à se sortir de leur mauvaise séquence de quatre défaites de suite.

«C’est un peu fâchant, car on a fait presque assez, on était à un lancer de gagner. Le coup sûr après deux retraits [en 8e], je l’aurais pris. Ils ont un méchant bon club de balle. On a affronté leur as, on n’aura plus Blanco dans les pattes, on va essayer de gagner les deux prochaines», disait le gérant Patrick Scalabrini, impressionné par la qualité des lanceurs adverses.

«Ils ne nous feront pas de cadeau, il faudra bien jouer et aller les chercher», constatait-il sur le défi des deux prochains jours.

Les Capitales, dont la fiche a glissé à 8-20, ont frappé six coups sûrs, dont trois provenant du bâton de Yordan Manduley contre ses compatriotes. Ils ont inscrit leurs deux points sur des ballons sacrifices de Tyson Gillies et Stayler Hernandez.

NOTES: La foule de 2516 spectateurs était la plus nombreuse de la saison au Stade Canac… Le premier ministre du Québec François Legault effectuera le lancer protocolaire, mercredi… Le vétéran Scott Richmond obtiendra le départ pour le deuxième match de la série contre Cuba, qui fera confiance à Freddy Saez… Le voltigeur Yoelkis Cespedes est le frère de Yoenis Cespedes, voltigeur des Mets de New York qui est blessé pour toute la saison…

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L'ajout des joueurs cubains déjà apprécié par les Capitales

Il n’y a pas eu d’effet immédiat sur les résultats, mais l’arrivée des joueurs cubains dans l’alignement des Capitales de Québec permet à l’équipe de la Ligue Can-Am de baseball indépendant de se rapprocher de celle imaginée, cet hiver, par le gérant Patrick Scalabrini.

«Ils sont un peu rouillés car ça fait longtemps qu’ils n’ont pas joué, mais j’ai aimé ce que j’ai vu», a dit Scalabrini, au lendemain des deux premiers matchs disputés par Yordan Manduley, Stayler Hernandez et Vladimir Garcia.

Les Capitales ont perdu les deux matchs du programme double contre les Aigles de Trois-Rivières, dimanche, et ils étaient balayés d’une série à domicile pour l’une des rares fois de leur histoire. Ils reçoivent les compatriotes de leurs trois joueurs à compter d’aujourd’hui (19h) au Stade Canac dans le cadre de la série internationale. À la fin du mois, ce sera au tour de l’équipe japonaise d’être en ville.

Si Manduley a retrouvé sa place à l’arrêt-court avec la même aisance qu’à ses dernières années, Hernandez et Garcia ont vécu leur baptême du baseball indépendant. Le premier a frappé deux coups sûrs en sept présences, les deux dans le second match, tandis que l’autre a encaissé la défaite en 3,1 manches de travail.

«Garcia était en feu au début du match. Il a montré qu’il avait de l’étoffe, mais il a frappé un mur à partir de la troisième manche. Le plan, avec lui, est de l’utiliser en relève, et je ne doute pas qu’il sera un excellent lanceur dans notre ligue», a-t-il noté en parlant du costaud droitier.

Inséré dans le cœur de l’alignement des frappeurs et utilisé comme joueur de premier but et à titre de voltigeur, Hernandez a brisé la glace dans le second match du double avec deux coups sûrs.

«Il apportera une belle dimension à notre alignement. C’est un vrai frappeur, il sait ce qu’il fait au bâton», a-t-il dit en notant que le frappeur gaucher n’avait pas obtenu de coups sûrs chanceux, dimanche.

Classement

Les Capitales tentent de sortir de la cave du classement, qu’ils occupent avec une fiche négative de 8-19. De mémoire, on n’a pas souvenir de la dernière fois où ils ont joué autant sous la barre de ,500 après un mois d’activité. L’équipe nationale cubaine a conservé une fiche de 1-2 dans sa série à Ottawa, contre les Champions.

«Il ne faut pas croire que la présence des Cubains va nous faire passer en première place du jour au lendemain, mais je m’attends à ce que ça nous aide à gagner de façon plus régulière. Leur absence nous donnait une excuse, mais rien n’empêche qu’on est tanné que les résultats ne viennent pas. Ça nous rapproche de ce qu’on veut être, mais il nous manque encore T.J. White et Jhalan Jackson, qui sont nos troisième et quatrième frappeurs.»

Les deux joueurs en ont encore pour quelques semaines avant de recouvrer la santé. White est blessé à un pied tandis que Jackson est ennuyé par un malaise à l’ischio-jambier.

NOTES: Arik Sikula (2-2) sera le partant des Capitales, mardi… Scott Richmond lancera aussi contre les Cubains, mercredi… Toujours incommodé par une blessure à un mollet, Karl Gélinas ne sera pas en mesure de lancer, jeudi, et verra son prochain départ être retardé jusqu’au week-end… Comme la liste des blessés déborde, le releveur Seth Davis a été libéré au lieu d’y être inscrit. À son retour, il devra faire la démonstration qu’il peut contribuer afin de reprendre son poste…

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Les Capitales balayés

On dit qu’au baseball, un programme double sert à être divisé. Pas pour les Aigles de Trois-Rivières, qui ont vaincu les Capitales deux fois plutôt qu’une, dimanche au Stade Canac de Québec, pour ainsi compléter le premier balayage de leur histoire au domicile de leurs principaux rivaux dans la Ligue Can-Am.

Les hommes de T.J. Stanton ont prévalu grâce à des victoires de 2-0 et 5-2, acquises devant plus de 2300 amateurs. Les deux parties ont duré sept manches, comme le prévoient les programmes doubles dans ce circuit de baseball indépendant. Les Aigles avaient aussi gagné en lever de rideau vendredi (7-1 en 11 manches).

C’est donc dire que les Aigles amorceront leur sixième semaine d’activités du calendrier avec une fiche de ,500. Un petit miracle dans les circonstances, considérant que les renforts de la République dominicaine et du Venezuela se font toujours attendre et que la liste des blessés chez les lanceurs a compliqué la tâche de Stanton.

Dimanche, les Capitales saluaient l’arrivée de leurs trois Cubains (Yordan Manduley, Stayler Hernandez et Vladimir Garcia). Garcia était d’ailleurs l’homme de confiance de Patrick Scalabrini pour amorcer le deuxième match du double. En trois manches et un tiers, il a accordé cinq points, dont trois mérités, sur deux coups sûrs, et trois buts sur balles. Il a aussi retiré six Aigles sur des prises. Blanchis dans le premier match, Manduley et Hernandez ont tous deux frappé en lieu sûr dans le deuxième. Pour Hernandez, qui a joué au premier but et comme voltigeur de droite, il s’agissait de ses deux premiers coups sûrs dans la Ligue Can-Am.

David Glaude brille

Si le lanceur de Trois-Rivières Kevin McNorton a fort bien manœuvré en cinq manches et deux tiers, les Aigles doivent aussi une fière chandelle à David Glaude, qui prend toujours un malin plaisir à venir embêter les Capitales à Québec.

Le Québécois a claqué un simple de deux points en troisième face à Garcia, donnant l’avance aux visiteurs. Puis, en sixième avec deux retraits, alors que McNorton venait de quitter le monticule, Glaude a réussi un plongeon spectaculaire au champ gauche, privant Manduley de son premier point produit cette année avec les Capitales. «Si David ne capte pas cette balle, Québec rétrécit l’écart à 5-3 et Manduley est en position de marquer avec le milieu de l’alignement au bâton. C’était un moment très important», mentionnait le gérant Stanton, pas peu fier de quitter Québec avec les trois victoires.

Dans le premier duel, amorcé à midi, le releveur gaucher Cam Lafleur a brillé en cinq manches de jeu, ne concédant qu’un coup sûr et un but sur balles à Québec. Son vis-à-vis, Dustin Molleken, a également bien paru pour les Capitales (quatre coups sûrs en cinq manches, six retraits au bâton). «C’était David contre Goliath! Cam arrive des rangs universitaires tandis que Molleken a déjà évolué dans le Baseball majeur. La différence est énorme côté expérience, mais ça n’a pas paru sur la butte. Je suis tellement content des débuts de Lafleur avec nous», poursuivait Stanton.

Un sauvetage

Appelé en relève, Jack Charleston a encaissé la défaite en donnant deux circuits aux Aigles, ceux de Taylor Brennan (6) et Michael Suchy (3). Garrett Mundell a enregistré le sauvetage pour Trois-Rivières, son cinquième en autant de tentatives. P.J. Browne l’a imité lors du deuxième acte de la journée.

«P.J. m’impressionne, il attaque la zone de prises. On ne voit pas souvent ça avec un releveur gaucher.»

Stanton demeure néanmoins persuadé que les Capitales reviendront en force dans les prochaines semaines. «Ils seront meilleurs en juillet. Les Cubains viennent à peine de débarquer, ils vont prendre leur rythme. Scott Richmond a été excellent pour eux vendredi dans un duel de lanceurs avec [Garrett] Harris. C’est clair que nous sommes allés chercher trois grosses victoires, elles pourraient faire la différence à la fin de la saison.»

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Un trio cubain déterminé à aider les Capitales

À entendre parler le vétéran arrêt-court Yordan Manduley et ses compatriotes, le voltigeur et premier but Stayler Hernandez et le lanceur Vladimir Garcia, les Capitales de Québec devraient changer de visage au cours des prochains jours avec l’arrivée sur le terrain du trio de joueurs cubains qui était très attendu tant par le gérant Patrick Scalabrini que par les partisans de l’équipe.

Manduley, Hernandez et Garcia ont cependant vu leur premier match de la saison à Québec être reporté à dimanche en raison des mauvaises conditions météorologiques. Le match prévu samedi soir au Stade Canac contre les Aigles de Trois-Rivières aura plutôt lieu dimanche midi, alors que les Capitales disputeront un programme double à la formation trifluvienne. Un mal pour un bien pour les trois athlètes qui étaient encore un peu fatigués de leur voyage en avion après une longue attente pour obtenir leurs visas.

«Je suis conscient de mon rôle tant offensif que défensif et je me suis préparé en conséquence», explique Manduley via le traducteur des Capitales, Raymond Boisvert. L’arrêt-court vedette s’est aligné avec les Sabuesos de Holguin et les Gallos de Sancti Spiritus dans la Serie Nacional de baseball cubain depuis la fin de sa dernière saison à Québec. «C’est certain que mon expérience de cinq ans dans la Ligue Can-Am va aider les Capitales à se retrouver en meilleure position. Je suis convaincu qu’on réussira à aider l’équipe à retrouver la place qui leur appartient et qui n’est pas celle qu’ils occupent présentement», a-t-il ajouté, sachant très bien qu’il rejoignait l’équipe alors qu’elle était au dernier rang du classement général.

Rivaux et amis

Par ailleurs, Manduley connaît bien Garcia et Hernandez, deux vétérans de 36 ans, même s’il a seulement joué avec eux au sein de l’équipe nationale cubaine. «J’avoue qu’il y a une certaine rivalité avec eux puisqu’ils étaient des adversaires en Serie Nacional, mais cette rivalité se transforme vite en fraternité et même en amitié quand nous sommes réunis dans la même équipe. Ce sont deux bons athlètes qui vont rendre de fiers services à l’équipe.»

Hernandez s’amène à Québec avec trois championnats nationaux cubains remportés en 2002, 2003 et 2010. Celui qui a déjà frappé 20 circuits et produit 79 points en une saison récolte aussi sa part de buts sur balles. «Je n’ai pas toujours été aussi patient au bâton», avoue-t-il cependant. «C’est quelque chose que j’ai développé avec le temps, avec l’expérience.» Il dit avoir extrêmement hâte de faire face à son premier lancer dans la Ligue Can-Am. «Je remercie les Capitales de me donner cette opportunité. J’ai hâte d’être testé dans une ligue professionnelle, j’ai hâte de voir les différences avec Cuba.»

Comme Hernandez, Vladimir Garcia avait entendu parler des Capitales par le bouche-à-oreille et via l’expérience de Yordan Manduley. «Yordan a toujours parlé en bien des Capitales et il est très fier de jouer à Québec», indique-t-il. Il ne manque pas d’ajouter non plus qu’il était de la première tournée de l’équipe nationale cubaine contre les formations de la Ligue Can-Am. «J’ai lancé contre Québec et je suis le seul à avoir gagné contre eux!» insiste-t-il avec un sourire.

Celui qui fait 6 pieds 2 pouces et 270 livres selon les données du site Baseball Reference ne cache pas qu’il mise beaucoup sur sa balle rapide pour faire mordre la poussière aux frappeurs adverses. «C’est mon atout principal et mon secret est de la garder basse. Quand je suis en forme, j’atteins de 93 à 94 milles à l’heure et parfois un peu plus. Dans la dernière Série des Caraïbes, j’ai même touché 96 milles à l’heure», assure-t-il.

Garcia avoue cependant que la période d’attente avant de pouvoir enfin se rendre à Québec avait également été difficile pour lui et ses coéquipiers. «Ça a été très long, trop long et pendant un certain temps, on a cru que ça ne marcherait pas. Mais maintenant, on est très heureux d’être ici», poursuit-il

Un rêve

Toujours enchanté de faire découvrir Québec à ses compatriotes, Manduley a confié en fin d’entrevue qu’il caressait aussi le rêve de jouer un jour aux côtés de son fils comme l’ont fait Ken Griffey et Tim Raines. «Il a 12 ans et il a déjà remporté quatre championnats. S’il continue à être aussi bon en vieillissant, peut-être qu’il voudra un jour jouer à Québec lui aussi? J’aimerais vraiment vivre ce moment avant de finir ma carrière.» Manduley ne se formalise pas du tout du fait que son fils évolue lui aussi à l’arrêt-court. «Ce n’est pas grave! Avec deux arrêt-courts, on en envoie un au deuxième but et le problème est réglé!» conclut-il en riant.

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Un duel à la faveur des Aigles

Le duel de lanceurs entre Garrett Harris et Scott Richmond n’a pas fait de perdant, vendredi au Stade Canac, mais ça n’a pas empêché les Aigles de Trois-Rivières de vaincre les Capitales de Québec 7-1 grâce à une poussée de six points en 11e manche.

Les Aigles (12-14), qui signaient une troisième victoire de suite, ont d’abord profité d’une erreur du releveur Max Kuhns pour briser l’impasse de 1-1 qui durait depuis la fin de la quatrième. Et deux frappeurs plus tard, David Glaude, un joueur originaire de Québec, a frappé un long circuit de deux points au champ droit pour creuser l’avance des Aigles, et ce, au grand plaisir de son fan-club.

«Il y avait plus jeunes que j’ai coaché, ça donne toujours de l’adrénaline d’entendre son nom, et c’est toujours le fun de venir battre les Capitales à Québec. Notre partant a lancé tout un match, c’est vraiment lui notre héros de la soirée», admettait Glaude, qui a brièvement porté l’uniforme des Capitales, en 2017.

Avant cette averse de six points, il avait été impossible pour les deux équipes de battre les partants du jour. Dans le coin rouge, Harris a été étincelant en neuf manches de travail. Dans le coin bleu, le vétéran Richmond a brillé tout autant en sept manches.

«Il a menotté nos gars», disait le gérant des Capitales à propos de Harris.

«Il a été vraiment impressionnant, la qualité de ses tirs était exceptionnelle, je ne pouvais pas blâmer mes frappeurs», admettait celui des Aigles TJ Stanton en parlant de Richmond.

Harris n’a donné que six coups sûrs en neuf manches, égalant au passage sa marque saisonnière de 11 retraits au bâton. Le point qu’il a accordé fut le résultat d’un mauvais lancer en quatrième. Richmond, lui, a donné un point en deuxième manche sur un simple de Joe Deluca, fermant ensuite la porte. L’ancien des ligues majeures a donné quatre coups sûrs, retournant vers l’abri six frappeurs adverses avec le bâton sur l’épaule. 

«On a eu nos chances, j’aurais aimé qu’on en vole une avant l’arrivée des Cubains. La dernière manche nous fait mal paraître, mais il y a eu du positif, notamment la sortie de Richmond», ajoutait Scalabrini, qui venait de voir la victoire filer entre les doigts des siens, en fin de 10e, quand Joe Lytle a été retiré au marbre en essayant de marquer du deuxième but sur un simple, ce qui a mis fin à la manche.

Il allait donc de soi qu’aucun des deux lanceurs n’écope de la défaite. Celle-ci a plutôt été portée au dossier de Kuhns (0-2), qui a donné six points et retiré qu’un seul frappeur. La victoire a été créditée à celui de Cortland Cox (1-2).

«Ce n’est jamais facile de gagner une série à Québec, mais quand tu remportes le premier match, ça peut aider», ajoutait Stanton. 

Le fer dans la plaie

Et comme pour tourner le fer dans la plaie, l’ancien des Capitales Brandon Brosher a produit le cinquième point des Aigles, en 11e, grâce à un double qui poursuivait le calvaire de Kuhns, finalement remplacé par Dany Giroux-Paradis. Il s’agissait d’une quatrième victoire en cinq matchs pour les Aigles contre les Capitales, cette saison.

Les deux équipes se retrouvent, samedi (18h), dans un match où l’attention sera tournée vers les joueurs cubains ayant mis les pieds au Stade Canac, en huitième manche, vendredi. Kevin McNorton (2-3) sera le partant des Aigles et Dustin Molleken (0-0) grimpera sur le monticule pour les Capitales, dont la fiche a glissé à 8-17.

Capitales

Les Cubains dans l’alignement des Capitales samedi

Le visage des Capitales de Québec changera complètement, en fin de semaine, avec l’arrivée tant espérée des joueurs cubains Yordan Manduley, Stayler Hernandez et Vladimir Garcia. «Il est réaliste de penser qu’ils seront de la formation, samedi», indiquait le gérant Patrick Scalabrini.

Les trois joueurs arrivent en ville, vendredi, après plusieurs semaines d’attente pour obtenir leur visa pour s’amener au Canada. Ils toucheront le sol canadien à Montréal, en après-midi, tout juste avant la série opposant les Aigles de Trois-Rivières aux Capitales, au Stade Canac.

«Je ne leur ai pas encore parlé, mais je sais qu’ils s’entraînaient de façon quotidienne là-bas. Comme ils ont joué en «Serie Nacional», à Cuba, ils sont encore en bonne forme de baseball et peuvent nous aider rapidement», ajoutait le gérant, rejoint avant le match qui devait avoir lieu jeudi contre les Champions, à Ottawa, mais qui a été annulé en raison de la pluie. Cette rencontre sera reprise dans le cadre d’un programme double, le 21 juin, dans la capitale fédérale. 

Manduley s’amène donc à Québec pour une cinquième saison, lui qui n’avait cependant disputé que deux parties, en 2016, en raison d’une blessure au dos. Il affiche une moyenne offensive de .311 dans l’uniforme des Capitales et revendique le championnat des frappeurs de la Ligue Can-Am, en 2018.

À 36 ans, Hernandez vient de frapper 20 circuits, 26 doubles et produit 81 points en «Serie Nacional». Pour ce qui est de Garcia, il est un vétéran de l’équipe nationale, ayant notamment participé à la Classique mondiale de 2009, 2013 et 2017.

«Ils vont complètement changer le portrait de l’équipe. Il nous manque encore T.J. White et Jhalan Jackson, qui sont blessés, mais on va enfin voir l’équipe qu’on avait imaginée au départ», notait Scalabrini, dont la troupe montre un dossier de 8-16. Mercredi, les Capitales avaient explosé pour 11 points sur 15 coups sûrs, dont Duatre en cinq présences de Joe Lytle, qui affiche la moyenne au bâton la plus élevée des Capitales à ,329.

White en a encore pour quelques semaines sur la liste des blessés tandis que Jackson pourrait revenir au jeu au milieu de la semaine prochaine.

Gélinas atteint à une jambe

L’ajout des trois joueurs forcera toutefois le gérant à en retrancher trois autres lorsqu’il les insérera à la formation. Comme Manduley est un joueur de catégorie LS-5, les Capitales devront libérer un vétéran ou un autre LS-5 pour lui faire place. Il pourrait aussi gagner du temps en utilisant la liste des blessés. Pour l’heure, Ryan Kiniry serait le joueur d’expérience de trop.

«Karl [Gélinas] a été atteint à la jambe par une balle frappée à 108 km/h, mardi, il pourrait rater un départ, ce qui nous permettrait d’utiliser encore Kiniry, qu’on aime beaucoup. 

«Quand je l’ai mis sous contrat, je lui avais expliqué la situation, il est au courant. Je l’ai avisé de ne pas paniquer lorsque les Cubains arriveraient, parce que souvent, les choses s’arrangent par elles-mêmes», indiquait-il à propos de celui qui frappe pour une moyenne de ,286.

Capitales

Les Capitales retrouvent leurs bâtons

OTTAWA — Le match a pris fin avant même de commencer.

Quand les Champions d’Ottawa se sont présentés au bâton pour la première fois, mercredi soir, ils tiraient déjà de l’arrière par sept points.

La soirée débutait à peine. Le match était fini.

C’est pas mal ça qui est ça. Les quelques centaines de spectateurs qui se sont rendus au parc RCGT, en cette soirée de match numéro sept, dans la finale de la coupe Stanley, n’ont pas eu droit à un grand spectacle.

Les Champions n’ont jamais mis la machine en marche. Ils ont fini par s’incliner 11-6 devant le club de dernière position dans la Ligue Can-Am, les Capitales de Québec.

L’histoire de ce match, c’est l’histoire d’un lanceur partant qui n’avait rien dans le bras.

Jordan Kurokawa n’a pas été capable de survivre à la première manche.

Quand Sébastien Boucher l’a renvoyé aux douches, il avait affronté 11 frappeurs et complété deux retraits. Il avait alloué sept coups sûrs, un but sur balles et sept points. Tous mérités.

«C’est juste un mauvais départ», a résumé le gérant.

«Il ne lançait pas trop fort, ce soir. Il n’avait pas son contrôle habituel. Vers la fin de la première manche, il avait déjà beaucoup de lancers accumulés. Il ne servait à rien d’étirer inutilement sa présence au monticule.»

C’est inquiétant, quand on sait que Kurokawa a mérité le titre de lanceur de l’année dans la Can-Am, en 2018. Personne n’arrivait à frapper le jeune droitier qui est originaire d’Hawaï, à sa première saison dans le baseball professionnel indépendant.

Cette année, c’est légèrement différent.

Kurokawa a jonglé un moment avec la possibilité de ne pas revenir. Une blessure l’a embêté pendant une bonne partie de l’hiver.

Il a fini par se pointer vers la fin du camp d’entraînement. À son premier départ, le 1er juin, il a encaissé trois points mérités en trois manches. À son deuxième départ, six jours plus tard, il semblait sur la bonne voie. Il a réussi à donner cinq manches complètes à son équipe.

Cette nouvelle contre-performance soulève quelques questions.

«On sentait quand même qu’il progressait bien, avant sa sortie d’aujourd’hui, dit Boucher, en se portant à la défense de son protégé. Nous ne l’avons pas très bien soutenu. Nous n’avons pas complété le gros jeu, en défensive, qui aurait pu lui permettre de s’en sortir», croit Boucher.

La contre-performance de Kurokawa aura toujours permis au releveur Heath Bowers de prendre le relais.

On sait peu de choses de ce grand droitier qui évoluait au niveau A, dans l’organisation des Athletics d’Oakland, la saison dernière.

Il a souvent été coincé dans le rôle un peu ingrat de spécialiste de la longue relève.

Mercredi, il a joué son rôle à merveille. Il est arrivé dans une situation difficile. Il a complété neuf retraits au bâton en cinq manches et un tiers de travail.

«Il nous a vraiment sauvés», commente Boucher.

«Quand il est embarqué au monticule, nous étions dans une situation fâcheuse. J’aurais bien pu être obligé d’utiliser tous mes releveurs pour compléter cette partie. Nous aurions alors eu de sérieux ennuis pour les deux ou trois prochains jours.»

Parce que l’enclos se porte plutôt bien, les Champions auront quand même la chance de battre les Capitales pour remporter une quatrième série consécutive, jeudi.

Le Sikula des beaux jours

On parlait beaucoup de Kurokawa, après le match. On parlait même de lui dans le vestiaire des Capitales.

«Il n’avait clairement pas son stuff habituel», a constaté le gérant Patrick Scalabrini.

Ce dernier pouvait cependant se réjouir.

Son partant, Arik Sikula, lui a donné sept solides manches.

«Ce fut très, très positif. Il se cherche un peu, depuis le début de la saison, mais nous avons vraiment besoin de lui. Ce soir [mercredi], nous avons vu le Sikula des beaux jours.»

Ligue Can-Am

Les Capitales aligneraient sous peu leurs trois joueurs cubains

La tournée de l’équipe nationale cubaine dans la Ligue Can-Am aura finalement lieu. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le dossier des trois joueurs cubains qui doivent s’aligner avec les Capitales de Québec pourrait connaître un heureux dénouement dans les prochaines heures.

«Je devrais avoir de bonnes nouvelles dans les prochaines heures, mais leur arrivée serait pour très bientôt. Dans le pire cas, ils pourraient être là pour la série contre Cuba, à compter de mardi, mais je suis confiant pour qu’ils puissent arriver à Québec pendant la série contre Trois-Rivières [vendredi, samedi et dimanche]», confiait le gérant Patrick Scalabrini, rejoint à Ottawa, où les Capitales affrontent les Champions jusqu’à jeudi.

En raison du faible dossier de l’équipe, leur présence aiderait les Capitales à se sortir du marasme. Manduley a remporté le championnat des frappeurs de la Ligue Can-Am, la saison dernière, avec une moyenne de ,337. Pour sa part, Stayer Hernandez est un premier-but avec de la puissance tandis que Vladimir Garcia est un lanceur expérimenté.

«Nous avons le droit d’avoir de bonnes nouvelles. Ils ne seraient pas des sauveurs, mais leur arrivée permettrait aux autres joueurs de tomber dans les bonnes chaises. Nous aurons des choix à faire, mais c’est la loi du baseball. Depuis le début de la saison, on va à la guerre avec ce qu’on a», ajoutait le gérant.

La tournée confirmée

La tournée de l’équipe cubaine a été confirmée à tous les niveaux, ces derniers jours. Preuve que le dossier dépassait le cadre du baseball, le ministre cubain des Affaires étrangères a lui-même écrit sur son compte Twitter, en début de semaine, qu’il était dans l’attente des visas canadiens… tout en souhaitant bonne chance aux Raptors de Toronto (basketball).

Le président de la Fédération de baseball de Cuba, qui avait préparé un plan B au cas où la délégation n’aurait pas pu s’amener au Canada, l’a également confirmé à l’hebdomadaire JIT de son pays tandis que les Capitales l’annonçaient par communiqué, mercredi.

L’équipe nationale de Cuba disputera cinq séries de trois matchs du 14 au 30 juin contre Ottawa (14 au 16 juin), Québec (18 au 20 juin), Trois-Rivières (21 au 23 juin), Rockland et New Jersey. Les Cubains n’affronteront pas les Miners de Sussex County en raison de matchs hors-concours contre l’équipe américaine universitaire, début juillet. La tournée de l’équipe nationale cubaine lui sert de préparation pour les Jeux panaméricains, qui auront lieu à Lima, au Pérou, du 26 juillet au 11 août.

L’ancien lanceur des Capitales Lazaro Blanco fait partie de cette tournée. À sa première saison à Québec, en 2017, le grand droitier avait conservé une fiche de 11-4 (2,98) tandis qu’en 2018, il avait montré un dossier de 5-3 (3,77). Qu’ils soient ou non de l’alignement des Capitales, les trois joueurs cubains ne porteront pas les couleurs de leur équipe nationale pour cette série. Par contre, il est prévu qu’ils participent aux Jeux panaméricains, ce qui les obligerait de s’absenter pendant une période de trois à quatre semaines, à ce moment.

La formation cubaine atterrissait au Canada, mercredi, en prévision de son premier match prévu à Ottawa, vendredi, contre les Champions.