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Un releveur dominicain pour les Capitales

Le temps froid à Québec n'empêche pas les Capitales de planifier la prochaine saison. Le releveur Scarlyn Reyes est le dernier joueur en lice à avoir apposé sa griffe sur une entente avec le club québécois de baseball indépendant.

Le Dominicain de 29 ans a passé cinq années dans les filiales des Mets de New York, atteignant le niveau AA en 2017, à Binghamton, dans la Ligue Eastern.. 

Dans les rangs professionnels, le droitier de 6' 2" et 222 lb a maintenu une moyenne de 3,92 points mérités, obtenant 366 retraits au bâton, allouant 164 buts sur balles et 25 circuits en 441,1 manches sur la butte pour une fiche globale de 30 victoires et 25 revers.

Libéré par les Mets il y a près d'un an, il a passé la dernière année à jouer dans son pays natal, en plus d'ajouter quelques manches dans une ligue d'hiver du Venezuela.

Reyes a été partant la grande majorité de sa carrière, mais s'est reconverti en releveur depuis son passage dans le AA, justement. C'est dans ce rôle que compte l'utiliser le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini.

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Cuba et le Japon de retour contre la Ligue Can-Am

Après le fiasco de la tournée de la République dominicaine, ces deux dernières années, la Ligue Can-Am a opté pour des valeurs sûres en 2019 en confirmant que les équipes de Cuba et du Japon participeraient à la cinquième série internationale du circuit de baseball indépendant.

La sélection nationale cubaine en sera à une troisième présence dans la Ligue Can-Am après des visites en 2016 et 2017. Même chose pour la sélection de l’île de Shikoku, pionnière du projet, en 2015 et 2016.

Les deux dossiers se sont réglés à des endroits différents, ces derniers jours. D’un côté, le président des Capitales de Québec Michel Laplante était accompagné de représentants de la Ligue à Cuba, la semaine dernière, tandis qu’une délégation japonaise a finalisé le tout au New Jersey, lundi soir.

«Dans les deux cas, la pause d’un an ou deux a fait du bien. On reprend l’expérience, mais de façon différente. Avec les Japonais, on veut en faire un événement de part et d’autre. Pour ce qui est de Cuba, les petits irritants de leur dernière visite seront corrigés, ils sont motivés plus que jamais à venir jouer contre nous, surtout que leur tournée servira de préparation pour les Jeux panaméricains qui suivront peu de temps après», explique Laplante à propos du tournoi qui se tiendra du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou.

Il a négocié le tout à La Havane en compagnie du nouveau directeur général de la Ligue, Kevin Winn, ainsi que de Jean Tremblay et Greg Lockhart, qui représentaient quatre équipes, soit Québec, Trois-Rivières, New Jersey et Sussex.

«Le moment est parfait pour Cuba de revenir. Autant pour la fédération, qui veut se reprendre aux Jeux Panam après leurs insuccès à la Coupe du monde, que pour les joueurs, qui pourront faire bonne impression auprès des équipes des ligues majeures. En raison de la nouvelle entente Cuba/MLB, ils peuvent maintenant signer des contrats s’ils performent bien sans avoir à se sauver.»

Contrairement aux années passées, l’équipe nationale cubaine ne court plus le risque de voir un joueur s’exiler puisqu’une équipe du baseball majeur ne pourra embaucher un joueur s’étant exilé.

Saison excitante

Du 14 juin au 4 juillet, les clubs de Cuba et de l’île de Shikoku disputeront une série de trois matchs contre les six équipes de la Ligue Can-Am, soit les Capitales de Québec, les Aigles de Trois-Rivières, les Champions d’Ottawa, les Miners de Sussex, les Jackals du New Jersey et les Boulders de Rockland. Les deux séries à Québec auront lieu du 18 au 20 juin et du 28 au 30 du même mois.

Par le passé, Cuba a conservé des fiches 11-9 (2016) et 5-16 (2017), tandis que le Japon a montré des dossiers de 6-10 (2015) et 8-12 (2016). L’an passé, les équipes de la Ligue Can-Am ont fait banco contre la République dominicaine, les Stars d’Hollywood et le Stockade de Salida avec une fiche cumulative de 32-4 dans ce qui fut la pire tournée internationale jusqu’à présent.

«La saison 2019 s’annonce excitante pour les Capitales. On aime notre calendrier, contrairement à l’an passé où l’on avait regroupé 60 % de nos matchs locaux avant le 25 juin. Il est plus équilibré, on ne joue pas trop souvent pendant le Festival d’été», soulignait celui dont la troupe ouvrira sa saison à Trois-Rivières, le 17 mai. Le premier match de la saison régulière au Stade municipal aura lieu le mardi 21 mai, contre les Jackals.

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PLUS DE CHANCES DE REVOIR MANDULAY QUE BLANCO

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Tyson Gillies avec les Capitales

Après avoir déjà échoué dans leur tentative de l’aligner dans le passé, les Capitales de Québec miseront sur les services du voltigeur canadien Tyson Gillies pour la saison 2019 de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

Le vétéran de 12 saisons dans le baseball affilié et indépendant patrouillera le champ centre à la place de Kalian Sams, qui poursuivra sa carrière aux États-Unis, l’été prochain.

Choix de 25e ronde des Mariners de Seattle, le natif de Vancouver a atteint le niveau AAA de baseball affilié lorsqu’il était dans l’organisation des Phillies de Philadelphie. Il montre une moyenne offensive en carrière de. 276 avec 49 circuits et 130 buts volés en 744 matchs.

Les amateurs de baseball de Québec l’ont vu à l’œuvre en 2017 quand Gillies portait les couleurs des Champions d’Ottawa. Cette année-là, le frappeur gaucher de 30 ans avait frappé pour ,294 avec 11 circuits et 50 points produits.

«J’avais essayé de l’obtenir, il y a quelques saisons, mais il avait plutôt été dans la Ligue Atlantic. Il est l’un des meilleurs joueurs de centre que j’ai vu. Il est un spécimen de la nature, il est rapide, explosif», soulignait le gérant Patrick Scalabrani, qui a été gâté par le passé à cette position avec Sébastien Boucher et Sams.

Gillies a été blessé la saison dernière, alors qu’il évoluait dans la Ligue Atlantic, et n’a joué que 12 matchs à York. Rétabli, il a lui-même offert ses services aux Capitales.

«Il a été blessé souvent par le passé, mais lorsqu’il est en pleine forme, ses chiffres sont impressionnants et il pourrait être l’un des meilleurs joueurs de la Ligue. Il doit juste trouver une façon de rester en santé», ajoutait le gérant qui compte désormais cinq vétérans dans sa formation en reconstruction.

Il ne pourra cependant pas en aligner plus que le maximum permis de quatre. Si l’on considère que Gillies et les lanceurs Karl Gélinas et Dustin Molleken feront partie de l’équation, le quatrième poste pourrait se décider entre les voltigeurs James McOwen et Luis Durango, un ancien des ligues majeures acquis la semaine dernière.

Lanceur recrue 

Les Capitales ont aussi fait l’acquisition du lanceur Tyler Gillies, un autre joueur canadien n’ayant cependant aucun lien de parenté avec l’autre. Il a porté brièvement l’uniforme des Capitales en 2017, participant è huit matchs.

«Il avait un bon bras, mais n’était pas prêt pour jouer à notre niveau, à ce moment. Il a fait partie d’une école de lanceurs aux États-Unis, récemment, et ses lancers ont été chronométrés à 96 milles à l’heure. Il possède un beau petit potentiel, ce sera à lui de perdre son poste», ajoutait Scalabrini, qui doit se trouver de nouvelles recrues, notamment en raison du départ imprévu de Brad Antchak, joueur de position ayant connu une très bonne saison en 2018.

Si le champ extérieur des Capitales affiche complet, ils attendent le retour imminent du président Michel Laplante de Cuba pour savoir si la Fédération cubaine enverra quelques joueurs à Québec.

Capitales

Les Capitales ouvrent grand la porte

Les Capitales de Québec et la Ligue Can-Am de baseball indépendant ignorent encore les effets qu’aura sur eux l’entente conclue entre la Fédération cubaine de baseball et les Ligues majeures afin de permettre aux joueurs cubains d’évoluer dans les niveaux les plus élevés du baseball professionnel en Amérique.

La Fédération a accepté de libérer contre le versement d’une prime tous les joueurs de 25 ans et plus ayant au moins six ans d’expérience chez les pros et, à sa discrétion, de plus jeunes joueurs pour qu’ils puissent signer des contrats des ligues mineures avec des formations des majeures. Ainsi, les joueurs cubains désireux de jouer aux États-Unis ne seront plus obligés de faire défection et de traiter avec des gens peu recommandables qui font dans le trafic d’êtres humains comme c’était le cas par le passé.

«C’est clair que c’est super intéressant ce qui se passe, car les gens ont attendu ça pendant des années. Cependant, on se pose encore la question à savoir quels seront les effets directs sur la Ligue Can-Am», explique le président des Capitales, Michel Laplante.

Les Caps, les Aigles de Trois-Rivières et les Champions d’Ottawa accueillent depuis quelques années des joueurs cubains en vertu d’une entente spéciale avec la Fédération. Et l’équipe nationale de baseball de Cuba doit de nouveau disputer une série contre les équipes de la Ligue Can-Am cet été comme elle l’avait fait à quelques reprises ces dernières années.

«Nous avons une rencontre prévue entre la Ligue et la Fédération cubaine le 21 janvier et on devrait en savoir plus à ce moment. On ne sait pas encore ce que ça va créer, mais on pense que ça va être une mesure qui va toucher surtout les joueurs de 25 ans et plus. On pense aussi que des équipes comme Québec et Trois-Rivières pourraient être une source de visibilité pour des joueurs de 23 et 24 ans qui pourraient ainsi être vus par des dépisteurs et ensuite aller direct dans le baseball AAA à 25 ans», explique Laplante.

Des inquiétudes

Quant à l’entente ratifiée par la Ligue Can-Am avec la Fédération cubaine, elle prévoit que l’équipe nationale vienne faire une tournée de 18 matchs contre les formations de la Can-Am l’été prochain afin de se préparer pour les Jeux panaméricains, qui auront lieu du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou. C’est cet aspect qui inquiète un peu le gérant des Caps, Patrick Scalabrini.

«C’est sûr que c’est une super nouvelle, parce que ça va enlever tout ce trafic humain dégueulasse. Cependant, si plusieurs joueurs de l’équipe nationale cubaine aboutissent dans le baseball affilié, ça pourrait affecter le calibre de l’équipe qui va venir ici cette année. Et la Fédération nous avait assuré d’un bon calibre cette année après la déception d’il y a deux ans.»

Pour ce qui est des joueurs prêtés par la Fédération cubaine, l’arrêt-court Yordan Manduley et le lanceur Lazaro Blanco, tous deux âgés de 32 ans, évoluaient avec les Caps l’an dernier alors que Yurisbel Gracial, Yunieski Gurriel et Alexeis Bell avaient aussi revêtu l’uniforme bleu, blanc et jaune par le passé.

«Nous avons toujours eu les joueurs que nous voulions en vertu de cette entente. Je sais qu’un gars comme Yordan a une défensive du calibre des majeures et il a été champion frappeur de notre ligue l’an passé. La porte s’ouvre encore mieux maintenant. Est-ce qu’à cause de ça, plusieurs vont vouloir s’essayer aux États-Unis? On ne le sait pas», indique Laplante.

Scalabrini ajoute que les Capitales sélectionnaient volontairement des Cubains plus âgés pour éviter qu’ils soient tentés de faire défection. «Je suis convaincu que le prêt de joueurs va continuer avec notre Ligue. Nous avons une belle relation avec la Fédération cubaine, qui voulait même nous en envoyer plus.

«L’entente avec les majeures créera peut-être une dilution du produit qui rendra ça moins intéressant, surtout depuis que les Cubains ont le statut LS-4 et à cause du fait qu’ils partiront un mois pour les Panam. Si Blanco et Manduley veulent revenir, on va les prendre avec plaisir, mais sinon, il faudra jouer safe avec des gars qui ont un bon CV de baseball», précise Sacalabrini.

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L’ex-entraîneur des Boulders ne peut se battre contre Scalabrini

Le «choc de la Ligue Can-Am» n’aura pas lieu, mercredi, sous le dôme du Stade Canac.

L’ex-entraîneur des Boulders de Rockland, Jamie Keefe, a déclaré forfait pour le combat de boxe amical qui devait l’opposer à son homologue des Capitales de Québec, Patrick Scalabrini, lors du Challenge XPN au profit de la Fondation du CHU pour la recherche sur les maladies du dos.

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Michel Laplante renonce à son combat amical

Le président des Capitales de Québec Michel Laplante a finalement renoncé à l’idée de livrer un combat amical de boxe dans le cadre du Challenge XPN, le mercredi 12 décembre.

Il a pris sa décision dans les heures ayant suivi la publication d’un reportage dans Le Soleil de mardi, où il admettait remettre en question sa participation à cette activité en raison de l’état de santé d’Adonis Stevenson depuis son combat de championnat du monde contre Oleksandr Gvozdyk, samedi, au Centre Vidéotron.

«Malgré le fait que je crois être très bien réhabilité de mon accident [il a survécu à un écrasement d’hélicoptère en septembre 2016], et d’avoir été bien entraîné pour passer trois rounds avec un casque et des gants adaptés, je dois malheureusement me désister du combat», a écrit Laplante à ses partenaires et amis dans un courriel distribué en fin de journée, mardi.

«Vous avez été nombreux depuis quelques heures à me manifester vos inquiétudes et je crois qu’il est impossible pour moi de savourer un tel moment dans le doute. Votre respect m’est cher.»

Partisan de la cause

Laplante était tiraillé parce qu’il est fervent partisan de la cause au cœur de l’événement présenté sous le dôme du Stade Canac. Le Challenge XPN est une activité de financement au profit de la Fondation du CHU pour les maladies du dos. Environ 60 combats du genre sont à l’affiche, les 11 et 12 décembre, à Québec.

«J’ai passé une partie de la journée à discuter avec de bons amis. Plusieurs m’ont appelé à la suite de la publication de l’article et, en bout de ligne, il y avait trop de “non” pour que je le fasse. Mais je ne veux surtout pas que ma décision nuise à l’événement, qu’on annule tout cela à cause de moi. Je veux être un cas isolé, que l’on considère ma décision comme étant juste celle d’un gars qui a subi une commotion, il y a deux ans», précisait celui dont la présence a permis la vente de plusieurs billets et quelques tables pour l’occasion. Il s’est engagé à rembourser ceux qui le voudront.

Mais à sa grande surprise, Laplante a découvert que les gens l’appuyaient encore plus à la suite de son désistement. «Les gens m’ont dit qu’ils préféraient regarder les combats avec moi plutôt que de venir me voir me battre. En fait, si je m’étais battu, ils ne seraient peut-être pas venus.»

L’entourage immédiat de Laplante est aussi rassuré, notamment sa femme et ses médecins. «Francine est avec moi depuis 35 ans, elle connaît le moineau. À chaque fois que je lance un projet audacieux, elle dit : “Quoi? ” Et par la suite, elle m’appuie là-dedans. Là, je pense qu’elle va finalement vouloir venir au gala avec moi», racontait-il en riant.

Laplante n’en demeure pas moins proche de la communauté de la boxe et a apprécié l’entraînement associé à ce sport. Depuis quelques semaines, il visitait le gymnase à raison de quatre fois par semaine en compagnie de son ami Steve Jobidon, qui devait l’affronter, et du gérant des Capitales, Patrick Scalabrini.

«Steve est un gars avec un grand cœur, il le faisait pour moi. Mais chaque jour, il devait aussi s’expliquer et je pense que ma décision ne lui déplaira pas. Le vent de face était tout simplement trop fort pour que j’en fasse à ma tête.»

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Le K.-O. d'Adonis Stevenson fait réfléchir Michel Laplante

Bien qu’il soit vendu à la cause et convaincu qu’il n’encourt aucun risque pour sa santé, le président des Capitales de Québec Michel Laplante remet en question sa participation à un combat de boxe amical dans le cadre du Challenge XPN au profit de la Fondation du CHU pour les maladies du dos qui se tiendra le 12 décembre, au Stade Canac.

Sa réflexion fait suite à l’état de santé précaire dans lequel se retrouve le boxeur professionnel Adonis Stevenson, plongé dans le coma depuis sa défaite par K.-O. au 11e round contre l’Ukrainien Oleksander Gvoz­dyk, samedi, au Centre Vidéotron.

«Il s’agit de la question qu’on ne veut pas se faire poser, mais elle est de mise et je vais y répondre. Je ne sais pas si je vais y participer», admettait l’homme de baseball, lundi matin.

Il prendra sa décision d’ici les 48 pro­chaines heures, mais s’interroge sur la pertinence de prendre part à une telle activité au moment où l’ex-champion du monde lutte pour sa vie sous la supervision des spécialistes en neurologie de l’hôpital de L’Enfant-Jésus, à Québec.

«Les chances de se faire mal ou de subir une grosse commotion cérébrale sont à peu près nulles, mais par respect pour la famille et les amis qui sont au chevet d’une personne qui leur est chère et qui s’inquiètent pour sa vie, je me demande si c’est le bon moment pour le faire. Je ne pense pas que ce le soit», disait-il en répondant lui-même à son questionnement.

Scalabrini y sera 

Depuis dimanche, les proches et des amis de Laplante lui demandent s’il enfilera les gants comme prévu, le 12 décembre, sous le dôme du Stade Canac pour s’y battre contre son ami Steve Jobidon. Le gérant des Capitales Patrick Scalabrini a aussi rendez-vous avec Jamie Keefe, qui dirigeait les Boulders de Rockland jusqu’à tout récemment.

Capitales

Les Capitales attirent deux anciennes étoiles

Même près de six mois avant le début de la saison, Patrick Scalabrini a commencé son magasinage. Après l’ex-releveur des majeures Dustin Molleken, le gérant des Capitales de Québec a ajouté au cours des derniers jours deux anciennes étoiles de la Ligue Frontier à son alignement : Josh Kimborowicz et Andrew Godbold.

Si Kimborowicz est un lanceur droitier qui a déjà évolué dans les filiales des Rays de Tampa Bay et des Dodgers de Los Angeles, Godbold n’a disputé qu’une seule saison dans l’organisation des Dodgers pour ensuite poursuivre sa carrière dans la Ligue Frontier, un circuit indépendant comme la Ligue Can-Am.

Âgé de 26 ans, mesurant 6’3” et pesant 230 livres, Godbold avait déjà porté les couleurs des Lions de l’Université du Sud-Est de la Louisiane. Après avoir quitté l’organisation des Dodgers, il s’est aligné pour le Freedom de Florence, puis avec les Cornbelters de Normal dans la Ligue Frontier.

Il a connu l’an dernier sa meilleure saison en carrière avec 29 doubles, 11 coups de circuit et 79 points produits en 91 matchs durant lesquels il a maintenu une moyenne au bâton de ,309. Le voltigeur est aussi considéré comme un joueur complet puisqu’il n’a commis qu’une seule erreur au champ gauche.

Quant à Kimborowicz, qui avait souvent été utilisé comme releveur dans le baseball affilié, il devrait faire partie de la rotation des Capitales puisqu’il s’est distingué comme partant dans les circuits indépendants.

Baez avec les Boulders

Par ailleurs, les Boulders de Rockland ont annoncé mardi que l’ancien arrêt-court des Mets de New York Kevin Baez serait le nouveau gérant de l’équipe à partir de la saison prochaine. Il remplacera Jamie Keefe, qui était en poste depuis 2013.

Baez dirigeait jusqu’à l’an dernier les Ducks de Long Island dans la Ligue Atlantique avec lesquels il avait maintenu une fiche de 571 gains contre 516 revers. Choix de septième ronde des Mets en 1988, il a disputé 63 matchs dans les ligues majeures.

«Les gérants avec le pedigree et le succès de Kevin Baez sont une denrée rare. Nous sommes très chanceux d’avoir l’opportunité de l’amener à Rockland. [...] Comme organisation, nous essayons toujours d’atteindre le prochain niveau et nous sommes convaincus que Kevin est la personne pour nous y amener. Jamie a été merveilleux et représente de beaux souvenirs pour nos fans. Je sais qu’il a de grandes opportunités devant lui et nous lui souhaitons le meilleur, à lui et à sa famille», a déclaré le président des Boulders, Shawn Reilly.

Keefe doit toujours se battre contre le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, dans un ring de boxe le 12 décembre sous le dôme du Stade Canac à l’occasion d’un gala de boxe amateur venant en aide à la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Québec.

Capitales

Calendrier réduit dans la Can-Am, mais un Match des étoiles

La Ligue Can-Am et les Capitales de Québec optent pour des valeurs sûres, en 2019. Retour probable d’équipes du Japon et de Cuba, en plus de la reprise d’un Match des étoiles, cette fois commun avec la Ligue Frontier. Le tout dans un calendrier réduit de 102 à 95 rencontres.

«Il y a de très bonnes chances que les équipes internationales pour 2019 proviennent du Japon et de Cuba», confirme le président des Capitales, Michel Laplante. Comme des détails restent à régler, l’annonce officielle n’a pas encore été faite.

On sait que les clubs étrangers s’arrêteront au Stade Canac de Québec pour une série de trois matchs chacun, les 18, 19 et 20 juin, ainsi que les 28, 29 et 30 juin. Cela fait partie d’une tournée qui s’étalera du 8 au 30 juin à travers les six villes du circuit.

Du côté japonais, qui avait envoyé une formation d’étoiles de la ligue indépendante de l’île Shikoku à la rencontre des clubs de la Can-Am en 2015 et en 2016, l’obtention de visas et autres exigences ne pose pas problème.

Quant aux Cubains, une délégation des propriétaires des équipes de la Ligue Can-Am ira «régulariser tout ça» à La Havane, en janvier. Une première, puisque lors des deux visites cubaines précédentes, en 2016 et en 2017, Laplante et son organisation avaient tout pris en charge.

«Quand les propriétaires ont démontré de l’intérêt pour ravoir Cuba, je leur ai dit : “Parfait! Mais cette fois, vous venez avec moi.” Pour les Cubains, ça tombe parfaitement dans leurs dates en préparation des Jeux panaméricains», qui se tiennent à compter du 26 juillet, au Pérou.

Après avoir vu l’an dernier l’équipe de la République dominicaine être remplacée en cours de route par un ramassis de joueurs représentant soi-disant Hollywood, ce concept a besoin d’un second souffle. Les Dominicains en étaient à leur deuxième visite ratée (2017).

Les étoiles avec la Frontier

Les pourparlers d’association ou même de fusion entre les diverses ligues indépendantes de baseball en Amérique du Nord se poursuivent, confirme Laplante.

Mais pour l’instant, la tenue d’un Match des étoiles conjoint des ligues Can-Am et Frontier à Rockland, le 10 juillet, fait office de premier pas en avant. Les dirigeants des deux circuits se réuniront à cette occasion.

L’an dernier, les Boulders ont mené la Can-Am avec une assistance moyenne de 2757 spectateurs à leurs matchs locaux, devant les 2386 de Québec. La Ligue Can-Am avait tenu son dernier Match des étoiles avec l’Association américaine, en 2017, à Ottawa. 

Pour ce qui est du calendrier allégé, les plaintes des gérants et des joueurs la saison dernière ont été entendues. Les équipes seront inactives 12 lundis sur 16, pour 15 jours de congé au total, dont trois consécutifs lors de la pause du Match des étoiles.

Le calendrier régulier s’étirera du 16 mai au 2 septembre, précédé par un camp d’entraînement du 6 au 15 mai et suivi de séries éliminatoires à compter du 4 septembre.

Les Capitales lanceront leur saison à Trois-Rivières, contre les Aigles, cinq jours avant l’ouverture locale au parc Victoria, le 21 mai, face aux Jackals du New Jersey.

Pour venger la finale perdue en 2018, les protégés du gérant Patrick Scalabrini devront attendre le 7 juin avant de croiser le chemin des Miners pour la première fois, à Sussex, et les champions en titre de la Can-Am ne chausseront pas les crampons à Québec avant le 25 juin.

Les Capitales affronteront Trois-Rivières à 22 reprises, Ottawa 19 fois, New Jersey 17, Rockland 16, Sussex 15 et chaque équipe internationale trois fois chacune.

Capitales

Scalabrini boxera sous le dôme pour une bonne cause

La rivalité entre les Capitales de Québec et les Boulders de Rockland se transportera du losange du baseball au ring de boxe, le 12 décembre. Les gérants Patrick Scalabrini et Jamie Keefe s’affronteront dans un combat amical à l’occasion du Challenge XPN au profit de la Fondation du CHU pour la recherche sur les maladies du dos.

«Il faut croire que Patrick n’en avait pas assez eu de nous battre dans les séries, il en voulait encore plus», rigole Keefe, à propos de l’événement qui se tiendra sous le dôme du Stade Canac.