Boxe

L’ex-entraîneur des Boulders ne peut se battre contre Scalabrini

Le «choc de la Ligue Can-Am» n’aura pas lieu, mercredi, sous le dôme du Stade Canac.

L’ex-entraîneur des Boulders de Rockland, Jamie Keefe, a déclaré forfait pour le combat de boxe amical qui devait l’opposer à son homologue des Capitales de Québec, Patrick Scalabrini, lors du Challenge XPN au profit de la Fondation du CHU pour la recherche sur les maladies du dos.

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Michel Laplante renonce à son combat amical

Le président des Capitales de Québec Michel Laplante a finalement renoncé à l’idée de livrer un combat amical de boxe dans le cadre du Challenge XPN, le mercredi 12 décembre.

Il a pris sa décision dans les heures ayant suivi la publication d’un reportage dans Le Soleil de mardi, où il admettait remettre en question sa participation à cette activité en raison de l’état de santé d’Adonis Stevenson depuis son combat de championnat du monde contre Oleksandr Gvozdyk, samedi, au Centre Vidéotron.

«Malgré le fait que je crois être très bien réhabilité de mon accident [il a survécu à un écrasement d’hélicoptère en septembre 2016], et d’avoir été bien entraîné pour passer trois rounds avec un casque et des gants adaptés, je dois malheureusement me désister du combat», a écrit Laplante à ses partenaires et amis dans un courriel distribué en fin de journée, mardi.

«Vous avez été nombreux depuis quelques heures à me manifester vos inquiétudes et je crois qu’il est impossible pour moi de savourer un tel moment dans le doute. Votre respect m’est cher.»

Partisan de la cause

Laplante était tiraillé parce qu’il est fervent partisan de la cause au cœur de l’événement présenté sous le dôme du Stade Canac. Le Challenge XPN est une activité de financement au profit de la Fondation du CHU pour les maladies du dos. Environ 60 combats du genre sont à l’affiche, les 11 et 12 décembre, à Québec.

«J’ai passé une partie de la journée à discuter avec de bons amis. Plusieurs m’ont appelé à la suite de la publication de l’article et, en bout de ligne, il y avait trop de “non” pour que je le fasse. Mais je ne veux surtout pas que ma décision nuise à l’événement, qu’on annule tout cela à cause de moi. Je veux être un cas isolé, que l’on considère ma décision comme étant juste celle d’un gars qui a subi une commotion, il y a deux ans», précisait celui dont la présence a permis la vente de plusieurs billets et quelques tables pour l’occasion. Il s’est engagé à rembourser ceux qui le voudront.

Mais à sa grande surprise, Laplante a découvert que les gens l’appuyaient encore plus à la suite de son désistement. «Les gens m’ont dit qu’ils préféraient regarder les combats avec moi plutôt que de venir me voir me battre. En fait, si je m’étais battu, ils ne seraient peut-être pas venus.»

L’entourage immédiat de Laplante est aussi rassuré, notamment sa femme et ses médecins. «Francine est avec moi depuis 35 ans, elle connaît le moineau. À chaque fois que je lance un projet audacieux, elle dit : “Quoi? ” Et par la suite, elle m’appuie là-dedans. Là, je pense qu’elle va finalement vouloir venir au gala avec moi», racontait-il en riant.

Laplante n’en demeure pas moins proche de la communauté de la boxe et a apprécié l’entraînement associé à ce sport. Depuis quelques semaines, il visitait le gymnase à raison de quatre fois par semaine en compagnie de son ami Steve Jobidon, qui devait l’affronter, et du gérant des Capitales, Patrick Scalabrini.

«Steve est un gars avec un grand cœur, il le faisait pour moi. Mais chaque jour, il devait aussi s’expliquer et je pense que ma décision ne lui déplaira pas. Le vent de face était tout simplement trop fort pour que j’en fasse à ma tête.»

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Boxe

Le K.-O. d'Adonis Stevenson fait réfléchir Michel Laplante

Bien qu’il soit vendu à la cause et convaincu qu’il n’encourt aucun risque pour sa santé, le président des Capitales de Québec Michel Laplante remet en question sa participation à un combat de boxe amical dans le cadre du Challenge XPN au profit de la Fondation du CHU pour les maladies du dos qui se tiendra le 12 décembre, au Stade Canac.

Sa réflexion fait suite à l’état de santé précaire dans lequel se retrouve le boxeur professionnel Adonis Stevenson, plongé dans le coma depuis sa défaite par K.-O. au 11e round contre l’Ukrainien Oleksander Gvoz­dyk, samedi, au Centre Vidéotron.

«Il s’agit de la question qu’on ne veut pas se faire poser, mais elle est de mise et je vais y répondre. Je ne sais pas si je vais y participer», admettait l’homme de baseball, lundi matin.

Il prendra sa décision d’ici les 48 pro­chaines heures, mais s’interroge sur la pertinence de prendre part à une telle activité au moment où l’ex-champion du monde lutte pour sa vie sous la supervision des spécialistes en neurologie de l’hôpital de L’Enfant-Jésus, à Québec.

«Les chances de se faire mal ou de subir une grosse commotion cérébrale sont à peu près nulles, mais par respect pour la famille et les amis qui sont au chevet d’une personne qui leur est chère et qui s’inquiètent pour sa vie, je me demande si c’est le bon moment pour le faire. Je ne pense pas que ce le soit», disait-il en répondant lui-même à son questionnement.

Scalabrini y sera 

Depuis dimanche, les proches et des amis de Laplante lui demandent s’il enfilera les gants comme prévu, le 12 décembre, sous le dôme du Stade Canac pour s’y battre contre son ami Steve Jobidon. Le gérant des Capitales Patrick Scalabrini a aussi rendez-vous avec Jamie Keefe, qui dirigeait les Boulders de Rockland jusqu’à tout récemment.

Capitales

Les Capitales attirent deux anciennes étoiles

Même près de six mois avant le début de la saison, Patrick Scalabrini a commencé son magasinage. Après l’ex-releveur des majeures Dustin Molleken, le gérant des Capitales de Québec a ajouté au cours des derniers jours deux anciennes étoiles de la Ligue Frontier à son alignement : Josh Kimborowicz et Andrew Godbold.

Si Kimborowicz est un lanceur droitier qui a déjà évolué dans les filiales des Rays de Tampa Bay et des Dodgers de Los Angeles, Godbold n’a disputé qu’une seule saison dans l’organisation des Dodgers pour ensuite poursuivre sa carrière dans la Ligue Frontier, un circuit indépendant comme la Ligue Can-Am.

Âgé de 26 ans, mesurant 6’3” et pesant 230 livres, Godbold avait déjà porté les couleurs des Lions de l’Université du Sud-Est de la Louisiane. Après avoir quitté l’organisation des Dodgers, il s’est aligné pour le Freedom de Florence, puis avec les Cornbelters de Normal dans la Ligue Frontier.

Il a connu l’an dernier sa meilleure saison en carrière avec 29 doubles, 11 coups de circuit et 79 points produits en 91 matchs durant lesquels il a maintenu une moyenne au bâton de ,309. Le voltigeur est aussi considéré comme un joueur complet puisqu’il n’a commis qu’une seule erreur au champ gauche.

Quant à Kimborowicz, qui avait souvent été utilisé comme releveur dans le baseball affilié, il devrait faire partie de la rotation des Capitales puisqu’il s’est distingué comme partant dans les circuits indépendants.

Baez avec les Boulders

Par ailleurs, les Boulders de Rockland ont annoncé mardi que l’ancien arrêt-court des Mets de New York Kevin Baez serait le nouveau gérant de l’équipe à partir de la saison prochaine. Il remplacera Jamie Keefe, qui était en poste depuis 2013.

Baez dirigeait jusqu’à l’an dernier les Ducks de Long Island dans la Ligue Atlantique avec lesquels il avait maintenu une fiche de 571 gains contre 516 revers. Choix de septième ronde des Mets en 1988, il a disputé 63 matchs dans les ligues majeures.

«Les gérants avec le pedigree et le succès de Kevin Baez sont une denrée rare. Nous sommes très chanceux d’avoir l’opportunité de l’amener à Rockland. [...] Comme organisation, nous essayons toujours d’atteindre le prochain niveau et nous sommes convaincus que Kevin est la personne pour nous y amener. Jamie a été merveilleux et représente de beaux souvenirs pour nos fans. Je sais qu’il a de grandes opportunités devant lui et nous lui souhaitons le meilleur, à lui et à sa famille», a déclaré le président des Boulders, Shawn Reilly.

Keefe doit toujours se battre contre le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, dans un ring de boxe le 12 décembre sous le dôme du Stade Canac à l’occasion d’un gala de boxe amateur venant en aide à la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Québec.

Capitales

Calendrier réduit dans la Can-Am, mais un Match des étoiles

La Ligue Can-Am et les Capitales de Québec optent pour des valeurs sûres, en 2019. Retour probable d’équipes du Japon et de Cuba, en plus de la reprise d’un Match des étoiles, cette fois commun avec la Ligue Frontier. Le tout dans un calendrier réduit de 102 à 95 rencontres.

«Il y a de très bonnes chances que les équipes internationales pour 2019 proviennent du Japon et de Cuba», confirme le président des Capitales, Michel Laplante. Comme des détails restent à régler, l’annonce officielle n’a pas encore été faite.

On sait que les clubs étrangers s’arrêteront au Stade Canac de Québec pour une série de trois matchs chacun, les 18, 19 et 20 juin, ainsi que les 28, 29 et 30 juin. Cela fait partie d’une tournée qui s’étalera du 8 au 30 juin à travers les six villes du circuit.

Du côté japonais, qui avait envoyé une formation d’étoiles de la ligue indépendante de l’île Shikoku à la rencontre des clubs de la Can-Am en 2015 et en 2016, l’obtention de visas et autres exigences ne pose pas problème.

Quant aux Cubains, une délégation des propriétaires des équipes de la Ligue Can-Am ira «régulariser tout ça» à La Havane, en janvier. Une première, puisque lors des deux visites cubaines précédentes, en 2016 et en 2017, Laplante et son organisation avaient tout pris en charge.

«Quand les propriétaires ont démontré de l’intérêt pour ravoir Cuba, je leur ai dit : “Parfait! Mais cette fois, vous venez avec moi.” Pour les Cubains, ça tombe parfaitement dans leurs dates en préparation des Jeux panaméricains», qui se tiennent à compter du 26 juillet, au Pérou.

Après avoir vu l’an dernier l’équipe de la République dominicaine être remplacée en cours de route par un ramassis de joueurs représentant soi-disant Hollywood, ce concept a besoin d’un second souffle. Les Dominicains en étaient à leur deuxième visite ratée (2017).

Les étoiles avec la Frontier

Les pourparlers d’association ou même de fusion entre les diverses ligues indépendantes de baseball en Amérique du Nord se poursuivent, confirme Laplante.

Mais pour l’instant, la tenue d’un Match des étoiles conjoint des ligues Can-Am et Frontier à Rockland, le 10 juillet, fait office de premier pas en avant. Les dirigeants des deux circuits se réuniront à cette occasion.

L’an dernier, les Boulders ont mené la Can-Am avec une assistance moyenne de 2757 spectateurs à leurs matchs locaux, devant les 2386 de Québec. La Ligue Can-Am avait tenu son dernier Match des étoiles avec l’Association américaine, en 2017, à Ottawa. 

Pour ce qui est du calendrier allégé, les plaintes des gérants et des joueurs la saison dernière ont été entendues. Les équipes seront inactives 12 lundis sur 16, pour 15 jours de congé au total, dont trois consécutifs lors de la pause du Match des étoiles.

Le calendrier régulier s’étirera du 16 mai au 2 septembre, précédé par un camp d’entraînement du 6 au 15 mai et suivi de séries éliminatoires à compter du 4 septembre.

Les Capitales lanceront leur saison à Trois-Rivières, contre les Aigles, cinq jours avant l’ouverture locale au parc Victoria, le 21 mai, face aux Jackals du New Jersey.

Pour venger la finale perdue en 2018, les protégés du gérant Patrick Scalabrini devront attendre le 7 juin avant de croiser le chemin des Miners pour la première fois, à Sussex, et les champions en titre de la Can-Am ne chausseront pas les crampons à Québec avant le 25 juin.

Les Capitales affronteront Trois-Rivières à 22 reprises, Ottawa 19 fois, New Jersey 17, Rockland 16, Sussex 15 et chaque équipe internationale trois fois chacune.

Capitales

Scalabrini boxera sous le dôme pour une bonne cause

La rivalité entre les Capitales de Québec et les Boulders de Rockland se transportera du losange du baseball au ring de boxe, le 12 décembre. Les gérants Patrick Scalabrini et Jamie Keefe s’affronteront dans un combat amical à l’occasion du Challenge XPN au profit de la Fondation du CHU pour la recherche sur les maladies du dos.

«Il faut croire que Patrick n’en avait pas assez eu de nous battre dans les séries, il en voulait encore plus», rigole Keefe, à propos de l’événement qui se tiendra sous le dôme du Stade Canac.

Capitales

Les Capitales élus organisation de l’année pour la 6e fois

À part la nomination des Capitales de Québec au titre de l’organisation de l’année en 2018, peu de choses sont sorties de la réunion des propriétaires de la Ligue Can-Am de baseball indépendant, mercredi, à New York.

La situation des Champions d’Ottawa n’ayant pas été officialisée, tous les autres dossiers à l’ordre du jour ne pouvaient pas être bouclés. «L’avenir des Champions a un effet domino sur les autres points. On devrait en savoir plus sur ce sujet au cours des prochains jours», se limitait à dire le président des Capitales, Michel Laplante. La réunion de mercredi n’a donc pas été «fermée», elle reste ouverte pour encore quelque temps et se poursuivra au téléphone.

Les Champions, dont la vente avait été confirmée à 90 % par leur propriétaire Miles Wollf, à la fin de la saison, pourraient passer à des intérêts locaux sous peu. Si tel est le cas, la Ligue Can-Am compterait encore six équipes, en 2019.

Mais pour l’heure, impossible de dire si un calendrier interligue prendra forme ou ce qu’il en est du désir de certains de fusionner avec la Ligue Atlantic, ni quelles seront les équipes nationales à visiter la Ligue Can-Am, l’été prochain. «Pour l’instant, tout le monde est en attente. Je n’en sais pas assez pour en dire plus», expliquait Laplante, qui n’a jamais caché son intention de voir revivre des séries de matchs entre la Ligue Can-Am et l’American Association, les deux circuits indépendants dont Miles Wolff est le commissaire.

La Ligue Can-Am a cependant profité de l’occasion pour remettre le titre d’organisation de l’année aux Capitales pour une deuxième année de suite et pour la sixième fois de leur histoire. «Je trouve cela flatteur, surtout que ça vient d’un sondage réalisé auprès des gérants et des dirigeants adverses. Ça indique que c’est toujours aussi spécial de venir jouer à Québec. Il s’agit du trophée de tout notre personnel», confiait Lapante, rejoint mercredi soir, à New York.  

Capitales

Quel avenir pour la Can-Am?

À quoi ressemblera la Ligue Can-Am dans les prochaines années? Un début de réponse à cette question pourrait surgir des assises annuelles du circuit de baseball indépendant, mercredi, à New York, où plusieurs dossiers seront abordés.

«Il y a beaucoup de choses sur la table, je me demande même si on pourra discuter de tous les sujets. Sincèrement, je n’ai aucune idée où tout cela va aboutir», admet le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, à la veille de la réunion des propriétaires, à New York.

L’avenir des Champions d’Ottawa, le transfert possible des Boulders de Rockland dans la Ligue Atlantic en 2020, les pourparlers avec la Ligue Frontier pour une série de matchs, l’identité des pays qui désirent participer à la tournée internationale, voilà le pain sur la planche qui attend les bonzes de la Ligue Can-Am.

«J’ai l’habitude de savoir pas mal tout ce qui va se passer, mais cette fois-ci, je suis incapable de me faire une tête sur la direction qu’on prendra. Le seul sentiment qui m’habite, présentement, c’est qu’il y aura du baseball professionnel indépendant la saison prochaine et dans les prochaines années parce qu’on s’est placé dans une situation où l’on peut se virer de bord à cause de l’installation du terrain synthétique», notait Laplante.

Les Capitales et le Complexe Baseball Victoria ont d’ailleurs procédé, dans les derniers jours, à l’élévation du dôme au Stade Canac.

En faveur d’une méga ligue

Si Laplante était le seul à décider de l’avenir du baseball indépendant, il serait favorable à des fusions ou une grande réunification des différentes ligues à travers l’Amérique du Nord. Mais tout projet en ce sens comporte des dépenses qui ne plaisent pas nécessairement aux grands argentiers de plusieurs équipes.

«Je serais très heureux si l’on parvenait à créer une méga ligue. Je serais en faveur que l’on augmente un peu les dépenses pour des voyages qui nous permettraient d’affronter d’autres équipes et de découvrir de nouveaux marchés. Je suis favorable à l’idée d’en offrir plus à nos amateurs», dit l’homme de baseball.

Laplante est à l’origine des séries internationales ayant connu leur apogée avec la visite de l’équipe nationale cubaine en 2016 et 2017. Le Japon, qui était de la première mouture en 2015, serait intéressé à revenir, mais la porte est fermée à un retour de la République dominicaine après le fiasco des deux dernières saisons.

Il serait prêt à accueillir un tournoi à la ronde qui opposerait les champions des quatre principales ligues indépendantes, soit la Can-Am, l’American Association, l’Atlantic et la Frontier. Un peu comme celui de la Coupe Memorial, dans le hockey junior majeur.

Une fusion avec la Ligue Atlantic est aussi dans l’air, puisque Rockland pourrait s’y retrouver dès la saison 2020. «Ce n’est pas possible en 2019, mais en 2020, c’est réalisable. On parle d’un coût de 2 à 3 millions $ pour se joindre à cette ligue. Serait-on capable d’arriver à leur montant? Une fusion complète serait peut-être plus abordable. Dans tout cela, il faut savoir anticiper l’avenir et ne pas se tromper.»

Capitales

Sonnés par la défaite, les Capitales font leur bilan

Encore sous le choc de leur défaite en finale contre les Miners de Sussex County causée par un dramatique circuit de trois points après deux retraits en fin de neuvième manche, les Capitales de Québec regardent déjà vers l’avenir. Plusieurs changements seront effectués à la formation, qui se dit aussi favorable à une refonte des différentes ligues du baseball indépendant.

Jour de bilan de saison, mardi, pour les Capitales. Le bruit du circuit de Martin Figueora résonne encore dans les oreilles du gérant Patrick Scalabrini. Il l’entendra encore un peu, le temps que la douleur s’estompe. Il n’a pas encore eu l’idée de tourner le fer dans sa propre plaie et de visionner à nouveau le coup de bâton en question.

«Quel circuit? Je ne l’ai pas encore regardé. Il s’agissait d’un moment magique pour eux, et sûrement qu’on va en entendre parler longtemps. Mais j’espère que non. C’est sûrement le moment le plus dramatique de ma carrière, ça ne m’était jamais arrivé de finir une saison comme ça», admettait Scalabrini au sujet de l’élan ayant permis aux Miners de remporter le championnat de la Ligue Can-Am, samedi, au New Jersey.

Le gérant des Capitales reconnaît qu’il lui faudra un certain temps pour diriger le tout. Pour l’instant, il essaie d’oublier. Il regarde aussi partir tous les joueurs qui ont probablement porté l’uniforme de l’équipe une dernière fois, comme les Maxx Tissenbaum, Nick Van Stratten, Kalian Sams, Adam Ehrlich et même les Cubains Lazaro Blanco et Yordan Manduley.

«J’adore mes frères cubains, j’aimerais qu’ils reviennent. Mais il y a de l’intérêt pour Blanco au Mexique et en Asie. Les Jeux panaméricains sont aussi un élément qui pourrait peser dans la balance, l’été prochain, mais j’aimerais refaire l’expérience d’aligner de tels joueurs étoiles», disait-il à propos du lanceur et de l’arrêt-court Manduley, champion frappeur de la Ligue Can-Am et magicien défensif.

Changement de noyau

Scalabrini n’a aucune idée de l’identité de ceux qui sauteront sur le terrain en mai 2019. Il laissera la neige tomber et parlera à nouveau de baseball lorsque celle-ci commencera à fondre à l’arrivée du printemps.

Capitales

La fin pour Van Stratten et Tissenbaum

La défaite de samedi en finale de la Ligue Can-Am a été très difficile à avaler pour les joueurs des Capitales, mais encore davantage pour Nick Van Stratten et Maxx Tissenbaum, dont c’était probablement le dernier match en carrière.

Pour Van Stratten, un voltigeur utilisé comme frappeur désigné durant les séries en raison d’une blessure à l’épaule, la décision était finale et sans appel malgré la profonde tristesse qu’il ressentait.

«J’ai obtenu ma certification en prévention des incendies et je pourrai donc devenir pompier l’an prochain. C’est le temps d’accrocher mes crampons», affirmait-il, les larmes aux yeux, après la partie.

Résidant à Kansas City, l’ancien espoir des Royals maintenant âgé de 33 ans n’a pas caché que sa blessure à l’épaule avait joué un rôle important dans sa décision.

«J’ai reçu une infiltration de cortisone, mais après le troisième match contre Rockland, je ne pouvais plus jouer en défensive à cause de ma blessure. C’est dur d’essayer de rester en santé à chaque jour.»

«Si ce n’était pas de mon épaule, je pourrais trouver un poste dans une équipe de la Ligue du Mexique et tu peux gagner ta vie à jouer au baseball là-bas», poursuit celui qui avait joué pour les Broncos de Reynosa et les Salaperos de Saltillo en 2015 et 2016.

«Il est maintenant temps de m’installer quelque part pour de bon. Je suis venu ici et je ne gagnais pas beaucoup d’argent. Mes parents me demandaient ce que je faisais là, mais j’ai apprécié chaque jour passé à Québec. C’est une ville fantastique avec des partisans fantastiques», a-t-il poursuivi.

Amertume

Quant à Tissenbaum, il prévoit retourner à New York et tenter de trouver du travail dans le domaine où il a étudié. «J’aimerais trouver un emploi où je pourrais mettre à profit mon diplôme, que ce soit en marketing ou en vente», poursuit celui qui a passé trois saisons comme receveur et deuxième but avec les Caps.

«Je crois que c’était mon dernier match... J’aurais aimé que ce ne soit pas aujourd’hui, mais je crois que c’est le cas, même si rien n’est certain», a-t-il déclaré, lui aussi étreint par l’émotion.

«Je croyais qu’on pouvait gagner, je crois vraiment en ces gars, mais c’est le baseball, tout peut changer avec un lancer, un élan», analysait-il à propos du douloureux circuit décisif de Martin Figueroa des Miners de Sussex County.

«Vous savez, le baseball, c’est tout ce que je connais! Toute ma vie, je me suis rendu au terrain de balle à chaque jour, je me suis entraîné et j’ai joué des matchs», poursuit l’athlète de 26 ans, ayant de la difficulté à réaliser qu’il passerait bientôt à l’après-carrière.

Tissenbaum gardera lui aussi un souvenir positif de Québec et des Capitales. «Vous avez les meilleurs fans qu’on peut avoir. Je ne pourrai jamais remercier suffisamment les Capitales. Quand j’ai été libéré par l’organisation des Marlins de Miami en 2016, ça n’a pas été facile, mais j’ai retrouvé l’amour du baseball à Québec.»

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Scalabrini laissera tomber la neige avant de penser à 2019

Encore sous le choc de sa première défaite en finale de la Ligue Can-Am comme gérant des Capitales, Patrick Scalabrini a l’intention de «laisser tomber la neige» avant de penser à la prochaine saison.

«Je sais que j’aurai du travail avec les départs de Kalian Sams, Nick Van Stratten, Maxx Tissenbaum et (le receveur) Adam Ehrlich. Mais je préfère ne pas penser aux Capitales pour une couple de mois, passer un peu de temps en famille car j’ai été souvent parti récemment», a-t-il affirmé samedi après avoir parlé à ses protégés.

«J’ai pris quelques minutes pour les remercier pour la saison, sachant très bien qu’il y avait des émotions difficiles surtout pour les gars dont c’était le dernier match. J’ai été fier d’aller à la guerre avec eux. Ils ont représenté les Capitales avec beaucoup de classe.»

Dix ans plus tard

La défaite aux mains des Miners de Sussex County survenait dix ans après la seule autre défaite de Scalabrini en finale de la Ligue Can-Am en 2008. Il était alors le joueur de premier but des Capitales qui s’étaient inclinés en trois matchs contre les Skyhawks... de Sussex.

«Il y a beaucoup d’émotions... Certains ont le coeur gros et auraient aimé mieux finir ça d’une autre façon. J’aurais aimé mieux ne pas connaître cette sensation», poursuit celui qui avait remporté toutes ses finales depuis qu’il avait pris la relève de Michel Laplante comme gérant des Caps en 2010.

«On l’avait... on pensait déjà au lendemain, au match cinq, à Jay Johnson, notre meilleur lanceur, qui aurait débuté ce match.»

«C’est un moment dépressif et il faudra s’en remettre. Mais là, on tourne la page, on va prendre un million de bières pour oublier ça», a-t-il illustré. Scalabrini ne mettra cependant pas le baseball totalement de côté. «Non, car j’ai mon programme sport-études de baseball (à l’Académie Saint-Louis) et je retombe là-dedans dès maintenant», reprend-t-il à propos du programme qu’il dirige depuis un an après avoir été associé au programme sport-études des Canonniers de Québec.