Capitales

Profession: préposé aux bâtons

Ils ne sont pas aussi visibles que les autres joueurs des Capitales. Ils ne font pas les manchettes à cause de leurs exploits au monticule ou au bâton. À vrai dire, sur le terrain, leur rôle n’est ni offensif ni défensif. Disons qu’ils sont davantage des joueurs de soutien. Dans les gradins, notre regard n’est pas porté vers eux, mais pourtant leur travail est indispensable au bon déroulement de la rencontre.

Ils sont au nombre de quatre par match à exercer la «profession» de préposé aux bâtons pour les Capitales de Québec lors des matchs de l’équipe à domicile.

Ceux qu’on appelle communément les batboys arrivent au Stade Canac entre 30 minutes et une heure avant le début du match. Une fois vêtus de leur chemise, de leur casque et de leurs souliers, ils sautent sur le terrain juste à temps pour être présentés à la foule par les animateurs. Puis, dès le premier lancer, les préposés se mettent au travail.

L’arbitre au marbre demande de nouvelles balles. Le bâton du joueur qui vient de frapper un coup sûr traîne au sol. Une fausse balle doit être ramassée. Les batboys s’activent pour permettre au jeu de reprendre le plus rapidement possible.

Parmi la vingtaine de préposés, âgés entre 8 et 11 ans, on compte Zack Tremblay et Ely Boucher. Zack, 9 ans, est considéré comme un vétéran avec ses quatre années de service sous le casque. Ely, 9 ans lui aussi, a l’étiquette de recrue, lui qui en est à sa première saison.

Pas d’affichage

Les deux ont décroché leur poste de façon similaire. Le père de Zack est un ami du gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, tandis que la famille d’Ely est proche des Laplante, dont Michel est le président de l’équipe.

«Quand j’étais petit, j’allais souvent voir les matchs des Capitales, puis j’aimais ça voir les batboys qui ramassaient les bâtons», raconte le jeune vétéran. «Un moment donné, je lui ai demandé [à Scalabrini] si je pouvais les aider en étant batboy et puis j’ai commencé.»

Charles Demers, qui s’occupe des opérations baseball au sein de l’administration du club québécois, explique qu’«il n’y a pas d’affichage de poste. Les gens m’envoient un courriel me mentionnant leur intérêt pour pouvoir être batboy et après, en fonction du nombre de places disponibles et le retour, j’envoie un message pour dire qu’ils ont été sélectionnés.»

Pas besoin d’affichage pour que la fonction soit populaire. Il n’y a qu’à laisser le bouche-à-oreille faire son œuvre.

«Les petits gars qui jouent dans l’équipe de baseball à Zack, quand ils viennent aux Capitales et ils voient que Zack est là, ils veulent tous savoir comment faire pour faire ça. Ça se jase entre tous les petits jeunes qui jouent au baseball» donne en exemple la mère de celui-ci.

Les candidats n’ont pas besoin d’y jouer pour avoir une chance de porter le maillot des Capitales, comme Ely. Le préposé recrue aimerait bien cependant pratiquer ce sport. «Peut-être l’année prochaine», avance maman.

Les nouveaux préposés ne sont pas laissés à eux-mêmes lorsqu’ils arrivent pour leur premier quart de travail. L’organisation a créé le «Grand livre des batboys», dont ces derniers doivent prendre connaissance.

«On essaie de jumeler des vétérans avec des recrues, pour qu’ils puissent montrer un petit peu c’est quoi la tâche», ajoute le responsable. «Les coachs servent, au début de l’année, d’entraîneurs pour les batboys. Ils disent les moments d’aller chercher le bâton, d’aller porter des balles.»

L’horaire mensuel est fait en fonction des disponibilités des jeunes. Chacun peut être appelé entre quatre et six fois par mois, pour un total d’une vingtaine de parties dans la saison.

Grand amateur de ce sport, Zack apprécie qu’il puisse «apprendre des choses et ça me permet de voir les matchs». Pour Ely, c’est la proximité avec les pros qu’il aime particulièrement. «C’est rare que tu touches aux balles des vrais joueurs.»

Les qualités recherchées

Plusieurs caractéristiques sont recherchées chez un bon préposé aux bâtons. 

«Il est toujours prêt, on n’a pas besoin de lui rappeler ses tâches», affirme M. Demers. «Un bon batboy, c’est un jeune qui est alerte, qui est capable de comprendre par lui-même quand aller chercher la balle, quand ne pas y aller, c’est quoi le danger, est-ce que le jeu est fini. On voit vraiment la différence quand les jeunes ça fait deux ans, trois ans qui le font, ils deviennent très bons.»

Évidemment, ce n’est pas une paie sous forme monétaire qui est versée aux batboys, mais leur travail «donne accès à deux billets pour le match pour ses parents, des rabais à la boutique souvenir et aux concessions», précise Charles Demers. «Juste le fait d’être dans l’abri des Capitales et de côtoyer leurs idoles et de pouvoir échanger avec eux, ça c’est leur paie.»

Capitales

Johnson frappé par la foudre Brennan

TROIS-RIVIÈRES — Taylor Brennan est au sommet de sa forme quand le public en demande.

Devant 2755 personnes lundi soir au Stade Stéréo Plus, le joueur étoile des Aigles a claqué son 27e circuit de la saison, un grand chelem en deuxième manche, établissant un nouveau record pour les points produits en une saison dans l’histoire de l’organisation, avec 73.

Les Capitales de Québec ne s’en sont pas remis, subissant une défaite de 7-2 dans le premier match d’une série de trois entre les deux rivaux québécois.

Avec les buts remplis et deux retraits, Brennan a expédié l’offrande du partant Jay Johnson (5-2) — nommé lanceur de la semaine dans la Ligue-Can plus tôt lundi — très loin au champ gauche. 

«Je l’ai su à mon retour dans l’abri. C’est un bel accomplissement, mais tout ça est un bel effort d’équipe. Ça vient aussi des gars qui jouent avec moi», témoignait Brennan, au sujet du record qu’il venait de battre.

Son gérant, T.J. Stanton, n’a pas ménagé les éloges envers son joueur étoile. «On a vécu un grand moment avec son grand chelem. J’espère que les fans ont apprécié! Partout où il passe, Taylor est l’attraction de notre équipe. Il est une vedette de cette ligue, à l’instar de Kalian Sams et comme l’ont déjà été Joe Maloney et Eddie Lantigua.»

Québec avait pourtant bien entrepris la rencontre en inscrivant le premier point dès la demi-manche initiale, alors que Kalian Sams a poussé Nick Van Stratten au marbre à l’aide d’un ballon-sacrifice.

Quelques minutes plus tard, Alberth Martinez ramenait tout le monde à égalité avec une longue balle en solo, et ce sur le premier tir du match de Johnson.

Les Capitales ont répliqué en troisième grâce à un simple de Maxx Tissenbaum, mais Javier Herrera s’est chargé de redonner un coussin confortable au partant des Aigles Chris Murphy (9-5) avec un circuit de deux points.

C’était 7-2 en fin de quatrième manche et ça allait demeurer ainsi jusqu’au retrait final.

«Jay a manqué plusieurs lancers, pas seulement sur les trois circuits des Aigles», regrettait le gérant de Québec Patrick Scalabrini, qui voit la séquence de gains de son club s’arrêter à quatre.

«Le grand chelem nous a scié les jambes. On a commis plusieurs erreurs mentales»

Fontaine épate

Au moins, Scalabrini pouvait se consoler grâce au travail de ses releveurs. Si Johnson a quitté pour les douches après seulement quatre manches et sept points mérités sur trois circuits, Lachlan Fontaine, Andrew Elliott et Will Dennis n’ont presque rien donné aux Aigles.

Pour Fontaine, sa transition de joueur de position à lanceur est un succès. «Il a une belle glissante et une rapide à 92 mi/h. C’est une petite victoire pour nous ce soir.»

Mardi soir, pour le deuxième match de la série, Wendell Floranus (1-2, 4,00) grimpera sur la butte pour les Capitales. Son vis à vis sera Tyler Garkow (7-4, 4,25).

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LES FLEURS AVANT LE POT

Quelques heures avant de connaître une sortie difficile à Trois-Rivières lundi soir, Jay Johnson avait reçu le titre de lanceur de la semaine dans la Ligue Can-Am. En un départ lors de cette période, le gaucher des Capitales avait brillé dans une victoire de 8-0 face aux Boulders de Rockland, mardi dernier. Lors de ce match, le gaucher n’avait accordé que deux coups sûrs et deux buts sur balles, en plus de retirer cinq frappeurs sur des prises en sept manches de travail. En 24 sorties cette saison, dont neuf départs, le natif du Nouveau-Brunswick présente un dossier de 5-2 et pointe au troisième rang des lanceurs de la Ligue Can-Am avec une moyenne de points mérités de 2,31. C’est la troisième fois de la saison que les Capitales voient un de leurs lanceurs recevoir pareil honneur, après Karl Gélinas et Sean Donatello.  Sébastien St-Onge

Capitales

Enfin, la 100e victoire de Gélinas!

La sixième tentative aura été la bonne pour le partant Karl Gélinas qui a finalement pu savourer sa 100e victoire en carrière dans les rangs professionnels. Les Capitales ont balayé les Miners de Sussex grâce à un gain de 2-1, dimanche, au Stade Canac.

«C’est fait! s’est exclamé Gélinas. Je suis content. Oui c’est un soulagement, mais c’est un match comme un autre. Il était très important pour nous aussi, on voulait balayer la série. Je suis très satisfait de la manière que je lançais la balle ce soir. Les derniers temps aussi, mais c’est juste que les victoires étaient plus difficiles à aller chercher.»

«C’est très bon pour l’équipe. On a lancé un message à la ligue en fin de semaine», a-t-il poursuivi avant d’avoir droit à la traditionnelle douche d’eau froide gracieuseté de ses coéquipiers.

Le Québécois a lancé huit manches, accordant sept coups sûrs, un point mérité, un but sur balles et a passé six Miners dans la mitaine.

Son collègue de longue date Patrick Scalabrini s’est évidemment réjoui de sa sortie. «De finir le balayage, contre ce lanceur-là qui a très bien lancé, de faire ça à la maison, c’était une journée qui avait un peu de magie, un peu de feeling de série là-dedans. Très heureux pour Karl que ce soit fait, parce qu’il en entend parler, puisque ça a pris quelques départs. Ça a été complètement dominant comme performance.»

Gélinas affirme que «c’est surtout le plaisir de compétitionner, d’avoir la chance de pouvoir être sur le terrain et de pouvoir encore le faire à [son] âge et de pouvoir encore aider l’équipe à gagner» qui le motive à poursuivre sa carrière.

À sa 12e saison dans l’uniforme des Capitales, le lanceur de 35 ans ne pensait pas connaître autant de succès avec l’équipe. «Je ne pensais même pas que je serais encore ici aujourd’hui. Au départ, je m’en venais ici sans trop connaître dans quoi je m’embarquais, puis me voilà encore à faire la même chose et à avoir autant de plaisir, sinon plus.»

La rencontre a été dictée par les lanceurs qui n’ont à peu près rien donné jusqu’en fin de match aux frappeurs des deux équipes. Le premier-but des Miners Audy Ciriaco a brisé l’égalité en début de septième manche lorsqu’il est venu marquer sur le simple de Connor Crane.

Réplique en fin de match

Les Capitales ont répliqué à la manche suivante avec deux points opportuns. Phildrick Llewellyn s’est amené au marbre grâce à un double de TJ White qui a fait la même chose quelques instants plus tard sur le double de Kalian Sams.

Le dominant lanceur de Sussex David Rollins, qui a mené la ligue pour la moyenne de points mérités, a donné huit coups sûrs, dont deux points, un but sur balles et a retiré trois frappeurs sur des prises en sept manches et deux tiers de travail.

En relève à Gélinas pour fermer les livres en neuvième, Trevor Bayless a fait beaucoup moins peur à ses coéquipiers qu’à sa dernière sortie, vendredi, ne donnant qu’un simple.

«Beaucoup moins stressant aujourd’hui qu’il y a deux jours», a dit Gélinas le sourire en coin, qui porte aussi le chapeau d’entraîneur des lanceurs. «C’est un nouveau rôle pour lui. Je vois qu’il a des petits ajustements à faire, j’ai l’impression qu’il essaie d’en faire plus qu’avant quand il était dans un rôle plus effacé. […] Il est allé chercher deux gros sauvetages, donc c’est énorme pour nous.»

Ce balayage risque de donner la motivation nécessaire aux meneurs au classement de la Ligue Can-Am pour rebondir lorsqu’ils retrouveront leurs rivaux de Québec dans deux semaines. «Ils jouent beaucoup mieux à la maison qu’à l’extérieur. […] Cette série-là leur a certainement joué dans la tête pour en séries venir jouer à Québec», croit le gérant Scalabrini.

NOTES : Le lanceur des Capitales Juan Benitez a été placé sur la liste des blessés pour le renvoyer chez lui, puisque le retour de Karl Gélinas dans la formation obligeait Patrick Scalabrini à effectuer un mouvement de personnel. Avec les séries éliminatoires qui approchent, deux places supplémentaires avec l’équipe pourraient lui permettre de revenir... Québec amorce lundi une série de trois matchs contre les Aigles de Trois-Rivières.

Capitales

Sussex 1/Québec 2: Blanco rebondit

Les Capitales ont passé près de l’échapper, mais ils l’ont emporté 3-2 contre les Miners de Sussex, vendredi, au Stade Canac, devant 3772 spectateurs, la deuxième plus grosse foule de la saison.

À son deuxième départ depuis qu’il a réintégré la formation, le partant Lazaro Blanco (4-3) a été solide sur la butte de Québec, lui qui avait donné sept points mérités contre les Jackals, dimanche dernier. En sept manches de travail, l’artilleur cubain a passé sept frappeurs dans la mitaine n’accordant que quatre coups sûrs et un but sur balles.

«Il a donné un circuit, c’est tout!» s’est réjoui le gérant des vainqueurs, Patrick Scalabrini. «Je suis content pour lui, parce que c’est un professionnel, il prend ça personnel. À sa dernière sortie, il n’était vraiment pas satisfait.»

Les Capitales ont les devants 2-0 dès la première manche grâce à un double de Maxx Tissenbaum avec les buts remplis. Kalian Sams est également venu marquer sur la séquence, mais les arbitres ont jugé qu’il s’agissait plutôt d’un double automatique, puisque la balle a frappé le bas du tableau indicateur avant de revenir sur le terrain. Sams a dû rebrousser chemin vers le troisième coussin.

Petite vague d’expulsions

Cette décision n’a pas fait l’affaire d’un des opérateurs du tableau indicateur qui a fait part de son mécontentement à l’arbitre de premier-but Tim McCaffrey, avant le début de la deuxième manche. Après plusieurs minutes de consultations entre les arbitres, les joueurs et l’état-major des Capitales, dans la confusion la plus complète, les officiels ont pris la décision de l’expulser.

En fin de deuxième, le receveur des Miners a lui aussi trouvé une façon de quitter la rencontre avant la fin. Visiblement insatisfait de la zone des prises de l’arbitre au marbre, Luis Alen a enguirlandé ce dernier avant d’être renvoyé au vestiaire des siens.

À la reprise du jeu, les Capitales n’ont été en mesure d’inscrire qu’un seul point — Phildrick Llewellyn a croisé le marbre sur un mauvais lancer —, alors que les buts étaient remplis avec aucun retrait au tableau.

«Faut vraiment qu’on soit meilleurs. Depuis un bout de temps, on bousille plusieurs opportunités. Ça me tue, les coureurs au troisième but avec moins de deux retraits qui ne rentrent pas. Faut être meilleurs, c’est évident si on veut gagner un championnat», a noté le patron.

En troisième, Audy Ciriaco a tenté mettre en branle l’attaque de Sussex avec un long circuit en solo au champ gauche. Malheureusement pour lui, la réponse de ses coéquipiers est venue bien plus tard, en neuvième, alors que Mikey Reynolds a poussé Daniel Mateo au marbre, réduisant la marque à 3-2.

D’ailleurs, le releveur des Capitales Trevor Bayless a fait «très peur» à ses coéquipiers en fin de match, passant bien près de compromettre les chances de victoire de sa bande. Il a placé trois hommes sur les sentiers avec un retrait, mais s’est bien tiré d’affaire en retirant les deux derniers frappeurs du match sur des prises, récoltant ainsi son sixième sauvetage.

«Apparemment que les bons closers, c’est ça qui font. Ils rendent ça excitant et ils s’en sortent sans problème», a dit Scalabrini qui utilisait Bayless pour la première fois dans ce genre de situation.

Le troisième match de la série contre les Miners aura lieu samedi, à 18h05, au Stade Canac.

Capitales

Les Capitales remportent un festin offensif

Les Capitales perdaient par quatre points, mais ils ont finalement explosé en fin de match pour l’emporter 9-5 sur les Miners de Sussex devant 2662 spectateurs, jeudi au Stade Canac de Québec.

Avant la rencontre, le gérant Patrick Scalabrini affirmait que son partant de la soirée, Juan Benitez (0-3), devait «démontré quelque chose» pour demeurer dans la formation.

Il n’a sûrement pas aidé son sort, lui qui a connu une troisième manche désastreuse, accordant quatre points mérités sur six coups sûrs. Le Dominicain s’est ressaisi et n’a donné qu’un double et un but sur balles jusqu’à son retrait du match avant la septième manche.

«On va dormir là-dessus», a lancé Scalabrini. «Il a eu une très mauvaise manche et après ça il nous a montré des flashs de lanceurs. En ce moment, il est capable du meilleur comme du pire.»

Mcowen donne le ton

James McOwen s’est fait voler un circuit certain au champ droit en première manche, mais a finalement eu sa longue balle en sixième, une claque en solo pour débuter la demi-manche. Les bâtons des Capitales n’ont ensuite plus dérougi.

TJ White a immédiatement doublé la mise en cognant un long double au champ centre, mais deux erreurs défensives des Miners lui ont permis de prendre ses jambes à son cou pour venir croiser le marbre.

Le festin offensif s’est poursuivi en septième manche pour les Capitales avec trois points sur trois coups sûrs pour prendre les commandes du match et ne plus jamais les perdre. Quatre autres points ont été marqués en huitième pour compléter la marque.

«Notre équipe a shifté d’une équipe de lanceurs à une équipe plus offensive», s’est réjoui le gérant.

Lachlan Fontaine (1-0) a de nouveau connu une bonne sortie au monticule. Venu en relève à Benitez, le droitier a mérité sa première victoire dans les rangs professionnels.

«Je ne sais pas quoi dire!» s’est exclamé Fontaine avant de recevoir la balle victorieuse des mains de l’entraîneur adjoint Jean-Philippe Roy. «Je pensais que j’allais seulement venir en relève, mais maintenant que je suis utilisé dans des moments importants, je me sens plus confiant sur le monticule et plus relax.»

Capitales

La longue balle coule les Capitales

Les Capitales bouclaient mercredi un petit voyage de trois matchs en banlieue de New York, déterminés à balayer les Boulders de Rockland. Mais devant la trop grande générosité de leurs lanceurs, l’histoire a pris une tout autre tournure face à la troupe de Jamie Keefe, qui les a défaits 8-4, au Palisades Credit Union Park.

Après avoir infligé de cuisants revers de 10-4 et de 8-0 aux Boulders lundi et mardi, les hommes de Patrick Scalabrini n’ont pas été en mesure de compléter le travail contre des Boulders «qui en ont fait un petit peu plus» qu’eux, mercredi.

«[Le partant Wendell] Floranus n’a pas donné beaucoup, mais tous les coups sûrs qu’il a accordés étaient des circuits. Ils ont aussi été plus opportunistes que nous. On est revenus de l’arrière, mais leur grosse septième manche de trois points nous a sortis complètement sortis du match», a jugé le gérant Patrick Scalabrini.

À son troisième départ dans l’uniforme des Capitales, Floranus (1-2) s’est fait solidement frapper dès la deuxième manche, accordant un coup de circuit dans la droite à Conrad Gregor. À la manche suivante, le Caribéen concédait une autre longue balle, de deux points celle-là, à Cody Regis. En fin de quatrième, l’histoire se répétait encore, alors que Kevin Krause catapultait son offrande derrière la clôture du champ gauche, portant l’avance des Boulders à 4-0.

Tout feu tout flamme lors des deux premières rencontres, l’attaque des Capitales, elle, a mis du temps à se mettre en marche, étant réduite au silence pendant quatre manches. Dominant dans le rectangle des frappeurs jusque-là, Kalian Sams a été limité à un coup sûr en quatre apparitions par le partant des Boulders, Brian Ernst (3-1). Sams avait cumulé sept coups sûrs et cinq points produits en 10 apparitions au bâton, lundi et mardi. 

Bonne série en attaque

L’attaque a finalement connu des soubresauts en cinquième, lorsque Phildrick Llewellyn a croisé le marbre sur un ballon sacrifice de TJ White, réduisant la marque 4-1. À son retour au bâton en sixième, le même Llewellyn poursuivait la remontée québécoise, frappant un double de deux points contre le droitier Nick Kennedy.

«Ça, c’est le genre de choses que j’aime voir, quand on fait des petits points par-ci par-là. Du point de vue de l’attaque, je suis vraiment content de la façon dont ça s’est déroulé cette semaine», a indiqué Scalabrini.

En fin de sixième, Regis rappliquait avec son deuxième circuit du match, une claque en solo. À la demi-manche suivante, Québec réduisait l’écart à 5-4 lorsque James McOwen a croisé le marbre sur un mauvais lancer.

Puis, en fin de septième, un double de deux points de Krause et un ballon sacrifice de JC Rodriguez contre le releveur Andrew Elliott allaient finalement mettre fin à la tentative de remontée.

Scalabrini a admis que la perte de Nolan Becker dans l’enclos des releveurs se faisait sentir. Il cherchera d’ailleurs du renfort d’ici la date limite des transactions, le 24 août.

Les Capitales rentraient à Québec après le match. Ils amorcent une série de quatre matchs à domicile contre les meneurs au classement, les Miners de Sussex, jeudi (19h05). Le droitier Juan Benitez obtiendra le départ.

Capitales

Deuxième gain écrasant de suite pour les Capitales

Les Capitales ont signé une deuxième victoire convaincante, mardi, face aux Boulders, l’emportant cette fois par la marque de 8-0, au Palisades Credit Union Park de Rockland.

Forts d’une victoire de 10-4 la veille, les joueurs de Québec ont probablement mieux dormi que leurs vis-à-vis. Les deux équipes n’ont eu que quelques heures de repos avant de remettre les crampons, puisque le match était disputé en avant-midi.

Sur le terrain, les Capitales ont repris là où ils avaient laissé en faisant voyager la balle presque à outrance.

Kalian Sams a de nouveau été la bougie d’allumage à l’attaque pour les hommes de Patrick Scalabrini.

En cinq apparitions au bâton, le Néerlandais a cogné quatre coups sûrs en plus de croiser la plaque à trois reprises.

«Son impact est évident depuis son retour. Ça enlève beaucoup de pression à d’autres frappeurs qui s’en mettaient peut-être un petit peu trop sur les épaules depuis quelque temps, mais définitivement ça donne le ton à notre offensive», a expliqué le gérant Scalabrini.

Premier rang hors de portée

Il ne croit toutefois pas que la première place détenue par les Miners de Sussex soit atteignable d’ici la fin de la saison régulière, même si Sams reste en santé.

«On vise plus de rentrer en séries en jouant bien. Idéalement ça serait de finir deuxième pour avoir l’avantage du terrain au départ», a-t-il poursuivi.

Le lanceur partant Jay Johnson (5-1) a mérité sa cinquième victoire de la saison grâce à une solide performance au monticule.

En sept manches de travail, l’artilleur n’a accordé que deux coups sûrs, les seuls dans la rencontre pour les Boulders, en plus de passer cinq frappeurs dans la mitaine.

Les releveurs Andrew Elliott et Lachlan Fontaine ont poursuivi le beau travail de Johnson en lançant une manche chacun pour conclure le match.

«On a eu de la difficulté avec nos partants et que deux gars [Johnson et Lee, lundi] se lèvent comme ça sur la route, en plus à Rockland où c’est dur de lancer, c’est de bon augure. Très heureux de Jay, c’est notre meilleur partant depuis qu’il est partant. Chaque jour il nous surprend», s’est réjoui le patron.

Du côté de Rockland, les déboires sur la butte ont continué, alors que six lanceurs se sont succédé pour limiter les dégâts. Finalement, la défaite est allée au dossier de Frank Moscatiello (2-2) qui a accordé sept coups sûrs et quatre points mérités aux Capitales en trois manches de travail.

Capitales

Vestiaire des Capitales... ou piste de danse?

Le vestiaire des Capitales de Québec s’est transformé en véritable piste de danse la semaine dernière.

La scène a été captée par des caméras cachées, puis publiée sur la page Facebook de l’organisation.

On y voit le frappeur de puissance Kalian Sams faire jouer la pièce I Will Survive de Gloria Gaynor sur un haut-parleur avant d’être rejoint par quelques-uns de ses coéquipiers.

Sams, James McOwen, TJ White et celui qui a le plus récemment quitté l’équipe, Nolan Becker, se démarquent avec leurs pas de danse pendant que le receveur Phildrick Llewellyn se prend pour un candidat de l’émission Lip Sync Battle sur le comptoir central.

Le voltigeur Nick Van Stratten vient conclure la performance avec quelques déhanchements, torse nu et muni d’un chapeau de cowboy, nous laissant croire à une scène de la série de films Magic Mike.

À vous maintenant de juger si les joueurs des Capitales sont plus habiles sur le terrain ou sur la piste de danse..!

Capitales

Retour fracassant pour Kalian Sams

Difficile d’imaginer un meilleur retour au jeu pour Kalian Sams. Le gros cogneur des Capitales s’est éclaté contre les pauvres lanceurs locaux avec deux circuits et quatre points produits pour aider ses coéquipiers à vaincre les Boulders 10-4, à Rockland.

Sams s’alignait avec la formation québécoise pour la première fois depuis sa blessure subie à la main droite le 27 juillet dernier.

«Ça fait du bien! Ça a été une saison difficile pour lui, donc on a besoin de cette grosse présence-là dans l’alignement. Qu’il soit de retour dans l’alignement et qu’il soit capable de s’élancer comme il est capable, ça change notre équipe de beaucoup», s’est réjoui le gérant Patrick Scalabrini.

Cette victoire permet à Québec de conforter à deux matchs son avance en deuxième place sur ces Boulders après une série plus compliquée contre les Jackals cette fin de semaine.

«On veut surtout bien jouer pour se replacer un peu, parce qu’on ne joue vraiment pas bien depuis quelques semaines. On a la confiance fragile, a affirmé Scalabrini. On veut retourner à la maison en gagnant une grosse série ici.»

Trois autres circuits

Sams n’a pas été le seul à faire voyager la balle pour les Capitales.

Premier frappeur à s’élancer dans le match, Yordan Manduley n’a pas perdu de temps avant de donner les devants à la troupe de Scalabrini en claquant la balle hors des limites du terrain.

Quant au premier but Zach Wilson, il a produit trois points, en étant notamment l’auteur d’un circuit de deux points en troisième manche. TJ White s’est aussi illustré avec deux coups sûrs.

Rockland a tenté une remontée en fin de huitième avec une poussée de trois points pour porter la marque à 8-4.

Le frappeur désigné Brad Antchak en a rajouté à la demi-manche suivante avec une longue balle bonne pour deux points qui mettait définitivement le match hors de la portée des Boulders.

Les Capitales ont cumulé 17 coups sûrs lors de cette rencontre, n’en accordant que six aux hommes de Jamie Keefe.

Le lanceur victorieux, le partant Brett Lee (2-3), a été intraitable. Ce dernier n’a flanché qu’à quatre reprises en sept manches et un tiers de travail, et a retiré quatre frappeurs sur des prises.

«C’est son deuxième départ d’affilée du genre, on a besoin de ça», a poursuivi le patron.

Québec n’aura droit qu’à quelques heures de repos, puisque le deuxième affrontement de cette série à Rockland reprendra sur le coup de 11h, mardi.

NOTE : Le lanceur droitier Nolan Becker a signé un contrat au Mexique, «une immense perte» selon Patrick Scalabrini. Il quittera officiellement l’organisation mardi.

Capitales

Blanco bousille son retour

Ce n’est clairement pas le match que Lazaro Blanco (3-3) avait espéré pour son retour sur le monticule après un mois d’absence. Les Capitales se sont inclinés 10-7 devant les Jackals du New Jersey qui remportent les honneurs de cette série de trois matchs au Stade Canac.

Après que les Capitales aient gagné le premier match, «[les Jackals] étaient dans une position difficile, parce que je savais qu’ils étaient fatigués dans l’enclos. C’est juste qu’on a eu deux mauvais départs de nos lanceurs. C’est l’histoire un peu de notre mois, c’est difficile», a affirmé le gérant Patrick Scalabrini avant de prendre la route pour Rockland.

Le lanceur partant de Québec a accordé sept points mérités sur neuf coups sûrs en trois manches de travail, creusant la tombe de son équipe.

Les Capitales ont cependant montré les dents en marquant deux points grâce à une passe gratuite avec les buts remplis et un ballon-sacrifice en fin de première.

Les deux manches suivantes ont été l’affaire des frappeurs des Boulders, puisque Blanco a accordé un circuit de trois points à David Harris, puis deux points sur trois coups sûrs.

Pire départ

Des dires de Scalabrini, c’est le pire départ de l’artilleur des Caraïbes avec les Capitales en deux ans.

«Je sais pas [comment expliquer la situation]. Sans vouloir généraliser, au Mexique, dans les ligues latines, t’as du succès en lançant à peu près que la balle à effet. Il est arrivé ici, il a lancé que ça, à peu près, et il s’est fait frapper solidement jusqu’à ce qu’il fasse quelques petits ajustements».

À 9-4, les Jackals n’ont inscrit qu’un autre point avant d’être muselés par la relève des Caps lors des cinq dernières manches.