Capitales

Tim Smith revient comme adjoint à Scalabrini

Le nouvel adjoint de Patrick Scalabrini n’aura pas besoin d’une longue période pour s’adapter à l’équipe. Le gérant des Capitales de Québec a embauché Tim Smith, un ancien joueur de la formation de la Ligue Can-Am de baseball indépendant qui agira comme instructeur des frappeurs pour la saison 2019.

À la retraite depuis deux ans, Smith a joué à Québec à ses deux campagnes dans les rangs professionnels en 2014 et 2015. Il remplace donc Jean-Philippe Roy, qui a quitté le poste de bras droit de Scalabrini qu’il occupait depuis deux ans.

«J’avais eu une discussion à ce sujet avec Tim après sa dernière saison, ça l’intéressait de devenir entraîneur, de rester dans le milieu. Il donnait des cours privés de baseball depuis sa retraite et ça lui tente de pousser l’aventure un peu plus loin», expliquait Scalabrini à propos de l’embauche du jour.

Mais plus important encore, c’est la personnalité du grand barbu qui l’a incité à la contacter lorsqu’il s’est mis à la recherche d’un adjoint, et ce, même si quelques candidatures intéressantes reposaient déjà sur son bureau.

«Tim n’a pas connu le succès espéré sur le terrain avec nous, mais au plain humain, c’était un joueur très apprécié. Il était un grand rassembleur, et avec tous les nouveaux joueurs que nous alignerons cette saison, sa présence sera très importante à ce niveau», confiait celui qui misera encore sur Karl Gélinas à titre d’instructeur des lanceurs et pilier de la rotation.

Smith a conservé des moyennes offensives de ,236 et ,238 avec les Capitales en 2014 et 2015. Repêché à trois reprises au baseball majeur par les Mets de New York (21e ronde en 2004), les Brewers de Milwaukee (17e ronde en 2005) et les Rangers du Texas (7e ronde en 2007), l’ancien frappeur gaucher a joué pendant six ans dans le baseball affilié avant de goûter aux ligues indépendantes et à l’Australie à compter de 2013.

En plus d’atteindre le niveau AA à deux reprises, Smith a aussi porté souvent l’uniforme de l’équipe canadienne. Il a remporté la médaille d’or aux Jeux panaméricains en 2011 et 2015, ainsi que celle de bronze à la Classique mondiale, en 2011. Son parcours avec l’unifolié lui a permis d’être le coéquipier de Scott Richmond et Dustin Molleken, deux lanceurs qui joueront avec les Capitales, cette saison.

Matchs préparatoires

Par ailleurs, la décision du gouvernement des États-Unis d’annuler l’entente entre le baseball majeur et Cuba ne met pas en péril celle entre la Ligue Can-Am et ce pays. Deux joueurs, dont l’arrêt-court Yordan Manduley, enfileront l’uniforme des Capitales en 2019. L’équipe nationale cubaine y effectuera aussi sa tournée dans le cadre de la série internationale.

«Je peux comprendre les États-Unis de ne pas vouloir créer une brèche, mais ce sont encore des gens dans l’ombre qui se mettront de l’argent dans les poches pour faire sortir des joueurs de Cuba. Pour nous, le seul changement sera au niveau de la sécurité, ça prendra plus de surveillance des joueurs de l’équipe nationale qui n’auraient pas tenté de s’exiler si l’entente avait été en place, comme ça devait être le cas», indiquait le président Michel Laplante.

Le 6 mai

Les Capitales, dont le camp d’entraînement s’ouvre le 6 mai, disputeront trois matchs préparatoires à Québec le mercredi 8 mai (contre un club de joueurs à la recherche d’un contrat dans la Ligue), le samedi 11 mai à Sainte-Marie (face aux Aigles) et le dimanche 12 mai à Coaticook (contre les Champions d’Ottawa). Leur saison s’ouvrira le 17 mai, à Trois-Rivières.

Capitales

Les Capitales perdent déjà leur receveur Michael Cruz

Le receveur Michael Cruz n’aura pas fait partie de l’organisation des Capitales de Québec bien longtemps. À peine mis sous contrat, la semaine dernière, voilà qu’il vient d’être recruté par les Angels de Los Angeles.

«Je suis très content pour le jeune, mais aussi déçu pour les Capitales. Je n’avais pas le souvenir d’avoir signé un aussi bon jeune receveur depuis très longtemps», a admis le gérant Patrick Scalabrini à propos de la perte de Cruz.

Le joueur de 23 ans natif de Porto-Rico avait été libéré récemment par les Cubs de Chicago, qui en avaient fait leur septième choix au repêchage de 2016. Il a conservé une moyenne au bâton de .238 en trois saisons dans le baseball affilié, dont deux au niveau A. Scalabrini en parlait comme d’un receveur au grand potentiel et le voyait occuper le poste laissé vacant par Adam Ehrlich et Maxx Tissenbaum, qui se partageaient le travail depuis quelques saisons.

«On va se tourner assez rapidement de bord. J’avais une petite liste, quelques noms viennent de s’ajouter», a souligné celui qui est aussi toujours à la recherche d’un joueur de premier but. Il est présentement en attente d’une réponse à des offres présentées à deux joueurs de cette position.

Les Capitales ont aussi profité du camp d’essai de la Ligue Can-Am, la semaine dernière en Floride, pour réclamer Brandon Brosher, qui luttera pour le poste de deuxième receveur. Il compte six saisons d’expérience dans les ligues mineures avec l’organisation des Mets de New York. À ses 13 circuits en 2017 au niveau A, il a opposé une moyenne de .124 en 2018...

23 joueurs pour la saison 2019

Par ailleurs, la Ligue Can-Am a autorisé les six équipes à aligner un 23e joueur dès la saison 2019 alors qu’elles avaient toujours été limitées à 22, auparavant. Ce joueur supplémentaire devra en être un de catégorie recrue à LS-3.

«J’ai l’intention d’utiliser ce 23e joueur selon l’espace disponible dans ma masse salariale. J’aimerais pouvoir le faire toute la saison, sinon, je pourrais jouer à 22 et faire appel à un 23e joueur dans certaines occasions. Ça pourrait aussi permettre à un joueur de rester avec nous au lieu d’avoir à le retourner chez lui», a expliqué le gérant, qui en sera à sa 10e saison à la barre du club québécois de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

La saison des Capitales se met en branle le vendredi 17 mai, à Trois-Rivières. Le premier match au Stade Canac aura lieu le mardi 21 mai contre les Jackals du New Jersey.

Capitales

Les Capitales ramènent T.J. White

Élément crucial l’an dernier au bâton et à l’avant-champ, T.J. White sera de retour à Québec pour une deuxième saison. «La totale pour les Capitales!» illustre le gérant.

«C’est le premier gars à l’attaque qu’on voulait ravoir», a confirmé Patrick Scalabrini, mardi, quand Le Soleil l’a joint en Floride.

Scalabrini, le président des Capitales, Michel Laplante, et des représentants des autres clubs de la Ligue Can-Am sont à Orlando pour assister à un camp d’essai commun, mercredi, et tenir des réunions de ligue.

«L’an passé, White a été premier de l’équipe pour les circuits [11, à égalité avec Kalian Sams], en plus de frapper 25 doubles. Il était pas mal notre meilleur au bâton et il joue aussi à toutes les positions en défensive. En plus, et peut-être surtout, c’est vraiment un chic type que tout le monde aime, autant dans le vestiaire que parmi les partisans. C’est la totale pour les Capitales!» résume l’instructeur-chef.

À sa première campagne dans le baseball indépendant, en 2018, White a aussi produit 46 points et maintenu une moyenne offensive de ,287 en 300 apparitions au bâton avec Québec.

Joueur de troisième coussin avant tout, il a occupé les quatre positions à l’avant-champ, polyvalence défensive très prisée du gérant Scalabrini avec un alignement limité à 22 joueurs.

Taylor Joseph White, 27 ans, vient de Las Vegas. Il a été repêché par les Twins du Minnesota en 2014, puis a évolué dans leur organisation jusqu’au début de la saison 2018.

C’est seulement en juin qu’il s’est joint aux Capitales, après avoir été libéré. Il a ensuite disputé 78 matchs, ne ratant donc que très peu de journées de travail.

Il espérait effectuer un retour dans l’affilié cette année, mais à défaut, il ne revient pas à Québec à reculons, assure son patron, qui a bien pris soin de lui poser la question.

Scalabrini est maintenant à la recherche d’un receveur et d’un premier-but, les derniers postes de partants à combler dans son schéma d’équipe. Il ne compte toutefois pas les trouver au camp d’essai d’Orlando, peut-être au mieux un joueur d’utilité ou un releveur secondaire.

La saison des Capitales s’amorce le 17 mai.

Capitales

Un 2e-but portoricain pour les Capitales

À moins de deux mois de l'ouverture de la saison, les Capitales de Québec embauchent le deuxième-but Melvin Rodriguez, un habitué du baseball indépendant.

Le Portoricain de 28 ans en sera à sa quatrième campagne dans un circuit non affilié aux ligues majeures, après avoir passé la dernière saison dans la Ligue Atlantique et les deux précédentes dans la Frontier.

Repêché par les Nationals de Washington en 18e ronde en 2015, Rodriguez, un frappeur gaucher de 5' 10" et maintenant 200 lb, n'a disputé qu'une seule saison dans cette organisation, dans la Ligue New York-Pennsylvanie, du A faible.

Il a depuis roulé sa bosse deux ans avec les Slammers de Joliet, dans la Frontier, compilant une excellente moyenne au bâton de ,312, 115 coups sûrs et 11 circuits en 2017. Joliet l'avait de plus utilisé à six positions défensives en 2016, surtout au deuxième coussin et au champ droit.

L'an dernier, au sein de l'équipe itinérante de l'Atlantique, le meilleur circuit indépendant en Amérique du Nord, Rodriguez n'a toutefois frappé que pour ,248 et n'a pas atteint le plateau des 100 coups sûrs (97) en près de 400 (391) apparitions au bâton.

Notons toutefois que les Road Warriors n'ont décroché que 29 victoires en 126 matchs, Rodriguez étant d'office au deuxième but pour 100 de ces 126 matchs.

Capitales

Le lanceur Matt Marsh avec les Capitales

Lentement mais sûrement, Patrick Scalabrini est en train de compléter la brigade de lanceurs des Capitales pour la prochaine saison. Après l’ex-partant des ligues majeures Scott Richmond, les Caps ont en effet annoncé mercredi la mise sous contrat du releveur droitier Matt Marsh, un ancien de l’organisation des Yankees de New York qui a évolué dans la Ligue Atlantique au cours des deux dernières saisons.

Mesurant 6 pieds 3 pouces et pesant 210 livres, l’artilleur de 27 ans montre de très belles statistiques tant au niveau universitaire, où il s’est surtout aligné avec les Flames de l’Université Liberty, en Virginie, que dans les rangs professionnels, où il a atteint le niveau AA dans les filiales des Yankees avant de passer au baseball indépendant.

En 175 manches chez les pros, il n’a accordé que 61 buts sur balles et neuf coups de circuit en plus de retirer 222 frappeurs sur des prises alors que dans les rangs universitaires, il avait accordé 59 buts sur balles et sept coups de circuit en 132 manches et deux tiers, retirant 138 frappeurs au bâton. 

Grâce à Wilson

«C’est un ami de Zach Wilson [l’ancien premier but des Caps qui jouera en République tchèque cette année]. Il lui a parlé en bien de Québec et il était intéressé à venir ici. Pour nous, c’est un gars intéressant puisqu’il a de beaux chiffres et, surtout, qu’il a le statut de LS-2», explique Patrick Scalabrini. Les joueurs désignés LS-2 comptent moins de trois années de service chez les pros selon la méthode de calcul de la Ligue Can-Am de baseball indépendant et il n’y a aucune limite au nombre de joueurs de cette catégorie qu’une équipe de la Ligue peut aligner.

«Pour l’instant, je crois que j’ai pas mal terminé mes signatures du côté des lanceurs, mais il me reste encore beaucoup de bâton à aller chercher, notamment un premier but, un frappeur désigné et un receveur», a expliqué Scalabrini. «J’ai été capable de signer de bons lanceurs très tôt, alors ça dicte un peu ma masse salariale. Je ne pourrai pas signer trois «monstres», mais je veux au moins un gros frappeur», poursuit-il, ajoutant qu’il attend bientôt une confirmation quant au retour du joueur de champ intérieur TJ White, qui avait terminé la saison dernière à Québec après l’avoir débutée dans l’organisation des Twins du Minnesota.

Sams en Caroline du Nord

Par ailleurs, l’ancien voltigeur des Capitales Kalian Sams s’alignera la saison prochaine avec les Rockers de High Point, en Caroline du Nord, dans la Ligue Atlantique. Les Rockers sont une nouvelle équipe qui viendra prendre la place de l’équipe itinérante des Road Warriors la saison prochaine. L’équipe comptera au moins un autre visage connu des amateurs de la Ligue Can-Am puisque l’ancien gérant des Boulders de Rockland, Jamie Keefe, a repris le même poste avec les Rockers. Keefe est secondé par l’ex-gagnant du trophée Cy Young Frank Viola, qui agira comme entraîneur des lanceurs de la jeune formation.

Les Capitales

Scott Richmond s’amène avec les Capitales

Après Dustin Molleken, les Capitales de Québec ont mis la main sur un deuxième ancien lanceur des ligues majeures en annonçant mardi la mise sous contrat de Scott Richmond, qui avait porté l’uniforme des Blue Jays de Toronto de 2008 à 2012.

«Ça faisait plusieurs années que j’étais en discussion avec lui. Il a toujours été l’un des leaders dans l’équipe nationale du Canada et, à 6 pieds 5 pouces, c’est un gros bonhomme qui a toujours lancé une tonne de manches», a déclaré le gérant Patrick Scalabrini à propos du grand droitier de 39 ans qui portait les couleurs d’une équipe italienne la saison dernière après deux saisons passées à Taïwan.

Avec l’ajout de Richmond et en tenant compte du fait que James McOwen ne pourra débuter la saison en même temps que tout le monde, les Caps ont maintenant cinq vétérans dans leur alignement alors que la limite est de quatre. L’ancien voltigeur des Padres de San Diego et des Astros de Houston Luis Durango est le vétéran dont le statut est le plus incertain pour l’instant alors que Molleken, Richmond, Karl Gélinas et le voltigeur Tyson Gillies devraient normalement tous être à Québec pour le début du camp d’entraînement en mai.

De l’Italie à Québec

Richmond a d’ailleurs affirmé au Soleil avoir très hâte de s’installer à Québec avec sa petite famille pour la saison estivale. «Ma femme et mes filles viendront me rejoindre à Québec quand l’année scolaire sera terminée, en juin», explique le natif de Vancouver qui réside pour le moment en Arizona. «Heureusement, ma femme a déjà fait un stage d’immersion française. Par contre, moi, je dois avouer que mon français n’est pas très bon. Mais ce n’est pas bien grave : je suis heureux d’être de retour au Canada et, en plus, au cours des trois dernières saisons, j’ai évolué à des endroits où l’anglais n’était pas la première langue.»

Avec l’équipe de Nettuno l’an dernier, il a été l’un des meilleurs lanceurs de la Ligue de baseball d’Italie. «Je comparerais le calibre là-bas à quelque chose entre le A fort et le AA. Les lanceurs sont clairement meilleurs que les frappeurs dans cette ligue. Par contre, à Taïwan, il n’y a que quatre équipes. Tu revois les mêmes frappeurs assez souvent, ce qui n’est pas très bon pour les lanceurs! C’est davantage une ligue de frappeurs, la balle rebondit beaucoup sur les bâtons!» analyse-t-il. Malgré tout, à sa première saison à Taïwan avec les EDA Rhinos de New Taipei City, Richmond a décroché un championnat.

Équipe nationale

En revenant au Canada, Richmond souhaite se rapprocher davantage de l’équipe nationale puisqu’il aimerait représenter le Canada aux Olympiques de 2020 à Tokyo et à la Classique mondiale de 2021, lui qui avait déjà porté les couleurs de l’équipe nationale lors des Classiques mondiales de 2009 et 2017 et des Jeux panaméricains de 2011 et 2015. 

Il avoue aussi aimer transmettre son savoir à d’autres joueurs de baseball. «J’aime redonner aux jeunes Canadiens, leur montrer qu’un joueur des ligues majeures, ça ne vient pas d’une autre planète, c’est un gars comme eux et qu’ils peuvent donc eux aussi viser ce but», poursuit-il. Toutefois, Richmond n’irait probablement pas jusqu’à devenir entraîneur dans les ligues mineures pour ensuite gravir les échelons un à un vers les majeures.

«Ça, vois-tu, je ne sais pas si je voudrais essayer d’être entraîneur dans le baseball affilié. Il n’y a aucune stabilité là-dedans et je ne voudrais pas me retrouver sans emploi à 45 ans! C’est un peu inquiétant d’envisager ça quand tu as des enfants comme moi. Tu sais, je n’ai jamais vraiment eu de stabilité dans ma carrière, jamais je n’ai eu un contrat de deux ans et il y avait toujours le risque de blessure. Mais j’ai l’intention de ne brûler aucun pont. On verra les opportunités qui se présenteront.»

Avec les Capitales, Richmond s’attend à un défi plus grand que celui qu’il a relevé l’an dernier en Italie. En fait, il n’en sera pas à son premier match à Québec puisqu’il avait affronté les Caps en 2015 dans l’uniforme des Wingnuts de Wichita. Il avait alors montré une moyenne de 1.79 en dix départs. «J’avais affronté les Capitales et les Champions d’Ottawa. C’est un bon calibre de jeu avec quelques anciens des majeures et plusieurs gars qui ont joué dans les plus hauts niveaux du baseball affilié. Je connais aussi quelques joueurs de la ligue qui ont joué avec l’équipe canadienne», conclut-il.

Capitales

Jean-Philippe Roy renonce à son poste d’adjoint avec les Capitales

Après deux saisons à combiner le travail, la vie de famille et le baseball au quotidien, Jean-Philippe Roy a pris la décision de renoncer à son poste d’entraîneur-adjoint qu’il occupait avec les Capitales de Québec. Il en a avisé le gérant Patrick Scalabrini la semaine dernière avant le départ pour la Floride du programme sport-études qu’il dirige.

«Dès que je me suis associé avec les Capitales, je savais que je m’embarquais pour quelques saisons et que ça allait en arriver là», expliquait-il au Soleil, mercredi, lorsque rejoint à Cocoa Beach.

Père de trois enfants de 13, 11 et 7 ans, Roy a passé les deux derniers étés à jongler avec la vie familiale, les Capitales et ses différentes occupations. En plus du programme sport-études des Canonniers de Québec, qui englobe le midget AAA, il est aussi impliqué dans le Complexe Baseball Victoria qui gère le Stade Canac en été comme en hiver et il est également dépisteur au Québec pour les Brewers de Milwaukee.

«Je n’aime pas dire qu’il y a des raisons personnelles dans ma décision, parce qu’on a embarqué là-dedans en toute connaissance de cause. Mais au niveau de l’horaire, c’était vraiment exigeant de trouver un équilibre entre tout ce que je faisais. Le poste d’entraîneur-adjoint des Capitales n’était pas mon travail à temps plein, il était temps que je me consacre à mes occupations principales. Même si j’adore le coaching, c’était logique pour moi de quitter mon poste d’adjoint», ajoutait celui qui a beaucoup apprécié son expérience.

«Michel [Laplante] et Patrick m’ont offert le privilège de toucher à nouveau au baseball professionnel après y avoir goûté en 2007 [il était l’adjoint de Laplante] et j’ai eu la chance de boucler la boucle avec un championnat. Ce fut une chance unique de pouvoir le remporter à la maison devant un stade bondé en 2017. J’ai vécu une expérience incroyable, j’ai appris beaucoup avec Patrick [Scalabrini] et Karl [Gélinas], on était un gang de chums qui coachait ensemble», admettait l’homme de baseball de 41 ans.

Des amis à la base

Le gérant des Capitales a beaucoup aimé travailler avec Roy au cours des deux dernières saisons, mais savait que l’horaire de Roy était chargé.

«À la base, on est des amis, on a eu beaucoup de plaisir. On se complétait à merveille, tant au niveau du baseball qu’avec nos personnalités. Il était structuré, je ne le suis pas; il voyait des choses que je ne voyais pas; il était stressé et devenait un moulin à paroles alors que je suis plus réservé, mais en même temps, il me donnait l’info dont j’avais besoin. Il va ma manquer», soulignait Scalabrini, qui embauchera un autre adjoint au cours des prochaines semaines. Il pourrait regarder du côté des États-Unis pour dénicher un jeune entraîneur prêt à travailler avec les frappeurs.

Scalabrini surveille présentement les camps du baseball affilié afin de compléter son alignement, notamment à l’avant-champ. Il est toujours dans l’attente d’une réponse de T.J. White et devrait pouvoir confirmer bientôt l’identité de l’autre joueur cubain qui accompagnera l’arrêt-court Yordan Manduley à Québec. La saison des Capitales s’ouvre le vendredi 17 mai à Trois-Rivières et leur premier match au Stade Canac est prévu pour le mardi 21 mai, contre New Jersey

Capitales

Sikula de retour avec les Capitales

L’un des meilleurs lanceurs dans la Ligue Can-Am depuis deux ans, Arik Sikula sera de retour avec les Capitales de Québec cette saison.

À deux mois et demi du match d’ouverture, placer un aussi gros morceau de son casse-tête s’avère très satisfaisant pour le gérant. Même «rassurant», admet Patrick Scalabrini, qui contemplait jusque-là une rotation de partants à renouveler à 80 %. Seul Karl Gélinas avait confirmé son retour.

«Comme il a joué au Mexique une partie de l’été dernier et ensuite au Venezuela, j’étais rendu très zen à l’idée qu’Arik passe la prochaine saison en Amérique latine. Mais ça n’a pas marché ou ça ne lui tentait plus, alors il m’a ensuite parlé de l’Europe. Puis il a décidé de revenir avec nous à 100 %», explique Scalabrini.

Il fera de Sikula son bras droit au sein du groupe de joueurs, «comme un capitaine au hockey», alors que le personnel d’instructeurs l’impliquera davantage dans les décisions d’équipe.

Le petit droitier de 30 ans semble avoir amorcé la dernière étape de sa carrière. Ancien de l’organisation des Blue Jays de Toronto, le Californien a été une force dominante sur la butte lors de ses deux campagnes avec les Capitales.

En 2017, il avait été nommé meilleur lanceur de l’équipe, terminant deuxième de la Can-Am pour les victoires (12) et ex æquo en tête pour les retraits au bâton (119).

Puis l’an dernier, le bouledogue roux avait fait encore mieux avec une moyenne de points mérités de 2,58 et 9,2 retraits sur trois prises par tranche de neuf manches, contre 8,3 en 2017.

Ses succès l’avaient amené à quitter les Capitales en plein milieu de saison, pour un contrat plus payant au Mexique. Son séjour avec Saltillo avait toutefois été ardu (fiche 0-4, mpm 7,31), tellement qu’on l’avait renvoyé à Québec à temps pour les séries éliminatoires de septembre.

Sikula, Gélinas et Josh Kimborowicz sont pour l’instant les trois partants sous contrat avec les Capitales. Le vétéran Dustin Molleken pourrait aussi être muté de releveur à partant.

Gillies avec Milwaukee

Scalabrini doit toutefois rayer le nom de Tyler Gillies de sa liste de lanceurs. Le releveur ontarien obtient une chance dans le baseball affilié avec l’organisation des Brewers de Milwaukee.

«On comptait sur lui», regrette le gérant des Capitales. «Il s’est entraîné très fort cet hiver et a gagné en maturité et en vélocité. Ses tirs atteignent 95, même 96 milles à l’heure, et c’est pourquoi il accède à l’affilié. Mais à 24 ans, il est un peu vieux pour un joueur de première année dans le baseball affilié, alors on va garder un œil dessus», dit Scalabrini, qui ne croit pas impossible de voir Gillies atterrir à Québec en mai.

McOwen pas tout de suite

Au champ extérieur, les amateurs ne doivent pas attendre le retour de James McOwen de sitôt. Pour des raisons professionnelles et personnelles, McOwen ne rejoindra pas les Capitales avant quelques semaines de jouées dans la saison.

Les quatre postes de vétérans appartiendront donc aux voltigeurs Luis Durango et Tyson Gillies, ainsi qu’aux lanceurs Gélinas et Molleken.

Quant aux Cubains, l’inter Yordan Manduley devrait être de retour pour une cinquième année avec un nouveau lanceur, Lazaro Blanco n’étant plus disponible pour l’équipe québécoise. Jeudi, Blanco a d’ailleurs été embauché par Chiriqui, au Panama, pour les séries de championnat jusqu’au 30 avril.

Scalabrini a aussi mis sous contrat le releveur gaucher colombien Jaider Rocha et le troisième-but Alan Mocahbee, des États-Unis.

Capitales

Un releveur dominicain pour les Capitales

Le temps froid à Québec n'empêche pas les Capitales de planifier la prochaine saison. Le releveur Scarlyn Reyes est le dernier joueur en lice à avoir apposé sa griffe sur une entente avec le club québécois de baseball indépendant.

Le Dominicain de 29 ans a passé cinq années dans les filiales des Mets de New York, atteignant le niveau AA en 2017, à Binghamton, dans la Ligue Eastern.. 

Dans les rangs professionnels, le droitier de 6' 2" et 222 lb a maintenu une moyenne de 3,92 points mérités, obtenant 366 retraits au bâton, allouant 164 buts sur balles et 25 circuits en 441,1 manches sur la butte pour une fiche globale de 30 victoires et 25 revers.

Libéré par les Mets il y a près d'un an, il a passé la dernière année à jouer dans son pays natal, en plus d'ajouter quelques manches dans une ligue d'hiver du Venezuela.

Reyes a été partant la grande majorité de sa carrière, mais s'est reconverti en releveur depuis son passage dans le AA, justement. C'est dans ce rôle que compte l'utiliser le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini.

Capitales

Cuba et le Japon de retour contre la Ligue Can-Am

Après le fiasco de la tournée de la République dominicaine, ces deux dernières années, la Ligue Can-Am a opté pour des valeurs sûres en 2019 en confirmant que les équipes de Cuba et du Japon participeraient à la cinquième série internationale du circuit de baseball indépendant.

La sélection nationale cubaine en sera à une troisième présence dans la Ligue Can-Am après des visites en 2016 et 2017. Même chose pour la sélection de l’île de Shikoku, pionnière du projet, en 2015 et 2016.

Les deux dossiers se sont réglés à des endroits différents, ces derniers jours. D’un côté, le président des Capitales de Québec Michel Laplante était accompagné de représentants de la Ligue à Cuba, la semaine dernière, tandis qu’une délégation japonaise a finalisé le tout au New Jersey, lundi soir.

«Dans les deux cas, la pause d’un an ou deux a fait du bien. On reprend l’expérience, mais de façon différente. Avec les Japonais, on veut en faire un événement de part et d’autre. Pour ce qui est de Cuba, les petits irritants de leur dernière visite seront corrigés, ils sont motivés plus que jamais à venir jouer contre nous, surtout que leur tournée servira de préparation pour les Jeux panaméricains qui suivront peu de temps après», explique Laplante à propos du tournoi qui se tiendra du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou.

Il a négocié le tout à La Havane en compagnie du nouveau directeur général de la Ligue, Kevin Winn, ainsi que de Jean Tremblay et Greg Lockhart, qui représentaient quatre équipes, soit Québec, Trois-Rivières, New Jersey et Sussex.

«Le moment est parfait pour Cuba de revenir. Autant pour la fédération, qui veut se reprendre aux Jeux Panam après leurs insuccès à la Coupe du monde, que pour les joueurs, qui pourront faire bonne impression auprès des équipes des ligues majeures. En raison de la nouvelle entente Cuba/MLB, ils peuvent maintenant signer des contrats s’ils performent bien sans avoir à se sauver.»

Contrairement aux années passées, l’équipe nationale cubaine ne court plus le risque de voir un joueur s’exiler puisqu’une équipe du baseball majeur ne pourra embaucher un joueur s’étant exilé.

Saison excitante

Du 14 juin au 4 juillet, les clubs de Cuba et de l’île de Shikoku disputeront une série de trois matchs contre les six équipes de la Ligue Can-Am, soit les Capitales de Québec, les Aigles de Trois-Rivières, les Champions d’Ottawa, les Miners de Sussex, les Jackals du New Jersey et les Boulders de Rockland. Les deux séries à Québec auront lieu du 18 au 20 juin et du 28 au 30 du même mois.

Par le passé, Cuba a conservé des fiches 11-9 (2016) et 5-16 (2017), tandis que le Japon a montré des dossiers de 6-10 (2015) et 8-12 (2016). L’an passé, les équipes de la Ligue Can-Am ont fait banco contre la République dominicaine, les Stars d’Hollywood et le Stockade de Salida avec une fiche cumulative de 32-4 dans ce qui fut la pire tournée internationale jusqu’à présent.

«La saison 2019 s’annonce excitante pour les Capitales. On aime notre calendrier, contrairement à l’an passé où l’on avait regroupé 60 % de nos matchs locaux avant le 25 juin. Il est plus équilibré, on ne joue pas trop souvent pendant le Festival d’été», soulignait celui dont la troupe ouvrira sa saison à Trois-Rivières, le 17 mai. Le premier match de la saison régulière au Stade municipal aura lieu le mardi 21 mai, contre les Jackals.

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