Ligue Frontier: un partenariat avec le baseball majeur qui réjouit Michel Laplante

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Ligue Frontier: un partenariat avec le baseball majeur qui réjouit Michel Laplante

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Tel que dévoilé, la veille, par Le Nouvelliste, le baseball majeur et le baseball indépendant ont confirmé, jeudi midi, la naissance d’un partenariat qui touchera le marketing, l’engagement communautaire, le développement de l’expérience pour les partisans et celui du baseball dans les communautés.

Aux yeux de Michel Laplante, il s’agit d’une nouvelle importante pour les Capitales de Québec, les Aigles de Trois-Rivières et la franchise qui renaîtra de ses cendres à Ottawa, en 2021.

«Je ne dis pas que le niveau de baseball augmentera sur-le-champ avec ce partenariat, mais il y vient sécuriser les villes à l’effet que la ligue sera encore plus solide. Cette annonce envoie le signal qu’on jouera dans une ligue en santé, que ça vaut la peine pour une administration de rénover ses installations, comme le fait Québec présentement au Stade Canac. Et ça lance aussi un message positif aux investisseurs qui étaient intéressés à s’implanter dans un nouveau marché, mais qui hésitaient en raison de la fragilité de la ligue», expliquait le président des Capitales.

Aigles et Capitales, futurs partenaires du Baseball majeur?

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Aigles et Capitales, futurs partenaires du Baseball majeur?

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Est-ce que le Baseball majeur pourrait devenir un partenaire de la Ligue Frontière, circuit indépendant dans lequel évoluent les Aigles de Trois-Rivières et les Capitales de Québec? Certains médias américains avancent que oui.

La nouvelle pourrait être confirmée aussi tôt que jeudi, selon Baseball America. Le site web spécialisé en sports The Athletic a également mentionné cette possibilité. Il s’agirait d’un moment faste dans l’histoire des ligues indépendantes de baseball.

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

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Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Il y aura encore un geai bleu dans l’uniforme des Diamants de Québec! L’espoir des Blue Jays de Toronto Jean-Christophe Masson pourra continuer de s’aligner avec son équipe de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) pour les séries de fin de saison qui s’enclenchent jeudi soir. Le président du circuit, Rodger Brulotte, a utilisé mercredi son pouvoir discrétionnaire pour autoriser l’ajout du voltigeur qui vient de fêter ses 18 ans.

Ce n’est pas la première fois que la LBJEQ accorde la permission à un joueur professionnel de participer aux séries. Elle l’avait fait en 2005 en laissant le lanceur Mathieu De Montigny, un espoir des Padres de San Diego décédé en 2009, porter l’uniforme des Aigles junior de Trois-Rivières. Les Trifluviens avaient d’ailleurs remporté le championnat cette année-là.

Dans le cas de Masson, il avait obtenu en juillet la permission de disputer seulement le calendrier régulier, une particularité qui n’était toutefois arrivée à ses oreilles et à celles de son gérant Dominik Walsh qu’à la toute fin de la saison en raison d’un problème de communication interne de l’équipe.

«L’organisation de Québec m’a demandé si elle pouvait faire un plaidoyer et j’ai dit oui, puisque mes pouvoirs de président me permettent de statuer sur l’admissibilité d’un joueur», explique Rodger Brulotte en entrevue avec le Soleil

«Je ne suis pas du même avis que la direction des Diamants sur certains points, notamment les arguments voulant que ne pas permettre à Jean-Christophe de jouer les séries aurait nui à son développement ou à l’image de la ligue. Cependant, j’ai consulté les dirigeants des autres équipes et ceux-ci sont solidaires pour que Masson ait le droit de jouer en séries», enchaîne-t-il.

«Bref, il n’y a aucune équipe qui soit contre le fait que Jean-Christophe joue. Même les équipes qui affronteront les Diamants étaient d’accord pour qu’il joue. Avec ça en poche, je me suis basé sur l’objectif premier qu’on s’était donné en cette période de pandémie, soit d’éviter que des jeunes ne puissent pas jouer au baseball», a expliqué le président.

Masson heureux

On sentait le bonheur dans la voix du principal intéressé quelques minutes après avoir appris la nouvelle mercredi midi. «Bien sûr que je suis content de pouvoir jouer. J’essayais de me concentrer sur mes matchs et de ne pas trop penser à tout ça, mais c’est certain que ça me rendait triste de ne pas avoir le droit de participer aux séries. J’avais l’impression de lâcher mes coéquipiers», expliquait Masson en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Même si son gérant ne lui donnait pas tous les détails de ses démarches auprès de la Ligue, Masson se doutait bien qu’il se passait quelque chose. «Je voyais souvent Dominik au téléphone depuis une semaine. Quand on m’a dit que je ne pourrais pas jouer, je suis passé à autre chose et j’ai appelé mon entraîneur privé pour commencer mon programme d’entraînement de la saison morte, mais Dominik m’a dit que ce n’était pas encore sûr, d’attendre un peu, en ajoutant qu’il m’appellerait aujourd’hui. Il s’est vraiment battu pour moi et je l’apprécie.»

Une arme de plus

La décision réjouissait évidemment Walsh, qui pourra encore compter sur le Lévisien qui a frappé dans une moyenne de .324 avec sept doubles et 15 points produits en 68 présences au bâton réparties sur 21 matchs cette saison. 

«C’est certain que sa puissance amène un autre genre de frappeur dans notre alignement. Je crois que c’est une situation gagnante pour le joueur, gagnante pour l’équipe et même pour nos adversaires qui aiment avoir l’occasion d’affronter les meilleurs», a-t-il déclaré, heureux de dire que ses rivaux de la première ronde, les Alouettes de Charlesbourg, de même que les Aigles junior de Trois-Rivières, avaient «endossé totalement» la permission accordée à Masson.

«Je crois que certaines équipes avaient émis des réserves quant au statut de joueur professionnel de Jean-Christophe, mais elles se sont rendu compte que ce n’était pas vraiment pertinent en cette période de COVID. On est tous d’accord que Jean-Christophe est bon, mais il n’est pas trop fort pour la ligue. Il a juste 18 ans, n’a pas encore joué pro, a des hauts et des bas. Il a un talent brut, mais il a encore à apprendre et le baseball junior offre le calibre de jeu pour ça.»

Bon début

Masson dressait d’ailleurs un portrait très positif de sa première campagne avec les Diamants après s’être aligné avec l’équipe de l’Académie de baseball du Canada au cours des dernières saisons. «Le plus gros «challenge», c’était mentalement. Je savais qu’il y avait des attentes envers moi, mais j’étais plus «relax» au bâton au cours des derniers matchs.»

Le frappeur de puissance en lui avoue cependant qu’il s’en veut un peu de ne pas avoir encore réussi à frapper la longue balle avec les Diamants. «Je sais, je n’ai pas de circuit. Certains de mes coéquipiers qui en ont un me le rappellent constamment en disant qu’ils ont plus de circuits que moi!», laisse-t-il tomber avec humour. «Mais les séries, ce serait le meilleur moment pour frapper mon premier, n’est-ce-pas?», ajoute-t-il.

Scalabrini en accord

Par ailleurs, même si les Diamants pourront finalement miser sur un joueur de grande qualité pour la série qui opposera son équipe à ceux-ci, le gérant des Alouettes Patrick Scalabrini se réjouissait que Masson puisse participer à la grande danse de l’automne.

«Il s’agit d’une bonne décision pour le "kid" et le baseball junior. Les Diamants s’améliorent, parce que ça ajoute une grosse présence derrière leur meilleur joueur Mathieu Sirois, mais il faut surtout regarder le tableau dans son ensemble. J.-C. Masson est encore un jeune joueur et pour son développement, il vaut mieux qu’il vive l’expérience des séries au lieu de regarder les matchs des gradins», disait l’entraîneur-chef des Alouettes, qui était l’un de ceux qui plaidaient en faveur de Masson.

Série Diamants-Alouettes

Amis dans la vie de tous les jours, Scalabrini et Walsh n’allaient pas commencer à se narguer à l’approche du premier match de la série 3 de 5, jeudi, au Stade Canac, «bien qu’il soit un peu arrogant…», rigolait Scalabrini.

«Dominik est l’un de ceux qui m’ont convaincu de prendre la direction des Alouettes, au milieu de l’été. On l’a fait pour les jeunes, on sentait leur désarroi après un début de saison difficile et la possibilité de finir leur stage junior d’une façon merdique. Je pense qu’on a réussi à redresser la barque, à changer la philosophie qui ne s’évalue pas seulement en nombre de victoires et de défaites. Je suis satisfait de ce qu’on a fait, nous sommes à des kilomètres d’où nous étions en début de saison», admettait Scalabrini à propos de sa troupe qui a bouclé la saison avec une fiche de 5-16, au quatrième rang de la division Financière Sun Life, mais qui a joué pour .500 (5-5) dans ses 10 derniers matchs. Sous sa direction, les Alouettes ont conservé un dossier de 5-7.

À quel genre de série s’attend-il face aux champions de la division, auteurs d’un dossier global de 14-7 ?

«Globalement, ils ont plus de profondeur que nous, mais si on arrive et qu’on frappe, on pourrait les surprendre. Les gars ont hâte et ils y croient, l’esprit d’équipe a changé depuis un mois. Nos joueurs ont découvert leurs rôles, on sait qui on veut voir dans certaines situations. Nous sommes les négligés, mais depuis quelques semaines, nos fiches se ressemblent et les matchs l’un contre l’autre ont été serrés, même qu’on a eu unpeu l’avantage à la fin, mais tout est relatif», ajoutait-il.

Bien sûr, son opposant du week-end s’attendait à ce que son partenaire de jeu au hockey utilise cette tactique.

«Je sais bien qu’ils vont jouer la carte de l’équipe qui n’a pas de pression, c’est trop facile de faire cela. En début de saison, les Alouettes disaient qu’ils rivaliseraient pour le championnat de division, mais un mois et demi plus tard, ils se disent négligés. Je suis convaincu que s’ils n’avaient pas connu un début de saison catastrophique, ils n’auraient pas fini au dernier rang. Je sais aussi que sur papier, ils ne forment pas la pire équipe. Et l’arrivée de Patrick a clairement changé leur image», notait Walsh.

L’entraîneur-chef des Diamants s’attend à une série chaudement disputée. Et les programmes doubles pour les matchs 2-3 et 4-5 sont des éléments inconnus pour tout le monde.

«Nous n’avons pas de Vincent Ruel qui lancera les matchs 1-4-7… J’ai hâte de voir, on espère encore le retour de quelques lanceurs qui étaient blessés, cette saison. Ceux qui devaient former le top-4 de notre rotation n’ont pas lancé 25 manches, mais on a quand même fini premier», analysait celui dont la troupe avait remporté le championnat des séries de la LBJEQ en 2019.

Pour le premier match, Thomas Couture (Québec) et Marc-Antoine Pépin (Charlesbourg) s’affronteront. Les deux ont lancé des matchs d’un seul coup sûr, dernièrement, profitant de la fiabilité et des dimensions du terrain synthétique pour s’imposer. En saison, les Diamants l’ont emporté cinq fois en huit matchs contre les Alouettes, qui ont gagné trois des quatre derniers avec Scalabrini à la barre.  Avec la collaboration de Carl Tardif

Capitales: la liste de Maurice

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Capitales: la liste de Maurice

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Maurice Dumas
Collaboration spéciale
Ça devait être la première saison des Capitales de Québec dans la Ligue Frontier de baseball indépendant. Il n’y avait qu’une pandémie pour mettre une pause à leur élan de 21 ans. Les amateurs s’ennuient de leur équipe ayant remporté le championnat sept fois depuis 1999, mais ils ne l’oublient pas. Notre collègue à la retraite Maurice Dumas, qui a beaucoup écrit à leur sujet et qui a raté peu de matchs à domicile depuis leur naissance, nous propose sa liste des meilleurs joueurs de position et de lanceurs de l’histoire des Capitales.

Comme lors de ses publications du même genre sur les Nordiques et les Expos, ces dernières semaines, il vous invite à lui faire part de vos remarques à maurice.dumas77@gmail.com. En espérant que cette «liste de Maurice» puisse vous rappeler de bons souvenirs en attendant le retour des Capitales, à l’été 2021. 

À LIRE AUSSI: La liste des Nordiques

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  • Les joueurs de position

1. Sébastien Boucher

Le plus complet.

2. Yurisbel Gracial

Le plus dédié.

3. Jordan Lennerton

Leader par excellence.

4. Eddie Lantigua

Le roi du stade.

5. Kalian Sams

Le sens du spectacle.

6. Goeffrey Tomlinson

De la poésie sur gazon.

7. Yordan Manduley

Le magicien.

8. Jonathan Malo

Plus qu’un as défensif.

9. Balbino Fuenmayor

L’incarnation de la puissance.

10. Pierre-Luc Laforest

Des coups de canon.

11. Josué Peley

Aussi doué que polyvalent.

12. Maxx Tissenbaum

P’tit train va loin.

13. Patrick Scalabrini

Le talent et la soif de vaincre.

14. Patrick Deschênes

Gant et bâton faisaient la paire.

15. Ivan Naccarata

Frappait quand c’était le temps.

16. Brian Cornelius

Régulier comme une horloge.

17. Buck McNabb

Futé comme pas un.

18. Brandon Evans

L’excellence sans fla-fla.

19. Rene Leveret

Le gentil toutou.

20. Olivier Lépine

Prophète chez lui.

21. David Kennedy

L’élan classique.

22. Alex Nunez

Le baseball, juste le baseball.

23. Carlos Rodriguez

Pensait longue balle.

24. Rafael Pujols

Jamais de congé.

25. Josh Colafemina

L’ami des lanceurs.

26. Yunieski Gurriel

Un simple à la fois.

27. John Ballon

Redoutable en attaque.

28. Benoît Emond

Un peu trop mésestimé.

29. Todd Leathers

Dans le rectangle pour frapper.

30. Eric Kofler

La force brute.

31. T.J. White

Monsieur sourire.

32. Roel Santos

Un Cubain à la nord-américaine.

33. Patrick D’Aoust

Le Alain Côté des Capitales.

34. Asif Shah

Un travailleur dans l’ombre.

35. Boomer Berry

N’avait aucun complexe.

36. Ryan Kane

Un aspirateur au troisième.

37. Jeff Helps

A confondu les sceptiques.

38. John Cotton

Aussi bon que négatif.

39. James McOwen

Plus qu’un joueur de soutien.

40. Mitch Lyden

Un vrai frappeur désigné.

Les Capitales en deuil d’une grande partisane

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Les Capitales en deuil d’une grande partisane

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Déjà affecté par l’annulation de la saison 2020, le personnel des Capitales de Québec est maintenant attristé par le décès de Colette Paquet, une partisane de la première heure qui n’avait raté qu’une douzaine de matchs dans l’histoire de l’équipe.

Les Capitales ont appris la mauvaise nouvelle, mardi, et lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux, mercredi.

«C’est justement pour des gens comme Madame Paquet qu’on voulait tellement qu’il y ait une saison de baseball cet été. Elle était une fidèle partisane de l’équipe. Peu importe ce qu’on faisait à l’intérieur du stade, en termes d’animation ou de prix, on se demandait toujours ce qu’en penserait Mme Paquet. Elle faisait partie de notre base de supporteurs que l’on respectait énormément et qui est la raison d’être de club comme le nôtre», confiait le président des Capitales Michel Laplante.

Au cours des dernières semaines, il était entré en contact avec celle-ci en même temps qu’il cherchait à organiser un tournoi afin de pallier à l’absence d’un calendrier régulier de la Ligue Frontier.

«Nous avions fait le pari que s’il y avait une saison de baseball, elle repousserait l’aide à mourir et que nous n’allions pas faire tous ces efforts si elle n’allait pas être présente. Ces jours-ci, le personnel de l’équipe, actuel comme ancien, a beaucoup de peine de savoir qu’elle est partie rejoindre son mari», racontait Laplante 

Il n’oubliera jamais cette dame qui prenait place dans la première rangée des bancs jaunes de la section populaire, derrière le marbre. Dès l’ouverture des portes, elle s’y retrouvait en compagnie des mêmes visages, match après match.

«Après deux ou trois défaites d’affilée, elle venait nous saluer après les matchs pour nous dire qu’elle serait encore là, le lendemain. Après cinq ou six revers, elle me disait : “Michel, ça n’a pas de sens, je ne viendrai pas, demain.” Et là, je lui demandais s’il n’y avait pas une petite chance qu’elle soit là quand même et elle levait les yeux au ciel, en me disant : “ben voyons Michel tu sais bien que je vais être là…”», ajoutait le président, qui adore ces gens qui appuient l’équipe de leur ville sans réserve comme l’a fait Colette Paquet pendant 21 saisons.

«Tout le monde dans l’organisation la connaissait et la respectait, elle était vraiment une bonne personne et elle a toujours supporté l’équipe même dans les saisons plus difficiles», notait pour sa part Charles Demers, directeur administratif des Capitales.

Le Soleil offre ses sympathies à toute sa famille, d’autant plus qu’à l’époque où il était vivant, le père de l’auteur de ces lignes a assisté à plusieurs matchs dans le groupe de Mme Paquet.

Un rare été sans baseball pour Patrick Scalabrini

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Un rare été sans baseball pour Patrick Scalabrini

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
D’aussi longtemps qu’il se souvienne, Patrick Scalabrini a passé ses étés sur un terrain de baseball ou dans l’abri du Stade Canac, comme gérant. En raison de la suspension des activités de la Ligue Frontier et de l’échec de la tentative de tenir un tournoi de joueurs professionnels à Québec et Trois-Rivières, le gérant des Capitales vit maintenant un été pas comme les autres.

Baseball mineur en Estrie, baseball junior avec les Bombardiers de Sherbrooke, baseball universitaire avec les Rainbow Warriors d’Hawaii, baseball indépendant avec les Capitales de Québec et les Goldeyes de Winnipeg, baseball affilié dans l’organisation des Orioles de Baltimore et retour au baseball indépendant avec les Saints de St. Paul et les Capitales, puis gérant des Caps depuis 2009, Scalabrini avait toujours une balle de baseball dans les mains.

«C’est spécial, surtout maintenant car le baseball senior commence en fin de semaine et le baseball junior en début de semaine. Les équipes senior se boostent un peu avec les joueurs des Aigles et des Capitales et c’est correct. Même moi, j’ai eu des offres pour coacher et même jouer... Je crois que ces gens ne réalisent pas qu’on n’est plus en 2007 et que je ne suis plus aussi bon!», rigole l’homme de baseball de 43 ans à propos de l’éventualité de rechausser ses crampons comme joueur.

De retour

«J’ai refusé toutes les offres que j’ai reçues, je veux voir ce que c’est que de passer un été en famille», explique celui qui reprendra son poste avec les Capitales la saison prochaine. «La direction de l’équipe m’a confirmé qu’elle allait me garder dans mes fonctions», indique-t-il, conscient du fait que la reprise ne sera pas nécessairement facile après un arrêt de 20 mois. 

«On parle de 20 mois sans revenu... c’est compliqué. Il faudra être créatifs pour éponger les pertes. On va espérer de l’aide, mais je demeure confiant. Jean (Tremblay, propriétaire des Capitales) est derrière nous et nous avons aussi reçu beaucoup d’appuis dernièrement.»

Si la pandémie diminue ou qu’un vaccin ou un traitement est trouvé d’ici un an, Scalabrini s’attend à une saison intéressante dans la Ligue Frontier. Avec les équipes libérées par le baseball affilié, certaines auraient manifesté un grand intérêt pour joindre la Ligue Frontier et le gérant des Caps estime que le circuit se dirigerait même vers une saison à 20 équipes plutôt qu’à 14 tel que prévu au départ.

Joueurs disponibles

«Il y aura aussi plus de joueurs disponibles du fait qu’il y a moins de rondes au repêchage des ligues majeures», poursuit-il, avouant qu’il a déjà commencé à analyser les statistiques et à cibler des joueurs qu’il aimerait avoir dans son alignement en 2021. «Oui, j’ai commencé à regarder ça, à compter les âges car on fera comme si la saison 2020 avait été jouée. Bref, mon joueur qui aura 28 ans tombera automatiquement dans la catégorie des vétérans.»

Le gérant des Capitales ajoute que seuls quelques uns des joueurs qui devaient porter les couleurs de son équipe cet été ont réussi à se trouver un poste ailleurs. «Il y a peu de ligues qui fonctionnent... Les gars sont en mode survie... Plusieurs vont espérer pouvoir aller jouer au baseball cet hiver en Australie», conclut-il à propos du fait que tout le baseball affilié est présentement en pause. 

Le circuit miraculeux de Patrick Deschênes

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Le circuit miraculeux de Patrick Deschênes

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
De tous les championnats remportés par les Alouettes, celui de 1997 reste de loin le plus dramatique. Avec deux retraits et un déficit d’un point à la dernière manche d’un septième match, Patrick Deschênes avait frappé un circuit de deux points contre les Cards de LaSalle pour donner le troisième titre de suite aux Alouettes de Charlesbourg.

«Je pense ne pas avoir fait le tour des buts en courant, j’avais sauté trois fois et je m’étais rendu au marbre», illustre en riant l’auteur de ce coup historique réalisé le 23 septembre 1997.

Patrick Deschênes avait déjà rêvé de frapper un tel circuit, mais pour lui, le scénario imaginé dans la tête de l’enfant qu’il a été s’est matérialisé.

«Je me souviens de toute la présence au bâton, j’étais tellement nerveux. Sur le premier lancer, je m’étais élancé dans le vide sur une balle lancée à deux pieds du marbre. Je ne pensais pas au circuit, je voulais juste ne pas être le dernier retrait. Avec un compte de trois balles et une prise, Gordie O’Brien, qui était l’un de leurs meilleurs lanceurs, m’a envoyé une courbe et je ne l’ai pas manqué», rappelle Deschênes qui avait transformé un déficit de 2-1 en victoire de 3-2.

La saison suivante, Deschênes lancera un match parfait pendant la finale menant au quatrième championnat de suite de l’équipe. Clin d’œil du destin, son filleul, William, évolue maintenant avec les Alouettes.

«On s’entend pour dire que Pat Deschênes a brûlé la ligue. Le monde disait que c’était le fun de venir nous voir jouer, mais qu’après trois manches, les matchs étaient finis… Imagine, un soir, Pat avait frappé trois circuits et produit neuf points, mais il n’avait même pas été le joueur du match», raconte Olivier Lépine, qui a vécu les cinq premières conquêtes, dont la dernière en 1999 malgré un poignet fracturé et une promotion avec les Capitales de Québec.

«Le meilleur»

Tous les anciens interrogés dans le cadre de ce reportage sont unanimes à propos de Deschênes, qui a ensuite évolué dans les filiales des Mets et connu du succès avec les Capitales.

«Il est le meilleur joueur avec qui j’ai joué, il avait un talent naturel incroyable», admet Joce Blais, à propos de celui qui jouait à toutes les positions dans le junior.

Deschênes avait gradué avec les Alouettes dès l’âge de 17 ans, la même année que Lépine. Quelques mois plus tard, les deux recrues allaient contribuer à la première conquête du championnat.

«Il lançait, il frappait, il jouait au troisième et au premier but. Il a commencé au deuxième but, à ses débuts. Ce n’est pas compliqué, il faisait tout bien sur le terrain. Il n’y a pas de doute dans mon esprit qu’il a été le joueur par excellence de cette dynastie», soutient l’ancien gérant Martin Pouliot, sans toutefois négliger la contribution de tous les autres joueurs qui remplissaient leur rôle à la perfection.

D’ailleurs, Pouliot hésitait à donner son top 5 des meilleurs joueurs de cette époque.

«Il y a Pat [Deschênes], Joce Blais, Marc-André Charbonneau, Stéphane Pouliot et Guy Roy, mais aussi les frères Lépine et plusieurs autres. Il y en aurait tellement à nommer, c’est quasiment injuste de faire un tel classement. Moi, je dirigeais la parade, mais je ne suis pas celui qui jouait de la trompette. Je n’étais qu’un maillon d’une chaîne très solide et nous avions aussi de très bons administrateurs qui nous faisaient confiance», illustrait-il en parlant de l’ensemble de l’organisation et non pas seulement ce qu’on voyait sur le terrain.

Après les six championnats de 1995 à 2000, les Alouettes ont une autre fois triomphé en 2013 sous la férule de l’entraîneur-chef Dave Dufour. Plusieurs membres de cette glorieuse époque ont reproduit le tout à Thetford Mines, dans le baseball senior, où les Blue Sox ont gagné six des sept derniers championnats, dont cinq de suite de 2013 à 2017.

Surplus de bagues!

Ajoutez à cela quelques championnats de ces mêmes joueurs avec le Rouge et Or, et la cour devient pleine. «À la fin, on avait tellement de bagues qu’on se faisait faire toutes sortes de choses comme souvenirs», mentionne Guy Roy.

Cette saison, les Alouettes seront dirigés par Frédéric Lajoie, un homme de baseball de Trois-Rivières qui était l’adjoint de Pouliot avec les Voyageurs de Jonquière. Leur premier match au parc Henri-Casault est prévu le mardi 21 juillet contre les Diamants de Québec, champions en titre de la LBJEQ, deux jours après un premier duel régional au Stade Canac, le dimanche 19 juillet (17h).

Depuis 2011, Québec (quatre) et Charlesbourg (1) revendiquent cinq des neuf derniers championnats du circuit, signe que la qualité du baseball junior à Québec se maintient toujours.

Capitales et Aigles: le projet de tournoi de Michel Laplante tombe à l’eau

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Capitales et Aigles: le projet de tournoi de Michel Laplante tombe à l’eau

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Il n’y aura pas de baseball professionnel à Québec et Trois-Rivières, cet été. Le président des Capitales Michel Laplante a renoncé à l’idée de tenir un tournoi à quatre équipes qui se serait mis en branle à compter la mi-juillet, a-t-il annoncé, vendredi après-midi.

Mais ce n’est pas à défaut de ne pas avoir essayé d’offrir un produit intéressant aux amateurs des deux villes en l’absence d’un calendrier régulier de la Ligue Frontier de baseball indépendant. Les Capitales — et les Aigles — ont multiplié les démarches afin de tenir leur tournoi. Ils avaient fixé la journée de vendredi pour prendre une décision finale, mais le temps leur manquait pour offrir des réponses aux joueurs, agents et organisations des ligues majeures qui manifestaient de l’intérêt pour le projet. Les questions portaient notamment sur les assurances et les règles à respecter lors d’une possible quarantaine.

«Il n’y a pas une raison principale qui a mené à cette décision, mais plusieurs. Et on ne peut pas pointer personne du doigt en disant qu’il est responsable, car nous avons eu de l’aide de tous les intervenants», expliquait Laplante, en point de presse sur la terrasse du Stade Canac.

Le projet visait à attirer à Québec et Trois-Rivières des joueurs canadiens des ligues mineures professionnelles et du baseball indépendant pour leur offrir des présences au bâton et des manches lancées dans un contexte compétitif en raison des annulations des différentes ligues. Des perches avaient aussi été lancées en direction de joueurs américains, bien que la participation de ceux-ci demeurait incertaine en raison de l’interdiction de voyage entre les deux pays voisins et d’une quarantaine obligatoire de 14 jours à respecter s’ils avaient pu le faire.

«Je vous jure qu’on a tenté de rendre l’impossible possible, mais la montagne était juste un peu trop haute. On a essayé jusqu’à tard jeudi soir [jeudi] et tôt ce matin [vendredi]. Mais on ne pouvait pas leur offrir toutes les réponses, et par respect pour eux, on ne voulait attendre plus longtemps avant de prendre».

Même si la machine des majeures est lourde et lente, certaines organisations avaient permis à leurs espoirs de participer au tournoi tandis que d’autres avaient fermé la porte. Malgré leur déception, plusieurs joueurs ont remercié les Capitales d’avoir tout fait pour que le projet fonctionne. Au point où cela a peut-être permis au gérant Patrick Scalabrini de tisser des liens pour l’avenir.

«J’ai pris contact avec les 72 joueurs canadiens qui ont évolué dans le baseball affilié en 2019. J’ai développé de belles relations avec certains, j’ai peut-être ouvert des portes pour l’avenir. Nous étions dans une course contre la montre, et par respect pour eux, on devait prendre une décision», disait Scalabrini, qui profitera d’un premier été de congé depuis près de 25 ans.

Manny Ramirez intéressé à jouer au Québec

Capitales

Manny Ramirez intéressé à jouer au Québec

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Il n’y a pas que les joueurs de baseball du Canada qui s’intéressent au projet de Michel Laplante de tenir un tournoi à quatre équipes regroupant plusieurs espoirs canadiens des ligues majeures et des joueurs canadiens des circuits indépendants. Le Soleil a appris que le coloré ex-voltigeur des ligues majeures Manny Ramirez aurait lui aussi l’intention de jouer au Québec avec son fils Manny Jr. si le projet réussit à prendre forme.

Ramirez aurait tissé des liens avec les Capitales de Québec lors de sa visite de l’usine de bâton B-45 de Québec au mois de mars. Le Dominicain naturalisé américain n’a pas joué dans les ligues majeures depuis ses cinq matchs avec les Rays de Tampa Bay en 2011, mais il a effectué plusieurs retours au jeu depuis dans différents calibres de différents pays, dont en 2013 à Taiwan et en 2017 au Japon, dans la Ligue de l’île Shikoku.

Maintenant âgé de 48 ans, il avait l’intention de retourner à Taiwan cette saison avec son fils Manny Jr., âgé de 25 ans et qui évoluait dans la Ligue Atlantique en 2018. La pandémie mondiale a cependant un peu chamboulé les plans du duo père-fils, qui souhaiterait maintenant tenter sa chance dans le tournoi à quatre équipes que Michel Laplante tente de mettre en place à Québec et Trois-Rivières. Les deux Ramirez seraient actuellement en Floride et ne sauraient cependant pas encore à quelles mesures de quarantaine ils devraient se soumettre pour pouvoir traverser la frontière et participer au tournoi.

La Ligue Frontier annule sa saison; les Capitales et les Aigles gardent espoir

Capitales

La Ligue Frontier annule sa saison; les Capitales et les Aigles gardent espoir

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — La Ligue Frontier de baseball indépendant annule sa saison 2020 et autorise ses équipes à prendre leurs propres décisions quant à l'éventualité de disputer des matchs ou de participer à d'autres activités.

Le conseil d'administration de la ligue a voté à l'unanimité, mercredi, la suspension de toute la saison.

Le président du circuit, Rich Sauget, a expliqué que dans la foulée de la pandémie de coronavirus il n'était pas réaliste de disputer la saison en raison «des contraintes sur les rassemblements sociaux dans nos marchés et des restrictions de déplacement de nos équipes canadiennes.»

La semaine dernière, les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières, qui devaient faire leurs débuts dans cette ligue cet été, avaient déjà annoncé qu'ils ne pourraient pas prendre part aux activités du circuit américain pour la saison 2020.

Dans son communiqué, la ligue a précisé qu'elle permet aux équipes de participer à des compétitions ou à d'autres activités dans leurs installations, si les restrictions nationales et locales le permettent.

Du côté des Capitals, on garde espoir de présenter un championnat de baseball professionnel au Québec cet été.

Le président des Capitales, Michel Laplante, envisage un plan consistant à aligner quatre équipes à Québec et Trois-Rivières composées de joueurs de baseball professionnel canadiens.

«Le but serait de commencer à la mi-juillet, alors nous devrons tout régler d'ici une à deux semaines», a-t-il expliqué au quotidien Le Soleil, la semaine dernière.

Pour se concrétiser, ce projet devra obtenir l'approbation de la direction de la santé publique, des autorités municipales et provinciales.

Fondée en 1993, la Ligue Frontier est la ligue professionnelle indépendante la plus importante et la plus ancienne. Avec 14 clubs, elle fournit le plus grand nombre de joueurs aux organisations du Baseball majeur que tout autre ligue indépendante.

Baseball à Québec et Trois-Rivières: plus que quelques ficelles à attacher

Capitales

Baseball à Québec et Trois-Rivières: plus que quelques ficelles à attacher

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Il reste quelques ficelles à attacher. Mais Michel Laplante espère être en mesure de pouvoir annoncer d’ici la fin de la semaine que son projet de réunir les meilleurs espoirs canadiens dans une ligue à quatre équipes, dont les activités auraient lieu à Québec et à Trois-Rivières, ira de l’avant.

«Le projet est en ébullition et il n’y a aucun signal qui nous dit que ça ne fonctionnera pas», a expliqué le président des Capitales. «Il n’y a rien qui bloque. Mais on est présentement dans un timing qui fait que c’est difficile d’avancer au rythme que je le souhaiterais. Nous sommes dimanche et c’est la Fête des pères et il y aura le congé de la Fête nationale mercredi. Je pense cependant pouvoir vous dévoiler comment le tournoi va fonctionner et le nom des joueurs qui y pendront part d’ici deux ou trois jours. Nous aimerions réunir les joueurs pendant la première semaine de juillet ce qui nous permettrait d’amorcer le tournoi vers la mi-juillet.»

Laplante a expliqué qu’à la base, plusieurs conditions devaient être remplies afin que puisse être présenté le tournoi qu’il avait élaboré, un plan devant pallier l’absence de baseball professionnel à Québec et à Trois-Rivières résultant de la fermeture de la frontière canadienne avec les États-Unis jusqu’au 21 juillet et qui empêchera les Aigles et les Capitales de faire leurs débuts dans la Ligue Frontier en 2020. La décision de la LBEQ de permettre la présentation de matchs à compter du 4 juillet en a réglé une. Puis le Baseball majeur a indiqué qu’il donnait l’autorisation à ses jeunes canadiens sous contrat dans ses organisations et évoluant dans les circuits mineurs de prendre part à l’évènement. 

Le président des Capitales a donc contacté la douzaine d’organisations pour lesquelles les joueurs qui pourraient venir à Québec appartiennent afin d’obtenir leur autorisation pour les utiliser. Et il n’a essuyé aucun refus parce qu’elles ne voyaient pas comment elles pourraient de façon légale empêcher ces athlètes de gagner leur vie et de continuer à progresser. Plusieurs se sont même dites heureuses que leurs poulains canadiens poussent jouer et s’améliorer.

Pas de Ligue Frontier pour les Capitales et les Aigles avant 2021

Capitales

Pas de Ligue Frontier pour les Capitales et les Aigles avant 2021

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
La venue des Capitales de Québec et des Aigles de Trois-Rivières dans la Ligue Frontier de baseball indépendant prendra un an de plus que prévu. Les deux équipes ont confirmé mercredi qu’elles ne pourraient pas prendre part aux activités du circuit américain pour la saison 2020, mais gardent espoir de tenir tout de même un championnat de baseball professionnel au Québec cet été.

«Nous avons confirmé ce matin qu’on ne serait pas capable de joindre la ligue cette année. De leur côté, les gens de la Ligue Frontier ne savent pas encore s’ils pourront jouer une saison cette année avec les douze équipes américaines, en sous-groupe ou s’ils devront carrément annuler la saison», a déclaré au Soleil le président des Capitales, Michel Laplante.

Une chose est sûre cependant, la Ligue Frontier est toujours intéressée à accueillir les Aigles et les Capitales en 2021 dans un circuit unifié. «Ça ne change rien au regroupement annoncé au cours des derniers mois», assure Laplante.

Plan B

Celui-ci devra toutefois mettre de l’avant à vitesse grand V son plan B qui consiste à aligner quatre équipes à Québec et Trois-Rivières composées de joueurs de baseball professionnel canadiens. «Le but serait de commencer à la mi-juillet, alors nous devrons tout régler d’ici une à deux semaines», a déclaré le président des Caps.

Laplante et son équipe devront coordonner leurs décisions avec la direction de la santé publique, les autorités municipales et provinciales. «Les prochaines heures seront cruciales, mais je demeure optimiste avec les dernières annonces gouvernementales comme de quoi le baseball sera jouable. C’est beaucoup mieux que ce qu’on entendait il y a un mois.»

Michel Laplante a l’oeil sur les joueurs professionnels canadiens incapables de traverser la frontière pour rejoindre leur équipe aux États-Unis. Son bassin principal serait constitué de joueurs canadiens évoluant dans les circuits indépendants américains, notamment ceux des Goldeyes de Winnipeg qui ne pourront jouer aucun match local dans la formule d’urgence adoptée par leur ligue, l’Association américaine de baseball professionnel indépendant. Ensuite, les équipes se tourneront vers les joueurs canadiens évoluant dans le baseball mineur affilié.

«Je vois mal comment des équipes pourraient empêcher leurs joueurs de pratiquer leur sport s’il est impossible pour elles de les faire jouer», répète Michel Laplante, qui rêve de voir les meilleurs espoirs canadiens des ligues majeures s’affronter au Stade Canac et au Stade Quillorama.

Les Capitales et les Aigles devront se tourner vers un plan B

Capitales

Les Capitales et les Aigles devront se tourner vers un plan B

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’annonce du maintien de la fermeture de la frontière canado-américaine jusqu’au 21 juillet vient compliquer la vie aux Capitales de Québec et aux Aigles de Trois-Rivières, qui devaient débuter leur première saison dans la Ligue Frontier de baseball indépendant avec 12 autres équipes américaines. Les formations québécoises devront vraisemblablement se tourner vers un plan B.

«Je pense que ce sera très dur de jouer dans la Ligue Frontier cette saison, alors on va y aller avec notre plan B, soit d’aligner les joueurs canadiens dans quatre équipes installées à Québec et Trois-Rivières», a déclaré mardi au Soleil le président des Capitales, Michel Laplante.

«Je vois mal comment les Aigles et les Capitales pourraient faire quelque chose dans les circonstances. Nous avons un meeting à 10h mercredi et ça devrait confirmer tout ça. Après, nous aurons la liberté de faire ce que l’on veut», a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il ne croyait pas que la situation nuise à l’avenir des deux équipes dans la Ligue Frontier.

«La crise nous a permis de tisser des liens encore plus forts avec la Ligue», insiste celui qui souhaite s’inspirer du plan B de l’Association américaine de baseball professionnel indépendant, un circuit de 12 équipes qui tiendra une saison écourtée de 60 matchs avec six équipes basées dans trois villes, soit Fargo, Sioux Falls et Franklin.

«Oui, ça ressemble à ce que veut faire l’Association américaine. D’ailleurs, je viens de leur parler aujourd’hui», a indiqué Laplante. Les équipes québécoises souhaitent commencer leurs activités à la mi-juillet et poursuivre jusqu’à la mi-septembre.

«On travaille avec la Ville de Québec et le gouvernement du Québec. Il reste beaucoup de fils à attacher, mais nous sommes optimistes», résume-t-il.

Baseball indépendant: l'idée du confinement fait peur

Capitales

Baseball indépendant: l'idée du confinement fait peur

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
La possibilité de disputer une saison de deux mois de baseball indépendant avec quatre équipes canadiennes à Québec et Trois-Rivières réjouit bien sûr les joueurs, mais certains ont quand même des craintes concernant la possibilité d’être forcés de vivre confinés durant cette période.

Un tel «plan B» pourrait être mis en place s’il est impossible pour les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières de jouer la saison dans la Ligue Frontier en raison de la fermeture de la... frontière avec les États-Unis. Ce plan prévoit que les joueurs doivent vivre en confinement pendant deux mois.

«Personnellement, ça ne me préoccupe pas. Je veux juste jouer au baseball, peu importe les conditions», a déclaré au Soleil l’arrêt-court des Capitales David Glaude.

«Pour ceux qui espèrent percer, c’est important de trouver une manière d’avoir une saison. Deux cents présences au bâton, c’est mieux que zéro! De plus, avec les équipes affiliées qui disparaîtront au niveau A, ce sera bon pour le baseball indépendant, mais ça veut aussi dire moins d’opportunités pour les joueurs d’atteindre le baseball affilié», poursuit l’athlète de 25 ans.

Glaude, qui a passé les deux dernières saisons à Trois-Rivières, continue de s’entraîner même s’il ne sait pas dans quelle ligue les Capitales évolueront ni qui seront ses coéquipiers. «Les joueurs latins ne pourront pas venir, on ne sait pas trop pour les Américains. Le plan B prévoit des joueurs canadiens répartis dans quatre équipes.»

Crainte du confinement 

La perception de Karl Gélinas, lanceur et entraîneur des lanceurs des Capitales, est différente. «Oui, c’est positif d’avoir potentiellement du baseball cet été, mais le côté négatif, c’est le confinement. J’ai surtout hâte d’en connaître les conditions!» confie le grand droitier qui n’est pas chaud à l’idée de se séparer de sa famille et de ses proches pendant deux mois.

«Le joueur de baseball en moi a envie d’être sur le terrain, une opportunité que je pourrai avoir le 15 juin grâce à mon travail avec l’Académie de baseball du Canada. Par contre, la possibilité de confinement m’a un peu mis sur les «brakes». J’aurai 37 ans cet été, est-ce que je veux vraiment vivre ça?» s’interroge-t-il.

Gélinas ne cache pas qu’il pourrait décider de prendre une année sabbatique si jamais les mesures de confinement imposées étaient trop sévères. «Moi aussi, j’ai un plan B qui serait de m’impliquer un peu plus avec l’Académie, ce que j’ai d’ailleurs fait depuis le début de la pandémie en suivant de près les lanceurs avec Marc-Antoine Bérubé. On tenait des mini-conférences et on avait des réunions avec le logiciel de vidéoconférence Zoom régulièrement.»

Discussions

Pour Michel Laplante, président des Capitales, l’objectif est toujours de pouvoir débuter la saison dans la Ligue Frontier, mais il avoue que le maintien de la fermeture de la frontière canado-américaine rendrait ce projet plus difficile.

«Pour ce qui est d’un plan B, nous en discutons avec les joueurs, les organisations majeures, les agents et les recruteurs. Moralement, je ne crois pas que personne ne pourrait nous empêcher de faire travailler des joueurs s’ils ne peuvent pas leur fournir eux-mêmes du travail», explique-t-il à propos de la possibilité de réunir tous les meilleurs espoirs canadiens dans quatre équipes au Québec.

L’ancien des Capitales Goefrey Tomlinson dénonce le racisme et la violence

Capitales

L’ancien des Capitales Goefrey Tomlinson dénonce le racisme et la violence

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Il n’a jamais eu à élever la voix pour obtenir le respect de ses pairs. Homme de peu de mots, Goefrey Tomlinson laissait parler ses gestes, s’imposait par son attitude exemplaire. Résident permanent au Canada depuis 2015 et installé à Québec depuis plus de 10 ans, l’ancien joueur de Capitales suit d’un œil intéressé ce qui se passe aux États-Unis. Le racisme et l’injustice ne sont pas des concepts théoriques pour celui ayant grandi dans l’État du Texas, après y avoir immigré de la Jamaïque à l’âge de 11 ans avec sa famille.

«Je ne sais vraiment pas ce que je pourrais amener de plus à la conversation», dit-il d’entrée de jeu avec son humilité coutumière lors d’une rencontre avec Le Soleil, cette semaine, dans les gradins du Stade Canac, où il a offert de très bonnes saisons aux amateurs de Québec de 2004 à 2011.

L’homme qu’il est devenu comprend maintenant mieux ce que l’adolescent qu’il était a vécu, à l’époque. S’il n’est pas surpris par les nombreuses manifestations ayant cours dans plusieurs villes américaines, dont celle de son enfance, Fort Worth, il essaie de les mettre en contexte.

«Une manifestation est souvent le résultat d’une combinaison de plusieurs événements. Le geste posé par le policier à l’endroit de George Floyd, à Minneapolis, la pandémie de la COVID-19, les pertes d’emploi et ce qui se passe en politique, tout cela a provoqué de la tension. La marmite de la rage bouillait à l’intérieur, elle a explosé», analyse l’ex-voltigeur, véritable gardien du champ extérieur.

Bien qu’il l’estime plus subtil que dans les époques précédentes, Tomlinson reconnaît que le racisme couve encore aux États-Unis. Et à l’ère des réseaux sociaux, les cas les plus graves sont rapidement partagés.

«En moins de 24 heures, un incident peut faire le tour du monde. Ça le met en lumière. Mais je suis convaincu qu’il y a encore beaucoup de choses qu’on ne sait pas. Ce qu’on voit n’est qu’un faible pourcentage de ce qui se passe.»

L’histoire d’une auto-patrouille suivant pendant 20 minutes un jeune homme rentrant chez lui à Omaha, au Nebraska, ne fera pas la manchette. Même chose pour la fouille d’une voiture de cette même personne après l’obtention d’une contravention pour excès de vitesse à Lansing, au Michigan. Ce jeune homme victime de profilage racial, c’était Goefrey Tomlinson, qui fut un choix de quatrième ronde des Royals de Kansas City en 1997.

«Chaque fois, je comprenais bien ce qui se passait. J’étais un Afro-américain dans une belle voiture immatriculée d’un autre État. J’aurais pu protester, mais je me serais placé dans une situation encore plus délicate.»

École secondaire 

Jeune joueur talentueux, il a vite compris que les regards seraient tournés vers lui, que ses faits et gestes seraient surveillés. Il apprendra, plusieurs années plus tard, que des parents de ses coéquipiers se plaignaient de le voir jouer plus souvent que leur enfant.

«Il y avait une belle mixité à l’école secondaire que je fréquentais, mais dans mes équipes de baseball, il y avait peu de Noirs parmi tous les Blancs, même que parfois, j’étais le seul. Et on s’entend pour dire que je suis facile à reconnaître. Très tôt, j’ai compris que tout ce que je ferais sur un terrain ne passerait pas inaperçu, que ce soit un beau jeu ou si je me comportais mal. Pour cela, je ne devais pas être aussi bon que les autres, mais meilleur qu’eux. Je me fixais des objectifs et je travaillais pour les atteindre, cette approche m’a aidé à développer ma personnalité et le style de joueur professionnel que je suis devenu. Je n’étais pas le genre à parler beaucoup, mais il y a des fois où j’aurais aimé le faire.»

À la fois joueur et adjoint de Patrick Scalabrini avec les Capitales, il n’était pas rare de retrouver Tomlinson les yeux plongés dans un livre dans le bureau du gérant. Mais rien ne lui échappait. Il va en de même, aujourd’hui.

«Je suis triste de voir ce qui arrive, c’est une honte qu’il en soit ainsi. Je suis content que l’on en parle, je trouve que les manifestations sont parfois nécessaires, et je comprends que des gens y participent avec tous les incidents ayant eu lieu au fil des ans, mais je n’aime pas qu’on le fasse dans la violence. Selon moi, c’est correct de se faire entendre, mais avec ma sagesse, je sais aussi qu’il n’y a rien de simple, que tout n’est pas noir ou blanc, qu’il y a deux côtés à une médaille. J’ai des amis policiers, ils doivent savoir que ce n’est pas contre eux personnellement, mais bien contre des gestes commis par certains, et à l’inverse, les commentateurs ne doivent pas mettre tous les manifestants dans le même bateau.»

Il pensait bien qu’en 2020, on en saurait assez sur le phénomène pour reconnaître que le racisme était toujours présent. Mais voilà, le monde a encore besoin de descendre dans la rue.

«Le premier pas pour régler un problème est d’admettre qu’il y en a un, mais il y en a encore qui le nient. Et tant et aussi longtemps que les gens au sommet ne l’admettront pas, il ne se réglera pas», ajoute-t-il en parlant ceux qui établissent les règles de gouvernance.

Droit de vote 

Pour la première fois depuis qu’il n’habite plus aux États-Unis, Goefrey Tomlinson a entrepris des démarches pour exercer son droit de vote dans l’État du Texas. «Ah, la politique, ça c’est un autre sujet de conversation…» dit-il.

«Trump est ce qu’il est, on le sait, mais les politiciens qui le suivent et qui n’ont pas le courage de dire qu’il a tort me déçoivent énormément. Je trouve désarmant de voir des gens perdre leur humanité juste pour être au pouvoir.»

Mais celui qui fut l’un des joueurs les plus productifs de l’histoire des Capitales n’a pas perdu espoir, malgré la tension qui règne.

«Je ne sais pas si je peux dire cela, mais je leur souhaite un autre président… À part cela, j’aimerais que les gens comprennent d’où vient l’autre, qu’ils se parlent et s’écoutent.»

Baseball: Legault donne de l’espoir aux Capitales et aux Aigles

Capitales

Baseball: Legault donne de l’espoir aux Capitales et aux Aigles

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Le président Michel Laplante pense toujours que les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières pourraient disputer leur première saison dans la Ligue Frontier en 2020, bien qu’elle serait forcément écourtée.Une déclaration du premier ministre à son point de presse quotidien, jeudi, a rallumé la flamme de l’espoir.

 À une question sur la possibilité ou non pour le soccer ou le baseball d’adopter de nouvelles règles de jeu, il a eu la réponse suivante:

«Il y a moyen de s’organiser, puis c’est plus facile dans certains sports que d’autres comme le baseball. Encore une fois, les consignes vont évoluer, puis moi, j’ai bon espoir de voir les Capitales, de voir l’Impact, puis de voir le Canadien, dans les prochains mois, jouer de vraies parties», a-t-il déclaré.

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La réaction de Laplante n’a pas tardé. «Wow, ça fait du bien d’entendre ça», admettait celui qui multiplie les rencontres virtuelles avec ses homologues de la Ligue Frontier, regroupés dans sept états américains et une province canadienne.

«Il y a trois semaines, on était en fin de neuvième manche, il y avait deux retraits et on perdait 4-0. Depuis, on a rempli trois des cinq conditions pour que ça se produise, il n’en manque que deux», confiait l’homme de baseball.

Ces conditions remplies sont: la certitude offerte par la Ligue Frontier, cette semaine, que plusieurs équipes seraient au fil de départ alors que tout récemment, les quatre équipes de l’Illinois étaient sur le point de lancer la serviette pour cette saison; l’intérêt de nombreux joueurs canadiens, qui cognent à la porte pour avoir la chance de s’aligner avec les trois équipes canadiennes indépendantes (Québec, Trois-Rivières et Winnipeg); et enfin, la possibilité de jouer des matchs à la fin du mois de juin.

Reste à régler le dossier de la frontière canado-américaine et la possibilité d’occuper le stade à 30 ou 40 % de sa capacité de spectateurs. «Qui aurait dit que ça bougerait aussi vite, il y a trois semaines? On était 0 en 5, et là, on en a trois sur cinq. On va travailler sur les deux autres conditions dans les deux prochaines semaines.»

Selon lui, la tenue de matchs avec spectateurs dans les stades de Québec et de Trois-Rivières serait un bon test pour tous les autres sports qui souhaitent recevoir le feu vert.

«Je n’ai aucun problème à ce qu’on soit les cobayes. On est un beau projet de relance d’événements sportifs. Les restaurants vont ouvrir bientôt, on peut certainement bien gérer notre affluence dans un environnement fermé et à l’extérieur, en plus. Si on n’était pas capable de faire ça, aucun aréna ne pourrait rouvrir.»

Au cours des derniers jours, plusieurs joueurs ont contacté les Capitales pour s’enquérir de la possibilité de jouer à Québec. Comme le baseball majeur devrait tenir un repêchage de seulement cinq rondes au lieu de 40, ils seront nombreux à se chercher du travail. Même chose avec ceux qui devaient évoluer dans le baseball affilié, dont les différentes saisons n’auront vraisemblablement pas lieu.

«Il n’y a jamais eu autant de joueurs canadiens disponibles. Nous avons eu la chance d’avoir de très bonnes équipes, par le passé, mais là, on pourrait avoir plusieurs joueurs en même temps ayant le potentiel d’atteindre les majeures. Imaginez un joueur canadien qui devait évoluer AA pour les Red Sox et qui se retrouverait à Québec ou à Trois-Rivières? Et présentement, les gars ne nous questionnent pas sur le salaire, mais plutôt si on peut leur offrir 200 présences au bâton», indiquait Laplante, en imaginant le plus beau scénario.

Capitales: il n’aurait jamais fait aussi beau pour leur match d’ouverture

Baseball

Capitales: il n’aurait jamais fait aussi beau pour leur match d’ouverture

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Ils n’auraient jamais eu, ou presque, de telles conditions météorologiques pour entreprendre leur saison. Dans un monde idéal, les Capitales de Québec auraient disputé leur premier match local dans la Ligue Frontier, mardi, sous une chaleur qu’on voit rarement à ce temps-ci du printemps.

Des sentiments partagés habitaient le président Michel Laplante et le gérant Patrick Scalabrini à l’idée qu’ils devaient être les hôtes des Otters d’Evansville pour une série de trois matchs au Stade Canac.

«Avec le temps qu’il fait, on serait fort probablement à guichets fermés pour le match d’ouverture, on aurait un peu de billets à vendre pour celui de mercredi et on serait déjà assurés d’avoir une très bonne foule, jeudi. Comme début de saison, on n’aurait pas pu demander une plus belle température, on n’aurait jamais fait aussi beau pour une série d’ouverture», soulignait Laplante, qui s’est plutôt offert une partie de golf au lieu de recevoir la visite au terrain du parc Victoria.

Selon le calendrier d’origine, l’ancien gérant des Capitales Andy McCauley serait en ville avec l’équipe de la Ligue Frontier qu’il dirige depuis 10 ans. Les discussions tourneraient autour de son association d’un an avec les Capitales, en 2002, de ses retrouvailles avec Scalabrini, qui jouait sous ses ordres, à l’époque. Mais voilà, on est plutôt dans l’attente de savoir s’il y aura une saison ou non dans les prochaines semaines.

Ligue Frontier: le casse-tête de la frontière pour les Capitales

Capitales

Ligue Frontier: le casse-tête de la frontière pour les Capitales

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
À l’approche d’une décision finale quant à savoir si la Ligue Frontier ira de l’avant ou pas avec une saison à l’été 2020, Michel Laplante admettait que la fermeture de la frontière canado-américaine jusqu’au 21 juin représentait un obstacle important pour les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières.

Cela n’empêche pas les équipes du circuit de baseball indépendant de discuter d’un possible début de saison au début du mois de juillet. Mais les clubs du Québec pourront-ils faire partie du calendrier 2020, si jamais le feu vert est donné à une reprise des activités sportives professionnelles aux États-Unis?

«Pour l’instant, je dirais que nous sommes en danger à cause de la situation à la frontière. Quelle règle devrait-on respecter lorsqu’on permettra sa réouverture? Les personnes à bord d’un autocar devraient-elles se retrouver en quarantaine ou permettrait-on leur entrée au pays en passant des tests? Il y a encore beaucoup de questions sans réponse», soulignait le président de l’équipe, mercredi, peu de temps après avoir appris que les gouvernements canadiens et américains prolongeaient d’un autre mois la fermeture de leur frontière commune, à l’exception des services jugés essentiels.

La Ligue Frontier espère toujours pouvoir disputer des matchs à compter du mois de juillet. Selon le calendrier original, les Capitales auraient déjà disputé 40 parties (sur 96) en mai et juin, dont près de la moitié (18) à Québec. Cette semaine, par exemple, ils devaient entamer la seconde étape de leur tournée d’ouverture aux États-Unis qui les menait à Lake Erie (Ohio), Washington (Pennsylvanie) et au New Jersey. Ce calendrier n’existe plus, évidemment.

«On continue à se préparer. On le fait peut-être pour rien, mais on doit cela aux amateurs qui nous encouragent depuis 21 ans. Nous profitons de l’occasion pour effectuer des travaux sur la structure du stade, en tout respect des règles de la santé publique», ajoutait celui qui s’attend à ce qu’on tranche une fois pour toutes dans une dizaine de jours.

Des scénarios sont sur la table pour un calendrier modifié à 14 équipes, et aussi à 12, 10, 8…

«Avec la décision du baseball affilié de réduire son nombre d’équipes de 40 et 60 dans les ligues mineures, il n’est pas impossible de penser que notre ligue compte une vingtaine de clubs, l’an prochain [2021] parce qu’il y a en a beaucoup dans les états qui font partie de la Ligue Frontier. On rêve à ça depuis qu’on se parle d’une fusion. Le regroupement actuel tient à ce que toutes les équipes actuelles soient présentes, en 2021, mais s’il y a une saison 2020 sans nous, est-ce qu’ils auront encore besoin de Québec et Trois-Rivières? Est-ce qu’ils voudront venir au Canada, travailler à l’obtention des visas, etc.? Ça me fait un peu peur, mais je ne veux surtout pas faire peur. Et je suis un optimiste de nature, alors je pense que ça va fonctionner», indiquait à propos d’un futur qu’il ne connaît pas.

Le dôme

Les Capitales réfléchissent présentement à l’idée de dégonfler le dôme du Stade Canac. Au-delà des Capitales, ils veulent que le terrain du parc Victoria soit disponible pour les jeunes joueurs de la région si le gouvernement permettait la reprise du baseball, comme on l’a fait avec le golf, le tennis, le vélo, l’athlétisme, etc., des sports qui renaissent dès mercredi.

«On voudrait certainement pas enlever ce plaisir aux jeunes. On espère qu’il leur sera permis de jouer au baseball cet été, ça ferait du bien à tout le monde», ajoutait l’homme de baseball, en précisant que Québec était l’un des rares endroits dotés d’un équipement similaire à enlever lors des mois d’été. Ailleurs, il est en place tout au long de l’année.

Ligue Frontier: une décision finale vers le 1er juin

Capitales

Ligue Frontier: une décision finale vers le 1er juin

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Le camp d’entraînement des Capitales de Québec devait se mettre en branle, jeudi, en prévision de la première saison de l’équipe dans la Ligue Frontier de baseball indépendant. Mais aucun joueur n’est encore en ville et aucune date ne pointe à l’horizon pour un possible début de calendrier. Même le dôme, symbole d’une occupation hivernale, recouvre encore le terrain du Stade Canac!

Les dirigeants de la Ligue Frontier ont tenu une autre réunion, mercredi, afin de déterminer la marche à suivre. Mine de rien, le temps file, mais l’espoir demeure d’avoir une saison écourtée à 60 ou 75 matchs.

«Ça fait 21 ans qu’on offre un divertissement aux amateurs de Québec, qu’on s’efforce à faire du baseball qualité, alors on n’a pas le droit d’abandonner maintenant et d’enlever l’espoir aux gens. S’il n’y avait que 5% de chances qu’on puisse avoir une saison, on n’aurait pas le droit de ne pas l’essayer», confie Michel Laplante.

Le président des Capitales pense qu’il est encore possible d’avoir du baseball à Québec, cet été, mais toute décision reposera dans les mains de la direction de la santé publique.

La direction des Capitales préoccupée

Capitales

La direction des Capitales préoccupée

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la direction des Capitales de Québec est préoccupée par la décision du gouvernement du Québec qui demande l’annulation de tous les événements publics sportifs et culturels prévus jusqu’au 31 août.

«Nous n’allons pas faire beaucoup de commentaires pour l’instant, car nous sommes en processus de vérifier si tout cela s’applique à nous. Nous allons poser beaucoup de questions au cours des prochains jours», a déclaré au Soleil le président de l’équipe de baseball, Michel Laplante.

La Ligue Frontier, où doivent évoluer cette année les Capitales et les Aigles de Trois-Rivières, a reporté le début de sa saison à une date indéterminée en raison de la pandémie de COVID-19.

«Personne du côté du gouvernement n’a tenté de nous joindre pour nous dire ce qu’il en était avant l’annonce de cet après-midi. J’espère qu’ils parleront au moins à nos dirigeants avant de prendre une décision», poursuit M. Laplante, qui rappelle que 12 des 14 équipes de la Ligue Frontier sont situées aux États-Unis.

«On ne se met pas la tête dans le sable. On sait que nous présentons des événements sportifs. Mais par exemple, est-ce que ça nous empêcherait de diffuser tous nos matchs à la télé et de les disputer sans public?», ajoute-t-il, indiquant que cette avenue a été analysée.

«Présentement, il n’y a aucune ligue professionnelle qui n’analyse pas toutes les options», poursuit-il, ajoutant qu’il s’agirait effectivement d’une «catastrophe» pour les Capitales s’ils se voyaient interdits de tenir des matchs de baseball.

«Par exemple, si la situation s’améliorait aux États-Unis et que la ligue décidait de lancer sa saison le 1er juillet, nous ne serions pas dans la course? Ça fait partie des questions qui nous préoccupent», poursuit le président des Capitales.

«Je pensais qu’on aurait demandé aux ligues professionnelles où elles en étaient avant d’annoncer une telle décision. On n’arrive pas comme ça par la bande sans être consultés», conclut-il. 

Début de saison repoussé et effectifs réduits pour les Capitales

Capitales

Début de saison repoussé et effectifs réduits pour les Capitales

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle soit obligée de le faire à son tour, mais la Ligue Frontier de baseball indépendant a repoussé son début de saison à une date ultérieure, mercredi, au terme d’une conférence téléphonique au cours de laquelle les 14 équipes ont manifesté le désir d’avoir une saison 2020, si la situation devait le permettre.

Ainsi, ce report des activités fait en sorte que les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières ne feront pas leur entrée dans le nouveau circuit le 15 mai. Les matchs d’ouverture locale, prévus le 26 mai, sont également remis à plus tard.

«Pour l’instant, nous n’avons planifié aucune date pour relancer la saison. Et la raison est simple : tous ceux qui en déterminent une ne font que la déplacer à nouveau. Pour l’instant, on confirme que les camps d’entraînement, l’ouverture de la saison et notre rentrée locale n’auront pas lieu aux dates prévues», explique le président des Capitales, Michel Laplante.

Les Capitales devaient vivre leur baptême de la Ligue Frontier le 15 mai, à Avon, dans l’État de l’Ohio, contre les Crushers de Lake Erie. Après des arrêts en Pennsylvanie et au New Jersey, ils devaient accueillir les Otters d’Evansville (Indiana), le mardi 26 mai, au Stade Canac. Pour ce qui est des Aigles, ils auraient joué à Joliet, en Illinois, à compter du 15 et reçu la visite des Y'Alls de Florence (Kentucky) pour leur rentrée trifluvienne.

«La bonne nouvelle, c’est l’harmonie qui règne parmi les membres de la Ligue. Il y a des clubs dont certains propriétaires perdent des millions de dollars par jour en raison de leurs autres activités, mais personne ne veut décrocher. Tous les clubs ont montré de la volonté pour se retourner rapidement afin d’avoir une saison, si cela devenait possible», ajoutait Laplante.

À Québec, les Capitales ont réduit les effectifs dans les bureaux administratifs. Plusieurs employés ont accepté des réductions de salaire et tous les programmes mis en place le gouvernement fédéral en lien avec l’aide financière aux employés seront analysés.

«Est-ce que les Capitales vont survivre à cette crise ? Je dirais oui, mais si on veut avoir une saison, il faut être capable de se rendre jusque-là, et pour cela, il faut réduire nos dépenses. Présentement, il n’y a personne au bureau», précisait l’ancien lanceur et gérant de l’équipe québécoise.

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

Ouverture de la saison: les Capitales et la Ligue Frontier s’ajusteront le temps venu

Capitales

Ouverture de la saison: les Capitales et la Ligue Frontier s’ajusteront le temps venu

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
En raison de la situation causée par la pandémie de la COVID-19 qui évolue d’heure en heure, la Ligue Frontier de baseball indépendant préfère attendre encore un peu avant de repousser la date de l’ouverture de la saison prévue le 14 mai.

Les dirigeants de la nouvelle ligue hébergeant les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières ont tenu une conférence téléphonique, mercredi matin, afin de faire le point sur le sujet. Pour l’heure, le calendrier reste intact, mais il pourrait être appelé à changer dès la prochaine réunion, le 31 mars.

«On ne se met pas la tête dans le sable, il y a une forte possibilité pour que le début de la saison soit retardé. Mais comme la situation change chaque heure, ça donnerait rien de déterminer une date à ce moment-ci. On va se reparler, le 31 mars, et chaque semaine par la suite, on sera alors plus en mesure de voir où en sont les choses», explique Michel Laplante, le président des Capitales.

La Ligue Frontier se prépare selon plusieurs scénarios. Des calendriers hypothétiques commençant le 1er juin, le 15 juin et le 1er juillet seront établis. On pourrait aussi augmenter à 28 le nombre de joueurs par équipe dans une saison écourtée. La santé financière de chacune des 14 équipes sera également passée au peigne fin.

«On prendra le temps d’analyser les différents baux de chaque formation et de bien comprendre les états financiers de tous les membres de la Ligue. Si deux équipes n’avaient pas les moyens de poursuivre, par exemple, est-ce qu’on pourrait fonctionner à 12 clubs? Il faut se poser toutes les questions et prévoir toutes les situations», ajoutait Laplante.

À Québec, les Capitales n’ont pas encore réduit leurs effectifs, et ce, même si les bureaux du Stade Canac sont fermés. Les employés travaillent de la maison, où ils préparent la prochaine saison. Il n’y a présentement aucune activité sous le dôme, appelé à se dégonfler avec l’arrivée du printemps.

«S’il n’y avait pas de saison, ça pourrait être catastrophique. Il y a plusieurs impacts à considérer. Les équipes de baseball et de hockey de notre niveau sont des jouets pour les propriétaires. Mais lorsqu’on perd 30% de sa valeur, pourront-ils se permettre d’avoir encore un tel jouet? La chaîne humaine est présentement attaquée, mais à travers tout cela, est-ce que le baseball est une priorité dans la vie? La santé, l’alimentation, le transport et le commerce, par exemple, sont essentiels en temps de crise.»

D’un autre côté, Laplante ajoute que les gens auront aussi besoin de se divertir, le temps venu.

«Ils vont avoir besoin de sortir. Dès que les gouvernements changeront les directives de rassemblement dans les lieux publics et permettront la réouverture des stades, on pourra se virer de bord en l’espace de 15 jours», disait-il sans prédire l’avenir.

Les Capitales doivent faire leur entrer dans la Ligue Frontier le 15 mai, à Avon, en Ohio, contre les Crushers de Lake Erie. Leur premier match local est prévu le 26 mai contre les Otters d’Evansville, une formation de l’Indiana.

Coronavirus: la Ligue Frontier se réunira mercredi

Capitales

Coronavirus: la Ligue Frontier se réunira mercredi

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les gouverneurs de la Ligue Frontier de baseball indépendant se réuniront mercredi, par conférence téléphonique, afin de faire le point sur l’effet de la pandémie de maladie à coronavirus COVID-19 sur ses activités.

C’est en Floride que les gouverneurs devaient se rencontrer au départ, mais la réunion a été transformée en conférence téléphonique en raison des événements des derniers jours. 

Le gouvernement américain a annoncé dimanche une période de huit semaines où les rassemblements de plus de 50 personnes seront interdits. La période s’étendra jusqu’au 12 mai alors que la saison de la Ligue Frontier doit débuter le 15 mai.

«On suit de près ce qui se passe et aussi les décisions qui sont prises par les ligues majeures, histoire de se guider. Mais heureusement, comme notre saison débute plus tard, nous aurons le temps de prendre une décision éclairée», a déclaré au Soleil Bill Lee, commissaire de la Ligue Frontier.

Les ligues majeures, qui avaient déjà repoussé de deux semaines le début de leur saison prévue le 26 mars, ne recommenceront pas leurs activités avant le mois de mai, histoire de se conformer à la directive gouvernementale.

«C’est la première fois que nous vivons une situation semblable. Nous avons déjà vu des équipes qui ne pouvaient pas jouer, car elles bâtissaient un nouveau stade qui n’était pas prêt à temps, mais rien qui ressemble à ça», ajoute-t-il.

Lee ajoute toutefois que personne, parmi les propriétaires du circuit, n’a encore appuyé sur le bouton panique. Michel Laplante, président des Capitales de Québec, indique pour sa part qu’il n’est pas question pour l’instant de considérer la possibilité d’annuler la saison. Il n’est cependant pas impossible qu’elle commence plus tard que prévu.

«Heureusement, notre bateau à nous est plus petit et il se revire donc plus rapidement», a illustré Laplante.

«Il faudra discuter de quand on lancera la saison. Pour l’instant, rien n’est compromis, mais tout évolue tellement vite. Il faudra aussi voir avec les équipes si leurs baux leur permettent de commencer la saison à une date plus tardive», indique le président des Caps.

Plusieurs autres facteurs devront être pris en considération pour la Ligue Frontier, notamment le fait que certaines équipes partagent leurs installations avec des formations universitaires. «Il y a aussi le chevauchement avec la saison de football qui s’enclenche au mois d’août qui pourrait être problématique dans certaines villes américaines», termine Michel Laplante. 

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Sports

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le promoteur Gestev, une filiale du groupe Québecor, a confirmé vendredi matin ce à quoi un peu tout le monde s’attendait: les épreuves de la Coupe du monde de ski de fond devant être tenues à Québec en fin de semaine sont annulées.

Quelques heures plus tôt, la Fédération de ski de fond du Canada avait annoncé que les fondeurs de l’équipe canadienne ne prendraient pas part à l’événement et de nombreuses équipes avaient été rapatriées par leurs fédérations nationales avant le début officiel des compétitions.

Cette situation rendait la tenue des compétitions impossible, selon Gestev, et devant ce cas de force majeure, le comité organisateur a dû se résigner à annuler.

«Tout nous portait à croire que nous aurions des courses sur les plaines ce week-end, mais la situation, ainsi que le désistement des équipes, a évolué rapidement au cours des dernières heures», explique Marianne Pelchat, productrice déléguée de l’événement chez Gestev.

Prêts

«Nous étions prêts à accueillir athlètes, partenaires et grand public dans les meilleures conditions et nous avions mis en place des mesures fiables pour assurer leur santé et sécurité», poursuit-elle.

Jeudi, la Coupe du monde de ski de fond avait annulé sa conférence de presse de lancement et la Fédération internationale de ski (FIS) avait annoncé l’annulation des épreuves de Minneapolis et Canmore, qui devaient conclure la saison après les deux courses disputées sur les plaines d’Abraham.

La FIS avait même laissé entendre que les épreuves de Québec pourraient servir de finale à la Coupe du monde vu l’annulation des autres épreuves. Plus tôt en semaine, les équipes de Norvège et de Thaïlande, de même que tous les membres de l’équipe italienne à l’exception de Federico Pellegrino, avaient annoncé qu’ils ne seraient pas présents à Québec.

Pas une décision de la FIS

«Ce n’est pas la FIS qui a décidé d’annuler les courses, d’autant plus qu’on avait le feu vert des autorités sanitaires pour procéder et que tout était prêt. Dans une situation comme aujourd’hui, ce n’est pas la FIS qui a la légitimité de trancher quand tous les feux sont au vert. C’est la même chose pour Canmore et Minneapolis, la FIS ne décide jamais d’annuler. La décision finale repose toujours sur l’organisation locale. Il faut comprendre que les droits de marketing et de télé appartiennent à la Fédération canadienne, qui les rétrocède à l’organisation locale, dans ce cas-ci Gestev», a expliqué au Soleil l’ex-skieur français Pierre Mignerey, directeur des courses de ski de fond pour la FIS.

Arrivé au Québec jeudi, M. Mignerey repartait vendredi pour la France. «Quand je suis atterri à Montréal, j’ai reçu des messages: des équipes, dont la Suède, l’Allemagne et la Finlande, se préparaient à repartir, dont certaines à la demande de leur gouvernement. Je comprends la réaction forte des équipes, mais c’est une situation que je n’ai jamais vécue depuis que je suis à la Fédération. On avait annulé des épreuves pour des questions de manque de neige ou de mauvaise météo par le passé, mais jamais pour ça», explique-t-il.

Impacts

«Pour nous, la saison se termine donc huit jours plus tôt que prévu et on a déjà commencé à travailler pour l’an prochain», poursuit M. Mignerey, conscient de l’impact des annulations sur les organisations locales. 

«Ces organisations ont travaillé dur, ont engagé des frais et ont mis en places certaines choses et, malheureusement, elles n’auront pas les revenus des entrées puisque les événements n’auront pas lieu.»
Pierre Mignerey n’est pas certain non plus que les assurances des organisations puissent couvrir les annulations pour des raisons de santé publique. 

«Je doute fort qu’une assurance puisse couvrir cela. C’est généralement pour les questions d’enneigement ou de conditions météo que ces assurances servent.»

Le Russe Alexander Bolshunov remportera donc le Globe de cristal et le petit globe de cristal pour les épreuves de distances alors que le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo méritera le petit globe de cristal pour les épreuves de sprint. Meneur au classement du sprint, Klæbo risquait toutefois de se faire doubler si les courses de Québec, Minneapolis et Canmore avaient lieu puisque l’équipe norvégienne avait été l’une des premières à annoncer que ses athlètes ne participeraient pas aux épreuves nord-américaines de la Coupe du monde,

Les Capitales perdent leur releveur numéro un

Capitales

Les Capitales perdent leur releveur numéro un

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les Capitales de Québec devront se passer de celui qui aurait probablement été leur releveur numéro un alors que Jonathan de Marte a ratifié un contrat des ligues mineures avec les Cubs de Chicago. Il devrait commencer la saison avec les Pelicans de Myrtle Beach dans le calibre A Fort.

En 40 manches et un tiers, le releveur de 26 ans avait maintenu une moyenne de points mérités de 2,23 la saison dernière, retirant 42 frappeurs sur des prises, accordant 15 buts sur balles et seulement deux coups de circuit à l’adversaire. Le vétéran Dustin Molleken, qui ne sera pas de retour lui non plus, et lui étaient les hommes de confiance du gérant Patrick Scalabrini en relève.

Du renfort dans l’enclos de relève des Capitales

Capitales

Du renfort dans l’enclos de relève des Capitales

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Les Capitales ont fait une prise importante en embauchant le releveur canadien, Andrew Case.

Âgé de 27 ans, Case en sera à sa première expérience dans un circuit indépendant, lui qui gravitait dans l’organisation des Blue Jays de Toronto depuis 2014.

En 250 matchs avec les Jays, il a conservé une moyenne de points mérités à 3.25 en plus d’accumuler 42 sauvetages.

Ses performances au niveau AA lui ont valu de faire des apparitions dans le AAA, le dernier calibre avant les ligues majeures.

Les Capitales sont certains que Case aura toutes les chances de démontrer l’étendue de son talent au cours de la prochaine saison. 

Les Capitales échangent Panas

Capitales

Les Capitales échangent Panas

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les Capitales de Québec ont échangé le voltigeur ontarien Conor Panas aux Goldeyes de Winnipeg de l’Association américaine de baseball professionnel indépendant contre un joueur à être nommé plus tard.

«Panas était un joueur d’expérience et leur nombre dans chaque équipe est limité dans la Ligue Frontier. Il n’y avait plus de place pour lui», a commenté le gérant des Caps, Patrick Scalabrini, en entrevue avec Le Soleil. En 24 parties l’an dernier, l’ancien espoir des Padres de San Diego avait frappé dans une moyenne de .271 avec cinq doubles, un triple, un circuit et 10 points produits. 

Pendant ce temps, les Jackals du New Jersey annonçaient qu’ils rapatriaient l’ancien lanceur des ligues majeures Mat Latos, qui avait porté leurs couleurs en 2018. Latos, qui est âgé de 32 ans, a joué dans les majeures pour la dernière fois en 2017 avec les Blue Jays de Toronto. L’an dernier, il s’alignait avec les Blue Crabs de Southern Maryland dans la Ligue atlantique.

Manduley de retour avec les Capitales

Capitales

Manduley de retour avec les Capitales

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Fraîchement arrivé de Cuba où il a assisté à quelques matchs des éliminatoires de la «Serie Nacional» de baseball, le gérant des Capitales de Québec, Patrick Scalabrini, affirme que l’arrêt-court cubain Yordan Manduley, qui s’aligne avec les Caps depuis 2015 et portait les couleurs des Cachorros de Holguín et des Leñadores de Las Tunas cette année à Cuba, sera de retour à Québec cette année.

«Manduley, c’est un dossier assez simple. Il va revenir à moins d’une grosse surprise», a déclaré Scalabrini en entrevue avec Le Soleil. Celui-ci aimerait bien accueillir un ou deux autres joueurs cubains la saison prochaine, mais il a affirmé que les négociations à ce sujet avec le gouvernement cubain n’avaient pas avancé durant son voyage. «On a rencontré les membres de la commission sans vraiment parler business. On attend simplement la fin de la Serie Nacional dans quelques jours et après, on essaiera d’être plus agressifs», a-t-il indiqué.

Gracial

Scalabrini a pu voir à l’œuvre Manduley, mais aussi son ancien protégé Yurisbel Gracial, qui s’aligne depuis deux saisons avec les Softbank Hawks de Fukuoka au Japon et qui porte aussi les couleurs des Cocodrilos de Matanzas, qui sont présentement en grande finale contre les Toros de Camagüey.

Il a aussi vu évoluer l’arrêt-court Erisbel Arruebarrena, qui avait fait défection pour signer un contrat de 25 millions $ avec les Dodgers de Los Angeles en 2014, mais est depuis rentré au bercail et s’aligne avec les Cocodrilos après avoir été pardonné par son gouvernement. «Je crois qu’il n’a pas mis une seule balle en jeu durant les séries!» a commenté Scalabrini à propos de celui qui avait frappé 19 coups de circuit depuis le début de la saison. «Il m’attire maintenant beaucoup moins», a-t-il laissé tomber.

Karl Gélinas se joint à l’Académie de baseball du Canada

Capitales

Karl Gélinas se joint à l’Académie de baseball du Canada

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le lanceur et entraîneur des lanceurs des Capitales de Québec Karl Gélinas s’est joint à l’Académie de baseball du Canada (ABC) comme adjoint à l’entraîneur-chef Marc-Antoine Bérubé. Il sera entraîneur des lanceurs à raison de deux ou trois jours par semaine d’ici le mois d’avril.

«L’Académie m’a offert un emploi à temps plein, j’aurais pu poursuivre et entraîner les moins de 16 ans cet été. Cependant, je ne suis pas rendu là dans ma carrière. Je n’étais pas prêt à laisser tomber Jean-Philippe Roy, avec qui je travaille au programme Sport-Études, ni mon implication auprès des Capitales, avec lesquels je serai de retour cette année», a confirmé Gélinas au Soleil.

L’artilleur de 36 ans avoue cependant qu’un poste à temps plein à l’ABC l’intéresse à moyen et long terme et qu’il est emballé à l’idée de revenir aux sources, lui qui est passé par l’Académie avant de disputer quatre saisons dans les filiales des Angels d’Anaheim.

Rôle à définir

«Je ne suis pas encore prêt à accrocher mon gant, mais il se pourrait que je débute la saison des Capitales seulement au poste d’entraîneur», précise-t-il toutefois. Les nouvelles règles de la Ligue Frontier, à laquelle viennent de se joindre les Caps, n’incluent pas le poste de joueur-entraîneur qu’il occupait pour les Capitales dans la Ligue Can-Am.

«En fait, on peut être joueur-entraîneur dans la Ligue Frontier, mais on ne peut pas être payé pour faire les deux jobs. Ainsi, il n’existe à peu près pas de joueurs-entraîneurs dans cette ligue. Il faudra trouver un terrain d’entente, mais, en attendant, je suis prêt à faire un pas de côté pour aider les Caps. Je n’écarte pas la possibilité de débuter la saison comme entraîneur seulement pour peut-être éventuellement joindre l’alignement quand il y aura des besoins», explique-t-il.

«Je sais que c’est un casse-tête qui n’est pas évident pour Pat [Scalabrini, gérant de l’équipe]», ajoute celui qui porte les couleurs des Capitales depuis 2007. 

En attendant, Gélinas se plaît énormément dans son nouveau rôle auprès de l’ABC. Maxime Lamarche, directeur général de Baseball Québec, avait lui aussi de bons mots pour le grand droitier. «Je suis très heureux de pouvoir compter sur la présence de Karl parmi les entraîneurs de l’ABC. Avec sa grande expérience dans le baseball, il saura aider les jeunes à évoluer. De plus, le fait qu’il ait lui-même été joueur à l’ABC auparavant lui permet de très bien comprendre la réalité que les jeunes athlètes vivent à cette étape de leur vie», a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.