Baseball

Une prise cachée contre les clubs de baseball indépendant

Un petit article de loi caché dans le récent budget de 1,3 milliard $ du Congrès américain aura presque assurément un effet négatif sur les finances… des Capitales de Québec.

Visant à permettre aux équipes de baseball affilié de «survivre» en continuant de sous-payer leurs joueurs, le Save America’s Pastime Act, pourrait, ironiquement, tuer plusieurs équipes de baseball indépendant. «On est en contact régulier avec nos avocats et les autres circuits indépendants. On ne l’a vraiment pas vu venir. Il faudra vraisemblablement adapter notre structure salariale», lance le fondateur et commissaire de la Ligue Can-Am, Miles Wolff. 

Dans les bureaux des multiples ligues de baseball indépendantes nord-américaines, c’est un petit branle-bas de combat qui s’est amorcé depuis le 23 mars. Du jour au lendemain, leurs équipes devront vraisemblablement hausser le salaire d’une partie des joueurs de manière significative.

Tout cela en raison d’un changement légal passé en catimini, à la page 1967 d’un document de quelque 2000 pages, dans le récent budget américain. Un budget adopté par le Congrès et ratifié par Donald Trump en quelques jours seulement. 

Pour comprendre comment cette provision légale destinée à «sauver» le baseball, «le passe-temps de l’Amérique», pourrait plutôt tuer plusieurs équipes indépendantes, il faut commencer par la genèse du Save America’s Pastime Act

Démêlés légaux de la MLB

Depuis 2015, les Ligues majeures de baseball (MLB) sont la cible d’une poursuite menée par un groupe de joueurs des ligues mineures jugeant leurs conditions de travail illégales. C’est Garrett Broshuis, un ex-lanceur des filiales des Giants de San Francisco devenu avocat, qui mène la charge. Les joueurs des mineurs travaillent de 55 à 60 heures par semaine, plaide la poursuite. Leur salaire minimum de 1100 $ par mois, qui n’a pas augmenté depuis plus d’une décennie, est donc inférieur au salaire minimum américain de 7,25 $US de l’heure. 

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Un gros défi pour la 20e saison des Capitales

Pour leur 20e saison, les Capitales pourraient-ils être encore meilleurs que l’an dernier? Seul l’avenir le dira, mais même le gérant de l’équipe reconnaît qu’il sera difficile de reproduire les moments magiques ayant mené au septième championnat de la formation québécoise.

«Honnêtement, je ne pense pas qu’on puisse améliorer ça. On peut le dire aujourd’hui : on était trop forts [à la fin de l’année]», a lancé Scalabrini, mercredi midi, lors de la conférence de presse du lancement de la saison, sous le dôme du Stade Canac.

«Tout a cliqué. […] On ne peut pas refaire ça. En 19 ans, on ne l’a jamais fait. C’est la seule année où ç’a été spécial et magique comme ça», a-t-il ajouté, parlant du parcours éliminatoire parfait, en septembre dernier.

Au monticule et en défensive, le gérant n’est pas inquiet. «On a le potentiel d’être aussi bons. Peut-être même un peu meilleurs», n’hésite-t-il pas à dire. Chez les partants, les retours de Karl Gélinas, Lazaro Blanco, Arik Sikula et Brett Lee assurent continuité et solidité. Chez les releveurs, le duo Trevor Bayless-Sean Donatello devrait s’occuper des dernières manches avec brio. Ancien des saisons 2014 et 2015, Jay Johnson pourrait aussi faire un retour dans l’enclos.

Offensivement, Scalabrini émet certaines réserves, du moins en comparaison avec 2017 : «On ne sera pas aussi magiques.» Le départ de Jordan Lennerton (retraite) et de Yurisbel Gracial (Japon) est difficile à combler, mais le puissant et populaire Kalian Sams sera de retour, tout comme le receveur Maxx Tissenbaum, qui ratera toutefois quelques matchs en début de campagne pour terminer ses études. L’embauche de Josh Vitters pourrait aussi s’avérer payante.

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Josh Vitters, le «pari» des Capitales

Les Capitales de Québec prennent «un pari» en embauchant l’ancien joueur des ligues majeures Josh Vitters. Troisième choix au total du repêchage en 2007, il a disputé 36 matchs dans la grande ligue avec les Cubs de Chicago en 2012. Jamais un joueur repêché si tôt n’a évolué dans la formation québécoise.

Le gérant Patrick Scalabrini a confirmé la nouvelle mercredi midi, lors de la conférence de presse du lancement de la 20e saison des Capitales, sous le dôme du stade Canac.

L’embauche de Vitters est flamboyante, mais elle vient avec son lot de points d’interrogation. Car malgré son talent indéniable — «c’est un hyper athlète», dit le gérant —, l’Américain de 28 ans vient de connaître quelques saisons pour le moins pénibles. Selon Scalabrini, il est toutefois dans sa meilleure forme des sept ou huit dernières années.

«Physiquement, il a eu des problèmes avec ses hanches, avec ses jambes. Mais pour lui avoir parlé, il est à 100 %. […] Dans sa tête, c’est la même chose. Il a goûté aux ligues majeures, il a été très déçu de comment ça s’est terminé, et il a le goût de se donner une autre chance», a expliqué Scalabrini.

Vitters a disputé 36 rencontres au troisième coussin pour les Cubs en 2012, frappant 12 coups sûrs et produisant 5 points en 99 apparitions au bâton pour une moyenne offensive de ,121.

Choisi après Price et Moustakas

Repêché cinq ans plus tôt par Chicago en première ronde, le produit du high school de Cypress avait été choisi juste après David Price (Devil Rays) et Mike Moustakas (Royals). Les Cubs l’avaient entre autres préféré aux lanceurs Madison Bumgarner (10e par les Giants) et Philippe Aumont (11e par les Mariners), ainsi qu’au receveur Matt Wieters (5e par les Orioles, maintenant avec les Nationals).

Le parcours de Vitters a toutefois été plus sinueux et après huit campagnes à faire le tour des filiales des Cubs, il n’a pas joué en 2015 après avoir été embauché comme joueur autonome et libéré par l’organisation des Rockies du Colorado.

Il vient de passer les deux dernières saisons dans le baseball indépendant, évoluant en 2016 dans la Ligue atlantique et en 2017 dans l’Association américaine. En 50 rencontres l’an dernier avec Sioux City, Vitters a frappé pour ,185 et produit 10 points.

«Il est dur à évaluer, parce que ça peut aller d’un côté comme de l’autre», a aussi dit son prochain gérant.

Frappeur droitier, Vitters mesure 6’2’’, pèse 200 livres et possédera le statut de vétéran. Il sera utilisé au troisième-but par Scalabrini, mais la profondeur de l’équipe, qui comptera entre autres sur le retour de Lachlan Fontaine, devrait lui permettre de voir un peu d’action au premier-but et comme frappeur désigné.

Vitters deviendra le 13e ancien joueur des majeures à enfiler l’uniforme des Capitales de Québec. Les autres sont Troy Cate, Éric Cyr, Éric Gagné, Steve Green, Marty Janzen, Pierre-Luc Laforest, Mitch Lyden, Matt Markesberry, Juan Melo, Darryl Motley, Jose Nunez et Maxim St-Pierre. Quant à eux, Jeff Harris et Andrew Albers ont atteint le sommet de la pyramide baseball après leur séjour dans la capitale.

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Brett Lee de retour avec les Capitales

«Les frappeurs de Rockland pleuraient en arrivant au bâton, tellement ils n’avaient aucune chance contre lui!» C’est en ces mots que Patrick Scalabrini illustre le niveau de domination atteint par le lanceur Brett Lee, au cours des dernières séries éliminatoires.

Il va donc sans dire que les Capitales et leur gérant étaient très heureux d’officialiser, lundi, le retour de Lee pour une deuxième année dans l’uniforme aux fines rayures bleues. Âgé de 27 ans, l’artilleur gaucher de 6’4” et de 230 livres devrait cette fois s’imposer dans le rôle de partant dès l’amorce de la saison, lui qui n’avait pas occupé ce poste depuis 2015 avant de se pointer à Québec, l’été dernier.

Les Capitales partent ainsi à la défense de leur titre de champions de la Ligue Can-Am armés de quatre de leurs cinq lanceurs partants de 2017, avec Lee, Lazaro Blanco, Karl Gélinas et Arik Sikula. Québec avait maintenu, et de loin, la meilleure moyenne de points mérités collective de la Can-Am en saison avec 3,62. L’Australien Ryan Searle sera cette année le cinquième doigt de cette main que Scalabrini espère encore gagnante.

À la suite de quelques départs moins convaincants, en début de campagne, le Floridien Lee avait effectué un séjour dans l’enclos des releveurs pour revenir occuper un rôle-clé au sein de la rotation dans le dernier droit du calendrier régulier et en séries. S’il avait affiché une mpm de 3,05 pour la saison régulière, cette moyenne avait chuté à 1,34 pour ses cinq derniers départs, dont ses deux présences sur la butte en éliminatoires.

«J’ai l’impression qu’il va être notre grosse révélation cette année», dit Scalabrini. «Il a eu le temps de s’adapter, mais si ç’a été un peu plus long que je croyais pour qu’il retrouve sa grande forme. Mais en séries, c’était une domination complète, c’était beau à voir! S’il ressemble moyennement à ça cette année, il va être un des meilleurs partants de la ligue», souhaite le gérant.

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Kalian Sams de retour à Québec en 2018

Tout porte à croire que Kalian Sams n’a pas frappé son dernier circuit au Stade Canac. Incapable de se dénicher un contrat en Asie, le puissant voltigeur néerlandais a confirmé son retour dans l’uniforme des Capitales au gérant Patrick Scalabrini.

«On s’est entendu verbalement. Il reste à s’entendre sur les termes du contrat, mais ça ne devrait être qu’une formalité», a confié Scalabrini au Soleil, jeudi. C’est donc dire que l’auteur de 23 circuits, la saison dernière, disputera une quatrième campagne avec les Capitales «à moins d’un gros renversement de situation». 

Ce n’est pas la première fois que Sams tente de se dénicher un contrat en Asie pour finalement revenir à Québec, mais compte tenu de sa dominante saison 2017, le colosse originaire de Curaçao était en droit d’espérer une offre. 

N’empêche, son retour chez les Capitales est particulièrement important considérant que l’équipe a déjà perdu quelques morceaux importants de la conquête de l’automne dernier. Le joueur de premier-but Jordan Lennerton a pris sa retraite alors que le troisième-but cubain Yurisbel Gracial s’est entendu avec les Hawks de Fukuoka, au Japon.

Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, Scalabrini s’est également dit «très confiant», jeudi, que le receveur Maxx Tissenbaum soit lui aussi de retour. L’Ontarien a été sélectionné au Match des étoiles de la Ligue Can-Am, en 2017, maintenant une moyenne au bâton de ,344. Il fera connaître sa décision aux Capitales dans les prochaines semaines, mais le gérant a déjà une place LS-4 réservée pour lui dans l’alignement. 

D’ailleurs, pour se permettre un joueur LS-4 ou LS-5 de plus dans l’alignement, Scalabrini commencera vraisemblablement la saison avec trois joueurs vétérans plutôt que quatre, soit Sams et les lanceurs Karl Gélinas et Sean Donatello. 

Fuenmayor en fin de saison? 

Revenu à Québec remporter un championnat avec les Capitales, l’automne dernier, à la fin de sa saison au Mexique, Balbino Fuenmayor s’était entendu sur les termes d’un contrat des ligues mineures avec les Nationals de Washington, début janvier. Le Vénézuélien a toutefois été libéré, mercredi, à la surprise de Scalabrini. 

«Ça m’étonne qu’il soit libéré si vite parce que les Nationals étaient vraiment excités de le signer», a avoué le gérant des Capitales à propos du joueur par excellence de la ligue Can-Am, en 2014. En vacances, Scalabrini n’avait pas encore eu l’occasion de s’entretenir avec Fuenmayor depuis sa libération, mais il tient pour acquis que le puissant cogneur retournera dans la Liga Mexicana de Béisbol.

«On va espérer pouvoir le ramener chez nous à la fin de l’été encore cette saison», a admis Scalabrini, précisant tout de même que les astres devront s’aligner. L’automne dernier, c’est une élimination hâtive des Rojos del Aguila de Veracruz qui avait ouvert la porte au retour à Québec du joueur vedette. 

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Les Capitales embauchent un lanceur australien

Les Capitales ont mis sous contrat un lanceur australien. Dans un autre dossier, le club de baseball indépendant de Québec a perdu un joueur cubain.

Le droitier de 28 ans Ryan Searle (photo) tentera un retour comme partant, lui qui été releveur pour la majorité de ses 10 ans pros et l’exclusivité de ses trois dernières saisons. Il se joint à quatre artilleurs de retour à Québec en Lazaro Blanco, Karl Gélinas, Arik Sikula et Brett Lee. Le cinquième doigt de la main, Joseph Maher, était aussi censé rester. Mais le grand Américain contemple maintenant l’idée de suivre des cours d’été. Maher pourrait revenir au Stade Canac en cours d’été, mais le gérant Patrick Scalabrini ne pouvait plus compter sur lui et la porte s’est ouverte à l’embauche de Searle.

«On était déjà en discussions avec Searle, mais comme releveur. Il ne m’avait pas parlé de redevenir partant. Puis Maher m’a dit qu’il ne reviendrait pas et Searle m’a parlé d’être partant, alors tout s’est arrangé», explique Scalabrini, qui doit mener une bonne vie.

L’athlète de 6’ et de 190 livres a fait le tour du baseball affilié jusqu’au niveau AAA. Autre grand voyageur de la balle à se joindre aux Capitales, il a joué aux États-Unis et en Australie, mais aussi au Venezuela, en Italie, au Japon et en Chine, en plus de s’aligner avec l’équipe nationale australienne dans les grandes compétitions.

Scalabrini a toutefois perdu les services du premier-but Guillermo Aviles, membre de l’équipe nationale cubaine qui n’a été un membre virtuel des Capitales que quelques jours. Après avoir accepté son «prêt» au club québécois, la Fédération cubaine de baseball a ensuite signifié qu’il ne pourrait finalement pas se présenter à Québec pour «des raisons personnelles». Les Capitales n’aligneront donc que deux Cubains cet été, soit le lanceur Blanco et l’inter Yordan Manduley.

Les Capitales se sont par ailleurs départis du releveur gaucher Miles Moeller, échangé à Chicago de l’Association américaine.

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Les Capitales signent le releveur Mark Vasquez

À quel Mark Vasquez auront droit les Capitales?

Le nouveau releveur recrue du club de baseball indépendant de Québec a démontré le meilleur, en 2016 dans la filiale A faible des Rangers du Texas, mais aussi le pire, l’an dernier dans l’Association américaine avec Sioux City.

À sa première campagne professionnelle, au lendemain de sa sélection en 33e ronde, le grand droitier originaire de San Diego avait dominé la Ligue Northwest avec une moyenne de points mérités de 2,10 et 41 retraits au bâton en 34,1 manches. «On espère avoir signé ce Vasquez-là», indique le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini.

Mais il y a aussi l’autre Vasquez. Celui qui a été maltraité en 2017 dans le baseball indépendant avec 10 points accordés en seulement sept manches (mpm 12,86) sur trois présences au monticule. Une blessure aurait été à l’origine de ses déboires au monticule.

«On tente notre chance avec un gars comme ça, car il pourrait devenir une très belle surprise», espère Scalabrini.

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Les Capitales ramènent Sikula et bientôt Blanco

Les Capitales devraient compter sur les cinq mêmes lanceurs partants qu’en 2017, une stabilité rarissime dans le baseball indépendant. Le club de Québec a fait un pas dans cette direction, mardi, en annonçant une entente avec Arik Sikula, tandis que la fédération cubaine est sur le point de confirmer le retour de Lazaro Blanco.

«Ça regarde vraiment très bien», résume le gérant et directeur général Patrick Scalabrini, à propos du Cubain sacré meilleur artilleur de la Ligue Can-Am à ses premiers pas dans les rangs professionnels nord-américains, l’an dernier.

Aux côtés des Sikula, Blanco et du vétéran Karl Gélinas, les Capitales comptent ramener Joseph Maher et le gaucher Brett Lee, aussi intéressés à reprendre où ils ont laissé en septembre avec la conquête du championnat. À eux cinq, ils ont accaparé 85 des 100 départs pour Québec au cours du calendrier régulier de 2017.

«On a eu la meilleure moyenne de points mérités de la ligue l’an passé [3,62], alors de voir qu’on revient avec les cinq mêmes, les autres équipes de la ligue ne seront pas de bonne humeur», se félicite Scalabrini.

L’homme de baseball se rendra à Cuba la semaine prochaine dans l’espoir de finaliser le dossier de ses trois joueurs cubains plus tôt qu’à l’accoutumée. Ce qui laissera tout le temps pour préparer les visas de travail en vue de l’ouverture de la 20e saison de l’équipe québécoise, le 17 mai.

Scalabrini compte ravoir Blanco et l’inter Yordan Manduley, pour une quatrième année dans son cas. Les deux viennent d’avoir 32 ans. L’identité du troisième joueur cubain reste à déterminer, puisque le troisième-but Yurisbel Gracial prendra la direction plus lucrative du Japon, cette saison.

Si une telle continuité sur la butte impressionne, les départs de Gracial et de Jordan Lennerton, gardiens des extrêmes du losange et surtout troisième et quatrième frappeurs de l’alignement des Capitales, constituent des trous immenses qui seront difficiles à remplir.

Sans compter la perte aussi en attaque de Balbino Fuenmayor, même si son court passage à Québec l’an passé n’a pas été aussi remarquable qu’en 2014. Et dans l’enclos de relève, la perte logique du dominant closer Nolan Becker au baseball affilié crée un manque ardu à combler. Une tâche à laquelle s'attaquera la nouveau venu Sean Donatello.

Plus victorieux

Du côté de Sikula, il s’avère l’artilleur le plus victorieux de la dernière saison régulière des champions de la Ligue Can-Am. En 2017, le bouledogue roux a compilé 12 victoires, ce qui le plaçait au deuxième rang de la ligue, cinq défaites, 119 retraits au bâton, ici en tête de la Can-Am, et une moyenne de 3,28 (5e) en 129 manches de travail sur 19 départs.

Le Californien de maintenant 29 ans avait entre autres aligné 10 décisions victorieuses en autant de départs, du 28 juin au 17 août.

Cet ancien choix de 36ronde des Blue Jays de Toronto (2011), avec qui il a atteint le niveau AA, adore découvrir de nouvelles cultures à travers le baseball. Outre les États-Unis et le Canada, il aussi pratiqué sa passion en Australie, au Venezuela, à Porto Rico et plus récemment en Colombie, cet hiver, avec les Caimanes de Barranquilla.

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Le vétéran releveur Sean Donatello s’amène à Québec

Les Capitales de Québec ont trouvé leur releveur numéro un pour la prochaine saison. L’équipe de la ligue Can-Am a annoncé lundi l’embauche du vétéran Sean Donatello, qui s’occupera des fins de match.

L’Américain du Connecticut remplit ce rôle dans le baseball affilié depuis 2014. Il a réussi 27 sauvetages au cours des trois dernières saisons dans le niveau AA.

«Il cadre complètement avec nous», souligne le gérant Patrick Scalabrini. «C’est un gars qui lance une tonne de prises, c’est un compétiteur, il a eu du succès partout où il est passé, il a beaucoup d’expérience. On essaie toujours d’aller chercher ce type de gars-là.»

La recherche d’un spécialiste de la neuvième manche a été rendue nécessaire par le départ de Nolan Becker dans l’organisation des Royals de Kansas City.

Ancien choix de 25e ronde des Marlins de Miami en 2011, Donatello a passé sept saisons dans le baseball affilié avant d’être libéré le 24 août dernier, un cadeau empoisonné pour ses 27 ans. En plus de ses 27 sauvetages, il a conservé une moyenne de points mérités de 3,96 et retiré 104 frappeurs sur des prises en 141 manches dans le AA. Il a aussi lancé trois manches dans le AAA l’été dernier pour la filiale des Tigers de Detroit.

Scalabrini a donc déjà réglé le dossier de la relève en fin de match. Il y a quelques jours, les Capitales avaient annoncé la réembauche de Trevor Bayless, celui qui mettait la table à Becker la saison dernière. «Très content. Ce sont deux gars solides. On est en confiance avec ces deux gros gars-là dans l’enclos. Mais le travail n’est pas fini», affirme le gérant, glissant les noms de Miles Moeller et de Matt Markesberry comme candidats potentiels à un retour.

Gélinas oui, Sams on verra

Par ailleurs, le retour de l’as artilleur Karl Gélinas dans le double rôle de partant et d’instructeur des lanceurs ne fait aucun doute, «à moins d’un gros revirement de situation qu’on ne voit pas venir personne», dit Scalabrini.

Celui de Kalian Sams est plus incertain. Comme l’an dernier, le puissant voltigeur tente de se faire une niche en Asie. On devrait en savoir plus sur ses intentions en mars ou en avril, explique Scalabrini.

De leur côté, les vétérans Balbino Fuenmayor et Jordan Lennerton ne seront pas de retour. Le premier a été embauché par les Nationals de Washington; le second a pris sa retraite au terme de la dernière campagne.

Le portrait des autres embauches se précisera davantage dans quelques semaines, après l’ouverture des camps d’entraînement du baseball affilié. «On donne encore un petit peu de temps à ceux qui ont encore de l’espoir» d’un retour dans une organisation des ligues majeures, indique Scalabrini.

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La Ligue Can-Am veut accélérer ses matchs

La Ligue Can-Am prendra les grands moyens pour réduire la durée de ses matchs, la saison prochaine. Et le chronomètre risque fort d’être mis à profit.

Les dirigeants du circuit de baseball indépendant sont ressortis d’un sommet de deux jours tenu à Montréal, cette semaine, avec l’intention d’imposer des règles strictes aux joueurs. Car de l’aveu même de Michel Laplante, le statu quo est impensable.

«Assurément, on le fait. C’est impossible qu’on ne fasse pas quelque chose. Toutes les ligues sont tannées. Je dirais que tous les sports sont tannés de la lenteur des athlètes d’aujourd’hui», commente le président des Capitales de Québec.

Parmi les solutions envisagées, l’imposition d’une limite de 20 secondes entre les lancers. Un artilleur fautif pourrait voir une balle additionnée au compte du frappeur. Si ce dernier prend trop de temps, une prise lui serait ajoutée.

Les pauses entre les manches se limiteraient aussi à 90 secondes; les visites au monticule d’un instructeur, à 30 secondes. Laplante a soulevé jeudi la possibilité d’afficher le décompte au tableau indicateur, comme la NBA le fait pour le temps restant avant l’obligation d’effectuer un lancer.

Il s’agit pour l’instant de propositions, d’où l’utilisation du conditionnel. Des fils restent à attacher, des détails à préciser. Les gérants n’ont pas encore été consultés. Les joueurs non plus, d’ailleurs, mais la Can-Am peut se permettre d’imposer ses règles, ses athlètes n’étant pas syndiqués, contrairement à ceux du baseball majeur.

Laplante et compagnie comptent toutefois s’assurer d’obtenir le soutien du plus grand nombre. «Si l’athlète ne l’accepte pas et qu’à cause de ça ton produit est contesté, t’es pas mieux non plus», soutient l’ancien lanceur.

Au dire de Laplante, ces changements sont nécessaires, car certains joueurs profitent des largesses du système. «Le lanceur d’aujourd’hui qui pense que c’est tout à fait normal de faire le tour du monticule deux fois avant d’effectuer son lancer; le frappeur convaincu que c’est normal de sortir de la boîte entre chaque lancer. [L’athlète] a oublié une chose : que c’est un professionnel, qu’il y a des gens qui le regardent et qu’il n’est pas seul dans la place», analyse Laplante.

Les Dominicains et le Stockade

La réunion des gouverneurs a permis de confirmer la venue d’une équipe de la République dominicaine, comme l’an dernier. On la promet toutefois plus talentueuse. En 2017, la formation présentait peu de joueurs de calibre, plusieurs athlètes ciblés ayant eu des problèmes de visas.

Le Ligue Can-Am a annoncé jeudi que la deuxième équipe itinérante sera le Stockade de Salina (Kansas), ancienne formation de la Ligue Peco ayant joué dans l’Association américaine l’an dernier.

Après deux ans de visite, la formation cubaine ne fera donc pas de tournée, cet été. «Je vais passer un plus beau printemps», a lancé Laplante, plus sérieux que blagueur. «Amener les Cubains ici, c’était compliqué. Une fois qu’ils étaient ici, c’était compliqué. De prendre un break, ça va me faire du bien. […] On verra pour l’an prochain.»

Les bonzes de la Can-Am sont aussi motivés par l’idée d’une expansion à Montréal. Le projet existe depuis longtemps, mais il est plus vivant que jamais, assure Laplante. «Le problème n’est pas de trouver le privé ou de trouver le bon maire. C’est de trouver le bon terrain», explique-t-il.

Les Capitales disputeront le premier match à domicile de leur 20e saison le 17 mai, au Stade Canac, 10 jours après l’ouverture du camp d’entraînement.