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Époustouflante remontée des Aigles!

Trois-Rivières — Devant la meilleure foule de la saison au stade de Trois-Rivières, les Aigles et les Capitales ont offert un spectacle à la hauteur, dimanche après-midi, alors que les locaux se sont finalement sauvés avec une victoire de 5-4 en 11e manche au terme d’une époustouflante remontée.

Cette poussée victorieuse vient du même coup mettre la table pour une série de quatre matchs qui s’annonce enlevante cette semaine à Trois-Rivières, alors que les meneurs au classement général, les Miners de Sussex County, viendront se frotter aux Aigles. Les champions en titre de la Ligue Can-Am détiennent toujours une maigre avance d’un match au sommet.

Hermelyn, le héros

Dimanche, c’est Anthony Hermelyn, inséré dans la formation en neuvième manche, qui a couronné le triomphe en poussant Juan Kelly au marbre pour permettre aux 3711 spectateurs de rentrer à la maison la tête remplie de précieux souvenirs. La plupart de ces amateurs avaient répondu à l’appel de Baseball Québec qui avait ciblé cet affrontement entre les Aigles et les Capitales pour souligner ses 50 ans d’existence.

La bande à T.J. Stanton s’était placée dans une position précaire, quelques minutes avant le coup sûr gagnant. Spécialiste des fins de match, Garrett Mundell a toutefois flanché lorsqu’on lui a demandé une troisième manche en relève. Les Capitales en ont profité pour inscrire deux points et ainsi se donner une très bonne option pour la victoire.

Cependant, le releveur numéro un des visiteurs, Dustin Molleken, a également connu des ratés sur la butte. Avec Taylor Brennan posté au deuxième coussin pour amorcer la 11e manche, Alberth Martinez, Juan Kelly, Raphaël Gladu et Hermelyn ont enchaîné les simples pour permettre aux Oiseaux de signer une 50e victoire en 81 matchs cette saison.

Le coup sûr de Hermelyn est d’ailleurs venu mettre un baume sur sa présence précédente au bâton. Alors qu’il s’était amené dans le match en tant que frappeur suppléant, il s’était compromis dans un double jeu. En 11e manche, son tour au bâton ne s’est pas vraiment mieux amorcé alors que l’officiel a appelé une prise sur un tir qui était largement à l’extérieur de la zone des prises. Dos au mur, avec deux prises au compteur, Hermelyn a fait bondir les amateurs de joie avec un simple le long de la ligne du troisième but.

«J’étais heureux d’avoir la chance de me reprendre en prolongation. Les gars devant moi ont vraiment bien frappé, a commenté le héros du jour. Quant à la décision de l’officiel, elle m’a poussé à me concentrer encore plus sur ma tâche. Je ne voulais pas laisser mon sort entre les mains de l’arbitre. Je voulais saisir ma chance et je l’ai fait.»

«Impressionnant»

Son gérant affichait d’ailleurs un air incrédule aux abords de l’abri des joueurs, pendant que ses équipiers multipliaient les signatures d’autographes avec les jeunes amateurs regroupés sur le terrain. «C’est assez impressionnant ce que les gars ont réussi. Quand tu tires de l’arrière par deux points contre Molleken, tu n’as pratiquement aucune chance. C’est incroyable ce que cette équipe est capable d’accomplir. L’esprit d’équipe est génial et les gars y croient toujours à chaque fois, jusqu’au dernier retrait», a vanté l’Aigle en chef, qui vient de voir sa troupe remporter ses sept dernières séries à domicile.

Difficile à encaisser

Dans le vestiaire des Capitales, les visages étaient évidemment longs. Cette avance échappée en prolongation est venue porter un dur coup à leurs espoirs de participer aux séries éliminatoires. Avec la victoire des Champions d’Ottawa dimanche, Québec occupe désormais le dernier rang de la Ligue Can-Am. «On avait le match entre nos mains. On ne pouvait pas se permettre de l’échapper. Ça nous le prenait vraiment, a laissé tomber le gérant Patrick Scalabrini. Habituellement, marquer deux points en supplémentaire, c’est énorme. Mais ce ne fut pas suffisant aujourd’hui.»

Avec 13 matchs à jouer, l’écart de 5,5 matchs sera difficile à combler pour accéder au quatrième et dernier rang donnant accès aux matchs éliminatoires. «On regarde attentivement ce que Rockland fait», a souligné le gérant des Capitales qui reprendront l’action mardi en recevant la visite des Champions d’Ottawa pour une série de trois matchs.

Sur le monticule, les deux lanceurs partants Kevin McNorton (6,1 ml, 1pm, 4 rab, 2 bb ) et Scott Richmond (6,2 ml, 2 pm, 6 rab, 3 bb) ont offert des sorties de qualité. D’ailleurs, pour McNorton, sans les largesses de sa défensive, il aurait été en mesure de tenir en échec l’offensive des Capitales.

En relève, Tyler Ferguson n’a pas mis de temps à retrouver ses repères. Directement responsable de la défaite des Aigles la veille, alors qu’il avait accordé quatre points en deux tiers de manche, le droitier a de nouveau été envoyé dans la mêlée, dimanche. Cette fois, il a livré la marchandise en retirant les deux frappeurs auxquels il a fait face.

En plus de Hermelyn, Tucker Nathans, Alberth Martinez, Juan Kelly et Raphaël Gladu ont produit les points chez les Aigles. Avec son point produit, Gladu trône maintenant au sommet de l’équipe à ce chapitre avec 53.

Brandon Fischer, David Salgueiro et Zach Wilson ont assuré la réplique dans une cause perdante.

Les Aigles vont maintenant se préparer à accueillir les Miners dès 19 h, lundi.

Capitales

Un duel offensif à l'avantage des Capitales

TROIS-RIVIÈRES — Dans un duel où les frappeurs ont eu largement le dessus sur les lanceurs, les Capitales de Québec ont pris la mesure des Aigles de Trois-Rivières 11-7, samedi après-midi dans le cadre de la première journée des chiens présentée au parc de l'Exposition.

Alors que la bande à T.J. Stanton profitait d'une mince avance de 7-6, les équipiers de Patrick Scalabrini ont profité des largesses du releveur Tyler Ferguson, en début de sixième manche, pour renverser la vapeur et prendre définitivement les commandes du duel.

En deux tiers de manche, les Capitales ont produit quatre points aux dépens de Ferguson, qui n'était visiblement pas dans son assiette. Avant lui, Domenic Mazza avait aussi connu quelques ennuis, accordant six points en cinq manches de travail.

Au cours des cinq premières manches, les deux rivaux ont d'ailleurs joué au chat et à la souris, en s'échangeant l'avance à qui mieux mieux.

Chez les Capitales, T.J. White s'est avéré le principal bourreau des lanceurs trifluviens avec un circuit et quatre points produits. Connor Panas et David Salgueiro ont pour leur part produit deux points chacun.

Du côté des locaux, Thomas Roulis a claqué une longue balle de trois points et a terminé son match avec quatre points produits. Taylor Brennan a aussi expédié une balle à l'extérieur des limites, en solo.

La victoire a été portée au dossier de Reilly Hovis tandis que Tyler Ferguson encaisse la défaite.

Les deux équipes compléteront cette série de trois matchs, dimanche dès 14 h au stade de Trois-Rivières, alors qu'on soulignera les 50 ans de Baseball Québec.

Capitales

Les Expos trop forts pour la ligue

L’ancien premier but des Expos de Montréal David Segui est convaincu que l’édition 1994 de la formation montréalaise aurait facilement remporté la Série Mondiale, n’eût été la grève qui a mis fin prématurément à la saison.

«Moi, je n’étais pas là. Je suis arrivé à Montréal après cette saison, mais j’ai joué contre eux pour les Mets de New York et ça n’avait aucun sens. Ils nous bottaient le cul à chaque match!», se souvient en riant l’ex-athlète de 53 ans qui était de passage à Québec jeudi soir pour l’affrontement entre les anciens Expos et les anciens Capitales.

«Cette équipe aurait remporté la Série Mondiale facilement, j’en suis certain», poursuit celui qui se souvient également des sentiments des Montréalais au sujet du conflit de travail qui a fait perdre à leurs «Z’Amours» leur plus belle chance de championnat.

«Je suis arrivé l’année suivante et plusieurs étaient encore amers. Ils disaient qu’ils n’iraient plus nous voir au Stade. Par contre, avec le temps, ça s’est estompé. Montréal est une ville superbe avec un beau centre-ville et les gens sont gentils.»

«Montréal est une ville de baseball et devrait ravoir une équipe. Si Montréal revient un jour dans les majeures avec un stade au bord de l’eau, je propose mes services comme instructeur des frappeurs à titre bénévole!», enchaîne-t-il.

Bons souvenirs

Segui garde un excellent souvenir de l’organisation des Expos. «Je connais Felipe [Alou, entraîneur] depuis que je suis tout petit. Mon père et lui ont été coéquipiers dans les majeures. De plus, les Expos faisaient un bon travail pour identifier les gars avec du potentiel dans l’alignement. Ils les faisaient jouer tous les jours et ils se faisaient remarquer. Le problème était qu’ils étaient souvent échangés quand d’autres équipes constataient leur valeur», raconte-t-il.

La dernière saison de Segui dans les majeures avec les Orioles de Baltimore en 2004 correspond aussi à la dernière des Expos avant leur départ pour Washington. «C’est toujours triste de voir une équipe déménager. Mais j’ai trouvé ça plutôt sympathique cette année quand les Nationals de Washington ont porté l’uniforme des Expos, j’ai aimé qu’ils reconnaissent cet héritage.»

Segui, qui a frappé quelques coups sûrs jeudi dans la victoire de 19 à 12 des anciens Expos, se tient encore près des losanges même s’il a pris sa retraite depuis plusieurs années. «Mes deux fils de 11 et 14 ans jouent au baseball alors je suis leur transport entre le terrain et la maison. Je suis maintenant un papa à temps plein.»

NOTES : Goefrey Tomlinson, Michel Laplante, Patrick Scalabrini, Eddie Lantigua, Olivier Lépine, Jean-Philippe Roy, Stéphane Dionne, TJ Shimizu, Mike Provencher, Josh Colafemina, Brad Purcell, Michel Simard, Yves Martineau, Christian Chénard et Stéphane Dionne représentaient les anciens Capitales... Outre Segui, les anciens Expos étaient représentés par Claude Raymond, Bill «Spaceman» Lee, Brad Wilkerson, Curtis Pride, Marc Griffin, Martin Robitaille, Denis Boucher et Claude Raymond... Maintenant âgé de 82 ans, Claude Raymond couchera ses souvenirs sur papier l’an prochain alors qu’il lancera un livre écrit en collaboration avec Marc Robitaille, qui avait signé avec Jacques Doucet la brique de 1384 pages «Il était une fois les Expos» de même que la biographie de Doucet «Mémoires d’un micro»... Comme dans le bon vieux temps, Eddie Lantigua a frappé un circuit par-dessus la clôture du Stade Canac. Son gérant de l’époque, le propriétaire des Capitales Michel Laplante, en a berné plusieurs en faisant mine d’attraper la balle... Laplante, qui a évolué dans les filiales des Expos, a porté les deux uniformes jeudi. Sa dernière présence dans l’uniforme des Capitales remontait à 2007.

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LES CAPITALES GARDENT LE RÊVE VIVANT

Une grosse manche a permis aux Capitales de Québec de garder leur rêve vivant jeudi soir quand les protégés du gérant Patrick Scalabrini ont eu le dessus 7 à 3 sur les Jackals du New Jersey au Stade Canac.

Comme les Boulders de Rockland ont perdu face aux Aigles de Trois-Rivières, les Caps sont maintenant à 5.5 gains d’une présence en séries de fin de saison.

Ça aurait pu être une belle soirée pour le partant des Jackals, Lars Liguori, qui avait un match sans point ni coup sûr jusqu’en cinquième manche. Une comédie d’erreurs, un amorti bien placé de Conor Panas et quelques coups sûrs ont cependant annihilé tous les espoirs du gaucher de l’Arizona et permis aux Caps de marquer sept points dans une manche interminable.

«Nous n’étions pas inquiets, même quand Liguori n’avait pas encore donné de coup sûr, car il y avait beaucoup de balles frappées d’aplomb. On se doutait qu’on aurait l’opportunité de lui faire mal, mais ils nous ont ouvert une porte, deux portes, trois portes même», a commenté Scalabrini après la partie.

Le partant des Capitales, Austin Chrismon avait lui aussi connu des difficultés en cinquième manche, mais avait tout de même réussi à limiter les dégâts à deux points sur un coup sûr de Jay Gonzalez et un but sur balles à Conrad Gregor alors que les coussins étaient remplis.

Fin angoissante

Scalabrini se serait toutefois bien passé de la fin de match un peu trop angoissante où le releveur Reilly Hovis a rempli les coussins avec des buts sur balles alors qu’il n’y avait qu’un retrait en neuvième manche.

«Pourtant, Hovis lançait bien jusqu’à maintenant, j’ignore ce qui s’est passé ce soir. J’aurais bien aimé ne pas avoir à réchauffer [le releveur numéro un Dustin] Molleken en urgence, mais après Gregor, les deux prochains frappeurs étaient les meneurs de la ligue pour la moyenne au bâton», a poursuivi le gérant.

Hovis a finalement retrouvé ses esprits et retiré Gregor sur trois prises avant de forcer le dangereux Alfredo Marte à frapper dans un optionnel qui a mis fin au match. 

«Nous n’avons pas été opportunistes très souvent cette année, on ne chialera pas si on l’est quelques matchs. On sait que nos chances de faire les séries ne sont pas immenses, mais il faut garder la «vibe» », a conclu Scalabrini.

NOTES : L’ancien releveur des Expos Claude Raymond a été une source d’inspiration pour Scalabrini, qui a raconté une anecdote à son sujet à ses joueurs dans son discours d’avant-match... Deux jeux extrêmement rares au baseball sont survenus à deux frappeurs consécutifs des Jackals en première manche. Tout d’abord, Conrad Gregor a été retiré sur les sentiers après avoir été touché par la balle frappée par son coéquipier Alfredo Marte. Le frappeur suivant, Richard Stock, s’est ensuite vu attribuer le premier but suite à une interférence du receveur Chris Shaw, dont le gant a nui à son élan... Les Capitales rendront visite aux Aigles à Trois-Rivières vendredi, samedi et dimanche. Les lanceurs partants seront Sean Cruz, Arik Sikula et Scott Richmond. Ian Bussières 

Capitales

New Jersey 4/Québec 5: victoire in extremis en 10e

Les Capitales de Québec l’ont emporté in extremis au Stade Canac mercredi soir alors qu’ils ont battu les Jackals du New Jersey par la marque de 5 à 4 en dixième manche.

Avec Brandon Fischer au troisième et un seul retrait en fin de dixième, le releveur des Jackals Dylan Brammer avait donné des buts sur balles intentionnels à Yordan Manduley et TJ White pour remplir les coussins. 

La stratégie n’a pas payé puisqu’une balle frappée faiblement à l’avant-champ par Zach Wilson a été suffisante pour faire marquer Fischer et donner la victoire aux locaux. 

Pas la finale la plus spectaculaire, certes, mais les Caps avaient déjà donné en matière de feux d’artifice : un circuit de deux points de Stayler Hernandez en fin de neuvième avait égalé le pointage 4 à 4.

«Je ne me sentais pas très bien ce soir», a déclaré Wilson après la partie, lui qui avait été tenu en échec à chacune de ses présences précédentes au bâton. «Alors j’essayais simplement de ne pas frapper la balle trop fort, mais de la garder en jeu, et ça a fonctionné.»

Le gérant Patrick Scalabrini avait pour sa part de bons mots pour Hernandez, dont la claque a changé le cours du match, et pour Jhalan Jackson, qui avait aussi égalé le pointage 2 à 2 en sixième manche avec son neuvième circuit de la saison après avoir marqué le premier point des siens sur un double d’Hernandez.

«Je dois avouer qu’avec Brammer au monticule, qui n’avait donné que trois points mérités en 35 manches, on s’inquiétait un peu. Mais Stayler est tellement “clutch”, il savait que la balle traverserait la clôture dès qu’elle a quitté son bâton», a commenté Scalabrini.

«Et Jhalan a encore connu un gros match, il a fait la différence. On savait qu’il allait être bon au bâton, mais on ne savait pas qu’il allait être aussi bon en défensive», a-t-il poursuivi.

Cette belle fin de match est venue effacer une sortie plus difficile du releveur numéro un Dustin Molleken. L’ex-lanceur des ligues majeures avait fait un mauvais lancer avec deux retraits et les buts remplis en huitième, ce qui avait permis à Demetrius Moorer de croiser le marbre pour pousser les siens en avant 3 à 2. Les visiteurs avaient ensuite ajouté un autre point en neuvième contre Jonathan De Marte.

Bon départ de Gélinas

Le partant des Caps, le vétéran Karl Gélinas, a connu un autre bon départ, effectuant 115 lancers et accordant seulement deux points en sept manches avant d’être relevé par Molleken.

Cette victoire, jumelée à la défaite des Boulders de Rockland face aux Aigles de Trois-Rivières, permet aux Capitales de se rapprocher à 6.5 matchs d’une présence dans les séries. 

«Demain [jeudi], il faut gagner ça. Nous avons Austin Chrismon au monticule et il n’a connu qu’une seule mauvaise sortie. En plus, nous devrions affronter leur lanceur le plus faible, Lars Liguori», a terminé Scalabrini en parlant du gaucher des Jackals dont la moyenne de points mérités s’élève à 6.75.

NOTES : Scalabrini sautera de nouveau sur le terrain comme joueur jeudi, non pas contre les Jackals, mais contre les anciens joueurs des Expos de Montréal qui disputeront un match amical aux anciens porte-couleurs Capitales dès 17h... Le match Capitales-Jackals débutera ensuite vers 19h15... 

Capitales

Richmond domine et les Capitales écrasent les Jackals

Guidés par une solide performance du partant Scott Richmond, les Capitales de Québec ont écrasé les Jackals du New Jersey par la marque de 13-0 mardi soir au Stade Canac dans le deuxième duel de la série de quatre contre l’équipe du Garden State.

Le vétéran qui fêtera son quarantième anniversaire le 30 août a été carrément intraitable au monticule. Il n’a concédé que deux maigres coups sûrs et quatre buts sur balles en sept manches, retirant huit Canidés sur trois prises et abaissant sa moyenne de points mérités de 4.11 à 3.77.

«Richmond est un gars fiable et sérieux qui veut performer à chaque départ. Grâce à lui et à Reilly Hovis et Lachlan Fontaine en relève, nous avons eu notre premier blanchissage de l’année», a déclaré Patrick Scalabrini après le match.

Brantley s’écroule

Le partant des Jackals, Justin Brantley, n’avait pour sa part donné qu’un point sur un ballon sacrifice de Yordan Manduley en troisième. Il a cependant commencé à éprouver toutes sortes de difficultés en cinquième manche. Un coup sûr, un frappeur atteint et une erreur et les coussins étaient remplis.

L’ex-Capitales Rylan Sandoval a ensuite commis une erreur à son tour sur une balle frappée faiblement par Corey Bass, permettant à Jesse Hodges de marquer le deuxième point des Caps. Brantley a ensuite atteint TJ White d’un lancer avec les buts remplis pour permettre à Connor Panas de marquer sans trop se fatiguer.

Tenus en échec depuis le début du match, Zach Wilson et Jhalan Jackson ont ensuite vidé les coussins avec des coups sûrs de deux points chacun au champ gauche pour porter l’avance des Caps à 7 à 0.

Attrapé crucial

Juste avant cette poussée de six points, le voltigeur de droite des Capitales Jhalan Jackson avait réalisé un jeu qui a été le moment décisif du match. Il a empêché les Jackals de marquer en sautant pour capter la balle et voler un circuit à David Harris. Jackson a ensuite lancé à l’intercepteur Brandon Fischer qui a relayé à Yordan Manduley pour mettre fin à la manche en prenant Demetrius Moorer à contrepied au deuxième but.

«Moi aussi, je pensais que la balle sortait. C’est un gros, gros jeu de Jahlan, car s’il ne l’attrapait pas, ça devenait 3 à 1 pour les Jackals. Il est un joueur tellement excitant!» a commenté Scalabrini.

Comme s’il était frappé d’une malédiction contre son ancienne équipe, Sandoval a commis une autre bourde qui a permis à deux autres points de marquer en neuvième.

«J’espère que les gars vont utiliser ce match pour jouer sans pression et avoir du plaisir ensemble d’ici la fin de la saison. Certains gars semblent y croire, prendre plaisir à jouer les trouble-fête et, qui sait, peut-être entrer dans les séries par la porte d’en arrière. Espérons que ça devienne contagieux!» termine Scalabrini. 

Capitales

Jackals 3/Capitales 2: l’histoire se répète

Opposés à un jeune lanceur qui faisait ses débuts professionnels, les Capitales de Québec n’ont pas su profiter de la situation et se sont inclinés par la marque de 3 à 2 lundi soir au Stade Canac face aux Jackals du New Jersey.

Le jeune gaucher des Jackals, Anthony Auletta, a eu beau blanchir les Caps pendant quatre manches, il leur avait fourni quelques occasions de marquer que les protégés de Patrick Scalabrini n’ont pas su saisir.

«On avait affaire à un lanceur inexpérimenté. Il avait un bon bras, mais il était un peu erratique et il nous a donné des ouvertures. Nous n’avons pas été capables de le faire payer. Malheureusement, ça s’est répété en cinquième quand nous avions trois gars sur les buts et un seul retrait et que nous n’avons pas réussi à faire mieux qu’un point», a commenté Scalabrini après la partie au sujet du ballon-sacrifice de TJ White qui a permis aux siens de s’inscrire au pointage.

Sikula solide

Même s’il a été crédité de la défaite, le partant des Capitales Arik Sikula a eu un excellent départ, effectuant 118 lancers en sept manches. Ayant eu à se sortir de situations difficiles à quelques reprises, le Californien n’a permis que deux points, le premier sur un circuit de Conrad Gregor en première manche et le second sur un sacrifice d’Alfredo Marte qui a permis à Demetrius Moorer de croiser le marbre en troisième manche.

«Sikula s’est mis dans le trouble à quelques reprises, mais, chaque fois, il a réussi à s’en sortir avec de gros lancers face à des frappeurs dangereux. Il s’est bien battu, c’est un bouledogue. Même après 118 lancers, il voulait revenir. Il avait eu droit à un plus long repos et je crois que ça a paru», a repris le gérant.

Les Jackals ont réussi à marquer un autre point face au releveur Seth Davis quand Richard Stock a poussé Conrad Gregor au marbre avec un simple en huitième manche. Un circuit en solo de Jhalan Jackson a permis aux Caps de réduire à nouveau l’écart à un seul point dès leur retour au bâton, mais la remontée s’est arrêtée là.

Frustrant

«C’est très frustrant que ça se termine comme ça, car c’est un match qu’on aurait dû gagner. On ne dormira pas bien encore une fois», a enchaîné Scalabrini alors que son équipe s’éloigne à sept matchs et demi d’une présence dans les séries avec seulement 19 parties à jouer cette année.

«On essaie de garder ça positif et d’avoir du fun, vivre le moment présent. On le sentait ce soir que plusieurs gars se mettaient de la pression sur les épaules», poursuit le gérant.

Scalabrini a également refusé de lancer la pierre à ses joueurs pour des décisions sur les sentiers qui ont causé des retraits tôt dans le match. «Ce sont des courses agressives, les gars ont essayé de générer des choses. Je ne peux pas leur en vouloir d’être trop agressifs, car, souvent, je trouve qu’on est trop passifs», conclut-il.

NOTES 

Le voltigeur cubain Stayler Hernandez n’était pas de l’alignement partant et a été retiré à son unique présence comme frappeur suppléant en neuvième manche. Scalabrini avait décidé de donner congé à son vétéran puisque l’équipe venait de se taper un autre voyage en autobus après la série contre Rockland... 

Les partants pour les trois prochains matchs contre les Jackals seront Scott Richmond mardi, Karl Gélinas mercredi et Austin Chrismon jeudi... 

Le match de lundi était le premier cette année où Patrick Scalabrini pouvait compter sur une formation complète alors que plusieurs joueurs ont visité la liste des blessés depuis le début de l’année. Les Caps ont d’ailleurs déjà utilisé 53 joueurs depuis le début de la saison...

Capitales

Capitales 3 / Boulders 1 : encore «une mini-chance»

En battant les Boulders 3-1 dimanche soir, à Rockland, les Capitales de Québec ont préservé leur dernière lueur d’espoir en vue d’une participation aux séries. Mais ça reste très faible, de moins en moins probable.

«Comme on dirait au hockey, c’était un match de quatre points!» a illustré le gérant Patrick Scalabrini, joint au téléphone dans l’autocar qui ramenait l’équipe à Québec dans la nuit.

«On est tous conscients que ça va prendre un miracle pour accéder aux séries, mais on essaie de gagner chaque jour. Ce sera très, très, très difficile et tout le monde est au courant. Mais au moins, avec cette victoire, on s’est gardé une mini-chance.»

Avec encore 20 rencontres au calendrier, les Capitales (29-46) traînent toujours à sept matchs des Boulders (36-39) et de la dernière place en ronde d’après-saison. En perdre deux sur trois en fin de semaine à Pomona (N.Y.) n’a pas aidé la cause. 

De ces 20 parties à disputer, 13 se tiendront à Québec, où les Capitales montrent un dossier de 14-23. Ils auront besoin d’aide des Boulders, qui devront connaître un mois d’août aride si les Capitales veulent jouer après le 2 septembre.

Au contraire des jours précédents, les lanceurs du club québécois ont livré la marchandise, dimanche. David Richardson (6 ml, 8 cs, victoire), Dustin Molleken (2 ml, 2 cs, 1 pm) et Jonathan de Marte (1 ml, sautevage) ont été sans reproche ou presque sur la butte.

D’aucuns diront que les Boulders ont manqué d’opportunisme, inscrivant un seul point sur 10 coups sûrs, un circuit en solo en huitième manche. Les locaux ont abandonné 10 coureurs sur les sentiers, eux qui auront placé la balle en lieu sûr 45 fois dans cette série de trois rencontres.

Premier coup sûr de Molleken

Molleken a accordé la bombe et seul point de Rockland. Mais le releveur, rentré des Jeux panaméricains avec une médaille d’argent canadienne il y a une semaine, avait lui-même produit un point en début de huitième, grâce à un simple.

Pour l’artilleur de bientôt 35 ans, il s’agissait d’un tout premier coup sûr en 12 apparitions et 15 ans de carrière professionnelle!

«Ça nous prend une ambiance spéciale et on l’a eue avec le gros coup sûr de Molly! Nos lanceurs ont été superbes, surtout Richardson, dans un stade où il est difficile de garder la balle sur le terrain. Puis on a sorti nos deux gars de fins de match pour être sûr de ne pas l’échapper», a résumé Scalabrini.

Dire que Molleken, dans une ligue avec frappeur de choix, est venu frapper à cause de l’expulsion de David Salgueiro, en sixième. Le voltigeur des Capitales a lâché un gros mot de trop à l’arbitre au marbre Jim Grillo, sur une prise trop à l’extérieure à son goût.

Yordan Manduley a produit les autres points des vainqueurs à l’aide d’un simple, en quatrième. Depuis son retour des Jeux panams, l’arrêt-court cubain frappe pour ,444 (12 en 27) en six matchs. On peut dire que celui-là ne baisse pas les bras.

Dans l’autre camp, Ryne Birk a frappé pour ,727 (8 en 11) dans la série.

Les Capitales terminent la saison à 5-11 contre les Boulders, 2-7 dans le comté de Rockland.

Le voltigeur Connor Panas devrait se joindre à l’équipe lundi, à Québec, pour le début d’une série contre les Jackals du New Jersey (41-33).

Capitales

Les Capitales en route vers la pire saison de leur histoire

En perdant à nouveau samedi soir par la marque de 13 à 7 contre les Boulders à Rockland, les Capitales de Québec ont diminué un peu plus leurs chances de participer aux séries de fin de saison et poursuivi leur marche vers la pire saison de leur histoire.

Avec 21 parties à jouer, les Caps sont donc à huit matchs des Boulders et de la dernière place disponible pour les séries. «C’est de plus en plus compliqué... ça va prendre un petit miracle», laisse tomber le gérant Patrick Scalabrini au téléphone après la partie.

Sans le dire ouvertement, Scalabrini n’était pas de très bonne humeur contre son partant Austin Chrismon, qui a été épouvantable en accordant onze points, dont huit mérités, sur treize coups sûrs en seulement quatre manches.

«L’histoire se répète: les bâtons se sont présentés, mais le partant n’était pas là. Austin a eu de grosses malchances en début de match, mais après, ce fut une piètre performance. Il n’a juste pas fait le travail. Ça fait quatre contre-performances des partants au cours des cinq derniers matchs», a-t-il analysé.

«Offensivement, les gars se sont battus, on a été dangereux à l’attaque et j’ai adoré ça. Mais pour les partants, honnêtement je ne sais pas ce qui se passe. Je crois en eux, ils ont fait le travail au début de la saison, mais maintenant, c’est comme s’ils s’étaient donné le mot», enchaîne le gérant.

Saison difficile

Scalabrini ne se souvient pas d’avoir connu une saison aussi difficile. «Si c’est la pire saison des Capitales? Je ne suis pas allé voir... Je n’ose pas...», avoue-t-il à propos de la fiche de .378 et des 28 maigres victoires de ses protégés.

En fait, avant cette année, les Caps n’avaient connu que deux saisons sur 20 sous la barre de .500: leur troisième, en 2001, alors qu’ils avaient raté les séries avec 44 victoires et 47 défaites (.484) et 2014, alors qu’ils n’avaient pas non plus réussi à se qualifier avec 46 gains et 50 revers (.479).

Ils devront remporter 15 de leurs 21 derniers matchs s’ils veulent surpasser leur plus petit nombre de victoires, soit 43, à leur première saison et alors qu’ils ne disputaient que 86 parties par année.

«Une chose que je peux te dire, c’est que c’est la première fois que je me retrouve en dernière place, tant comme joueur que comme gérant», a laissé tomber Scalabrini en terminant.

Notes: Les Capitales renoueront lundi avec le voltigeur Conner Panas, qui avait joué quatre matchs avec eux plus tôt cette saison et avait fait partie de l’équipe canadienne qui avait remporté l’argent aux derniers Jeux panaméricains... Malgré le pointage élevé samedi, seulement deux joueurs ont claqué la balle par-dessus la clôture du Palisades Credit Union Park: l’ancien receveur des Capitales Adam Ehrlich, qui évolue maintenant à Rockland, et le troisième but des Capitales Jesse Hodges... Tous les joueurs des Boulders ont frappé au moins un coup sûr samedi et tous, sauf le voltigeur Grant Heyman, ont marqué au moins un point... Le partant des Boulders JD Busfield a ajouté une victoire à sa fiche, mais il a été à peine plus brillant que Chrismon, permettant neuf coups sûrs et sept points, dont cinq mérités, en cinq manches de jeu... Les Caps disputent le dernier match de cette série à 17h dimanche avant de revenir au Stade Canac lundi pour y affronter les Jackals du New Jersey...

Capitales

Les Capitales se compliquent la vie à Rockland

Les Capitales de Québec se sont compliqué la vie vendredi soir en s’inclinant par la marque de 10 à 4 contre les Boulders de Rockland, l’équipe qui les devance désormais par sept matchs et demi pour une place dans les séries de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

«Je l’avais dit avant la série que pour avoir une chance, il faudrait balayer les Boulders ou en gagner deux sur trois pour pouvoir se rapprocher. Malheureusement, ce soir on affrontait leur as [Jake Zokan] qui nous avait dominés à ses deux derniers départs alors que de notre côté, c’était une recrue, Sean Cruz, qui était au monticule. Sean avait été bon jusqu’à présent, mais il n’avait pas la même étoffe ce soir même s’il n’a pas si mal fait», a déclaré au Soleil le gérant Patrick Scalabrini lors d’un entretien téléphonique. Cruz a accordé sept points, dont cinq mérités, sur onze coups sûrs en quatre manches et un tiers.

«Malgré tout, ça demeure encore possible pour nous d’entrer dans les séries, surtout avec Austin Chrismon et David Richardson au monticule samedi et dimanche. C’est un peu ça qui est fâchant, car, maintenant, ça va bien au bâton, mais on ne lance plus», a laissé tomber Scalabrini.

Fatigue

Le gérant avoue que la fatigue a peut-être joué un rôle dans la défaite de vendredi après un très long voyage en autobus et une longue attente au poste-frontière. «Nous avons attendu trois heures et demie aux douanes. Je ne sais pas ce qui se passait, mais il y avait une quinzaine d’autobus devant nous. Par contre, la fatigue est un facteur auquel toutes les équipes doivent faire face dans cette ligue», poursuit-il.

Un des joueurs des Caps qui pouvait être excusé pour sa fatigue est le premier but Zach Wilson, qui effectuait un retour dans l’uniforme bleu, jaune et blanc après avoir terminé sa saison avec le Draci de Brno dans l’Extraliga de République tchèque. 

«Il avait manifesté de l’intérêt à terminer la saison avec les Capitales et on est restés en contact durant l’été. Je ne pensais pas le faire jouer ce soir, mais finalement, c’est comme ça que ça s’est passé. Il a été 0 en 4, mais il a quand même fait de bonnes choses sur le terrain. On lui pardonne puisqu’il venait tout juste d’arriver de République tchèque», explique Scalabrini à propos de l’ancien espoir des Yankees de New York qui avait frappé pour une moyenne de .348 avec 32 points produits la saison dernière à Québec. Avec Brno, Wilson avait comme coéquipier le lanceur australien Peter Moylan, qui a passé plusieurs saisons dans les ligues majeures et n’avait pas réussi à se dénicher un poste cette saison.

Capitales

Du caractère, mais pas de victoire contre Trois-Rivières

À 9-0 pour Trois-Rivières en milieu de quatrième manche, tout semblait perdu pour les Capitales. Mais les locaux n’ont jamais lâché pour finir par s’incliner 9-7, jeudi soir, à Québec.

Le premier coup sûr des locaux est survenu en fin de quatrième, après que les visiteurs se soient déjà éclatés durant quatre tours au bâton productifs de deux, quatre, deux et un points. Le simple de Yordan Manduley a même été applaudi en dérision par les 2268 amateurs présents au stade du parc Victoria.

Ont-ils été fouettés? Les Capitales ont enchaîné avec cinq points dans cette fin de quatrième manche pour renouveler l’intérêt dans cette rencontre à l’aide d’une enfilade de quatre simples et d’un circuit de trois points de Jesse Hodges.

«Je n’ai aucun problème avec la réaction du public sur notre premier coup sûr, c’est vrai que nous donnions un très mauvais spectacle jusque-là», a constaté le gérant Patrick Scalabrini, après le revers. «Mais j’ai surtout aimé la façon dont mes joueurs ont répondu. Ils se sont battus ensemble et ont démontré du caractère. On sort de là avec un message positif.»

Les locaux ont poursuivi leur remontée avec un point en septième et un autre en huitième. Cela après qu’en cinquième, Jhalan Jackson ait retroussé la balle à la piste d’avertissement avec deux coéquipiers de Québec sur les sentiers et deux retraits.

«Je suis soulagé. Dans un match de 12 manches, je n’aurais pas aimé nos chances de gagner», a reconnu de son côté le patron des Aigles, T.J. Stanton, qui a vu ses hommes assommer le lanceur Karl Gélinas dès le début avec six points sur sept coups sûrs en seulement deux manches.

Gélinas, qui vient d’avoir 36 ans mardi, a effectué sa plus courte sortie de la campagne, encaissant sa sixième défaite en sept décisions et voyant sa moyenne de points mérités bondir de 3,60 à 4,50. Son vis-à-vis Brandon Barker (5 ml, 6 cs, 5 pm) a obtenu la victoire (5-2, 3,52).

Mais l’attaque des deux formations a surtout retenu l’attention. On a eu droit à quatre bombes, dont trois dans le camp vainqueur de la part de David Glaude, Taylor Brennan et Juan Kelly, qui a produit quatre points au cours de la soirée comme Hodges.

Tout sauf ennuyante

Cette série aura été tout sauf plate avec 41 points et 71 coups sûrs en trois soirs.

Les Capitales (28-44) ont roulé toute la nuit vers Rockland (34-38), où ils affrontent durant trois jours ceux qu’ils pourchassent au classement. Le spécialiste du changement de vitesse Sean Cruz (0-1, 1,50) aura la balle vendredi pour Québec contre Jake Zokan (2-3, 1,63), qui a blanchi les Capitales à ses deux derniers départs.

NOTES : Les Capitales ont congédié le releveur Levi MaVorhis (0-1, 7,07). Le cœur n’y étant plus, il prend sa retraite... Retiré trois fois en trois présences au bâton et auteur de deux erreurs jeudi, l’avant-champ Rylan Sandoval (,150) devait de toute façon faire ses valises pour laisser sa place à Zach Wilson, de retour de République tchèque... Les deux équipes n’ont pas eu d’entraînement au bâton en après-midi à cause de la tenue d’un match midget.

Capitales

Trois-Rivières 2/Québec 12: une explosion hâtive

Les Capitales sont tombés à bras raccourcis sur Kevin McNorton, le lanceur des Aigles de Trois-Rivières. Ils ont explosé avec 10 points dès les trois premières manches vers une victoire de 12-2, mercredi soir, à Québec.

Avant le match, le gérant Patrick Scalabrini l’avait dit : «McNorton a donné 118 coups sûrs en 82 manches jusqu’ici cette saison. Il faut l’attaquer en partant et faire des dommages contre lui.»

Ses hommes l’ont écouté. Deux points en première, deux en deuxième et six en troisième, avec trois circuits dans cette seule manche. «Des fois, on dirait que je connais ça, le baseball. Mais d’autres fois, ça paraît moins...» laisse tomber Scalabrini, qui a manqué de petites cartes récompenses à distribuer à ses protégés atteignant le troisième coussin, où le patron se poste durant la demi-manche offensive.

Québec (28-43) rejoint Ottawa au cinquième rang de la Ligue Can-Am, à six matchs de Rockland (34-37) et du quatrième échelon, dernier donnant accès aux éliminatoires.

Au tiers de la rencontre, deux Capitales étaient à un coup sûr de réussir le carrousel, prouesse rare qui consiste pour un même joueur à frapper simple, double, triple et circuit dans la même rencontre.

Pendant que Brandon Fischer tentait d’obtenir un simple, T.J. White courait après un triple. Mais ni l’un ni l’autre n’a réussi l’exploit à leurs deux autres apparitions au marbre. White a quand même produit quatre points et Fischer, trois.

«Je n’avais pas eu d’aussi match bon cette saison», a reconnu Fischer, qui était 7 en 36 [,194] avec un seul point produit à ses neuf matchs précédents. Après trois manches, «je ne pensais pas au simple», assure-t-il. «Je savais ce que McNorton allait m’envoyer et je me concentrais à garder la même approche pour bien voir la balle.»

Dose de confiance

«C’est une bonne dose de confiance autant pour moi que pour toute l’équipe, surtout après la défaite d’hier [10-1, mardi]», a poursuivi Fischer, qui a fait les délices d’une maigre foule de 1441 spectateurs au Stade Canac.

«McNorton [2,2 ml, 10 pm] a beaucoup de victoires à sa fiche [8] parce qu’il a lancé de très bons matchs, mais ce soir, rien ne fonctionnait pour lui», a résumé l’instructeur-chef trifluvien, T.J. Stanton.

Les Aigles ont inscrit leurs points en deuxième manche, contre Scott Richmond (6 ml, 2 pm), sur un simple de Michael Suchy. Avec son attaque à sec, Stanton a peut-être regretté d’avoir donné une soirée de congé à son gros cogneur Taylor Brennan.

En plus de claquer une longue balle, Jhalan Jackson a réalisé un spectaculaire attrapé au champ droit, captant la balle en plein saut horizontal tel Superman Selon mes recherches préliminaires, le dernier carrousel chez les Capitales appartiendrait à Pierre-Luc Laforest, en 2009. B.J. Garrison en a aussi réussi un en 2001.

Le dernier match de cette série, la «décideuse», opposera au monticule Karl Gélinas (1-5, 3,60), pour Québec, à Brandon Barker (4-2, 3,18), pour Trois-Rivières.

NOTES : Le solide frappeur Zach Wilson rejoindra les Capitales à Rockland, vendredi. Il a produit 32 points en 38 matchs avec Québec l’an dernier... Le rendez-vous de Connor Panas avec les bonzes des Blue Jays est remis à vendredi. «Il sera ici lundi ou pas du tout», tranche le gérant des Capitales, de moins en moins convaincu de la venue du voltigeur torontois... Michael Baca a fait ses valises pour Ottawa, les Champions l’ayant réclamé après sa libération par les Capitales. Le petit avant-champ n’est pas remis à 100 % d’une blessure au talon qui l’a gardé loin du terrain depuis deux semaines, mais les Champions tentent le coup. 

Capitales

Jeux panaméricains: deux lanceurs des Capitales ramènent l'argent

Scott Richmond et Dustin Molleken ne reviennent pas amers des Jeux panaméricains, d’où les lanceurs des Capitales et l’équipe canadienne ont rapporté une médaille d’argent.

«On s’est bien battus, mais Porto Rico a gagné ses six matchs dans le tournoi et nous a vaincus deux fois [8-5 et 6-1, en finale]. Ils méritaient l’or et on méritait la médaille d’argent. On a gagné l’argent, on n’a pas perdu l’or», résume Richmond, utilisé dans le match de groupe contre la Colombie gagné 10-3.

Il sera sur le monticule du stade de Québec mercredi pour amorcer la deuxième tranche de la série face aux Aigles de Trois-Rivières.

«C’était une expérience incroyable. C’est toujours un honneur de porter le Canada sur notre chandail», insiste de son côté Molleken, qui a réalisé deux sorties en relève pour trois manches de travail au total. Obtenant un sauvetage contre Cuba et ses coéquipiers chez les Capitales Yordan Manduley et Stayler Hernandez, aussi rentrés à Québec lundi après une décevante sixième position pour les Cubains aux Panams.

Poursuivre sur cette lancée

Le lanceur de départ Richmond (3-4, 4,20), qui aura 40 ans à la fin du mois, espère poursuivre sur le succès qu’il a connu au Pérou. Sans oublier qu’après un début de saison difficile, il n’avait accordé que deux points mérités ou moins lors de six de ses huit derniers départs avec les Capitales avant de partir pour les Panams.

«À chacune de mes sorties, je dois donner une chance à l’équipe de gagner. Lancer un paquet de prises et ne pas donner de buts sur balles. Maintenant que nous sommes les quatre de retour, l’équipe ne peut qu’être meilleure. On va partir sur une bonne séquence en août et causer des problèmes aux autres en séries éliminatoires», prédit celui qui a déjà lancé 169 manches dans les majeures avec les Blue Jays de Toronto, de 2008 à 2012.

Si Molleken (2-0, 1,98) a rempli plusieurs rôles dans l’alignement des Capitales avant de partir à Lima, comme en témoignent ses quatre départs en 20 présences, l’auteur de 8,1 manches dans l’uniforme des Tigers de Detroit en 2016 revient à 100 % comme releveur de fins de rencontre ou closer.

Molleken n’avait alloué qu’un maigre point à ses quatre dernières présences dans l’uniforme québécois.

Aussi membre de l’équipe canadienne qui a participé aux Jeux panams, le voltigeur Connor Panas pourrait se joindre aux Capitales dans les prochains jours. Panas rencontre le président des Blue Jays Mark Shapiro mercredi, à Toronto. Si jamais les Jays n’ont pas de place pour lui dans leur organisation, où il a évolué de 2015 à 2018, le Torontois pourrait ensuite se tourner vers Québec pour terminer la saison.

Wilson de retour

Les Capitales s’attendent de plus à rapatrier l’avant-champ Zach Wilson aussi tôt que cette fin de semaine. Auteur d’une moyenne au bâton de ,348 et de 32 points produits en 38 matchs l’an dernier avec l’équipe, le Californien qui a eu 29 ans mardi vient d’être éliminé dans la ligue en République tchèque où il a joué cet été.

Capitales

Rockland 3/Québec 4: «On n’a plus d’excuse»

Deuxième victoire de suite. Pas entendu ça souvent chez les Capitales cette année. Vainqueur 4-3 dimanche aux dépens des Boulders de Rockland, le club de Québec retrouve en plus quatre joueurs-clés pour la dernière ligne droite.

«On vient de gagner deux matchs de suite, surtout contre l’équipe qu’il faut rattraper au classement. Nos renforts seront enfin de retour lundi, alors on s’en va à la guerre avec l’alignement qu’on voulait. On n’a plus d’excuse», a tranché le gérant Patrick Scalabrini, après la rencontre.

Car ses Capitales sont loin d’être sortis du bois. Leur fiche de 27-42 les place toujours sixièmes et derniers au classement de la Ligue Can-Am, à 5,5 matchs de la quatrième position donnant accès aux séries d’après-saison occupée par Rockland (33-37). Québec est 3-7 à ses 10 dernières rencontres.

Après les Jeux panaméricains, le tournoi de baseball s’est conclu dimanche, le retour des lanceurs Scott Richmond et Dustin Molleken, du Canada, ainsi que des avant-champs Yordan Manduley et Stayler Hernandez, de Cuba, va requinquer l’alignement.

Le voltigeur torontois Connor Panas garde aussi un intérêt à se joindre aux Capitales advenant que son essai de cette semaine avec l’organisation des Blue Jays tombe à plat.

Appelés comme simples remplaçants, Josué Peley, Rylan Sandoval et Jean-François Garon seront remerciés sous peu ou l’ont déjà été. Rian Kiniry sera aussi avisé que ses services ne sont plus requis. Le lanceur David Richardson serait pour sa part placé sur la liste des blessés.

Sandoval et Pelé

C’est quand même Sandoval, avec deux doubles et de belles pièces défensives au deuxième coussin, ainsi que Peley, solide derrière le marbre et auteur de deux coups sûrs, qui ont tracé le chemin vers la victoire de dimanche. Sans oublier le circuit de deux points de T.J. White en première manche, longue claque dans la gauche qui a atterri dans les terrains de tennis du parc Victoria.

«Je n’ai jamais été aussi en forme et quand c’est possible, je dis oui à Pat. Je veux apporter de l’énergie et partager mon expérience avec les gars», explique Peley, 31 ans, qui a été joueur régulier des Capitales de 2012 à 2015.

«Mais j’ai des engagements professionnels [comme représentant du fabricant de bâtons Louisville Slugger] et je participe aussi au championnat canadien de balle donnée du 10 au 17 août. Le baseball fait partie de mes priorités, mais j’ai aussi d’autres priorités», fait valoir le papa de la petite Nayla, quatre ans. Résident de Québec, Peley s’aligne de plus, quand il le peut, dans le senior avec les Brewers de Montréal.

Il reste encore un poste de vétéran vacant dans l’alignement, que Peley occupera encore mardi. Pour la suite, Scalabrini magasine et espère dénicher la perle rare.

Quant au match de dimanche, le lanceur de départ Austin Chrismon (6 ml, 5 cs, 3 pm, 5 rab) a mérité sa première victoire dans l’uniforme des Capitales, tandis que Jonathan de Marte (1,2 ml, 1 rab), auteur de la victoire de samedi, a cette fois récolté le sauvetage.

Les Capitales sont donc 2-2 en août! Et ont offert deux victoires aux 10 190 spectateurs venus les applaudir les trois derniers jours au Stade Canac, dont 3179 dimanche. Ils reçoivent la visite des Aigles de Trois-Rivières mardi, mercredi et jeudi.

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Capitales

Les Capitales en arrache enfin une, 2-1 en 10e

«On s’y est pris tard, mais vaut mieux tard que jamais!»

Jesse Hodges venait de réussir son premier coup sûr victorieux en sept ans de carrière professionnelle, un double en 10e manche qui donnait enfin une victoire aux Capitales, samedi soir, à Québec, 2-1 aux dépens des Boulders de Rockland. La fin d’une vilaine glissade de six revers consécutifs.

Hodges avait cogné un autre double bon pour le premier point des siens, en huitième, créant ainsi l’égalité tard dans la rencontre.

En espérant que «vaut mieux tard que jamais» vaudra aussi pour le reste de la saison. Car les Capitales (26-42) sont loin d’être sortis du pétrin. Ils traînent encore de la patte par 6,5 matchs sur une place en séries et le quatrième rang du classement occupé par les Boulders (33-36).

«On avait vraiment besoin de cette victoire-là!» a souri le combatif troisième-but, sans doute été inspiré par l’arrivée en ville de son amoureuse. «Les gars, on s’est parlés avant le match et on s’est dit qu’il faut vraiment tout donner. Là, si on gagne dimanche, on gagne cette série et on continue de rouler en août. On y croit!» assure le sympathique barbu, qui a chaque fois fait marquer Brandon Fischer.

C’est ce genre d’attitude de «jouer sans la peur d’échouer» que le gérant Patrick Scalabrini n’a pas vu assez souvent depuis le début de la campagne. «Ce que Jesse Hodges fait sur un terrain de baseball, ce n’est pas toujours beau, mais tu vois qu’il veut. C’est un vrai gamer», dit le patron, à propos de celui qui a terminé cette soirée cruciale avec un dossier de trois en cinq au bâton.

Après sept manches, les Capitales semblaient toutefois se diriger vers une septième défaite de suite. Six autres coureurs abandonnés sur les sentiers, pour un total de 10 dans la soirée. Dont plusieurs en situations payantes.

Comme les premiers frappeurs de la première et deuxième manches qui claquent en lieu sûr, mais n’avancent pas davantage. Ou en quatrième, les locaux étant incapables de marquer malgré des hommes aux extrémités du losange et aucun retrait.

«Tôt dans le match, on jouait avec nervosité. On s’ajoutait de la pression», a admis Scalabrini. «Mais quand on a créé l’égalité, soudainement, toute la pression est tombée. Et nos gros gars comme Jesse Hodges et Jonathan de Marte [releveur en 9e et 10e] ont fait ce qu’il fallait au bon moment.»

De Marte et Jack Charleston n’ont rien donné en relève durant chacun deux manches. Mais le lanceur de départ Karl Gélinas (6 ml, 7 cs, 1 pm, 9 rab) a aussi excellé à sa première sortie en deux semaines, même s’il était sur le point de subir une sixième défaite tout en ayant accordé un seul petit point.

L’élégant droitier au gant vert souffre souvent d’un important manque d’appui offensif. Les Capitales ont inscrit 19 points seulement lors de ses huit départs cette saison, pour une minuscule moyenne de 2,4 points marqués. Québec a inscrit cinq points au cours des quatre derniers matchs.

Le Stade Canac a accueilli 2724 spectateurs pour cette rencontre.

Pour le troisième et dernier match de cette série à Québec, dimanche (13 h), Austin Chrismon (2-3, 4,62) aura la balle pour les Capitales contre Landon Holifield (1-1, 2,92).

Le Canada joue pour l'or

Aux Jeux panaméricains, au Pérou, l’équipe canadienne de baseball a battu le Nicaragua 10-0 pour accéder à la grande finale pour l'or contre Porto Rico, présentée dimanche.

Dans la victoire de samedi, l’ancien des Capitales Jonathan Malo, qui a aussi joué trois matchs avec le club de Québec cet été, a cogné un circuit solo et un double, produit deux points et en a marqué trois. Le lanceur Phillippe Aumont, des Champions d’Ottawa, a été intraitable durant les sept manches de cette rencontre écourtée par le pointage.

Le Canada tente de remporter un troisième titre des Jeux panams de suite.

Par ailleurs, dans la défaite de 10-9 de Cuba contre la République dominicaine pour la cinquième position, l’arrêt-court cubain des Capitales Yordan Manduley a produit trois points.

Nouveaux intronisés au Temple de la renommée

La fédération de baseball du Québec a dévoilé samedi les plaques des trois plus récents intronisés à son Temple de la renommée, qui occupe un mur complet du Stade Canac.

Il s’agit du recruteur Claude Pelletier, qui a entre autres aiguillé les Dodgers vers Éric Gagné, de l’ancien journaliste du Journal de Québec Mario Morissette et de l’organisateur bénévole de très longue date dans la région de Montréal Richard Gladu.

Malheureusement, Gladu est décédé vendredi. L’intronisation officielle avait toutefois déjà eu lieu, le 17 novembre. Le Temple de la renommée de Baseball Québec compte 76 membres.

Capitales

Rockland 4/Québec 1: «On a manqué de couilles»

Si tu ne frappes pas, tu ne gagnes pas. Auteur de seulement trois petits coups sûrs, les Capitales ont perdu 4-1, vendredi, encaissant un sixième revers consécutif. Défaite en plus contre l’équipe qu’ils pourchassent pour une place en séries, les Boulders de Rockland.

Le retour à Québec n’a pas réveillé l’attaque des Capitales. Sans victoire depuis le 26 juillet, l’offensive québécoise n’a inscrit que trois points lors des trois dernières rencontres. Leur seul point de vendredi a été inscrit en neuvième manche sur quatre buts sur balles.

«Je leur ai dit que je suis très insatisfait qu’on n’ait pas performé lors du plus gros match de notre saison», a révélé le gérant Patrick Scalabrini, après avoir passé un savon à ses joueurs derrière les portes closes du vestiaire, procédure rare chez les Capitales.

«Mais je leur ai aussi dit qu’on devait immédiatement tourner la page et penser au match de samedi, qu’il faut absolument gagner. Qu’ils se doivent de mettre leur cœur et leurs couilles sur le terrain, ne serait-ce que pour leurs frères qui jouent avec eux. Parce que j’ai vu ce soir, et toute la saison, des essais et des erreurs dans des situations où ça prend des couilles. On a manqué de couilles», a-t-il résumé, de façon imagée.

Dans ce premier d’une série de trois affrontements cruciaux face aux Boulders (33-35), qui occupent le quatrième et dernier rang du classement permettant d’accéder aux éliminatoires d’après-saison, les Capitales (25-42) ont été réduits au silence en attaque par le lanceur Jake Zokan (5 ml, 2 cs) pour la deuxième fois en une semaine.

«Notre offensive n’a absolument rien généré. Zokan est notre kryptonite! Il est un bon lanceur, mais pas si bon que ça. Espérons qu’on ne le reverra plus jamais», a constaté l’instructeur-chef. La relève des visiteurs a aussi été intraitable, T.J. White, Rian Kiniry et le nouveau venu Jean-François Garon étant les seuls du camp perdant à frapper en lieu sûr.

Ce qui n’a pas empêché l’assistance de 4287 spectateurs, meilleure foule de la saison ex æquo, de continuer à s’amuser et d’entonner Sweet Caroline à tue-tête, après la huitième, puis de se lever en masse quand les sentiers étaient remplis, en neuvième.

Pas de fête par contre dans l’abri et le vestiaire des Capitales. Il commence à se faire tard avec 28 parties de saison à jouer et un retard de 7,5 matchs à rattraper.

Ce nouvel échec relègue dans l’ombre une autre bonne performance du lanceur partant Sean Cruz (5,2 ml, 6 cs, 1 pm), quand même débité de la défaite. Au total de la soirée, Rockland a cogné 12 coups sûrs, dont trois circuits.

Samedi (18h), le vétéran lanceur partant Karl Gélinas (1-5, 3,89) effectuera sa première sortie en deux semaines contre J.D. Busfield (6-1, 4,91), qui en est déjà à son quatrième départ face aux Capitales cette saison.

Capitales

Jean-François Garon: nouvel espoir québécois des Capitales

Jean-François Garon n’avait jamais joué au stade de Québec avant cette année. Son seul souvenir remontait à l’âge de 10 ans, quand il avait gagné le Défi Triple Jeu. «On avait été présentés sur le terrain. J’ai une photo avec [le lanceur] Michel Simard!» sourit celui qui a disputé vendredi son premier match professionnel dans l’uniforme des Capitales.

Natif de Terrebonne, 22 ans, Garon est un costaud voltigeur de 6’ 3” et 215 lb. Il vient de boucler quatre saisons en première division de la NCAA avec les Braves de l’Université Bradley, en Illinois, un alma mater de Kirby Puckett.

Garon connaît un été du tonnerre dans le junior avec le Royal de Repentigny. Il affiche déjà 10 circuits et a été nommé frappeur par excellence du mois de juillet dans le junior élite québécois.

Patrick Scalabrini connaît Garon depuis déjà quelques années. Le gérant des Capitales l’avait repéré dès l’âge de 16 ans dans un tournoi des meilleurs espoirs canadiens tenu chaque année à Toronto. «Son style m’a plu dès le début et je l’ai toujours suivi depuis», explique l’homme de baseball, qui a lancé un appel d’urgence au jeune joueur seulement pour la fin de semaine.

En principe, son nom sera rayé dès lundi, quand les cinq joueurs des Capitales qui participent en ce moment aux Jeux panaméricains, au Pérou, seront de retour. Les Cubains Yordan Manduley et Stayler Hernandez, ainsi que les Canadiens Scott Richmond, Dustin Molleken et peut-être Connor Panas devraient renfiler le chemisier québécois mardi, au parc Victoria.

Une porte ouverte

Mais Garon serait fou de ne pas sauter sur l’occasion, entre-temps. L’occasion est belle de démontrer son savoir-faire et de mettre des points en banque en vue de décrocher un emploi régulier comme recrue l’an prochain. Dès sa première présence au bâton, vendredi, le Québécois a arraché un simple sur un faible roulant à l’arrêt-court.

Le principal intéressé ne se met toutefois pas de pression. «Mes parents sont venus me voir jouer, alors je vais en profiter et juste avoir du plaisir. Je vais surtout faire de mon mieux pour aider l’équipe à gagner les trois matchs», a-t-il indiqué, avant la rencontre où il a été utilisé au champ gauche et comme septième frappeur.

Maintenant bachelier en comptabilité, Garon a décidé de se donner du temps avant de décider de son avenir professionnel. «J’essaie de ne pas trop prendre de décisions, chaque chose en son temps. Je sors de quatre années d’études et je ne veux rien brusquer. Je regarde les choses venir à moi, on verra!» termine celui qui ne se prend pas la tête pour rien.

Le joueur d’avant-champ Ryan Sandoval aussi été ajouté à l’alignement pour le week-end. Le Californien de bientôt 32 ans jouait cet été dans le senior pour le Cactus de Victoriaville, mais il a évolué dans la Can-Am avec New Jersey et Rockland les trois dernières années.

Capitales

Encore une défaite pour les Capitales

Déjà plongés en pleine course aux séries, les Capitales n’ont pas trouvé mieux jeudi que de se faire écraser 7-1 à Sussex, d’essuyer un balayage face aux Miners et de rentrer à Québec sur une cinquième défaite de suite.

Les Capitales (25-41) croulent dans la cave du classement, à 6,5 matchs des séries avec 29 rencontres à disputer en saison. Les trois rendez-vous de la fin de semaine au parc Victoria contre ceux qu’ils doivent rattraper au quatrième rang, les Boulders de Rockland (32-35), deviennent cruciaux.

«Ce sera nos derniers matchs sans nos six joueurs partis aux Jeux panaméricains. Ça prendra une touche de notre magie devant nos partisans pour réussir à voler cette série-là et commencer une bonne séquence en août», reconnaît le gérant Patrick Scalabrini, sans se décourager.

Plus et mieux

Jeudi soir, Scalabrini espérait plus et mieux du lanceur retraité de 39 ans Isaac Pavlik, appelé en renfort pour un deuxième départ. Pavlik n’a toutefois duré que 1,1 manche et 24 lancers, le temps d’accorder cinq points mérités sur six coups sûrs.

Poussé à la retraite l’an passé par une opération à l’aine, Pavlik a senti sa blessure ressurgir dès la première manche. «Quand on l’a enlevé, il était déjà trop tard. On est parti croche avec ça et on a été incapables d’arrêter l’hémorragie», a résumé l’instructeur-chef.

Champions en titre et meneurs au classement, les Miners (43-21) n’en demandaient pas plus. Ils ont battu les Capitales sept fois lors des huit derniers affrontements entre les deux finalistes de 2018.

L’attaque des Capitales a donné signe de vie avec deux simples pour amorcer la cinquième manche, mais un amorti raté de David Salgueiro suivi des retraits sur élan de Brandon Fischer et de T.J. White ont vite éteint la flamme. Pour être sûrs, les Miners ont répliqué dès leur tour au bâton avec un circuit de deux points de Trey Hair. Fin des émissions.

Avec le retour à Québec, Scalabrini retranche Pavlik, Chris Scura et Daniel Dominguez pour faire de la place au retour au jeu de Karl Gélinas et à l’embauche momentanée des joueurs de position Jean-François Garon (junior, Repentigny) et Rylan Sandoval (senior, Victoriaville). Garon est le frappeur du mois de juillet dans le junior élite.

NOTES : Les honneurs de juillet dans la Can-Am reviennent à deux Québécois, soit le lanceur Phillippe Aumont (Ottawa) et le frappeur Raphaël Gladu (Trois-Rivières)... Releveur pour les Capitales en septième jeudi, Vincent Ruel a été nommé lanceur par excellence du dernier mois dans... le junior élite, où il s’aligne avec les Diamants de Québec.

Capitales

Frank Duncan trop fort pour les Capitales

Inutile de chercher midi à 14 heures, les Capitales de Québec ont simplement été battus par un lanceur trop fort pour eux, mercredi au Skylands Stadium, où Frank Duncan a réussi un match complet pour mener les Miners de Sussex County à une victoire de 3-1 sur la formation québécoise.

«Je lui lève mon chapeau, il a été en parfait contrôle, il n’y a pas grand-chose qu’on pouvait faire, on n’a pas été dans le coup. Il s’agit de la première fois de la saison que je peux dire que nous avons été complètement dominés par le lanceur adverse», admettait le gérant Patrick Scalabrini.

Il s’agissait d’un quatrième revers de suite pour les Capitales, qui traînent à 6,5 matchs d’une place dans les séries éliminatoires. La visite à Québec des Boulders de Rockland, à compter de vendredi, sera donc très importante si les Capitales veulent prolonger leur saison au-delà de la fête du Travail.

Mais avant, les Capitales tenteront d’éviter le balayage, jeudi, à Sussex.

«Le résultat est décevant parce que les gars se présentent et ils offrent un effort soutenu. On a perdu trois matchs par un point, et on vient de garder les Miners à trois points, mais on n’a rien fait à l’attaque. Jhalan [Jackson] a été le seul coureur à atteindre le deuxième but», disait le gérant à propos du sixième circuit du voltigeur de droite.

Capitales

Le jour de la marmotte pour les Capitales: autre revers en 10e manche

On appelle cela le jour de la marmotte! Pour une troisième fois de suite, les Capitales de Québec ont subi la défaite en fin de 10e manche, mardi au Skylands Stadium, s’inclinant 4-3 face aux Miners de Sussex County.

L’écart se creuse donc entre les Capitales et une place dans les séries éliminatoires de la Ligue Can-Am. Ce revers encaissé contre la meilleure équipe du circuit les repoussait à 7,5 matchs de la quatrième position occupée par les Boulders de Rockland.

Les Capitales ont encore échoué dans leur tentative de profiter du règlement international qui permet d’avoir un coureur au deuxième but en début à chacune des manches supplémentaires. Daniel Dominguez, qui ne devrait pas accompagner l’équipe à son retour à Québec, vendredi, a bousillé d’abord bousillé un amorti-sacrifice, tandis que David Salgueiro et Brandon Fischer se contentaient de frapper des ballons au champ extérieur.

À leur tour au bâton, les Miners ont fait avancer leur coureur au troisième sur un petit roulant de Kalian Sams. Et après avoir rempli les cousins avec deux passes gratuites intentionnelles, les Capitales n’ont pas réussi à tourner le double-jeu sur un roulant à l’avant-champ de leur meilleur frappeur Audy Ciriaco, qui a devancé le relais au premier but pendant que le point gagnant s’inscrivait au marbre.

«Ça fait trois matchs qu’on perd en 10e manche parce qu’on n’est pas capable de profiter de notre point. Nous avons raté l’amorti deux fois, en neuvième manche et en 10e, c’est un peu l’histoire de notre saison. On ne réalise pas les jeux de base. Nous sommes dans le baseball professionnel, il faut trouver une manière de faire le travail. Depuis quelques matchs, il y en a qui ne sont pas capables de le faire sous pression», disait le gérant Patrick Scalabrini après la rencontre.

Les Capitales avaient pourtant comblé un déficit de 3-0 pour créer l’égalité 3-3 grâce à des circuits en solo de Ryan Kiniry (5e), en septième, et de T.J. White (5e), encore lui, en huitième. White avait été nommé joueur offensif de la semaine, lundi.

«Dommage, parce qu’on avait réussi un gros retour, mais le résultat final n’est pas là. Les trois derniers matchs [défaites de 3-2, 7-6 et 4-3] étaient à notre portée, mais on n’en a pas fait assez. En 10e, on a eu ce qu’on voulait, soit une balle à double-jeu, mais elle n’était pas assez frappée solidement pour qu’on le complète», résumait Scalabrini.

Capitales

T.J. White, rayon de soleil d’une saison difficile des Capitales

Le deuxième-but des Capitales de Québec T.J. White a été nommé le joueur offensif de la semaine dans la Ligue Can-Am de baseball indépendant. Il s’avère le seul rayon de soleil de l’équipe dans cette saison difficile.

Les Capitales profitaient d’une rare journée de congé sur la route, lundi, mais la nomination de White valait bien un retour d’appel à l’auteur de ce texte… «La règle, c’était de ne pas parler de baseball de la journée, à l’exception de ce coup de téléphone», a dit en riant le gérant Patrick Scalabrini au lendemain d’une deuxième défaite de suite en 10 manches à Rockland, dimanche.

Les Capitales entreprennent, mardi au New Jersey, une série de trois matchs contre les Miners de Sussex County, meneurs au classement. Il s’agira aussi des retrouvailles avec Kalian Sams, qui affiche une moyenne de ,294 en neuf matchs à Sussex.

Avec un retard de 6,5 matchs sur la quatrième et dernière place donnant l’accès aux séries, les Capitales se retrouvent dans une position précaire, d’autant plus que les Boulders et les Jackals du New Jersey sont à égalité en troisième et quatrième places.

«La dernière défaite a fait mal, nous n’avons plus vraiment de marge de manœuvre. Oui, il y a un sentiment d’urgence, il faut gagner. Il n’y a pas lieu de paniquer, mais pour se rendre dans les séries, on devra remporter au moins deux matchs sur trois dans nos séries d’ici la fin de la saison. Ça veut dire de retrancher un match par semaine; c’est réalisable», a estimé celui qui dirige les Capitales depuis 10 ans.

Il voit d’un bon œil le fait que les Boulders et les Jackals s’affrontent, cette semaine. «Si l’un des deux clubs s’écrase, ça pourrait nous aider. On s’est creusé notre propre trou, mais on peut quand même avoir un peu d’aide pour s’en sortir.»

Cinquièmes au classement, les Champions d’Ottawa — qui devancent les Capitales par 1,5 match en cinquième place — cherchent aussi à finir parmi les quatre premiers.

Austin Chrismon, David Richardson et Isaak Pavlik seront les trois partants contre les Miners. Les Capitales miseront aussi sur la présence du releveur Jonathan De Marte, qui rentrait, lundi, d’un tournoi international avec l’équipe nationale d’Israël.

Pas d’aide extérieure prévue

À part son retour et celui à venir des quatre autres joueurs partis aux Jeux panam (Stayler Hernandez, Yordan Manduley, Dustin Molleken et Scott Richmond), le gérant ne prévoit pas aller chercher d’aide à l’extérieur, et ce, même si un poste de vétéran est disponible depuis la libération du voltigeur Tyson Gillies. Et même si ce dernier devait frapper comme un déchaîné, au Pérou, on ne reviendrait pas sur la décision de le laisser partir.

«Les Capitales ont tourné la page sur lui. J’aime ce que David Salgueiro et Brandon Fischer nous apportent, je veux les garder dans l’alignement, et si on ramenait Gillies, ça voudrait aussi dire de retrancher l’un d’eux, et je ne ferai pas cela», a indiqué Scalabrini.

Il pourrait cependant se permettre de faire à nouveau appel à Josué Peley, qui a bien fait dans les trois matchs à Québec, le week-end dernier. «Il a montré une ouverture d’esprit pour revenir, j’aimerais ça le revoir, on va se reparler. Il a apporté une énergie positive, en plus d’exceller au bâton et d’être polyvalent en défensive.»

Scalabrini se réjouissait évidemment pour White, mis à l’honneur en raison de ses 13 points et de sa moyenne de ,480 (12 en 25) au cours des six matchs considérés. Le lanceur Matt Marsh, libéré depuis en raison d’une blessure, avait eu droit à une mention hebdomadaire, plus tôt cette saison.

«Non seulement T.J. est-il notre joueur le plus populaire, mais c’est aussi le plus utile. Tout le monde l’adore dans l’équipe, il a un sourire contagieux. En début de saison, j’avais dit à Tim [Smith, son adjoint] qu’il était le dernier gars qu’on pouvait perdre. Or, il a été absent plus d’un mois et ç’a donné le ton à nos difficultés», a admis le gérant.

Capitales

Les Capitales s'inclinent encore en 10e

Certaines défaites sont plus difficiles à avaler que d’autres. Celle de dimanche soir avait un goût amer pour les Capitales de Québec, qui ont laissé filer une avance de 5-3 après deux retraits en fin de neuvième manche pour s’incliner 6-5 en 10 manches contre les Boulders de Rockland au Palisades Credit Union Park.

Un revers semblable à celui de samedi (3-2 en 10e) contre l’équipe qu’ils cherchent à rejoindre au quatrième rang de la Ligue Can-Am. La côte pour accéder à ce dernier laissez-passer donnant l’accès aux séries est encore plus abrupte puisqu’ils se retrouvent désormais à 6,5 matchs des Boulders.

«Il s’agit d’une défaite qui fait très mal, surtout que ça fait deux fois d’affilée qu’on perd de la même manière face à l’équipe contre laquelle il ne fallait pas. Encore une fois, on a eu de la misère à fermer la porte en fin de match», constatait le gérant Patrick Scalabrini.

En plus de la relève chancelante, les Capitales ont laissé des coureurs sur les buts à chacune des 10 manches, leur total pour la journée s’élevant à 13. Et appelé à préserver la victoire en fin de neuvième, le nouveau venu Reilly Hovic a donné deux buts sur balles avant d’accorder un double de deux points à Grant Heyman après deux retraits. Heyman a connu un match du tonnerre, puisqu’il a aussi frappé un circuit et produit cinq points, au total.

Les Capitales venaient pourtant d’ajouter un point d’assurance, en neuvième, pour porter la marque à 5-3, mais ce ne fut pas suffisant.

«C’est ce qu’on croyait. On pensait que c’était dans la poche en allant chercher un gros point d’assurance en neuvième, on était certain que c’était ce qu’il nous fallait, mais Hovic, qui avait été électrique vendredi et qui était notre lanceur avec le plus d’expérience comme releveur numéro 1, a donné deux buts sur balles. Je me doutais un peu que notre manque de profondeur en relève allait nous faire mal dans ce voyage, j’espérais que ça n’arrive pas dans cette série», a-t-il constaté.

Privés de deux releveurs

Les Capitales sont privés de leurs deux meilleurs releveurs, soit Dustin Molleken (Canada) et Jonathan De Marte (Israël), partis rejoindre leur équipe nationale respective pour les Jeux Pan-Am et un tournoi international.

Comme la veille, les Capitales n’ont pas réussi à profiter du coureur posté au deuxième but selon le règlement international en 10e. Et comme la veille, les Boulders l’ont fait, eux, le simple de Ryne Birk leur permettant de remporter par 2-1 cette importante série de trois matchs. Les deux équipes se reverront, à compter de vendredi à Québec, dans ce qui pourrait être une série décisive pour la suite de la saison de la formation québécoise.

«Après un résultat de la sorte, il n’y a pas grand-chose à dire. Les gars ont fait le travail, mais la victoire leur a glissé entre les doigts. On va profiter du congé, lundi, et on va retrousser nos manches pour la suite, il reste encore beaucoup de baseball à jouer. Mais j’avoue que j’aurais aimé partir d’ici avec un écart de 4,5 matchs au lieu de 6,5», a admis le gérant, dont la troupe disputera une série de trois matchs à Sussex, mardi, contre les meneurs au classement.

T.J. White, encore lui, a produit un point, portant son total à neuf dans cette série et à 13, cette semaine. Jesse Hodges avait donné les devants 3-0 aux Capitales avec un double de deux points, en deuxième manche. Chris Shaw avait produit le supposé point d’assurance en neuvième à l’aide d’un roulant, mais les Boulders n’avaient pas dit leur dernier mot!

Capitales

Une défaite crève-cœur de 3-2 des Capitales en 10 manches à Rockland

Un très long sacrifice au fond du champ centre a permis aux Boulders de Rockland de vaincre les Capitales de Québec par 3-2 en 10 manches, samedi soir au Palisades Credit Union Park de Pomona, et ainsi infliger une défaite crève-cœur à l’équipe qui tente de les rejoindre au quatrième rang de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

Avec un coureur posté au deuxième but dès le début des manches supplémentaires, selon le règlement international, Matt Oberste a frappé la balle dans la partie la plus profonde du terrain. Le voltigeur de centre David Salgueiro a réussi un beau catch, mais ne pouvait tout simplement pas effectuer le relais à temps pour empêcher le coureur de filer au marbre à partir du deuxième coussin.

«Il s’agit d’une défaite crève-cœur, parce qu’on pensait leur avoir volé. On pensait en avoir fait assez pour l’emporter. Même si on manquait de profondeur, on est passé proche. En même temps, ce n’était pas le match sur lequel on misait le plus pour l’emporter», estimait le gérant Patrick Scalabrini, rejoint après le match.

Il ne pointait cependant pas ce jeu en particulier pour expliquer le revers. À ses yeux, les Capitales l’ont perdu bien avant cette séquence plutôt inhabituelle.

«Ce n’est pas là-dessus qu’on a perdu. On l’a perdu parce qu’on n’a eu que quatre coups sûrs, parce qu’on n’a pas été en mesure de préserver la victoire en fin de neuvième alors qu’on menait 2-1, parce qu’on n’a pas profité de notre coureur au deuxième but en 10e manche. Je n’en veux pas à personne, mais ça aurait été «hot» de leur voler. On frappait bien depuis un petit bout de temps, il y a quelques manches où on aurait pu être plus opportunistes», expliquait Scalabrini, qui a vu les siens abandonner trois coureurs sur les buts en septième.

Les Capitales ont réussi à combler un déficit de 1-0 qui durait depuis la troisième grâce à une poussée de deux points en huitième. Un simple de T.J. White et un ballon-sacrifice de Chris Shaw avaient permis ce retour. Pour White, il s’agissait d’un huitième point produit en deux matchs et d’un 12e en cinq matchs, cette semaine.

Au lieu de s’approcher à 3,5 matchs des Boulders et du quatrième rang, les Capitales reculaient à nouveau à 5,5 matchs de cette dernière position donnant accès aux séries. Les deux équipes s’affrontent à nouveau, dimanche (17h), avant de se revoir le week-end prochain, à Québec.

Les Capitales faisaient confiance à un nouveau lanceur, samedi, soit Sean Cruz, un jeune droitier originaire de l’île de Guam, dans la mer des Philippines. Il a surpris la galerie en ne concédant qu’un point sur neuf coups sûrs en 6,1 manches. Il n’a accordé qu’un but sur balles et retiré quatre frappeurs au bâton.

«On ne le connaissait pas, il a très bien fait ça. Il tirait un peu de l’arrière dans les comptes, tôt dans le match, mais il s’est replacé par la suite. Il a dépassé nos attentes, et comme on n’a jamais assez de bons lanceurs, il mérite une autre chance et s’il fait bien, il pourrait rester avec nous», notait le gérant.

En neuvième, Levi MaVorhis (0-1) a bousillé la petite avance d’un point et il a écopé de la défaite, en 10e.

Arik Sikula (6-4) sera le partant des Capitales, dimanche. Après cette série, les Capitales seront en congé, lundi, avant d’affronter les Miners de Sussex County à compter de mardi, au New Jersey.

Brett Siddall s'en va 

Découragé par ses problèmes offensifs, le voltigeur Brett Siddall a remis sa démission au gérant Patrick Scalabrini, jeudi, tout juste avant le départ de l’équipe pour Rockland. Le fils de l’ancien receveur des Expos Joe Siddall n’affichait qu’une moyenne de ,136 et il était plongé dans une léthargie de 0 en 14 à ses cinq derniers matchs au moment de lancer la serviette. «Il a quitté de lui-même, il m’a dit qu’il en avait assez, qu’il n’avait plus le cœur à ça, du moins pour cette année», expliquait Scalabrini.

Un nouveau voltigeur 

À la recherche de joueurs de position en raison de l’absence de Yordan Manduley et Stayler Hernandez, partis aux Jeux Pan-Am, de la libération de Tyson Gillies, et de la démission de Siddall, les Capitales ont mis sous contrat, samedi, le voltigeur Chris Scura, qui a brièvement joué dans les ligues Atlantic et Frontier en plus d’évoluer dans la Ligue Pecos. Il était le deuxième joueur du genre à être recruté par le gérant Patrick Scalabrini, l’autre étant le premier-but Daniel Rodriguez, qui a obtenu un deuxième départ de suite au premier but, samedi.

Autre départ pour Pavlik 

Tout indique que le vétéran lanceur gaucher Isaac Pavlik effectuera un autre départ pour les Capitales, jeudi, en conclusion de série contre les Miners, à Sussex. «Il devait régler son horaire, mais ça regarde à cela. Il a de l’expérience, il sait ce qu’il fait. Ce qu’on veut, c’est qu’il nous donne quatre ou cinq bonnes manches et une chance de l’emporter. Il ne faut pas oublier qu’à notre retour à Québec, on reçoit Rockland. La présence de Pavlik nous permettra d’utiliser Karl [Gélinas] pour le début de la série contre les Boulders», disait le gérant.

Capitales

Josué Peley a pu mettre à profit son expérience avec les Blue Jays

Il avait hâte de mettre à l’essai tout ce qu’il a appris pendant son séjour de trois saisons complètes avec les Blue Jays de Toronto. Même s’il était l’interprète des joueurs d’expression espagnole, Josué Peley a profité de son passage dans le baseball majeur pour approfondir ses connaissances. Et son court séjour de trois matchs avec les Capitales de Québec, cette semaine, lui a donné des réponses.

Inséré à l’alignement par mesure d’urgence en raison du départ de plusieurs joueurs pour les Jeux Pan-Am, de la suspension de quelques autres et de la libération du vétéran Tyson Gillies, le joueur de 31 ans, dont le dernier match remontait à la saison 2015, a frappé pour ,419 (6 en 14) en plus d’évoluer à quatre positions en défensive.

«J’avais hâte de voir où j’étais rendu. J’ai observé le baseball sous un œil différent avec les Blue Jays, j’ai appris des choses au niveau de l’approche, de la préparation, de l’entraînement, de la nutrition, du repos, je suis vraiment content des résultats», disait-il vendredi, tout juste avant son dernier match.

Peley avait disputé quatre saisons dans l’uniforme des Capitales, de 2012 à 2015, avant d’être embauché comme interprète par les Blue Jays. Il n’a pas semblé rouillé par sa longue absence du losange, même qu’il se sentait en meilleure condition physique que jamais.

«Je n’ai jamais été en forme comme je le suis présentement. Je voulais vouloir si je pouvais mettre en application ce que j’avais appris, avec le stress d’un match, face à des lanceurs compétitifs. Ce serait vraiment hot de pouvoir le faire sur 150 ou 200 présences», imaginait celui qui ne pouvait pas prolonger son séjour avec les Capitales pour des raisons familiales.

Jouer à temps plein, ça voudrait dire refiler les responsabilités parentales à sa conjointe, ce qu’il n’est pas prêt à faire. Il se réjouissait que sa fille Nayla ait pu le voir en action, cette semaine, au Stade Canac. 

Aider en séries?

«Ça donne le goût, c’est certain. Je me sens plus jeune, aujourd’hui, qu’à l’époque où je jouais. Si Patrick [Scalabrini] a encore besoin de moi, il n’y a aucun doute que je viendrais l’aider. Mais à temps plein, c’est impossible. On n’a pas eu cette discussion, mais je pourrais peut-être m’arranger pour les séries, sauf qu’il a probablement plus besoin d’un vétéran qui peut jouer tous les jours», disait celui qui a évolué au premier but, au deuxième, à l’arrêt-court et comme receveur dans la série contre Trois-Rivières.

«J’ai pu être le joueur que j’étais quand j’ai signé mon premier contrat. Quand je jouais avec les Capitales, c’était aussi ça mon rôle, je passais d’une position à l’autre. Défensivement, ç’a bien été. Je joue à la balle-molle, ça vient vite à l’avant-champ. Offensivement, par contre, j’avais l’impression que la balle rentrait à 120 milles à l’heure sur les premiers lancers», indiquait en riant celui qui a frappé six coups sûrs en 14 présences et produit deux points.

Peley a été le deuxième ancien joueur des Capitales à venir à la rescousse de l’équipe, ces derniers temps, puisque Jonathan Malo l’a aussi fait pendant quelques matchs. Coéquipier de Peley dans leur club de balle-molle, Malo participera aux Jeux Pan-Am avec l’équipe nationale du Canada, tout comme les lanceurs des Capitales Scott Richmond et Dustin Molleken. Les Cubains Yordan Manduley et Stayler Hernandez représentent aussi leur pays à ce tournoi international.

Capitales

Peley heureux pour Julien et Masson

Outre son retour au jeu, Josué Peley avait d’autres raisons de se réjouir, car récemment, deux de ses protégés ont signé des contrats avec des organisations de ligues majeures, soit Édouard Julien, avec les Twins du Minnesota, et Jean-Christophe Masson, avec les Blue Jays.

Il était leur entraîneur au sport-études des Canonniers de Québec en plus d’agir avec eux comme instructeur privé. Il le fera encore, cet hiver, sous le dôme du Stade Canac.

«Je leur ai enseigné au sport-études, ça fait trois ans que je passe beaucoup de temps avec Édouard. On s’est parlé régulièrement lorsqu’il était à Auburn et qu’il négociait avec les Twins, je suis vraiment fier de lui», disait-il à propos du joueur de Québec ayant obtenu un bonus de signature de 493 000 $ même s’il a été un choix de 18e ronde.

«Ça démontre que les Twins vont le traiter comme s’il avait été un choix de troisième ronde, parce qu’ils vont prendre soin de leur investissement. J’ai dit aux deux que j’allais être là pour eux, que j’allais travailler avec eux tout l’hiver», dit celui qui habite à Québec.

Selon lui, Julien a les atouts pour atteindre les ligues majeures. Masson, lui, est un projet à plus long terme.

«Il ne faut pas s’attendre à ce que Jean-Christophe brûle les étapes rapidement, ça pourrait lui prendre au moins quatre ou cinq ans. À part Ken Griffey Jr et Bryce Harper, il n’y a pas beaucoup de joueurs de 19 ans qui jouent en haut. Même Vlad Jr [Guerrero] ne l’a fait qu’à 20 ans, même si on lui avait donné 3 millions… Il ne faut pas oublier que Masson n’a que 16 ans, mais il a beaucoup de maturité pour son âge, il est bien développé physiquement», expliquait celui qui a bien connu le fils de Vladimir Guerrero ainsi que tous les membres de la famille Gurriel, dont le plus jeune (Lourdes Jr) évolue à Toronto.

Pour ce qui est de Julien, qui participera aux Jeux Pan-Am avec l’équipe canadienne dans les prochains jours, il le voit jouer au plus haut niveau.

L’élan d’un gars des majeures

«Lorsqu’il s’élance, il a de la vitesse et les mains d’un gars des majeures. Ça ne s’enseigne pas vraiment, c’est un don, et il l’a. Les lancers ne seront pas trop rapides pour lui, il va trouver une façon de frapper, il ne se fera pas battre à l’intérieur. Par contre, il a des choses à travailler. Son coup de bâton va lui permettre de jouer dans les majeures, mais sa défensive va le laisser un bout dans les mineures, le temps qu’il se développe à une position. Personnellement, je le verrais très bien comme voltigeur de gauche, mais les Twins décideront bien où il jouera», disait-il à propos de celui qui aurait évolué au troisième s’il avait disputé une troisième saison à l’Université Auburn.

Josué Peley a joué pendant cinq saisons dans les filiales des Pirates de Pittsburgh et des Red Sox de Boston. Il a atteint le niveau AA en 2010, à Portland (club-école des Red Sox). Il a conservé une moyenne de ,226 dans le baseball affilié et de ,284 avec les Capitales dans la Ligue Can-Am.

Il avait un choix de 25e ronde des Nationals de Washington, en 2005, mais n’avait pas paraphé de contrat avec les anciens Expos. Il l’a fait un an plus tard après avoir été sélection en 36e ronde par les Pirates. Le natif de Valencia, au Venezuela, maîtrise parfaitement les langues française, anglaise et espagnole, ce qui lui valu d’être le traducteur des Blue Jays pendant trois saisons.

Capitales

Les Aigles ont le dernier mot dans la série contre les Capitales

Tout allait trop bien pour David Richardson. Le lanceur des Capitales de Québec venait de réussir son 10e retrait au bâton quand Tucker Nathans a enchaîné avec un long circuit de deux points, en septième manche, pour mener les Aigles de Trois-Rivières à une victoire de 3-1 devant la foule la plus imposante de la saison au Stade Canac.

Les Aigles évitaient ainsi l’affront d’un coup de balai devant leurs rivaux québécois. De leur côté, les Capitales étaient privés d’un premier balayage à la maison en cette saison plus difficile et ils voyaient leur séquence de quatre victoires de suite prendre fin.

Mais il a fallu attendre qu’un long ballon de Brandon Fischer au champ centre avec deux coureurs sur les buts tombe dans le gant du voltigeur des Aigles pour confirmer le résultat.

«On y a cru pendant quelques secondes. Ça aurait été incroyable de revenir de l’arrière deux fois de suite, en neuvième, mais on a manqué un peu de jus. Je suis quand même très heureux de la semaine qu’on vient de passer», a dit le gérant Patrick Scalabrini, dont le club est encore en sixième position du classement de la Ligue Can-Am, à 5,5 matchs de la quatrième place détenue par les Boulders de Rockland, leurs prochains adversaires.

Les amateurs ont eu droit à un beau duel de lanceurs entre Richardson (1-2) et Kevin McNorton (7-5). Le releveur Garrett Mundell (12e) fait amende honorable à sa défaite de la veille en protégeant la victoire.

Richardson a eu le malheur d’échapper un lancer face à Nathans, qui brisait une égalité de 1-1 qui perdurait depuis la troisième manche. Dommage, puisque ses 11 retraits au bâton représentaient le plus haut total par un lanceur des Capitales, cette saison. Pendant ce temps, McNorton menottait l’attaque québécoise, ne donnant que quatre coups sûrs en six manches.

«Tout ce que je demande, c’est que notre lanceur nous donne la chance de gagner à chaque partie. Après, comme un boxeur, nous avons la puissance pour passer le K.-O. à l’adversaire d’un seul coup de bâton. Tous nos joueurs peuvent frapper des circuits, ce fut au tour de Tucker. Pour ce qui est de Mundell, je tenais à le retourner tout de suite pour qu’il oublie le match de mercredi», a résumé le gérant des Aigles, T.J. Stanton, dont la troupe montre un dossier de 34-25.

David Glaude a frappé deux des neuf coups sûrs des Aigles. Les Capitales ont été limités à six coups sûrs par McNorton et compagnie, T.J. White produisant leur unique point à l’aide d’un circuit, en troisième.

Désilets blessé

Mis sous contrat par les Capitales, mercredi, Francis Désilets a joué de malchance, en sixième, quand il s’est blessé au coude gauche à la suite d’un contact avec un joueur en pleine course au premier coussin. Dans l’entourage des Capitales, on craignait une déchirure ligamentaire. Il se trouvait toujours à l’hôpital au moment d’écrire ces lignes, en fin de soirée.

«Pauvre petit gars», a dit avec tristesse le gérant, qui avait invité Désilets à être du prochain voyage. Les Capitales prenaient d’ailleurs la route de Rockland, après le match.

«La prochaine série sera très grosse et extrêmement difficile, mais les gars y croient et se tiennent», a ajouté Scalabrini. Détenteur du record de victoires dans la Ligue Can-An, Isaac Pavlik sortira de sa retraite pour affronter les Boulders, vendredi.

Les Aigles, eux, retournent à la maison, où ils seront les hôtes des Jackals du New Jersey pour les trois prochains jours. Brandon Barker (4-2) sera le partant, vendredi.

Capitales

Le rêve de Vincent Ruel se poursuit avec les Capitales

Sans dire qu’il avait renoncé à l’idée de jouer au niveau professionnel, Vincent Ruel ne s’attendait pas vraiment à troquer l’uniforme des Diamants de Québec pour celui des Capitales, cette saison. «Je vis comme un rêve de jeunesse», a admis le lanceur gaucher de 21 ans, jeudi, à la veille d’un voyage aux États-Unis.

Il ne partait cependant pas pour une semaine de vacances. Il prenait plutôt la route vers Rockland et Sussex à bord de l’autocar de l’équipe, et ce, à l’invitation du gérant Patrick Scalabrini.

«Je n’avais pas prévu ça, je voulais tout faire pour y aller et j’ai pu m’arranger avec la SSQ [son employeur]. Je ne voulais pas laisser passer l’occasion qui se présente à moi», a-t-il souligné avant le match contre les Aigles de Trois-Rivières.

Ruel est un lanceur dominant dans le junior. Il montre un dossier de 47 victoires, 23 défaites et une moyenne de points mérités de 2,23 depuis 2014 avec les Diamants de Québec. Il a connu une saison de 11-1 en 2017 et, cette année, sa fiche était de 8-1 avant d’être mis sous contrat par les Capitales.

«Ça fait cinq ans qu’il est l’as des Diamants, c’est lui qui nous traîne depuis toutes ces années. Tant mieux si ça lui arrive. Pour nous, ça ne pouvait pas tomber plus mal, parce qu’on joue six matchs en six jours à compter de vendredi, mais c’est le dernier de nos soucis. On est vraiment content pour Vincent. Il en a tellement fait pour les Diamants, on va se passer un peu de lui et le laisser vivre son rêve», a indiqué Dominik Walsh, son entraîneur-chef dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ).

Le lanceur de Cap-Rouge était reconnaissant envers Walsh d’accepter de se priver de lui en cette période où les Diamants ont justement besoin de lanceurs. Mais le hasard voulait aussi que les Capitales soient dans la même situation.

«Ce n’est pas moi qui ai demandé à Dominik si je pouvais m’absenter toute la semaine, je pense que Patrick s’en est chargé. Il s’agit d’une belle opportunité de pouvoir vivre ça de l’intérieur, d’apprendre en étant avec des joueurs d’expérience. Il y a plusieurs joueurs ayant été repêchés, ils en connaissent plus que moi.»

Après avoir passé deux saisons au Munroe College, dans l’État de New York, en 2015 et 2016, Ruel est rentré à la maison pour y faire des études en sciences. Il a depuis bifurqué en actuariat.

«Je savais qu’en quittant Munroe, le chemin pour atteindre le baseball professionnel serait plus difficile. Je m’étais dit : si ça arrive, tant mieux, et sinon, je continuerai mon chemin. Je pensais aussi tenter ma chance avec les Capitales après ma carrière junior. Je suis fier de ce que j’ai accompli avec les Diamants, mais je veux finir ça avec un championnat après avoir perdu en finale lors des deux dernières saisons», a noté celui qui en est à sa dernière année dans la LBJEQ. Sa promotion avec les Capitales pourrait toutefois l’empêcher de signer le record pour le plus de victoires par un lanceur dans l’histoire des Diamants.

Il n’oubliera pas son premier match contre les Aigles, mardi. Il avait accordé un double au premier frappeur pour ensuite s’en sortir indemne, retirant notamment son ancien coéquipier David Glaude au bâton.

«Ça avait commencé dur, mais après, je me suis replacé. Je ne suis pas celui qui lance le plus fort, mais je contrôle bien mes lancers. Je dois faire la même chose que dans le junior, et ne pas m’enfler la tête parce que je suis avec les Capitales. C’est la même zone de prises, le même monticule.»

Capitales

Autre remontée dramatique des Capitales

Comme dimanche, les Capitales de Québec ont profité de leur dernier tour au bâton pour combler un déficit de 5-2 en fin de neuvième manche et vaincre les Aigles de Trois-Rivières 6-5, mercredi au Stade Canac, devant 3850 spectateurs sur le bout de leur siège.

Mieux encore, les Capitales ont signé cette quatrième victoire d’affilée contre Garrett Mundell (1-2), considéré comme étant le meilleur releveur de la Ligue Can-Am. Il a concédé quatre points, en neuvième, dont celui décisif sur un simple de Chris Shaw après deux retraits.

«Même lorsqu’ils [les Aigles] ont pris les devants dans les dernières manches, les gars y croyaient encore. Il y a eu un peu de magie en neuvième contre le meilleur releveur de la Ligue. Comme dimanche, on est revenu de l’arrière et ce genre de victoire cimente l’esprit d’équipe, pas à peu près. On voit que les joueurs se donnent de l’amour, c’est peut-être le début d’une belle séquence», a dit le gérant Patrick Scalabrini.

Avant cette dernière manche, les Aigles étaient pourtant en bonne position pour mettre fin à une série de deux défaites de suite.

«Déçu»

«Je suis déçu, c’est certain. Lorsqu’on détient une avance de trois points, en neuvième, on est supposé l’emporter. Mais je ne suis pas fâché, car c’est la première fois seulement que ça arrive à notre releveur numéro 1, qui n’était pas capable de lancer une balle sous la ceinture… Ce genre de défaite survient toujours dans une saison, on ne peut que rebondir demain [jeudi] et conclure la série sur une bonne note», a confié le gérant des Aigles, T.J. Stanton, ravi par la sortie du partant Chris Murphy, efficace pendant 6,2 manches.

Il avait plus le goût de blâmer un peu son attaque, qui n’a pas su profiter de quelques ouvertures présentées par le partant Austin Chrismon, mandaté au monticule une journée plus tôt que prévu en raison d’une blessure à Karl Gélinas. Il n’a pas raté sa rentrée, ne donnant qu’un point mérité en 6,1 manches.

«On a vu le Chrismon des beaux jours. Il lance rapidement, il était prêt et crinqué pour son premier match avec nous. En espérant que ce nouveau départ lui donnera un second souffle», a indiqué Scalabrini à propos de l’ancien des Champions d’Ottawa, récemment libéré.

«On se bat avec acharnement»

Avec trois coups sûrs en cinq présences et auteur du point produit victorieux, Chris Shaw a eu son mot à dire dans cette victoire. «Incroyable! En neuvième, les gars ont eu de bonnes présences contre leur stoppeur, et moi, je n’ai pas perdu de temps, j’ai frappé le premier lancer. On se bat avec acharnement depuis quelques matchs, on a vécu des choses difficiles, mais on prend les victoires une à la fois», a noté Shaw, qui avait raté les matchs du week-end dernier.

Pour les Aigles, David Glaude a frappé deux coups sûrs et produit deux points, tout comme Alberth Martinez, qui avait donné les devants 3-2 aux siens en septième. Anthony Hermelyn (7e) a frappé un circuit en solo, en huitième. En relève, Dany Giroux-Paradis (2-2) a été crédité de la victoire, qui laisse les Capitales à 5,5 matchs de la quatrième place au classement.

La série prend fin jeudi (19h au Stade Canac) avec un duel entre Kevin McNorton (6-5) et David Richardson (2-1).

Capitales

L'illustre lanceur Isaac Pavlik sortira de la retraite le temps d'un match avec les Capitales

Détenteur du record pour le plus de victoires en carrière dans la Ligue Can-Am, l’ancien lanceur des Jackals du New Jersey Isaac Pavlik sortira de sa retraite, vendredi, afin d’effectuer un départ avec les Capitales de Québec, selon ce que Le Soleil a appris.

Pavlik a lancé pour la dernière fois dans la Ligue Can-Am en 2017 et n’a pas joué depuis. Il a remporté 100 victoires dans l’uniforme des Jackals entre les saisons 2005 et 2017.

En réfléchissant à des solutions à court terme, le gérant Patrick Scalabrini a eu l’idée de demander à Pavlik s’il pouvait l’aider, le temps d’un match. Les deux hommes échangent parfois des messages textes, et ce, même si Pavlik n’est plus dans la Ligue Can-Am. Les partisans qui ratent rarement des matchs au Stade Canac se souviendront que Pavlik avait déjà interprété l’hymne national américain avant un match contre les Capitales, en plus d’être un redoutable adversaire.

En raison de la perte de Scott Richmond, parti pour les Jeux Pan-An, et de la blessure à Nick Antone, les Capitales avaient besoin d’aide pour combler quelques trous dans leur rotation pendant cette période où plusieurs joueurs sont absents en raison du tournoi de baseball disputé à Lima, au Pérou.

La récente mise sous contrat d’Austin Chrismon, un ancien des Champions d’Ottawa qui doit lancer, jeudi, était aussi dans l’optique d’avoir un lanceur de qualité sur la butte. Karl Gélinas (1-5) sera le partant des Capitales, mercredi, et sera donc suivi par les deux nouvelles acquisitions, soit Chrismon (2-3), jeudi, et Pavlik, vendredi.

Les Capitales sont privés de plusieurs réguliers en raison des Jeux panaméricains. Ils se débrouillent ces temps-ci des Cubains Yordan Manduley et Stayler Hernandez, des Canadiens Scott Richmond, Dustin Molleken et Connor Panas, ainsi que de Jonathan de Marte, qui représente Israël dans un autre tournoi international.

Peley sous contrat 

Rappelons que dimanche, après le match face aux Champions, les Capitales ont annoncé que le voltigeur Tyson Gillies avait été libéré. À l’instar du lanceur Vladimir Garcia, le vétéran frappeur gaucher a été avisé que ses services n’étaient plus requis après les Jeux Pan-Am.

Les Capitales étaient déjà la recherche d’un autre frappeur pour occuper son casier. Pour l’heure, ils ont fait appel à leur ex-receveur, Josué Peley, qui avait pris sa retraite en 2015 pour devenir interprète avec les Blue Jays de Toronto. Peley a disputé un premier match, mardi au Stade Canac dans la victoire de 12-3 des Capitales contre les Aigles de Trois-Rivières. Il a frappé deux coups sûrs en cinq présences et produit deux points.

Les Capitales reçoivent à nouveau les Aigles, mercredi (19h) au Stade Canac. Ils pointent présentement à 5,5 matchs de la quatrième place au classement de la Ligue Can-Am.

Capitales

Festival offensif des Capitales contre les Aigles

En l’absence de plusieurs éléments clés, Patrick Scalabrini espérait voir le reste de sa formation se donner à 110 % : mission accomplie. Dans le premier match d’une série contre les Aigles, les Capitales sont sortis en lion, l’emportant 12 à 3 devant 4067 personnes, la plus grosse assistance à domicile de la saison.

Les Capitales devaient se frotter au lanceur Garrett Harris, invaincu avant le match (7-0). Ils n’ont pas été intimidés du tout.

Commençant le match avec deux points marqués en première (Fisher, Jackson), les Capitales ont assommé les Aigles avec trois points en deuxième (Bass, Fisher, Jackson) et deux autres en troisième (Bass, Fisher).

«Très content, j’avais hâte de voir comment on allait réagir après le match émotif de dimanche. J’ai aimé l’énergie, mais il faut dire que le lanceur adverse [Harris] a donné le ton. Il nous a ouvert une porte, on est rentré dedans et ça nous a donné de la confiance pour le reste du match», a détaillé le gérant des Capitales.

Questionné sur les performances des joueurs les plus productifs durant le match, Scalabrini a expliqué que c’est ce qu’il attendait d’eux dans les circonstances. 

«C’est le genre de performance qu’on a besoin de ces joueurs, car il nous manque des éléments importants», résume-t-il.

Les contre-performances de Harris ont conduit le gérant des Aigles, TJ Stanton, à envoyer Bubby Russman sur la butte. S’ensuivra une valse des lanceurs : cinq d’entre eux seront utilisés au cours du match. 

À la fin de la rencontre, Stanton a décidé d’oublier cette contre-performance.

«Quand ton lanceur partant commence un match de la sorte, c’est presque impossible d’effectuer un retour. On attend de notre partant qu’il nous donne cinq ou six manches, mais ça n’a pas été le cas ce soir.»

Loin d’être découragé, le gérant des Aigles se dit optimiste que son équipe sera en mesure de rebondir lors des deux prochains matchs de la série.

Seul point positif pour les Aigles, le rendement au bâton du Québécois, Raphaël Gladu, qui a affiché une moyenne de ,378. 

Arik Sikula a été crédité de la victoire, lui qui a œuvré pendant six manches. Levi Marhovis a pris la relève. En neuvième, c’est l’ancien des Diamants Vincent Ruel qui s’est amené sur la butte pour sa première sortie professionnelle. Il aura fait bonne impression en n’accordant qu’un seul coup sûr en plus de retirer deux frappeurs dans la mitaine.

TJ White inspirant

Avec ses trois coups sûrs et trois points produits, TJ White a été inspirant pour ses coéquipiers. Lui dont l’absence de 30 matchs a fait très mal aux Capitales semble retrouver de plus en plus ses repères.

«En début d’année, on l’a dit, TJ, c’est le pire gars qu’on peut perdre. C’est notre meilleur frappeur, il peut jouer partout. Son retour a tout changé de par sa prestance et ses performances. Son effort au travail déteint sur les autres», a expliqué Scalabrini. À la suite du match de mardi, il affiche une moyenne au bâton de ,320.

Remplacer Gillies

Le gérant des Capitales s’est dit à la recherche d’un nouveau voltigeur vétéran, alors qu’il a libéré Tyson Gillies à la veille des Jeux panaméricains.

«Je n’ai pas pour le moment un joueur dans la mire pour le remplacer. On a pris une chance avec Gillies avec l’espoir qu’il puisse jouer à la hauteur de son talent, et qu’il reste concentré sur le terrain et en dehors, mais ça n’a pas été le cas», a expliqué Scalabrini, qui a ajouté que les nombreuses blessures du voltigeur ont joué dans sa décision. 

Capitales

Capitales/Champions: victoire par K.-O. au 11e round

Les 2416 spectateurs réunis au Stade Canac en ont eu pour leur argent, dimanche après-midi. En plus d’assister à un véritable duel de lanceurs des ligues majeures dans une victoire de 5-4 des Capitales de Québec aux dépens des Champions d’Ottawa, ils ont aussi été témoins d’une remontée incroyable à la fin d’une 11e manche pimentée d’une bagarre générale.

Juste d’écrire cela, on est déjà à bout de souffle! Par où commencer : les performances impeccables de Phillippe Aumont et Scott Richmond? La remontée de quatre points des Capitales en 11e manche? La bagarre générale?

«Ce fut un bon match, jusqu’à ça», a dit Aumont après le match. Il n’avait donné qu’un point en sept manches de travail. L’auteur de sept retraits au bâton parlait évidemment du bingo survenu après un triple de deux points de David Salgueiro qui a créé l’égalité 4-4 en fin de 11e manche, ou 11e round, selon la perception qu’on a des choses…

Le hic, c’est que le joueur des Capitales a nargué le banc des Champions après son deuxième triple payant de la série. Il venait d’allumer le feu. Eduard Pinto est parti à ses trousses, les deux abris se sont vidés dans le temps de le dire.

«Avoir été joueur, j’aurais aussi fait quelque chose. Je ne lui en veux pas d’être sorti, j’espère qu’il n’aura pas une grosse suspension. Tu as le droit de te réjouir, mais tu ne peux pas pointer l’abri adverse et penser t’en sortir. Si tu fais ça, c’est sûr qu’il va y avoir une réplique, on lui a donné tout de suite au lieu d’attendre au prochain match», a résumé le gérant des Champions, Sébastien Boucher, tout en jetant le blâme de la défaite des siens sur deux mauvais jeux de son voltigeur de gauche et une erreur du deuxième-but.