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Les Capitales recrutent deux lanceurs

Les Capitales ont entamé leurs signatures hivernales en mettant sous contrat les lanceurs Yeudy Garcia et Frank Moscatiello.

Garcia s’avère être une option particulièrement intéressante pour les Capitales au monticule. Âgé de 27 ans, il a disputé les trois dernières saisons sous les couleurs du Curve d’Altoona, une équipe de niveau AA affiliée aux Pirates de Pittsburgh. 

«Nous sommes d’avis qu’il s’agit d’une très grosse signature. Il possède une très bonne expérience dans le baseball mineur. Il a un bras des Ligues majeures, qui peut atteindre les mi-90 milles à l’heure, et a dominé les niveaux A et A fort. On pense qu’il sera un lanceur dominant avec nous cette année dans la Frontier» s’est ravi le gérant Patrick Scalabrini par voie de communiqué.

Il s’agira pour le lanceur dominicain d’une première expérience dans le baseball indépendant. En plus de 500 manches dans les ligues mineures, il a retiré 478 frappeurs a bâton tout en conservant une moyenne de points mérités à 3.57.

Moscatiello, un habitué 

Si pour Garcia, il s’agira d’une première expérience dans le circuit indépendant, Frank Moscatiello est un habitué, lui qui a porté les couleurs des Boulders de Rockland en 2018 et brièvement en 2019.

Il avait particulièrement impressionné à sa saison recrue en 2018, alors qu’il avait conservé un ratio de plus d’un frappeur retiré sur des prises par manche lancée et avait complété la saison avec une moyenne de points mérités à 2.79.

«On avait bien aimé Moscatiello quand il était releveur avec Rockland en 2018. Il a atteint les 95 milles à l’heure au camp d’essai. On pense qu’il va être un homme de confiance dans notre enclos» a conclu Patrick Scalabrini.

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Échange majeur: David Glaude passe aux Capitales en retour de T.J. White

Comme il le souhaitait, David Glaude poursuivra sa carrière à la maison. Dans le cadre d’une transaction majeure avec les Aigles de Trois-Rivières annoncée mardi matin, les Capitales de Québec ont acquis les services du deuxième-but David Glaude en retour de l’avant-champ T.J. White, le joueur le plus populaire au Stade Canac depuis deux ans.

À la fin de la dernière saison, Glaude avait fait part de son désir de revenir jouer dans sa ville, où il a récemment fait l’achat d’une maison. Les discussions entre les gérants Patrick Scalabrini et T.J. Stanton, aussi confrères de travail au programme sport-études des Canonniers de Québec, n’ont pas traîné en longueur.

«C’est le fun, je suis vraiment content. Je n’avais rien contre Trois-Rivières, j’avais juste le goût de jouer pour l’équipe de ma ville, j’étais rendu là dans ma carrière et ma vie personnelle. Je me suis acheté une maison, j’ai passé les sept derniers étés à l’extérieur de Québec, le moment était parfait pour le faire», avouait le joueur de 25 ans, qui a passé une partie de la journée au Stade Canac, où il besogne aussi pour les Canonniers en plus de poursuivre des études en Sciences géomatiques à l’Université Laval.

Glaude a disputé les trois dernières saisons avec les Aigles, conservant une moyenne de .290 avec 13 circuits et 49 points produits, en 2019, ce qui lui a valu le titre de joueur par excellence de l’équipe, cette saison. Il avait joué un match comme recrue avec les Capitales, en 2017, l’année de leur dernier championnat dans la Ligue Can-Am.

«Il s’agit de l’échange le plus important que j’ai fait depuis que je suis le gérant des Capitales. On vient quand même de s’échanger les deux joueurs les plus utiles de chaque équipe, la saison dernière. David a demandé de jouer à Québec, mais en bout de ligne, il fallait quand même que ce soit une transaction équitable. J’aimais beaucoup T.J. [White], qui était notre joueur le plus populaire et le plus régulier depuis deux ans, mais on ne pouvait pas passer par-dessus la chance d’acquérir un joueur québécois d’impact», expliquait le gérant des Capitales Patrick Scalabrini à propos du frappeur gaucher qui a aussi réussi 22 doubles et volé 16 buts, en 2019.

White a été nommé joueur par excellence des Capitales, en 2019, et ce, même s’il n’a disputé que 58 matchs, affichant une moyenne de .274 avec 10 circuits et 44 points produits.

«J’ai été surpris qu’on m’échange contre T.J. White, je ne pensais pas que je valais autant que ça. Il est un excellent joueur. Je remercie les Aigles pour tout ce qu’ils ont fait pour moi, T.J. m’a donné la chance de jouer de façon régulière depuis trois ans, j’ai beaucoup appris de sa part et des entraîneurs des frappeurs. J’ai vraiment hâte à la prochaine saison les six prochains mois vont passer assez vite», assurait Glaude, un ancien joueur des Diamants de Québec (LBJEQ) qui a aussi évolué avec l’équipe de l’université Missouri Western State pendant trois saisons de 2015 à 2017.

Trois ou quatre ans de solide baseball

Les Capitales et les Aigles ont disputé leur dernière saison dans la Ligue Can-Am, l’été dernier. En 2020, ils joueront dans la Ligue Frontier à la suite de la fusion entre les deux ligues de baseball indépendant.

«T.J. aspire toujours à jouer dans le baseball affilié et il est un peu plus vieux que David, qui va nous donner trois ou quatre ans de solide baseball. Il nous amène aussi de la profondeur, car selon notre casse-tête, il pourrait jouer comme deuxième-but ou voltigeur. En plus, on vient d’aller chercher un joueur qui faisait toujours très mal aux Capitales, David Glaude était le tortionnaire de Karl Gélinas», notait Scalabrini en riant en parlant du lanceur québécois des Capitales.

Du côté des Aigles, on estimait qu’il s’agissait d’une bonne transaction d’un côté comme de l’autre. «Il s’agit de deux bons joueurs, polyvalents en défensive et avec de bonnes statistiques offensives. D’un point de vue baseball, c’est donnant donnant, et du côté humain, nous libérons un joueur qui a contribué à notre cause», laissait savoir Stanton.

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Frontier: le baseball affilié au centre des discussions

Les négociations entre le Baseball majeur et le baseball affilié pour le renouvellement de l’entente qui prendra fin au terme de la saison 2020 ont occupé une partie des discussions lors d’une réunion des gouverneurs de la Ligue Frontier en début de semaine, en Arizona.

«Oui, je dois avouer que ça a été un gros sujet de discussion. Mais personne ne sait si c’est du bluff», a déclaré le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, au sujet de la proposition des ligues majeures d’éliminer 42 équipes des ligues mineures dévoilée par le magazine Baseball America.

«Tous les sept ou huit ans, cette question-là revient quand les majeures négocient leur entente avec les ligues mineures. Il faut savoir que les équipes des majeures paient le salaire des joueurs et du personnel de leurs équipes affiliées, mais que les propriétaires des équipes affiliées paient tout le reste», indique Michel Laplante, qui ne croit pas vraiment à l’élimination de 42 équipes dans le baseball affilié.

Sans emploi, sans équipe

Si la proposition des majeures faisait son chemin, plusieurs joueurs se retrouveraient alors sans emploi et plusieurs villes, sans équipe affiliée. Le projet de tenir le repêchage des majeures au mois d’août pourrait aussi sonner la fin des ligues collégiales d’été et de la Cape Cod League si les universités amricaines décidaient de tenir leur saison de mars à juin.

Pour Bill Lee, commissaire de la Ligue Frontier, il est cependant trop tôt pour prédire les impacts des négociations entre les deux parties. «J’en suis à ma 40e année dans le monde du baseball et je sais que les choses peuvent changer très vite. On va regarder comment ça se passe et comment ça affectera notre ligue. On espère que ce sera bon pour nous», a-t-il raconté au Soleil.

Lee a aussi avoué qu’il aimerait beaucoup discuter avec les ligues majeures des occasions qui pourraient s’offrir à sa ligue dans la foulée des négociations qui se poursuivent avec les ligues mineures.

Élargir davantage ses cadres

Une chose est certaine, la Ligue Frontier, plus ancien circuit de baseball indépendant au nord du Mexique, souhaite élargir encore ses cadres en 2021 après avoir fusionné avec la Ligue Can-Am.

«Nous recevons déjà de l’intérêt de la part de quelques villes. Nous ne visons pas d’autre fusion à court terme, mais nous sommes prêts à accueillir des équipes du Québec jusqu’au fleuve Mississippi. Tous les marchés qui ont des infrastructures disponibles nous intéressent», poursuit-il.

«Le secret pour qu’une ligue reste forte, c’est d’avoir des propriétaires qui croient en leur produit et en leur ligue et qui savent mettre l’intérêt de la ligue en premier. Nous sommes aussi forts que notre maillon le plus faible, donc nous avons besoin de bonnes personnes, de bons propriétaires voués au succès de leur équipe», résume M. Lee.

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Les Capitales dans la Frontier: une fusion à saveur culturelle

En tournée dans les «anciennes» villes de la Ligue Can-Am, le commissaire adjoint de la Ligue Frontier, Steve Tahsler, était de passage à Québec, jeudi, afin de mieux connaître l’organisation des Capitales, qui font désormais partie du circuit fusionné de baseball indépendant.

«Il s’agit de ma première visite à Québec et sûrement pas ma dernière. Les membres et les partisans de la Ligue Frontier sont enthousiastes à l’idée de voir deux équipes québécoises fusionner avec nous», indiquait Tahsler lors de son entretien avec Le Soleil, au Stade Canac.

Il arrivait de New York, où il a rencontré les Rockland de Boulders, les Jackals du New Jersey et les Miners de Sussex County. Il boucle son séjour à Trois-Rivières, vendredi, où il a rendez-vous avec les Aigles.

«Ces rencontres nous permettent de mieux connaître les gens avec qui ont fait affaire, quotidiennement, mais aussi de clarifier les règles de fonctionnement et de répondre aux questions qui peuvent être soulevées», précisait le bras droit du commissaire Bill Lee (à ne pas confondre avec l’ancien lanceur des Expos).

Directeur général de quatre formations de la Ligue Frontier au fil de temps, il est associé à ce circuit du Mid-Ouest américain depuis 23 ans et occupe son poste actuel depuis 10 ans.

Plus de piquant

«La fusion avec la Ligue Can-Am est intéressante. Non seulement notre territoire s’agrandit-il avec l’ajout de plusieurs villes, mais au niveau culturel, c’est vraiment un aspect qui piquera la curiosité des gens. On s’étend de la rivière Ohio jusqu’à l’océan Atlantique, ainsi que du fleuve Mississippi jusqu’au Saint-Laurent, nous voulons profiter de l’occasion pour bien établir notre marque de commerce partout», ajoutait celui dont la Ligue qui l’emploie compte maintenant 14 équipes établies dans 7 États américains et une province.

À compter du 11 novembre, les 14 formations seront en réunion à Phoenix, en Arizona, afin de finaliser la réglementation et le statut des joueurs. Comme prévu, un joueur cubain comme Yordan Manduley serait un vétéran s’il devait revenir.

«La fusion vient à peine d’être confirmée, mais on sent déjà de l’engouement. On n’a pas joué encore un match, mais ça en vaut vraiment la peine. Oui, il sera plus difficile de terminer parmi les deux premières positions sur sept équipes de notre conférence pour faire les séries, mais on avait sous-estimé à quel point les gens appréciaient l’idée de voir 11 équipes défiler au Stade Canac», précisait Michel Laplante, qui a reçu Tahsler en compagnie de Charles Demers, promu directeur général administratif, et du gérant Patrick Scalabrini, qui a récemment échangé le lanceur Jack Charleston à Milwaukee, dans l’American Association, en retour du voltigeur recrue Riley Pittman.

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Aumont repêché par les Capitales

Les Capitales de Québec pourraient aligner le meilleur lanceur de la Ligue Frontier, la saison prochaine. Avec le tout premier choix du repêchage des joueurs disponibles chez les Champions d’Ottawa, ils ont réclamé le Québécois Phillippe Aumont, qui caresse toutefois l’idée d’aller jouer au Japon en 2020.

À l’instar des quatre autres formations de la défunte Ligue Can-Am qui font partie de la fusion avec la Ligue Frontier, les Capitales participaient, vendredi, à la liquidation des joueurs des Champions, le seul club à ne pas faire le saut dans cette ligue indépendante ayant des assises dans le mid-ouest américain.

«Nous y sommes allés pour le coup de circuit. Si Phillippe Aumont devait jouer pour nous, la saison prochaine, on alignerait le meilleur lanceur de la ligue et fort possiblement le joueur le plus utile. S’il n’y avait que 1 % des chances que ça arrive, il fallait la prendre», indiquait le gérant des Capitales Patrick Scalabrini.

Aumont, qui a maintenu une fiche de 8-4 avec 145 retraits au bâton en 118,2 manches à Ottawa lors de la plus récente saison de la Ligue Can-Am, vise toutefois de poursuivre sa carrière au Japon. Il y effectuera d’ailleurs une tournée avec l’équipe canadienne, prochainement.

«On sait ce qu’il veut faire, nous sommes de tout cœur avec lui pour qu’il y parvienne. Mais Phillippe nous a aussi dit que s’il devait jouer en Amérique, la saison prochaine, c’est à Québec qu’il le ferait», ajoutait Scalabrini.

Grand Chelem

Les Capitales ont repêché trois joueurs des Champions, vendredi. En plus d’Aumont, ils ont mis la main sur le lanceur Zach Vennaro, un releveur de 23 ans de 6 pieds et 6 pouces ayant été tellement dominant en début de saison avec les Champions qu’il a été mis sous contrat par les Brewers de Milwaukee.

«Il a terminé la saison dans le baseball affilié. Comme dans le cas de Phillippe Aumont, on a pris une chance. S’il devait jouer pour nous, ce serait un autre circuit. Et si on avait les deux, ce serait un grand chelem. J’aurais aimé prendre le voltigeur Jiandido Tromp, mais on ne pouvait pas laisser passer Phillippe», indiquait celui qui avait le premier droit de parole du repêchage parce que les Capitales ont fini au dernier rang de la Ligue Cam-Am en 2019.

Avec son troisième choix, Scalabrini a réclamé le joueur d’avant-champ Nick DeTringo, un joueur recommandé par Aumont.

«Le dossier des vétérans étant réglé, je fouille présentement pour trouver de bonnes recrues, puisque la Ligue Frontier sera un peu plus jeune que ne l’était la Can-Am», indiquait le gérant, qui pourra miser sur quatre joueurs d’expérience, peu importe s’ils s’alignaient ou non pour lui, cette saison.

Par ailleurs, les Capitales ont reçu le titre de l’organisation de l’année pour la dernière saison de la Ligue Can-Am. Il s’agissait de leur septième nomination du genre, eux qui ont aussi remporté le championnat à sept reprises.

«Tout ce que je peux dire là-dessus, c’est que ce n’est pas grâce à moi parce que j’ai été le pire gars de baseball de la ligue, cette saison», lançait le gérant avec une pointe d’humour bien placée.

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Les Capitales devront composer avec une limite d’âge

Alors que les gouverneurs des anciennes équipes de la Ligue Can-Am de baseball indépendant travaillent à mettre la touche finale aux nouveaux règlements après la fusion avec la Ligue Frontier, une chose semble certaine : ces formations devront dorénavant composer avec une limite d’âge pour leurs joueurs et cette limite pourrait être fixée à 26, 27 ou 28 ans.

Bref, les Capitales de Québec, qui ont longtemps été l’équipe la plus âgée du circuit, vont probablement devoir se rajeunir. «Je ne crois pas que le changement sera si majeur que ça», explique le président des Caps, Michel Laplante, à la sortie d’une réunion des anciens gouverneurs de la Can-Am en vue de l’adoption finale des règlements en novembre. «On travaille pour que la limite soit à 28 ans avec possiblement trois ou quatre vétérans par équipe qui pourraient avoir plus de 28 ans. Je crois que ça pourrait être accepté», a indiqué Laplante. La limite d’âge était de 26 ans la saison dernière dans la Ligue Frontier.

Avantage

«L’avantage que les Capitales avaient par le passé, c’est qu’on avait plusieurs joueurs qui ne pouvaient presque pas jouer ailleurs qu’à Québec parce qu’ils n’avaient pas de visa pour jouer aux États-Unis. Des joueurs cubains comme Yurisbel Gracial et Yordan Manduley, hollandais comme Kalian Sams, René Leveret qui venait de Saint-Martin ou alors des Canadiens comme Jonathan Malo, Jordan Lennerton ou Karl Gélinas auxquels les équipes américaines ne donnaient pas un visa parce qu’elles préféraient les garder pour des joueurs plus jeunes. Avec une limite de quatre vétérans par équipe, ça ressemblerait davantage aux autres équipes de la Can-Am qu’aux Capitales des cinq dernières années», poursuit-il.

Laplante ajoute que son gérant Patrick Scalabrini lui avait mentionné perdre beaucoup de bons jeunes joueurs de 22 à 24 ans au cours des dernières années, car ceux-ci préféraient la Ligue Frontier qui leur donnait davantage de chances de retourner vers le baseball affilié.

Filière cubaine

De son côté, Scalabrini a indiqué qu’il souhaitait conserver sa filière cubaine même si les nouveaux règlements venaient à compliquer les choses en cette matière. «Je retourne à Cuba en janvier. Ça me ferait de la peine d’arrêter cette relation dans laquelle on a investi beaucoup de temps et d’argent», indique-t-il en ajoutant qu’il verrait bien Manduley revenir à Québec, peut-être avec un joueur talentueux qui serait sous la limite d’âge de la Ligue Frontier.

Les gérants de la Frontier doivent aussi aligner au maximum 12 joueurs qui ne sont pas des recrues. «Il faudra nécessairement que je change mes sources de contacts pour le recrutement. Je suivrai peut-être davantage les bons jeunes joueurs qui sortent des collèges américains et moins les gars dans la trentaine. Ce serait surprenant de voir deux anciens lanceurs des majeures comme Dustin Molleken et Scott Richmond dans l’alignement des Capitales en même temps, par exemple.»

D’ailleurs, Michel Laplante fait remarquer que le fait que le visage des Capitales soit un peu modifié n’est peut-être pas une si mauvaise chose après une saison difficile où ils ont enregistré la pire fiche de leur histoire. «Après une année comme celle-là, je ne pense pas qu’on puisse fermer la porte au changement. De plus, durant les saisons 2009 à 2013, celles de nos cinq championnats consécutifs, la majorité de nos joueurs étaient dans la vingtaine», termine-t-il.

Calendrier

D’autre part, les Capitales ont aussi dévoilé leur calendrier 2020, qui prévoit 48 matchs locaux et autant sur la route. L’équipe jouera moins de matchs au Stade Canac en août, soit 13 contre 19 l’été dernier, et en juin (12 plutôt que 15), mais jouera six matchs locaux en septembre. Le nombre de matchs locaux en mai passera de sept à six et demeurera à neuf en juillet pour la saison qui débutera le 15 mai et prendra fin le 6 septembre. Parmi les 13 équipes adverses, seuls les Slammers de Joliet et les Crushers de Lake Erie ne viendront pas à Québec et recevront plutôt les Capitales pour une série de trois matchs.

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Les Capitales dans la ligue Frontier: un rêve devenu réalité [VIDÉO]

«C’est la concrétisation de presque 20 ans de travail.» Voilà comment le président des Capitales, Michel Laplante, a résumé la fusion entre les ligues Can-Am et Frontier. Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire des Capitales de Québec.

Malgré les difficultés de fusionner des ligues, entre autres en raison des règlements et d’autres enjeux comme l’achat d’une franchise, le président des Capitales se dit ravi du dénouement positif.

Selon Laplante, cette fusion offrira une plus grande visibilité aux Capitales, tout en les motivant davantage pour faire oublier la saison dernière.

Saison certes difficile sur le terrain, mais la direction des Capitales se dit heureuse du soutien de la population qui a été au rendez-vous malgré les contre-performances de l’équipe.

Par contre, le président des Capitales admet être déçu que les Champions d’Ottawa ne fassent pas partie de l’aventure pour le moment, mais il demeure persuadé de les voir rejoindre la ligue dans un proche avenir, tout comme d’autres équipes.

De son propre aveu, Michel Laplante confirme qu’il aurait été impossible de parler de quelconque fusion sans la présence d’au moins une des deux autres formations canadiennes, soit les Aigles ou les Champions.

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Fusion des ligues Can-Am et Frontier: augmenter à 20 clubs d’ici deux ans

Après avoir fusionné avec cinq des six formations de la Ligue Can-Am de baseball indépendant, dont les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières, la nouvelle Ligue Frontier compte maintenant 14 équipes et souhaite augmenter son effectif à 20 d’ici deux ans.

C’est ce qu’a affirmé Al Dorso, propriétaire des Miners de Sussex County et président du conseil d’administration de la défunte Ligue Can-Am lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Canonsburg, Pennsylvanie, pour sceller le regroupement de la Ligue Can-Am avec la plus vieille ligue de baseball indépendant encore existante aux États-Unis. «Nous sommes très excités de faire partie de la Ligue Frontier et, dans deux ans, nous aurons une ligue de 20 équipes. C’est notre vision et c’est la vision de la Ligue Frontier», a déclaré Dorso.

Les cinq équipes issues de la Ligue Can-Am formeront la division Can-Am avec les deux équipes les plus à l’est de la Ligue Frontier, les Crushers de Lake Erie et les Wild Things de Washington, Pennsylvanie. Les sept autres équipes de la Ligue Frontier formeront la division Midwestern. Dans un calendrier de 96 matchs, chaque formation affrontera cinq autres équipes à cinq reprises, quatre autres à six reprises et quatre autres à trois reprises et les tournées d’équipes internationales comme celles de Cuba ou du Japon qui revenaient sur une base annuelle dans la Ligue Can-Am sont éliminées pour 2020. Comme l’a expliqué Bill Lee, commissaire de la Ligue Frontier, toutes les équipes recevront 11 équipes au moins une fois à domicile et en affronteront deux autres uniquement sur la route.

La saison sera lancée le 14 mai 2020 pour se terminer la fin de semaine de la fête du Travail et le calendrier officiel sera dévoilé vendredi. Les deux meilleures équipes de chaque division participeront ensuite aux séries de fin de saison avec une formule trois de cinq tant pour la demi-finale que la grande finale.

Le cas d’Ottawa

«Ce projet a débuté il y a deux ans et les discussions se sont intensifiées cet été avec le match des étoiles interligues», a déclaré Bill Lee lors de la conférence de presse. Lee conservera son poste alors que le commissaire de la Ligue Can-Am et propriétaire des Champions d’Ottawa, Miles Wolff, tentera de trouver une nouvelle ligue pour son équipe afin d’en vendre les actifs.

«Ottawa faisait partie de la conversation au départ, mais ils n’avaient pas un bail valide», a signalé Lee. «Ottawa demeure tout de même une ville qu’on souhaite ajouter à la ligue en 2021», a-t-il souligné. La veille, Miles Wolff avait plutôt déclaré au Soleil que les Champions avaient été «mis à la porte» de la Ligue Frontier simplement parce que les dirigeants du circuit ne voulaient pas être forcés d’aligner une équipe itinérante pour avoir un nombre pair de formations.

Bill Lee a aussi vanté le grand potentiel de la nouvelle ligue. «Nous sommes très excités pour l’avenir et le potentiel de marketing et d’expansion. On pose ce geste pour la croissance et la force de chacun de nous, pour la valeur que nous pourrons apporter à chacune de nos équipes de même qu’à nos fans.» 

Plafond salarial et limite d’âge

La question du plafond salarial et des limites d’âge n’est toutefois pas encore complètement réglée puisque les deux circuits avaient des règles fort différentes à ce sujet. «On travaille présentement là-dessus pour regrouper tout cela. On devrait vous donner des nouvelles rapidement», a affirmé Lee.

Au cours de la dernière saison, chaque équipe de la Ligue Frontier devait aligner au moins 11 joueurs recrues, c’est-à-dire comptant moins de deux ans d’expérience chez les professionnels, et un maximum de 13 joueurs sans limite d’expérience professionnelle. Aucun joueur ne devait cependant avoir 27 ans avant le 1er janvier à l’exception d’un joueur désigné comme vétéran qui peut avoir atteint l’âge de 30 ans le 1er janvier.

Dans la Ligue Can-Am, il n’y a aucune limite d’âge et de cinq à huit joueurs par équipe devaient être des recrues, quatre joueurs au maximum pouvaient avoir le statut de vétéran, c’est-à-dire des joueurs de 26 ans et plus comptant plus de six ans de service chez les professionnels, et au moins cinq devaient compter entre quatre et cinq ans de service chez les professionnels. Parmi les autres joueurs, seulement six peuvent avoir entre trois et quatre ans de service chez les pros et seulement deux d’entre eux, entre cinq et six ans. La Can-Am considérait aussi une année de service comme 75 présences officielles au bâton ou 30 manches lancées dans une saison dans un circuit indépendant ou deux années passées dans une ligue de recrues ou de courte saison.

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Ligue Can-Am: la fusion se fera sans Ottawa

La fusion des ligues de baseball indépendantes Can-Am et Frontier qui sera annoncée mercredi se fera sans les Champions d’Ottawa, que les autorités de la ligue Frontier ont refusé d’accepter dans leurs rangs.

«Officiellement, ils nous ont refusés parce qu’on n’avait pas encore de bail avec le Stade Raymond Chabot Grant Thornton. Mais je crois plutôt qu’ils nous ont foutus à la porte simplement parce qu’ils ne voulaient pas devoir aligner une équipe itinérante pour avoir un nombre pair d’équipes. Je crois qu’ils ont utilisé le dossier du bail comme excuse», a déclaré au Soleil le propriétaire des Champions et commissaire de la Ligue Can-Am, Miles Wolff, visiblement insatisfait de la décision.

Quatorze équipes

Avec la fin des opérations des River City Rascals de O’Fallon, au Missouri, qui ont remporté le dernier championnat de la Ligue Frontier, le circuit du Midwest américain se retrouvait avec seulement neuf formations, alors que la Ligue Can-Am compte actuellement six équipes.

Ce sont donc seulement les Capitales de Québec, les Aigles de Trois-Rivières, les Miners de Sussex County, les Jackals du New Jersey et les Boulders de Rockland qui se joindront aux équipes de la Ligue Frontier en 2020.

La nouvelle ligue deviendra le plus important circuit indépendant au Canada et aux États-Unis, surpassant ainsi l’Association américaine et la Ligue des Pecos, qui comptent toutes les deux 12 formations.

Pas la fin

Miles Wolff assure cependant que le fait qu’Ottawa ne joigne pas la nouvelle ligue ne signifie pas pour autant la fin du baseball dans la capitale canadienne.

«Nous travaillons pour que le baseball reste à Ottawa. Malheureusement, ce ne sera pas avec Québec et Trois-Rivières», a poursuivi l’homme d’affaires, qui a longtemps été propriétaire des Capitales.

«Présentement, nous sommes à la recherche d’une ligue. Je parle aussi à quelques groupes qui souhaitent acheter l’équipe. Mais avant de pouvoir vendre l’équipe, il faut que nous lui trouvions une ligue!» a signalé M. Wolff.

Six autres ligues

Une fois terminée la fusion Can-Am-Frontier, seulement six autres circuits professionnels indépendants subsisteront au nord du Mexique : la Ligue atlantique, la Ligue Empire, l’Association américaine, l’Association pacifique, la Ligue des Pecos et la Ligue United Shore.

Comme l’Association pacifique et la Ligue des Pecos sont situées dans l’ouest et le sud-ouest des États-Unis, elles ne formeraient pas une alliance «naturelle» avec les Champions.

Par contre, l’Association américaine compte déjà une équipe au Canada, les Goldeyes de Winnipeg, et les ligues Empire et Atlantique sont toutes deux situées dans l’est des États-Unis. La Ligue United Shore, elle, compte quatre équipes situées à Detroit et dans sa banlieue. «Nous regardons toutes les possibilités. Nous n’avons pas encore pris de décision», a indiqué Miles Wolff.

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Le sauvetage des Aigles pave la voie à la fusion

Le sauvetage in extremis des Aigles de Trois-Rivières vient paver la voie à la fusion de la Ligue Can-Am de baseball indépendant avec la Ligue Frontier, un circuit indépendant de dix équipes situées dans le Midwest des États-Unis. Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, est toujours confiant que le regroupement puisse se faire à temps pour la prochaine saison, mais demeure néanmoins prudent.

«Disons que j’aurai beaucoup de réunions à Chicago et à New York au cours du prochain mois. Le dossier devrait se régler dans quelques semaines. Je ne dirai pas que ce n’est qu’une formalité, car on a déjà crié au loup avant et le regroupement ne s’est finalement jamais réalisé», a expliqué Laplante au Soleil mardi après-midi. 

Les pourparlers sont donc déjà bien avancés entre Miles Wolff, commissaire de la Ligue Can-Am, et son homologue de la Ligue Frontier, Bill Lee (un ancien premier-but des ligues mineures qui n’a pas de lien de parenté avec l’excentrique ex-lanceur des Expos de Montréal). «Je crois qu’on peut penser que dans les prochaines années, plusieurs ligues de baseball mineur s’uniront. On n’a qu’à prendre comme exemple ce que la East Coast League a réussi à faire au hockey. C’est une tendance lourde et je crois que c’est une bonne chose que les Aigles de Trois-Rivières demeurent avec nous, car il aurait été dommage qu’ils n’en profitent pas quand ce sera fait», analyse Laplante.

Le président des Capitales répète que les deux ligues «n’ont jamais été aussi près d’une fusion» et que les différents propriétaires «n’ont jamais eu autant de volonté d’aller de l’avant avec le projet». 

Questionnements

«Tout le monde doit mettre de l’eau dans son vin, mais le gros bon sens commence à se faire entendre», indique-t-il en précisant toutefois que différents points suscitent encore des questionnements de la part des équipes impliquées. «Il faut d’abord vérifier les baux de chaque équipe pour nous assurer qu’elles ont les reins solides. La différence entre le baseball et le hockey, c’est qu’une équipe qui abandonne en milieu de saison a un impact négatif très important sur tout le monde dans la Ligue», souligne Laplante.

Le coût des franchises est aussi au cœur des débats. Laplante estime que leur valeur augmentera à la suite d’un regroupement, mais certains propriétaires ne sont pas encore totalement convaincus. Il y a aussi le nombre de recrues et de vétérans par équipe qui est différent entre les deux circuits, la Ligue Frontier alignant des joueurs plus jeunes souvent fraîchement sortis des rangs universitaires, la formule des séries et les frais pouvant aller jusqu’à 70 000 $ pour voyager en avion.

Laplante verrait bien une ligue à 16 équipes pour la prochaine saison, puis peut-être une autre fusion avec l’Association américaine pour 2021 afin de regrouper presque tous les circuits indépendants à l’est du Mississippi. «La Ligue atlantique est celle dont nous sommes le plus loin présentement, mais plusieurs équipes vivent des difficultés et commencent à regarder ailleurs. Certaines n’aiment pas les essais que les ligues majeures font dans cette ligue, entre autres le robot qui détermine les balles et les prises, les buts plus gros et le fait qu’un frappeur puisse courir au premier but sur une balle échappée par le receveur», termine Michel Laplante.

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Fusion de la Ligue Can-Am: les Capitales en attente

Les pourparlers en vue d’une fusion entre la Ligue Can-Am et un autre circuit de baseball indépendant ont progressé depuis la fin de la saison 2019. Mais l’avenir incertain des Champions d’Ottawa et des Aigles de Trois-Rivières serait présentement tout ce qui empêcherait l’annonce du projet. Pendant ce temps, à Québec, les Capitales sont en mode attente.

«Depuis plusieurs mois, d’importants pourparlers s’intensifient entre les principales ligues de baseball indépendant. Cependant, l’unification de deux ou de plusieurs de celles-ci impose une restructuration financière et administrative au sein des équipes impliquées. Actuellement, la capacité d’intégrer ces nouvelles structures s’avère plus complexe pour Ottawa et Trois-Rivières. Nous sommes donc dans l’attente du dénouement de ces situations distinctes et nous leur souhaitons de pouvoir poursuivre leur aventure», a indiqué le président des Capitales Michel Laplante dans une déclaration diffusée par le club québécois en fin de journée, jeudi.

Il n’a pas été possible de s’entretenir avec le président des Capitales, jeudi, l’organisation s’en tenant à ce commentaire officiel. Mais ceux-ci laissaient savoir dans le même communiqué de presse «qu’ils étaient fébriles de pouvoir avancer dans ce projet très prometteur».

On a cependant appris qu’une date butoir pour la réalisation de la fusion en question avait été repoussée afin de permettre aux Champions et aux Aigles de trouver une solution pour la poursuite de leurs activités.

Deux groupes à Ottawa

Ces derniers jours, deux groupes ont montré de l’intérêt à faire l’acquisition des Champions, qui sont la propriété de Miles Wolff, anciennement des Capitales de Québec. Pendant ce temps, les Aigles ont tenté sans succès d’obtenir une aide financière supplémentaire de la ville de Trois-Rivières. Le récent refus du conseil municipal aurait cependant eu pour effet de faire de sonner l’alarme dans la communauté.

En fin de saison, Le Nouvelliste de Trois-Rivières avait laissé entendre qu’une fusion entre la Ligue Can-Am et la Ligue Frontier était dans l’air. Un tel circuit unifié, s’il devait naître, comprendrait fort probablement 16 équipes réparties au Canada ainsi que dans les états américains de New York, New Jersey, Illinois, Ohio, Pennsylvanie, Indiana et Kentucky.

Dans de récentes entrevues, le président Michel Laplante n’a jamais caché son désir d’assister à la réunion de toutes les ligues indépendantes sous le même parapluie. Mais tout projet de fusion amènerait aussi des coûts de fonctionnement plus élevés, notamment en matière de transport, d’où l’importance d’avoir des franchises à Trois-Rivières et Ottawa afin d’éviter l’isolement des Capitales.

Les discussions devraient donc se poursuivre encore un peu entre les différentes entités, mais à l’évidence, le temps presse pour que cela se réalise dès la saison 2020.

Capitales

Une saison de misère pour les Capitales

La saison a pris fin comme elle avait commencé : par une défaite. Et entre les deux, plus de mauvaises nouvelles que de bonnes. Résultat, les Capitales de Québec ont connu la pire saison de leur histoire avec une fiche de 38-59. «On va s’assurer que ça n’arrive plus», disait le président de l’équipe Michel Laplante, mardi, au lendemain du dernier match disputé à Ottawa.

Pendant que les Miners de Sussex, les Aigles de Trois-Rivières, les Jackals du New Jersey et les Boulders de Rockland se préparaient pour le début des séries éliminatoires de la Ligue Can-Am de baseball indépendant, ça sentait la fin de saison hâtive dans le vestiaire des Capitales. Déjà, quelques joueurs sont retournés à la maison, des casiers sont vides.

«Quand tu te retrouves parmi les trois ou quatre plus belles villes à jouer dans le baseball indépendant, ce genre de saison ne peut pas arriver. On entend ce que nos partisans disent, on trouve aussi qu’il est inacceptable d’être 23 matchs sous la barre de .500. On espère qu’il s’agit seulement d’un accident de parcours et que ce n’est pas contagieux», ajoutait Laplante.

L’homme de baseball était déçu du rendement de l’équipe, mais l’administrateur se réjouissait de l’affluence au Stade Canac, où les guichets ont tourné à pleine vitesse lors des deux derniers mois du calendrier.

«La réaction des spectateurs m’a étonné et encouragé. Il y a 10 ans, on rêvait à un stade plein tous les soirs, et on l’a presque eu depuis deux mois. Ça nous motive d’avoir eu autant de monde avec une équipe perdante, le support envers le club a été incroyable. Nous réalisons que les gens viennent aussi pour l’ambiance, mais on est trop orgueilleux pour se contenter de ça, on veut offrir du baseball de qualité, une équipe gagnante», ajoutait-il.

Tout croche

Dans son bureau à l’intérieur du vestiaire, le gérant Patrick Scalabrini regarde le tableau blanc où l’on retrouve son alignement. Plusieurs noms seront effacés à tout jamais, quelques-uns seront invités à revenir. Trop tôt pour les identifier, mais on peut penser que les Karl Gélinas, T.J. White, Jonathan De Marte, Yordan Manduley, David Salgueiro et Brandon Fischer seront du nombre.

Au début de la saison, Scalabrini n’aurait jamais pensé faire appel à 52 joueurs pour passer à travers la «pire saison de ma carrière de gérant», admettait-il.

«Pourtant, j’aimais l’équipe qu’on avait en début de saison. Nous étions contents d’avoir quatre vétérans canadiens pour retrouver notre identité des bonnes années. Mais je n’avais pas prévu que ça parte aussi croche avec les blessures, l’absence des Cubains, etc. Bon, je savais qu’on était un peu vieux, mais il y avait aussi quelques joueurs que nous avions surévalués. On a utilisé des joueurs qui n’étaient pas des réguliers, on n’a jamais pu “survivre” jusqu’au retour des joueurs des Jeux panaméricains», analysait Scalabrini.

Il avait espéré que son club soit en position pour le dernier droit, mais les Capitales ont trébuché trop vite. Il a effectué des changements pour relancer l’équipe, en vain, et il en a apporté d’autres pour améliorer la qualité du spectacle.

«Ç’a parti croche et on n’a pas pu ramener le navire. À l’origine, notre rotation devait être dominante, mais ce ne fut pas le cas, à l’exception de Scott Richmond, qui a lancé à la hauteur du partant numéro 3 qu’il était. Mais Karl a été blessé et n’a eu que deux victoires, ce fut plus difficile pour [Arik] Sikula, notre quatrième n’est jamais venu et le cinquième a été blessé. Tout ce qui pouvait aller mal a mal été. On tourne la page et on va rebâtir ça», convenait celui qui fera le deuil de la saison au cours des prochains jours avant de se remettre à la tâche pour reconstruire une équipe à la hauteur des attentes des Capitales.

Capitales

Au revoir dans une autre défaite pour les Capitales

À l’image de leur saison, les Capitales ont perdu leur dernier match local, jeudi soir. Revers de 4-1 face aux Aigles de Trois-Rivières, qui ont dominé leurs voisins comme jamais cet été.

Les Trifluviens ont battu les cousins de Québec 16 fois sur 22, en 2019. Au cours de cette abominable campagne, ç’aura été l’adversaire contre lequel les Capitales ont eu le plus de misère. Ou comment tourner le fer dans la plaie.

«On n’était pas dans le coup contre eux cette année, comme eux ne l’étaient contre nous des années passées», n’a pu que constater le gérant des perdants, Patrick Scalabrini, entre un autographe et une poignée de main aux partisans descendus saluer leurs favoris sur le terrain pour une dernière fois.

«Mais ce soir, on a bousillé des occasions indécentes en début de rencontre. Quand tu fais ça, c’est rare que tu gagnes. Notre attaque n’a rien généré. J’aurais au moins voulu qu’on donne un meilleur spectacle», a regretté Scalabrini, dont la troupe subissait une sixième défaite consécutive.

Dans le camp vainqueur, l’instructeur-chef T.J. Stanton, un ancien Capitales, trouvait fierté dans cet autre gain. «Cette année, j’ai demandé à mes joueurs d’embrasser la rivalité avec Québec, qui est bien réelle. Malgré la fiche finale, plusieurs de ces matchs ont été très chaudement disputés», a souligné celui qui a vu ses protégés cogner neuf circuits dans la dernière série de trois tranches, dont deux jeudi, de Juan Kelly et Taylor Brennan.

Reste quatre matchs aux Capitales, à Ottawa, jusqu’à lundi. Les deux équipes des capitales sont éliminées. Scalabrini songe déjà à son alignement de l’an prochain, pour «ne pas revivre une saison comme celle-là».

En revanche, les Aigles se préparent en vue des séries en accueillant les Jackals du New Jersey à Trois-Rivières pour la fin de semaine de la fête du Travail. Les deux équipes auront encore rendez-vous en première ronde éliminatoire, qui commencera à Little Falls.

Moins de 120 000 entrées

Malgré la pire saison de leur histoire sur le terrain, les Capitales ont attiré de meilleures foules que l’an dernier avec une moyenne de 2480 amateurs par rendez-vous local, contre 2386 en 2018. Un total de 119 060 personnes ont franchi les tourniquets du stade du parc Victoria cet été, dont 3777 pour les au revoir de jeudi soir.

Néanmoins une première sous 120 000 en 20 ans, soit depuis les 110 559 entrées de la saison inaugurale, en 1999, puisque les Capitales ont offert l’an dernier cinq journées de plus — 53 contre 48 cette année.

Nommé joueur par excellence de la saison chez les Capitales, T.J. White a joué en dépit de côtes endolories, tandis que Jhalan Jackson a pris congé à cause d’une blessure au poignet.

Le lanceur de l’année est Scott Richmond, échangé la veille à la Ligue atlantique; Yordan Manduley, auteur de son premier circuit de la saison, a été le meilleur joueur défensif; Jonathan de Marte la recrue par excellence; Dany Paradis-Giroux celui qui a le plus œuvré auprès de la communauté.

Capitales

Tristes adieux de Scott Richmond

La dernière sortie de Scott Richmond avec les Capitales a été triste comme la pluie, mercredi soir, avant de voir le lanceur partir pour le Ligue atlantique. Pluie qui a raccourci à sept manches la défaite de 10-3 subie aux mains des Aigles de Trois-Rivières, à Québec.

Mince consolation, l’artilleur qui aura 40 ans samedi a récolté son 1500e retrait au bâton en carrière professionnelle, en troisième manche. Avec six frappeurs passés dans la mitaine devant 1122 braves spectateurs jamais vraiment au sec au Stade Canac, son compteur est rendu à 1501.

Richmond a surtout accordé quatre circuits aux Aigles, des claques de Anthony Hermelyn, Taylor Brennan (2 pp), Raphaël Gladu (3 pp) et Levon Washington. Richmond aura donné neuf points sur 11 coups sûrs en seulement 4,2 manches de travail.

Ce qui ne l’empêche pas de faire sa valise jeudi pour Long Island, où les Ducks l’attendent en vue du dernier mois de leur saison et les séries éliminatoires. Ce sera sa troisième participation éliminatoire seulement en carrière, après avoir gagné le championnat à Taïwan en 2016. Long Island mène sa division au classement. Richmond avait failli être échangé à Winnipeg, la semaine dernière.

«Ce n’est pas sur ce genre de match que j’aurais aimé finir. Je me targue d’être un lanceur de prises et quand mes tirs ne sont pas efficaces, les bons frappeurs comme ceux de Trois-Rivières les frappent», a regretté Richmond, après la défaite.

Des amateurs attentifs

«Je suis heureux de me joindre à une équipe qui gagne, mais j’ai beaucoup aimé mon expérience à Québec. Les amateurs ne sont pas ici que pour la bière et portent attention au jeu. Ils applaudissent quand c’est le temps et comme Canadien [il vient de Vancouver], j’étais fier de voir ça. Et j’ai compris que ça peut devenir très plaisant ici quand tu gagnes, ce qui n’a malheureusement pas été souvent notre cas cet été.»

Richmond (5-5, 4,24) sera nommé lanceur de l’année chez les Capitales, jeudi, à l’occasion du dernier match local. Il n’y sera pas pour recevoir son prix. Sa défaite de mercredi était sa première à ses sept derniers départs, soit depuis le 5 juillet, et sa première contre les Aigles.

«Il faut se fier à toute sa saison plus qu’à cette partie-ci», a indiqué le gérant des Capitales Patrick Scalabrini, estimant qu’«après trois ou quatre premières semaines plus difficiles, Richmond a été l’un des meilleurs partants de la ligue jusqu’à aujourd’hui» et «un grand leader».

Scalabrini l’envoie à Long Island pour lui faire une faveur et devait de toute manière un joueur aux Ducks en retour de Matt Marsh.

Les Capitales ont conclu ce cinquième revers d’affilée en n’inscrivant aucun point en septième malgré les buts remplis et aucun retrait.

Glaude sur la touche

Les Aigles auraient aimé que l’arbitre Marc Genest mette un terme à la rencontre plus tôt. Le terrain synthétique était devenu très glissant et une blessure se serait avérée très coûteuse à la veille des séries, d’où les Capitales, eux, sont éliminés.

Parlant de blessure, le gérant T.J. Stanton préfère reposer l’avant-champ québécois David Glaude, blessé au pied la veille. «Ce n’est pas sérieux et si on était en séries, il jouerait. Mais là, on aimerait qu’il ne rejoue qu’au dernier match de la saison, lundi», a dit Stanton.

En plus de l’attaque qui a produit deux manches de quatre points, les quatrième et cinquième, Trois-Rivières a vu son artilleur de départ Domenic Mazza (5-2, 2,61) dominer durant cinq manches sous la pluie avec juste un point mérité sur les trois accordés.

Capitales

Les Capitales officiellement éliminés

Battus 6 à 4 par les Aigles de Trois-Rivières mardi soir pendant que les Boulders de Rockland l’emportaient sur les Champions d’Ottawa, les Capitales de Québec sont maintenant officiellement éliminés des séries de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

Après 2001 et 2014, il s’agit seulement de la troisième année sur 21 où les Capitales ne participeront pas à l’après-saison. 

«Ça faisait quelques jours qu’on le voyait venir après s’être fait balayer par Sussex. C’est bien beau le “chiffre magique”, mais on ne jouait plus vraiment à l’autruche», a commenté après la partie le gérant des Caps, Patrick Scalabrini.

Celui-ci avait été expulsé du match en septième après avoir dit sa façon de penser à l’arbitre au marbre Marc Genest de manière plutôt théâtrale. En plus d’enguirlander longuement l’officiel, Scalabrini est allé jusqu’à retirer ses chaussures et à les déposer sur le marbre en signe de dérision. C’est l’entraîneur des lanceurs Karl Gélinas qui a ramené les deux souliers à son propriétaire après son expulsion....

«Je l’ai fait pour l’ensemble de son œuvre... J’ai aussi essayé de ramener une étincelle dans le match à ce moment-là», a brièvement commenté Scalabrini à ce sujet.

Washington tranche

C’est un coup de circuit du voltigeur des Aigles LeVon Washington qui est venu changer l’allure du match en cinquième manche. La claque de l’ancien choix de première ronde des Rays de Tampa Bay aux dépens du partant Austin Chrismon a aussi poussé au marbre Anthony Hermelyn et Raphaël Gladu et transformé un déficit de 3 à 1 en priorité de 4 à 3 pour les visiteurs.

«C’est le moment décisif du match. LeVon a commencé la saison en feu, mais il a été blessé longtemps et il a eu de la difficulté à s’ajuster après sa blessure. Je crois qu’il a repris le rythme juste à temps pour les séries et c’est excellent», a commenté l’entraîneur des vainqueurs, T.J. Stanton.

«À trois matchs du premier rang et avec encore six matchs à jouer, nous pensons que c’est encore possible de finir en tête, mais notre objectif premier demeure de gagner chaque série d’ici la fin du calendrier régulier», ajoute-t-il.

«Washington nous a fait mal. On sait que c’est un bon joueur, mais il n’avait pas une bonne saison et on ne s’attendait pas à ce que ça vienne de lui», a pour sa part déclaré Scalabrini.

Un ballon-sacrifice d’Hermelyn et un circuit en solo de Tucker Nathans sont venus éloigner un peu plus la victoire des Capitales.

Les locaux avaient pourtant bien débuté la partie grâce à des doubles d’un point de Connor Panas et de deux points de Zach Wilson en troisième manche qui leur donnait une avance de 3 à 1. Un optionnel de Jesse Hodges avait mené à l’autre point des Caps en huitième.

«Comme nous sommes éliminés, pour les derniers matchs de la saison, j’ai dit aux joueurs de donner un bon spectacle pour nos partisans et de profiter du moment, car pour certains, ce seront potentiellement les derniers matchs au Stade Canac», a ajouté Scalabrini.

Le gérant des Caps a précisé que cette déclaration ne faisait pas référence au fait que des joueurs aient annoncé leur départ. «Après une saison comme ça, il y a des gars que, moi, je ne ramènerai pas. Tu es bon en “maths”, tu peux faire les calculs», a-t-il conclu.

Capitales

Le cauchemar de Karl Gélinas continue

Autre défaite des Capitales, autre défaite de Karl Gélinas. Le vétéran lanceur vit un cauchemar. Dimanche, il a porté sa fiche personnelle cette saison à 1-8 dans un revers de 4-1 contre Sussex.

Ceci expliquant cela et vice versa, le club de Québec est maintenant assuré de compiler son plus faible nombre de victoires au cours d’une saison en 21 ans d’histoire. À 35-53 et encore sept matchs à disputer, les Capitales ne pourront faire mieux que 42 victoires en 2019, une de moins que les 43 de 1999, campagne inaugurale de seulement 86 rencontres contre 95 cette année.

Gélinas affiche son pire dossier (1-8), sa pire moyenne de points mérités (4,46) et son plus bas nombre de manches lancées (70,2) des 10 dernières années avec les Capitales. Sa seule victoire remonte aussi loin qu’au 26 mai, en début de calendrier, il y a maintenant trois mois!

L’artilleur québécois de 36 ans a encore une sortie à Ottawa, vendredi ou samedi. Mais sa prestation de dimanche était sa dernière à Québec cet été. Les 3334 amateurs réunis au Stade Canac, et peut-être même quelques-uns des 30 chiens invités en cette journée canine, lui ont réservé des applaudissements chaleureux lorsqu’on l’a retiré du match, en sixième manche.

«Je ne lance pas à la hauteur de mon talent. Je suis loin d’offrir les performances attendues», a reconnu Gélinas, après avoir retraité au vestiaire. «J’ai subi une blessure au mollet [mi-juin] et j’ai eu de la misère à m’en remettre. Mes jambes sont plus faibles, ce qui affecte la vélocité de mes tirs», a-t-il d’abord expliqué.

Manque d’attaque

Mais il a ensuite étalé le fait que ses coéquipiers ne l’ont que rarement, pour ne pas dire jamais, appuyé en attaque. «Je crois que j’ai lancé une fois avec l’avance cette année et on a gagné 2-1 [sa seule victoire]. C’est quelque chose qui me suit depuis quelques années, mais cette saison, c’est vraiment pire que jamais.»

«Ça devient pesant de ne jamais avoir d’aide offensive», admet-il. «Chaque lancer, chaque coureur devient crucial. C’est très lourd...» laisse-t-il tomber. Lors des 12 départs de Gélinas cette saison, les Capitales ont inscrit plus de trois points dans le match seulement trois fois.

Encore dimanche, avec un seul point pour Québec sur quatre coups sûrs contre 12, la marge de manœuvre s’avérait mince. Dans cette série de trois rencontres à Québec face aux meneurs au classement, les Capitales ont marqué quatre petits points contre 19 pour les Miners.

Sur 11 coups sûrs et trois points en 5,2 manches dimanche, Gélinas «n’a réellement donné qu’un seul mauvais lancer pour le circuit» de deux points d’Audy Ciriaco, en troisième manche, fait valoir le gérant Patrick Scalabrini.

Le seul point des locaux était aussi la conséquence d’une longue balle, la 11e de la campagne de Jhalan Jackson. Jackson s’est toutefois fait passer dans la mitaine sur élan en neuvième, tout comme Stayler Hernandez et Jesse Hodges après lui pour clore la partie.

White blessé?

«Meilleur joueur» des Capitales aux dires du patron, T.J. White a profité d’un congé dimanche, au lendemain d’une collision avec un coureur au premier coussin en fin de rencontre qui lui a laissé quelques côtes abîmées. Possible que White se soumette à une radiographie, lundi.

Comme une participation aux éliminatoires est virtuellement exclue, les Capitales amorcent mardi leur dernière série à Québec en 2019, pour trois jours, contre les Aigles de Trois-Rivières. Scalabrini espère laisser une bonne dernière impression dans ce qui pourrait constituer pour certains de ses joueurs leur dernier tour de piste à Québec.

Capitales

Miners 10/Capitales 1: «On n’y croit… pus!»

C’est officiel. Les Capitales connaissent la pire saison de leur histoire. Avec l’humiliante défaite de 10-1 subie samedi soir, contre Sussex, ils ne peuvent plus faire mieux que 43 victoires et seulement égaler la campagne de 1999, qui comptait neuf matchs de moins au calendrier.

Le club de baseball indépendant de Québec montre une fiche de 35-52 (,402) avec encore huit rencontres d’ici au 2 septembre. Leur saison inaugurale avait permis la récolte la moins fructueuse en victoires avec 43-43 (,500). Au mieux, les Capitales de 2019 compileront un dossier de 43-52 (,453), ce qui les classe derrière les mauvaises années de 46-50 (,479) de 2014 et de 44-47 (,484) de 2001.

«Ce n’est plaisant pour personne de faire partie de la pire équipe en 21 ans d’histoire. Il y a plusieurs gars orgueilleux dans ce vestiaire qui ne sont pas heureux de la situation», a reconnu le gérant Patrick Scalabrini, se comptant dans le groupe grâce à une bague de champion avec les Capitales comme joueur (2009) et cinq à titre d’instructeur-chef (2010, 2011, 2012, 2013, 2017).

«Il faudra sortir pour tout donner dans les derniers matchs, clairement pas à l’image d’aujourd’hui», a-t-il ensuite constaté, conscient que sa troupe n’avait pas fourni un spectacle à la hauteur des attentes de ses partisans pour une énième fois cet été.

Ce qui n’a pas empêché les 3309 spectateurs réunis au Stade Canac de s’amuser ferme et de chanter Sweet Caroline à tue-tête avant la neuvième manche.

Un groupe de joyeux lurons a pour sa part fait preuve de sarcasme avec originalité, en huitième, beuglant des estrades les paroles hautement philosophiques du groupe La Chicane : «J’ai d’la misère, oh calvaire!», alors que le releveur Dany Paradis-Giroux allouait trois autres points aux visiteurs.

Puis en fin de neuvième, les quidams ont rappliqué avec : «Nous autres, on y croit!», puis «nous autres, on y croit... moins!» et pour finir avec «nous autres, on n’y croit... pus!»

Sikula généreux

Mais ils ont été patients. Parce que pour y croire, fallait se pointer tôt. Le lanceur de départ des Capitales, l’expérimenté Arik Sikula, a été mauvais dès le début en accordant deux points aux Miners en première manche, un en troisième, deux en quatrième et deux autres en cinquième. Pour sept points mérités sur neuf coups sûrs, dont deux circuits, en cinq manches de travail seulement.

Sikula est sans victoire depuis le 23 juillet, donc plus d’un mois. Sa fiche est de 6-7 et sa moyenne s’élève à 6,10.

«Notre lanceur partant nous a sortis du match dès le début», a analysé Scalabrini. «Tirer de l’arrière 7-1 après cinq manches seulement et contre un bon lanceur [Jeff Thompson] qui a maintenant 10 victoires, ça devient juste impossible pour les frappeurs.»

Après l’avoir vu dominer la Ligue Can-Am durant deux ans, le gérant a constaté ce «petit quelque chose de moins» chez Sikula dès le début de la campagne, mais espérait voir le bouledogue roux reprendre le dessus. Ce qui n’a pas été le cas, Sikula présentant une moyenne de points mérités de 8,28 à ses cinq sorties en août.

Trey Hair a produit cinq points, ce qui lui en fait neuf à ses trois derniers affrontements contre Québec.

Le Québécois Karl Gélinas (1-7, 4,43) aura la balle en main pour Québec dimanche (13 h) avec comme objectif d’enfin d'ajouter une première victoire à sa fiche depuis… le 26 mai!

Winnipeg voulait Richmond

À l’heure limite des transactions dans la Ligue Can-Am, samedi, les Capitales ont décidé de ne pas bouger. Les Goldeyes de Winnipeg s’étaient montrés intéressés au vétéran lanceur de départ Scott Richmond, il y a une dizaine de jours. Mais le gérant de Québec, Patrick Scalabrini, n’était pas encore prêt à le laisser partir.

Puis devant l’évidence d’une exclusion des séries d’après-saison et la fin imminente de la période d’échanges, Scalabrini a rappelé son homologue Rick Forney au cours des derniers jours pour savoir s’il désirait toujours acquérir le Vancouvérois de 40 ans. Mais Forney et les Goldeyes avaient depuis pourvu leur dernier poste de vétéran.

Richmond n’a participé aux éliminatoires qu’à deux reprises dans sa longue carrière de 15 saisons dans les rangs professionnels.

Déjà en tête du classement, l’équipe la plus améliorée est sans doute les Miners, qui sont accessoirement champions en titre de la ligue. Ils ont ramené de la Ligue Atlantique le voltigeur Breland Almadova, auteur l’an dernier d’une saison record de la Can-Am de 51 buts volés, du vétéran avant-champ C.J. Retherford et du voltigeur Jordan Scott.

Marqueuse et médecin

Responsable de la feuille de pointage officielle au Stade Canac samedi soir et pour quelques matchs des Capitales cette saison, Marie-Claude Pelland-Marcotte est sans doute la seule marqueuse dans l’histoire du baseball à aussi œuvrer comme... médecin pédiatre hémato-oncologue! Elle soigne les jeunes souffrant de maladies du sang au Centre mère-enfant de Québec.

Capitales

Les Caps gagnent aux coups sûrs mais perdent aux points

Les Capitales de Québec ont frappé neuf coups sûrs vendredi soir au Stade Canac et les Miners de Sussex County, seulement cinq, mais ç’a été suffisant pour permettre aux visiteurs de se sauver avec une victoire de 5 à 2.

«Leur partant Andrew Gist mène la ligue pour la moyenne de points mérités et il nous a menottés. Oui, on a eu quelques coups sûrs, mais on n’a pas été capables de lui faire mal. On a bien exécuté pour faire avancer des coureurs au marbre en début de partie, ce qu’on n’a pas fait souvent cette année, mais ça n’a pas été suffisant», a résumé le gérant Patrick Scalabrini après la partie.

La relève des Caps a également saboté une belle performance du partant Scott Richmond, qui n’a accordé qu’un seul coup sûr en sept manches et a été remplacé en début de huitième avec l’égalité 2 à 2. Son successeur Jack Charleston a accordé un double à Jarred Mederos qui a amené au marbre le rapide Breland Almadova. Dustin Molleken n’a ensuite pas pu empêcher deux autres points de marquer.

«C’est un match étrange. C’est un départ de qualité pour Richmond qui n’a pas permis de contact solide. On n’a juste pas été capable d’en faire assez pour lui donner la victoire qu’il méritait», a repris Scalabrini.

En fin de neuvième, les Capitales avaient pourtant un seul retrait et Brandon Fischer et Yordan Manduley sur les sentiers alors que le cœur de l’alignement s’amenait au bâton. Stayler Hernandez a frappé dans un optionnel et TJ White a été retiré au bâton par le releveur Ryan Newell, qui a mérité la victoire.

«Une équipe comme celle-là, il ne fallait pas leur donner de break en fin de match. Nous avions le point égalisateur au bâton, mais dans quel sport est-ce que c’est bon de passer proche?», a philosophé Scalabrini.

Les Miners avaient été les premiers à s’inscrire au pointage quand Mikey Reynolds avait croisé le marbre sur un optionnel de Trey Hair en quatrième manche. Dès la demi-manche suivante cependant, les Capitales prenaient les devants sur un optionnel de Connor Panas qui a fait marquer Stayler Hernandez et un ballon-sacrifice de Jhalan Jackson qui a poussé TJ White au marbre.

Les visiteurs avaient ensuite égalé le pointage en sixième quand Reynolds a fait marquer Jordan Scott avec un ballon-sacrifice.

NOTES : Samedi, c’est Arik Sikula qui sera au monticule pour le second match de la série contre les Miners... Le partant Scott Richmond est à cinq retraits au bâton du cap des 1500 en carrière, toutes ligues confondues... Comme les Boulders de Rockland ont encore vu leur match annulé à cause de la pluie, les Capitales sont dorénavant à six matchs de la quatrième place et des séries avec neuf parties à jouer au calendrier régulier...

Capitales

Ottawa 4/Québec 8: les Capitales compliquent la vie des Champions

Les Capitales de Québec ont compliqué une fois de plus la vie des Champions d’Ottawa en les battant 8 à 4 jeudi soir au Stade Canac. Ce gain leur permet de rattraper les Champions au classement et empêche leurs adversaires de se rapprocher du quatrième rang, le dernier donnant accès aux séries.

Le match des Boulders de Rockland, détenteurs du quatrième rang, ayant été remis à cause de la pluie, les Capitales et les Champions sont pour l’instant à 5.5 matchs de la quatrième place avec dix parties à jouer.

«Comme on a encore trois matchs contre Rockland, on a toujours l’espoir que c’est là que ça peut se jouer. On joue bien contre eux. Il faut oublier cette série perdue à Québec et revenir à l’état d’esprit dans lequel on était contre le New Jersey», a commenté le gérant des Champions, Sébastien Boucher.

Son homologue de Québec, Patrick Scalabrini, était simplement heureux de cette autre victoire. «Pour être honnête, je ne regarde même plus le classement. On s’amuse, on gagne des matchs, on donne un bon show, c’est ça qui compte.»

Encore une fois, une grosse manche, la septième, est venue cimenter l’avance des locaux. Le puissant Jhalan Jackson a propulsé une offrande du releveur Kyle Chavez par-dessus la clôture du champ gauche, une claque qui a aussi ramené Connor Pannas au marbre. Zach Wilson a suivi avec un double pour ensuite être poussé au marbre par David Salgueiro.

La catastrophe Tromp

Auparavant, les Caps avaient profité des déboires du deuxième but des Champions, Jiandido Tromp, qui a connu la pire soirée possible pour un joueur de baseball. Non seulement a-t-il été blanchi au bâton et retiré trois fois sur élan, mais il a aussi commis trois erreurs défensives en quatrième manche, que les Capitales ont débutée avec un déficit de 4 à 1, mais terminée en avance 5 à 4.

«Tromp est un voltigeur qu’ils ont essayé au deuxième et la balle l’a trouvé. Ça nous a permis de revenir après une mauvaise manche. Ce n’était pas la plus belle manche de baseball, mais on va la prendre», a commenté Scalabrini.

Boucher n’a pas essayé de défendre Tromp lui non plus. «Il a connu une journée difficile partout et c’est l’équipe qui a payé», a-t-il résumé.

Outre deux manches plus difficiles, le partant des Caps, Austin Chrismon, ne s’en est pas mal sorti à son premier match contre son ancienne équipe. Retiré après six manches de travail, il a accordé six coups sûrs, deux buts sur balles et quatre points mérités.

En relève à Chrismon, Reilly Hovis s’est placé en situation difficile, mais s’en est sorti en septième, retirant sur des prises l’ex-Cardinals de Saint-Louis Adron Chambers avec un retrait et des coureurs au deuxième et au troisième but pour ensuite forcer Steve Brown à frapper un ballon au champ centre et mettre fin à la manche. 

Notes : Les Capitales recevront vendredi, samedi et dimanche les champions défendants et détenteurs du premier rang au classement général, les Miners de Sussex County...

Capitales

Victoire contre Ottawa, les Capitales n’arrêtent pas d’y croire

Un simple de Corey Bass a permis à deux points de marquer et rompu une égalité de 4 à 4 en sixième manche mercredi soir au Stade Canac en route vers une victoire de 11 à 4 des Capitales de Québec sur les Champions d’Ottawa.

Les Boulders de Rockland, l’équipe que les Champions et les Capitales pourchassent pour une place dans les séries, ont cependant aussi remporté leur match mercredi. La soirée laisse donc les Champions à cinq matchs des séries et les Capitales à six avec onze parties seulement au calendrier régulier.

Malgré tout, la pièce Don’t Stop Believin’ du groupe Journey résonnait dans le vestiaire des vainqueurs après la victoire. Les joueurs des Capitales et leur gérant Patrick Scalabrini y croient encore. «Je pense que ce sera le rituel à partir de ce soir», a laissé tomber le gérant.

De son côté, le gérant des Champions Sébastien Boucher était un peu moins souriant. «On n’a pas frappé, on n’a pas bien lancé. Mais malgré cette défaite, il faudra être encore à 100 % engagés pour gagner chaque soir.»

Largesses

Le coup sûr de Bass et des simples d’un point de Connor Panas et TJ White en septième ont bâti l’avance des Caps.

Les locaux ont ensuite profité des largesses des releveurs Evan Rutckyj et Kida de la Cruz pour engranger les points. Panas a terminé la soirée avec 3 en 5 et trois points produits, Yordan Manduley avec 2 en 4 et trois points produits et White avec 2 en 5 et deux points produits.

«J’aurais aimé avoir cette attaque toute l’année. Leur partant Danny Garcia nous avait largement dominés auparavant, mais ça a été tout le contraire ce soir», a commenté Scalabrini, qui soulignait le coup sûr opportun de Bass et la grosse soirée de Panas.

Un double d’un point de White, un simple d’un point de Stayler Hernandez et un triple de deux points de Manduley avaient donné une priorité de quatre points aux Caps en deuxième manche.

Richardson limité à cinq manches

En sixième, le releveur Sean Cruz était toutefois venu bousiller tout le beau travail réalisé par le partant David Richardson, qui avait blanchi les Champions pendant cinq manches, n’accordant qu’un coup sûr et un but sur balles.

Cruz a d’abord accordé un triple à Adron Chambers alors que Malik Collymore était au deuxième coussin, puis un circuit de deux points à Steve Brown pour réduire l’écart à un seul point.

L’élan de générosité du droitier originaire de l’île de Guam s’est poursuivi quand il a accordé un double à Jiandido Tromp, effectué un mauvais lancer qui lui a permis d’atteindre le troisième but, puis de croiser le marbre pour égaler le pointage sur un ballon-sacrifice de Leonardo Reginatto.

«Idéalement, j’aurais gardé Richardson au monticule en sixième, mais il a été opéré il y a moins d’un an et a fait quelques séjours sur la liste des blessés depuis. On veut protéger son bras et il sera aussi limité à cinq manches à ses deux derniers départs de la saison», a expliqué Scalabrini.

NOTES : Le voltigeur de droite des Champions, Adron Chambers, évoluait pour les IronPigs de LeHigh Valley, la filiale AAA des Phillies de Philadelphie, l’an dernier. Il avait auparavant joué près de 100 matchs dans les majeures de 2011 à 2013 avec les Cardinals de Saint-Louis, participant à leur marche vers la Série mondiale en 2011... Les Miners de Sussex County semblent déterminés à défendre leur titre : ils viennent de mettre sous contrat le joueur de champ intérieur C.J. Retherford, qui avait évolué dans la Ligue atlantique et au Mexique cette année, frappant .350 avec cinq circuits en 80 présences au bâton avec les Piratas de Campeche... Les Jackals du New Jersey ont libéré l’ancien des Capitales Rylan Sandoval. Le Californien a disputé dix parties dans l’uniforme des Jackals, quatre de plus qu’avec les Caps...

Capitales

Ottawa 4/Québec 3: les espoirs diminuent

Les espoirs des Capitales de faire les séries ont encore diminué mardi soir. Ceux des Champions, leurs rivaux au Stade municipal, sont demeurés bien vivants. En avant grâce à une poussée de quatre points en quatrième, les hommes de Sébastien Boucher ont résisté à une poussée tardive des Caps et c’est au pointage de 4 à 3 qu’ils ont vaincu la formation québécoise devant 3472 amateurs.

Les Boulders ayant divisé les honneurs du programme double qu’ils disputaient aux Jackals, les Capitales ont glissé à six matchs de Rockland et du quatrième échelon du classement de la Can-Am.

«Au moins ce fut un bon match de baseball, a commenté le gérant Patrick Scalabrini. On est à un moment où l’on veut que les gars donnent un effort maximal. On joue les dernières rencontres en espérant aller chercher des victoires. Malheureusement, on a manqué de temps et de jus un petit peu à la fin. Mais je suis satisfait. On a emmené le point gagnant au bâton.

«On était en arrière 4 à 0 tôt dans le match et finalement, ça aurait pu aller d’un bord comme de l’autre. Les gars sont revenus, ils se sont battus. Je suis content de ce côté là au moins.»

Le gérant n’a pas caché qu’en début de match, les siens avaient manqué encore une fois d’opportunisme en laissant des coureurs en position de compter. «C’est un peu l’histoire de notre saison. Mais on dirait que le lanceur de l’autre côté [Jared Mortensen] nous tenait. Il a bien fait ça. On n’était pas à l’aise. Alors on embarqué une couple de gars sur les buts mais sans plus. Ce n’est qu’en fin de match qu’on a été réussi à générer un peu plus d’attaque contre lui.»

«On était en arrière 4 à 0 tôt dans le match et finalement, ça aurait pu aller d’un bord comme de l’autre. Les gars sont revenus, ils se sont battus. Je suis content de ce côté-là au moins.»

Patrick Scalabrini

De son côté, le gérant Sébastien Boucher rayonnait à la suite de la victoire acquise par le siens. «C’est sûr qu’aujourd’hui [hier] c’était un gros match. Les Capitales ont pris du momentum à compter de la septième et la foule était avec eux de sorte que ce furent des moments difficiles. Mais quand nos lanceurs sont capables de faire face à l’épreuve et de maintenir l’avance de l’équipe, ça nous donne de bonnes chances de l’emporter.»

Le match

Le partant Karl Gélinas a connu un départ solide même si les Champions ont placé des coureurs sur les buts à chacune de leurs trois premières présences au bâton, dont deux se sont rendus au deuxième but. Mais le vétéran lanceur est demeuré en contrôle et il a mis fin à la menace.

Les Capitales ont connu leur meilleure occasion de briser la glace en troisième. Avec Yordan Manduley au deuxième, T.J. White a frappé une balle loin dans la gauche mais le voltigeur Connor Panas a capté le coup à la piste d’avertissement.

Le partant des Capitales s’est de nouveau compliqué la vie en quatrième. Et cette fois, il en a payé le prix. Avec Michael Bacca et Brian Portelli sur les sentiers, le droitier a donné un long circuit à Larry Balkwill. C’était 3 à 0 pour Ottawa. Les visiteurs ont ensuite ajouté un autre point sur des doubles consécutifs de Nick Detringo et Malik Collymore.

Questionné si avec une avance de 4 à 0, ses hommes avaient peut-être un peu pris la victoire pour acquise, Boucher a expliqué que le lanceur Karl Gélinas s’était calmé après la quatrième ce qui lui avait permis de retrouver sa forme.

«À partir de là, il a été capable de se débrouiller pas mal bien. Par la suite, les releveurs sont venus et ils nous ont empêchés d’augmenter notre avance. Je pense que ce fut un bon match des deux côtés.»

Les locaux ont brisé la glace en fin de septième. Avec Panas et Zach Wilson sur les buts, David Salgueiro a frappé un double qui a poussé Panas au marbre. Ce coup sûr a chassé du match Jared Mortensen, le partant des Champions. Par la suite, le frappeur suppléant Brandon Fisher a frappé un ballon sacrifice qui a porté la marque 4 à 2. En huitième, les Capitales ont ajouté un point grâce à un simple de Jhalan Jackson qui a fait compter Stayler Hernandez. En neuvième, les locaux ont placé deux coureurs sur les sentiers mais ils ont été incapables d’en profiter.

Sports

Époustouflante remontée des Aigles!

Trois-Rivières — Devant la meilleure foule de la saison au stade de Trois-Rivières, les Aigles et les Capitales ont offert un spectacle à la hauteur, dimanche après-midi, alors que les locaux se sont finalement sauvés avec une victoire de 5-4 en 11e manche au terme d’une époustouflante remontée.

Cette poussée victorieuse vient du même coup mettre la table pour une série de quatre matchs qui s’annonce enlevante cette semaine à Trois-Rivières, alors que les meneurs au classement général, les Miners de Sussex County, viendront se frotter aux Aigles. Les champions en titre de la Ligue Can-Am détiennent toujours une maigre avance d’un match au sommet.

Hermelyn, le héros

Dimanche, c’est Anthony Hermelyn, inséré dans la formation en neuvième manche, qui a couronné le triomphe en poussant Juan Kelly au marbre pour permettre aux 3711 spectateurs de rentrer à la maison la tête remplie de précieux souvenirs. La plupart de ces amateurs avaient répondu à l’appel de Baseball Québec qui avait ciblé cet affrontement entre les Aigles et les Capitales pour souligner ses 50 ans d’existence.

La bande à T.J. Stanton s’était placée dans une position précaire, quelques minutes avant le coup sûr gagnant. Spécialiste des fins de match, Garrett Mundell a toutefois flanché lorsqu’on lui a demandé une troisième manche en relève. Les Capitales en ont profité pour inscrire deux points et ainsi se donner une très bonne option pour la victoire.

Cependant, le releveur numéro un des visiteurs, Dustin Molleken, a également connu des ratés sur la butte. Avec Taylor Brennan posté au deuxième coussin pour amorcer la 11e manche, Alberth Martinez, Juan Kelly, Raphaël Gladu et Hermelyn ont enchaîné les simples pour permettre aux Oiseaux de signer une 50e victoire en 81 matchs cette saison.

Le coup sûr de Hermelyn est d’ailleurs venu mettre un baume sur sa présence précédente au bâton. Alors qu’il s’était amené dans le match en tant que frappeur suppléant, il s’était compromis dans un double jeu. En 11e manche, son tour au bâton ne s’est pas vraiment mieux amorcé alors que l’officiel a appelé une prise sur un tir qui était largement à l’extérieur de la zone des prises. Dos au mur, avec deux prises au compteur, Hermelyn a fait bondir les amateurs de joie avec un simple le long de la ligne du troisième but.

«J’étais heureux d’avoir la chance de me reprendre en prolongation. Les gars devant moi ont vraiment bien frappé, a commenté le héros du jour. Quant à la décision de l’officiel, elle m’a poussé à me concentrer encore plus sur ma tâche. Je ne voulais pas laisser mon sort entre les mains de l’arbitre. Je voulais saisir ma chance et je l’ai fait.»

«Impressionnant»

Son gérant affichait d’ailleurs un air incrédule aux abords de l’abri des joueurs, pendant que ses équipiers multipliaient les signatures d’autographes avec les jeunes amateurs regroupés sur le terrain. «C’est assez impressionnant ce que les gars ont réussi. Quand tu tires de l’arrière par deux points contre Molleken, tu n’as pratiquement aucune chance. C’est incroyable ce que cette équipe est capable d’accomplir. L’esprit d’équipe est génial et les gars y croient toujours à chaque fois, jusqu’au dernier retrait», a vanté l’Aigle en chef, qui vient de voir sa troupe remporter ses sept dernières séries à domicile.

Difficile à encaisser

Dans le vestiaire des Capitales, les visages étaient évidemment longs. Cette avance échappée en prolongation est venue porter un dur coup à leurs espoirs de participer aux séries éliminatoires. Avec la victoire des Champions d’Ottawa dimanche, Québec occupe désormais le dernier rang de la Ligue Can-Am. «On avait le match entre nos mains. On ne pouvait pas se permettre de l’échapper. Ça nous le prenait vraiment, a laissé tomber le gérant Patrick Scalabrini. Habituellement, marquer deux points en supplémentaire, c’est énorme. Mais ce ne fut pas suffisant aujourd’hui.»

Avec 13 matchs à jouer, l’écart de 5,5 matchs sera difficile à combler pour accéder au quatrième et dernier rang donnant accès aux matchs éliminatoires. «On regarde attentivement ce que Rockland fait», a souligné le gérant des Capitales qui reprendront l’action mardi en recevant la visite des Champions d’Ottawa pour une série de trois matchs.

Sur le monticule, les deux lanceurs partants Kevin McNorton (6,1 ml, 1pm, 4 rab, 2 bb ) et Scott Richmond (6,2 ml, 2 pm, 6 rab, 3 bb) ont offert des sorties de qualité. D’ailleurs, pour McNorton, sans les largesses de sa défensive, il aurait été en mesure de tenir en échec l’offensive des Capitales.

En relève, Tyler Ferguson n’a pas mis de temps à retrouver ses repères. Directement responsable de la défaite des Aigles la veille, alors qu’il avait accordé quatre points en deux tiers de manche, le droitier a de nouveau été envoyé dans la mêlée, dimanche. Cette fois, il a livré la marchandise en retirant les deux frappeurs auxquels il a fait face.

En plus de Hermelyn, Tucker Nathans, Alberth Martinez, Juan Kelly et Raphaël Gladu ont produit les points chez les Aigles. Avec son point produit, Gladu trône maintenant au sommet de l’équipe à ce chapitre avec 53.

Brandon Fischer, David Salgueiro et Zach Wilson ont assuré la réplique dans une cause perdante.

Les Aigles vont maintenant se préparer à accueillir les Miners dès 19 h, lundi.

Capitales

Un duel offensif à l'avantage des Capitales

TROIS-RIVIÈRES — Dans un duel où les frappeurs ont eu largement le dessus sur les lanceurs, les Capitales de Québec ont pris la mesure des Aigles de Trois-Rivières 11-7, samedi après-midi dans le cadre de la première journée des chiens présentée au parc de l'Exposition.

Alors que la bande à T.J. Stanton profitait d'une mince avance de 7-6, les équipiers de Patrick Scalabrini ont profité des largesses du releveur Tyler Ferguson, en début de sixième manche, pour renverser la vapeur et prendre définitivement les commandes du duel.

En deux tiers de manche, les Capitales ont produit quatre points aux dépens de Ferguson, qui n'était visiblement pas dans son assiette. Avant lui, Domenic Mazza avait aussi connu quelques ennuis, accordant six points en cinq manches de travail.

Au cours des cinq premières manches, les deux rivaux ont d'ailleurs joué au chat et à la souris, en s'échangeant l'avance à qui mieux mieux.

Chez les Capitales, T.J. White s'est avéré le principal bourreau des lanceurs trifluviens avec un circuit et quatre points produits. Connor Panas et David Salgueiro ont pour leur part produit deux points chacun.

Du côté des locaux, Thomas Roulis a claqué une longue balle de trois points et a terminé son match avec quatre points produits. Taylor Brennan a aussi expédié une balle à l'extérieur des limites, en solo.

La victoire a été portée au dossier de Reilly Hovis tandis que Tyler Ferguson encaisse la défaite.

Les deux équipes compléteront cette série de trois matchs, dimanche dès 14 h au stade de Trois-Rivières, alors qu'on soulignera les 50 ans de Baseball Québec.

Capitales

Les Expos trop forts pour la ligue

L’ancien premier but des Expos de Montréal David Segui est convaincu que l’édition 1994 de la formation montréalaise aurait facilement remporté la Série Mondiale, n’eût été la grève qui a mis fin prématurément à la saison.

«Moi, je n’étais pas là. Je suis arrivé à Montréal après cette saison, mais j’ai joué contre eux pour les Mets de New York et ça n’avait aucun sens. Ils nous bottaient le cul à chaque match!», se souvient en riant l’ex-athlète de 53 ans qui était de passage à Québec jeudi soir pour l’affrontement entre les anciens Expos et les anciens Capitales.

«Cette équipe aurait remporté la Série Mondiale facilement, j’en suis certain», poursuit celui qui se souvient également des sentiments des Montréalais au sujet du conflit de travail qui a fait perdre à leurs «Z’Amours» leur plus belle chance de championnat.

«Je suis arrivé l’année suivante et plusieurs étaient encore amers. Ils disaient qu’ils n’iraient plus nous voir au Stade. Par contre, avec le temps, ça s’est estompé. Montréal est une ville superbe avec un beau centre-ville et les gens sont gentils.»

«Montréal est une ville de baseball et devrait ravoir une équipe. Si Montréal revient un jour dans les majeures avec un stade au bord de l’eau, je propose mes services comme instructeur des frappeurs à titre bénévole!», enchaîne-t-il.

Bons souvenirs

Segui garde un excellent souvenir de l’organisation des Expos. «Je connais Felipe [Alou, entraîneur] depuis que je suis tout petit. Mon père et lui ont été coéquipiers dans les majeures. De plus, les Expos faisaient un bon travail pour identifier les gars avec du potentiel dans l’alignement. Ils les faisaient jouer tous les jours et ils se faisaient remarquer. Le problème était qu’ils étaient souvent échangés quand d’autres équipes constataient leur valeur», raconte-t-il.

La dernière saison de Segui dans les majeures avec les Orioles de Baltimore en 2004 correspond aussi à la dernière des Expos avant leur départ pour Washington. «C’est toujours triste de voir une équipe déménager. Mais j’ai trouvé ça plutôt sympathique cette année quand les Nationals de Washington ont porté l’uniforme des Expos, j’ai aimé qu’ils reconnaissent cet héritage.»

Segui, qui a frappé quelques coups sûrs jeudi dans la victoire de 19 à 12 des anciens Expos, se tient encore près des losanges même s’il a pris sa retraite depuis plusieurs années. «Mes deux fils de 11 et 14 ans jouent au baseball alors je suis leur transport entre le terrain et la maison. Je suis maintenant un papa à temps plein.»

NOTES : Goefrey Tomlinson, Michel Laplante, Patrick Scalabrini, Eddie Lantigua, Olivier Lépine, Jean-Philippe Roy, Stéphane Dionne, TJ Shimizu, Mike Provencher, Josh Colafemina, Brad Purcell, Michel Simard, Yves Martineau, Christian Chénard et Stéphane Dionne représentaient les anciens Capitales... Outre Segui, les anciens Expos étaient représentés par Claude Raymond, Bill «Spaceman» Lee, Brad Wilkerson, Curtis Pride, Marc Griffin, Martin Robitaille, Denis Boucher et Claude Raymond... Maintenant âgé de 82 ans, Claude Raymond couchera ses souvenirs sur papier l’an prochain alors qu’il lancera un livre écrit en collaboration avec Marc Robitaille, qui avait signé avec Jacques Doucet la brique de 1384 pages «Il était une fois les Expos» de même que la biographie de Doucet «Mémoires d’un micro»... Comme dans le bon vieux temps, Eddie Lantigua a frappé un circuit par-dessus la clôture du Stade Canac. Son gérant de l’époque, le propriétaire des Capitales Michel Laplante, en a berné plusieurs en faisant mine d’attraper la balle... Laplante, qui a évolué dans les filiales des Expos, a porté les deux uniformes jeudi. Sa dernière présence dans l’uniforme des Capitales remontait à 2007.

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LES CAPITALES GARDENT LE RÊVE VIVANT

Une grosse manche a permis aux Capitales de Québec de garder leur rêve vivant jeudi soir quand les protégés du gérant Patrick Scalabrini ont eu le dessus 7 à 3 sur les Jackals du New Jersey au Stade Canac.

Comme les Boulders de Rockland ont perdu face aux Aigles de Trois-Rivières, les Caps sont maintenant à 5.5 gains d’une présence en séries de fin de saison.

Ça aurait pu être une belle soirée pour le partant des Jackals, Lars Liguori, qui avait un match sans point ni coup sûr jusqu’en cinquième manche. Une comédie d’erreurs, un amorti bien placé de Conor Panas et quelques coups sûrs ont cependant annihilé tous les espoirs du gaucher de l’Arizona et permis aux Caps de marquer sept points dans une manche interminable.

«Nous n’étions pas inquiets, même quand Liguori n’avait pas encore donné de coup sûr, car il y avait beaucoup de balles frappées d’aplomb. On se doutait qu’on aurait l’opportunité de lui faire mal, mais ils nous ont ouvert une porte, deux portes, trois portes même», a commenté Scalabrini après la partie.

Le partant des Capitales, Austin Chrismon avait lui aussi connu des difficultés en cinquième manche, mais avait tout de même réussi à limiter les dégâts à deux points sur un coup sûr de Jay Gonzalez et un but sur balles à Conrad Gregor alors que les coussins étaient remplis.

Fin angoissante

Scalabrini se serait toutefois bien passé de la fin de match un peu trop angoissante où le releveur Reilly Hovis a rempli les coussins avec des buts sur balles alors qu’il n’y avait qu’un retrait en neuvième manche.

«Pourtant, Hovis lançait bien jusqu’à maintenant, j’ignore ce qui s’est passé ce soir. J’aurais bien aimé ne pas avoir à réchauffer [le releveur numéro un Dustin] Molleken en urgence, mais après Gregor, les deux prochains frappeurs étaient les meneurs de la ligue pour la moyenne au bâton», a poursuivi le gérant.

Hovis a finalement retrouvé ses esprits et retiré Gregor sur trois prises avant de forcer le dangereux Alfredo Marte à frapper dans un optionnel qui a mis fin au match. 

«Nous n’avons pas été opportunistes très souvent cette année, on ne chialera pas si on l’est quelques matchs. On sait que nos chances de faire les séries ne sont pas immenses, mais il faut garder la «vibe» », a conclu Scalabrini.

NOTES : L’ancien releveur des Expos Claude Raymond a été une source d’inspiration pour Scalabrini, qui a raconté une anecdote à son sujet à ses joueurs dans son discours d’avant-match... Deux jeux extrêmement rares au baseball sont survenus à deux frappeurs consécutifs des Jackals en première manche. Tout d’abord, Conrad Gregor a été retiré sur les sentiers après avoir été touché par la balle frappée par son coéquipier Alfredo Marte. Le frappeur suivant, Richard Stock, s’est ensuite vu attribuer le premier but suite à une interférence du receveur Chris Shaw, dont le gant a nui à son élan... Les Capitales rendront visite aux Aigles à Trois-Rivières vendredi, samedi et dimanche. Les lanceurs partants seront Sean Cruz, Arik Sikula et Scott Richmond. Ian Bussières 

Capitales

New Jersey 4/Québec 5: victoire in extremis en 10e

Les Capitales de Québec l’ont emporté in extremis au Stade Canac mercredi soir alors qu’ils ont battu les Jackals du New Jersey par la marque de 5 à 4 en dixième manche.

Avec Brandon Fischer au troisième et un seul retrait en fin de dixième, le releveur des Jackals Dylan Brammer avait donné des buts sur balles intentionnels à Yordan Manduley et TJ White pour remplir les coussins. 

La stratégie n’a pas payé puisqu’une balle frappée faiblement à l’avant-champ par Zach Wilson a été suffisante pour faire marquer Fischer et donner la victoire aux locaux. 

Pas la finale la plus spectaculaire, certes, mais les Caps avaient déjà donné en matière de feux d’artifice : un circuit de deux points de Stayler Hernandez en fin de neuvième avait égalé le pointage 4 à 4.

«Je ne me sentais pas très bien ce soir», a déclaré Wilson après la partie, lui qui avait été tenu en échec à chacune de ses présences précédentes au bâton. «Alors j’essayais simplement de ne pas frapper la balle trop fort, mais de la garder en jeu, et ça a fonctionné.»

Le gérant Patrick Scalabrini avait pour sa part de bons mots pour Hernandez, dont la claque a changé le cours du match, et pour Jhalan Jackson, qui avait aussi égalé le pointage 2 à 2 en sixième manche avec son neuvième circuit de la saison après avoir marqué le premier point des siens sur un double d’Hernandez.

«Je dois avouer qu’avec Brammer au monticule, qui n’avait donné que trois points mérités en 35 manches, on s’inquiétait un peu. Mais Stayler est tellement “clutch”, il savait que la balle traverserait la clôture dès qu’elle a quitté son bâton», a commenté Scalabrini.

«Et Jhalan a encore connu un gros match, il a fait la différence. On savait qu’il allait être bon au bâton, mais on ne savait pas qu’il allait être aussi bon en défensive», a-t-il poursuivi.

Cette belle fin de match est venue effacer une sortie plus difficile du releveur numéro un Dustin Molleken. L’ex-lanceur des ligues majeures avait fait un mauvais lancer avec deux retraits et les buts remplis en huitième, ce qui avait permis à Demetrius Moorer de croiser le marbre pour pousser les siens en avant 3 à 2. Les visiteurs avaient ensuite ajouté un autre point en neuvième contre Jonathan De Marte.

Bon départ de Gélinas

Le partant des Caps, le vétéran Karl Gélinas, a connu un autre bon départ, effectuant 115 lancers et accordant seulement deux points en sept manches avant d’être relevé par Molleken.

Cette victoire, jumelée à la défaite des Boulders de Rockland face aux Aigles de Trois-Rivières, permet aux Capitales de se rapprocher à 6.5 matchs d’une présence dans les séries. 

«Demain [jeudi], il faut gagner ça. Nous avons Austin Chrismon au monticule et il n’a connu qu’une seule mauvaise sortie. En plus, nous devrions affronter leur lanceur le plus faible, Lars Liguori», a terminé Scalabrini en parlant du gaucher des Jackals dont la moyenne de points mérités s’élève à 6.75.

NOTES : Scalabrini sautera de nouveau sur le terrain comme joueur jeudi, non pas contre les Jackals, mais contre les anciens joueurs des Expos de Montréal qui disputeront un match amical aux anciens porte-couleurs Capitales dès 17h... Le match Capitales-Jackals débutera ensuite vers 19h15... 

Capitales

Richmond domine et les Capitales écrasent les Jackals

Guidés par une solide performance du partant Scott Richmond, les Capitales de Québec ont écrasé les Jackals du New Jersey par la marque de 13-0 mardi soir au Stade Canac dans le deuxième duel de la série de quatre contre l’équipe du Garden State.

Le vétéran qui fêtera son quarantième anniversaire le 30 août a été carrément intraitable au monticule. Il n’a concédé que deux maigres coups sûrs et quatre buts sur balles en sept manches, retirant huit Canidés sur trois prises et abaissant sa moyenne de points mérités de 4.11 à 3.77.

«Richmond est un gars fiable et sérieux qui veut performer à chaque départ. Grâce à lui et à Reilly Hovis et Lachlan Fontaine en relève, nous avons eu notre premier blanchissage de l’année», a déclaré Patrick Scalabrini après le match.

Brantley s’écroule

Le partant des Jackals, Justin Brantley, n’avait pour sa part donné qu’un point sur un ballon sacrifice de Yordan Manduley en troisième. Il a cependant commencé à éprouver toutes sortes de difficultés en cinquième manche. Un coup sûr, un frappeur atteint et une erreur et les coussins étaient remplis.

L’ex-Capitales Rylan Sandoval a ensuite commis une erreur à son tour sur une balle frappée faiblement par Corey Bass, permettant à Jesse Hodges de marquer le deuxième point des Caps. Brantley a ensuite atteint TJ White d’un lancer avec les buts remplis pour permettre à Connor Panas de marquer sans trop se fatiguer.

Tenus en échec depuis le début du match, Zach Wilson et Jhalan Jackson ont ensuite vidé les coussins avec des coups sûrs de deux points chacun au champ gauche pour porter l’avance des Caps à 7 à 0.

Attrapé crucial

Juste avant cette poussée de six points, le voltigeur de droite des Capitales Jhalan Jackson avait réalisé un jeu qui a été le moment décisif du match. Il a empêché les Jackals de marquer en sautant pour capter la balle et voler un circuit à David Harris. Jackson a ensuite lancé à l’intercepteur Brandon Fischer qui a relayé à Yordan Manduley pour mettre fin à la manche en prenant Demetrius Moorer à contrepied au deuxième but.

«Moi aussi, je pensais que la balle sortait. C’est un gros, gros jeu de Jahlan, car s’il ne l’attrapait pas, ça devenait 3 à 1 pour les Jackals. Il est un joueur tellement excitant!» a commenté Scalabrini.

Comme s’il était frappé d’une malédiction contre son ancienne équipe, Sandoval a commis une autre bourde qui a permis à deux autres points de marquer en neuvième.

«J’espère que les gars vont utiliser ce match pour jouer sans pression et avoir du plaisir ensemble d’ici la fin de la saison. Certains gars semblent y croire, prendre plaisir à jouer les trouble-fête et, qui sait, peut-être entrer dans les séries par la porte d’en arrière. Espérons que ça devienne contagieux!» termine Scalabrini. 

Capitales

Jackals 3/Capitales 2: l’histoire se répète

Opposés à un jeune lanceur qui faisait ses débuts professionnels, les Capitales de Québec n’ont pas su profiter de la situation et se sont inclinés par la marque de 3 à 2 lundi soir au Stade Canac face aux Jackals du New Jersey.

Le jeune gaucher des Jackals, Anthony Auletta, a eu beau blanchir les Caps pendant quatre manches, il leur avait fourni quelques occasions de marquer que les protégés de Patrick Scalabrini n’ont pas su saisir.

«On avait affaire à un lanceur inexpérimenté. Il avait un bon bras, mais il était un peu erratique et il nous a donné des ouvertures. Nous n’avons pas été capables de le faire payer. Malheureusement, ça s’est répété en cinquième quand nous avions trois gars sur les buts et un seul retrait et que nous n’avons pas réussi à faire mieux qu’un point», a commenté Scalabrini après la partie au sujet du ballon-sacrifice de TJ White qui a permis aux siens de s’inscrire au pointage.

Sikula solide

Même s’il a été crédité de la défaite, le partant des Capitales Arik Sikula a eu un excellent départ, effectuant 118 lancers en sept manches. Ayant eu à se sortir de situations difficiles à quelques reprises, le Californien n’a permis que deux points, le premier sur un circuit de Conrad Gregor en première manche et le second sur un sacrifice d’Alfredo Marte qui a permis à Demetrius Moorer de croiser le marbre en troisième manche.

«Sikula s’est mis dans le trouble à quelques reprises, mais, chaque fois, il a réussi à s’en sortir avec de gros lancers face à des frappeurs dangereux. Il s’est bien battu, c’est un bouledogue. Même après 118 lancers, il voulait revenir. Il avait eu droit à un plus long repos et je crois que ça a paru», a repris le gérant.

Les Jackals ont réussi à marquer un autre point face au releveur Seth Davis quand Richard Stock a poussé Conrad Gregor au marbre avec un simple en huitième manche. Un circuit en solo de Jhalan Jackson a permis aux Caps de réduire à nouveau l’écart à un seul point dès leur retour au bâton, mais la remontée s’est arrêtée là.

Frustrant

«C’est très frustrant que ça se termine comme ça, car c’est un match qu’on aurait dû gagner. On ne dormira pas bien encore une fois», a enchaîné Scalabrini alors que son équipe s’éloigne à sept matchs et demi d’une présence dans les séries avec seulement 19 parties à jouer cette année.

«On essaie de garder ça positif et d’avoir du fun, vivre le moment présent. On le sentait ce soir que plusieurs gars se mettaient de la pression sur les épaules», poursuit le gérant.

Scalabrini a également refusé de lancer la pierre à ses joueurs pour des décisions sur les sentiers qui ont causé des retraits tôt dans le match. «Ce sont des courses agressives, les gars ont essayé de générer des choses. Je ne peux pas leur en vouloir d’être trop agressifs, car, souvent, je trouve qu’on est trop passifs», conclut-il.

NOTES 

Le voltigeur cubain Stayler Hernandez n’était pas de l’alignement partant et a été retiré à son unique présence comme frappeur suppléant en neuvième manche. Scalabrini avait décidé de donner congé à son vétéran puisque l’équipe venait de se taper un autre voyage en autobus après la série contre Rockland... 

Les partants pour les trois prochains matchs contre les Jackals seront Scott Richmond mardi, Karl Gélinas mercredi et Austin Chrismon jeudi... 

Le match de lundi était le premier cette année où Patrick Scalabrini pouvait compter sur une formation complète alors que plusieurs joueurs ont visité la liste des blessés depuis le début de l’année. Les Caps ont d’ailleurs déjà utilisé 53 joueurs depuis le début de la saison...

Capitales

Capitales 3 / Boulders 1 : encore «une mini-chance»

En battant les Boulders 3-1 dimanche soir, à Rockland, les Capitales de Québec ont préservé leur dernière lueur d’espoir en vue d’une participation aux séries. Mais ça reste très faible, de moins en moins probable.

«Comme on dirait au hockey, c’était un match de quatre points!» a illustré le gérant Patrick Scalabrini, joint au téléphone dans l’autocar qui ramenait l’équipe à Québec dans la nuit.

«On est tous conscients que ça va prendre un miracle pour accéder aux séries, mais on essaie de gagner chaque jour. Ce sera très, très, très difficile et tout le monde est au courant. Mais au moins, avec cette victoire, on s’est gardé une mini-chance.»

Avec encore 20 rencontres au calendrier, les Capitales (29-46) traînent toujours à sept matchs des Boulders (36-39) et de la dernière place en ronde d’après-saison. En perdre deux sur trois en fin de semaine à Pomona (N.Y.) n’a pas aidé la cause. 

De ces 20 parties à disputer, 13 se tiendront à Québec, où les Capitales montrent un dossier de 14-23. Ils auront besoin d’aide des Boulders, qui devront connaître un mois d’août aride si les Capitales veulent jouer après le 2 septembre.

Au contraire des jours précédents, les lanceurs du club québécois ont livré la marchandise, dimanche. David Richardson (6 ml, 8 cs, victoire), Dustin Molleken (2 ml, 2 cs, 1 pm) et Jonathan de Marte (1 ml, sautevage) ont été sans reproche ou presque sur la butte.

D’aucuns diront que les Boulders ont manqué d’opportunisme, inscrivant un seul point sur 10 coups sûrs, un circuit en solo en huitième manche. Les locaux ont abandonné 10 coureurs sur les sentiers, eux qui auront placé la balle en lieu sûr 45 fois dans cette série de trois rencontres.

Premier coup sûr de Molleken

Molleken a accordé la bombe et seul point de Rockland. Mais le releveur, rentré des Jeux panaméricains avec une médaille d’argent canadienne il y a une semaine, avait lui-même produit un point en début de huitième, grâce à un simple.

Pour l’artilleur de bientôt 35 ans, il s’agissait d’un tout premier coup sûr en 12 apparitions et 15 ans de carrière professionnelle!

«Ça nous prend une ambiance spéciale et on l’a eue avec le gros coup sûr de Molly! Nos lanceurs ont été superbes, surtout Richardson, dans un stade où il est difficile de garder la balle sur le terrain. Puis on a sorti nos deux gars de fins de match pour être sûr de ne pas l’échapper», a résumé Scalabrini.

Dire que Molleken, dans une ligue avec frappeur de choix, est venu frapper à cause de l’expulsion de David Salgueiro, en sixième. Le voltigeur des Capitales a lâché un gros mot de trop à l’arbitre au marbre Jim Grillo, sur une prise trop à l’extérieure à son goût.

Yordan Manduley a produit les autres points des vainqueurs à l’aide d’un simple, en quatrième. Depuis son retour des Jeux panams, l’arrêt-court cubain frappe pour ,444 (12 en 27) en six matchs. On peut dire que celui-là ne baisse pas les bras.

Dans l’autre camp, Ryne Birk a frappé pour ,727 (8 en 11) dans la série.

Les Capitales terminent la saison à 5-11 contre les Boulders, 2-7 dans le comté de Rockland.

Le voltigeur Connor Panas devrait se joindre à l’équipe lundi, à Québec, pour le début d’une série contre les Jackals du New Jersey (41-33).

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Les Capitales en route vers la pire saison de leur histoire

En perdant à nouveau samedi soir par la marque de 13 à 7 contre les Boulders à Rockland, les Capitales de Québec ont diminué un peu plus leurs chances de participer aux séries de fin de saison et poursuivi leur marche vers la pire saison de leur histoire.

Avec 21 parties à jouer, les Caps sont donc à huit matchs des Boulders et de la dernière place disponible pour les séries. «C’est de plus en plus compliqué... ça va prendre un petit miracle», laisse tomber le gérant Patrick Scalabrini au téléphone après la partie.

Sans le dire ouvertement, Scalabrini n’était pas de très bonne humeur contre son partant Austin Chrismon, qui a été épouvantable en accordant onze points, dont huit mérités, sur treize coups sûrs en seulement quatre manches.

«L’histoire se répète: les bâtons se sont présentés, mais le partant n’était pas là. Austin a eu de grosses malchances en début de match, mais après, ce fut une piètre performance. Il n’a juste pas fait le travail. Ça fait quatre contre-performances des partants au cours des cinq derniers matchs», a-t-il analysé.

«Offensivement, les gars se sont battus, on a été dangereux à l’attaque et j’ai adoré ça. Mais pour les partants, honnêtement je ne sais pas ce qui se passe. Je crois en eux, ils ont fait le travail au début de la saison, mais maintenant, c’est comme s’ils s’étaient donné le mot», enchaîne le gérant.

Saison difficile

Scalabrini ne se souvient pas d’avoir connu une saison aussi difficile. «Si c’est la pire saison des Capitales? Je ne suis pas allé voir... Je n’ose pas...», avoue-t-il à propos de la fiche de .378 et des 28 maigres victoires de ses protégés.

En fait, avant cette année, les Caps n’avaient connu que deux saisons sur 20 sous la barre de .500: leur troisième, en 2001, alors qu’ils avaient raté les séries avec 44 victoires et 47 défaites (.484) et 2014, alors qu’ils n’avaient pas non plus réussi à se qualifier avec 46 gains et 50 revers (.479).

Ils devront remporter 15 de leurs 21 derniers matchs s’ils veulent surpasser leur plus petit nombre de victoires, soit 43, à leur première saison et alors qu’ils ne disputaient que 86 parties par année.

«Une chose que je peux te dire, c’est que c’est la première fois que je me retrouve en dernière place, tant comme joueur que comme gérant», a laissé tomber Scalabrini en terminant.

Notes: Les Capitales renoueront lundi avec le voltigeur Conner Panas, qui avait joué quatre matchs avec eux plus tôt cette saison et avait fait partie de l’équipe canadienne qui avait remporté l’argent aux derniers Jeux panaméricains... Malgré le pointage élevé samedi, seulement deux joueurs ont claqué la balle par-dessus la clôture du Palisades Credit Union Park: l’ancien receveur des Capitales Adam Ehrlich, qui évolue maintenant à Rockland, et le troisième but des Capitales Jesse Hodges... Tous les joueurs des Boulders ont frappé au moins un coup sûr samedi et tous, sauf le voltigeur Grant Heyman, ont marqué au moins un point... Le partant des Boulders JD Busfield a ajouté une victoire à sa fiche, mais il a été à peine plus brillant que Chrismon, permettant neuf coups sûrs et sept points, dont cinq mérités, en cinq manches de jeu... Les Caps disputent le dernier match de cette série à 17h dimanche avant de revenir au Stade Canac lundi pour y affronter les Jackals du New Jersey...

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Les Capitales se compliquent la vie à Rockland

Les Capitales de Québec se sont compliqué la vie vendredi soir en s’inclinant par la marque de 10 à 4 contre les Boulders de Rockland, l’équipe qui les devance désormais par sept matchs et demi pour une place dans les séries de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

«Je l’avais dit avant la série que pour avoir une chance, il faudrait balayer les Boulders ou en gagner deux sur trois pour pouvoir se rapprocher. Malheureusement, ce soir on affrontait leur as [Jake Zokan] qui nous avait dominés à ses deux derniers départs alors que de notre côté, c’était une recrue, Sean Cruz, qui était au monticule. Sean avait été bon jusqu’à présent, mais il n’avait pas la même étoffe ce soir même s’il n’a pas si mal fait», a déclaré au Soleil le gérant Patrick Scalabrini lors d’un entretien téléphonique. Cruz a accordé sept points, dont cinq mérités, sur onze coups sûrs en quatre manches et un tiers.

«Malgré tout, ça demeure encore possible pour nous d’entrer dans les séries, surtout avec Austin Chrismon et David Richardson au monticule samedi et dimanche. C’est un peu ça qui est fâchant, car, maintenant, ça va bien au bâton, mais on ne lance plus», a laissé tomber Scalabrini.

Fatigue

Le gérant avoue que la fatigue a peut-être joué un rôle dans la défaite de vendredi après un très long voyage en autobus et une longue attente au poste-frontière. «Nous avons attendu trois heures et demie aux douanes. Je ne sais pas ce qui se passait, mais il y avait une quinzaine d’autobus devant nous. Par contre, la fatigue est un facteur auquel toutes les équipes doivent faire face dans cette ligue», poursuit-il.

Un des joueurs des Caps qui pouvait être excusé pour sa fatigue est le premier but Zach Wilson, qui effectuait un retour dans l’uniforme bleu, jaune et blanc après avoir terminé sa saison avec le Draci de Brno dans l’Extraliga de République tchèque. 

«Il avait manifesté de l’intérêt à terminer la saison avec les Capitales et on est restés en contact durant l’été. Je ne pensais pas le faire jouer ce soir, mais finalement, c’est comme ça que ça s’est passé. Il a été 0 en 4, mais il a quand même fait de bonnes choses sur le terrain. On lui pardonne puisqu’il venait tout juste d’arriver de République tchèque», explique Scalabrini à propos de l’ancien espoir des Yankees de New York qui avait frappé pour une moyenne de .348 avec 32 points produits la saison dernière à Québec. Avec Brno, Wilson avait comme coéquipier le lanceur australien Peter Moylan, qui a passé plusieurs saisons dans les ligues majeures et n’avait pas réussi à se dénicher un poste cette saison.