Canadien

Retour perdant pour Shea Weber

Shea Weber l’avait dit lui-même la veille, les solutions viendront de l’ensemble du groupe et non d’un seul joueur. Malgré une performance convaincante, le Canadien a encaissé un cinquième revers consécutif mardi, s’inclinant 2-1 face aux Hurricanes de la Caroline.

Weber disputait un premier match en 345 jours après avoir subi des opérations au pied gauche et au genou droit, en plus d’en être à une première sortie en tant que 30capitaine de l’histoire du Canadien.

Sans surprise, il s’est avéré le pilier défensif du Tricolore, jouant pendant plus de 24 minutes et récoltant même une aide.

Cependant, le Canadien (11-9-5) n’a pas joué de chance, alors que les buts des Hurricanes (12-9-3) ont été le résultat d’une déviation de Victor Rask et d’une remise de Trevor van Riemsdyk qui a ricoché sur le patin du défenseur Victor Mete avant de franchir la ligne des buts.

De son côté, Curtis McElhinney a effectué 48 arrêts, en plus de voir un tir de Max Domi atteindre le poteau à sa droite avec un peu plus d’une minute et demie à jouer.

Phillip Danault a été le seul à le battre, à mi-chemin en troisième période. Carey Price a repoussé 20 lancers.

Le retour au jeu de Weber n’a pas suffi pour relancer l’avantage numérique du Tricolore, qui a été 0-en-3. Le Canadien a d’ailleurs été incapable de profiter d’un avantage numérique tard en troisième période, alors qu’il était à la recherche du but égalisateur.

Même si les Hurricanes ont été les premiers à marquer, après 7:45 de jeu, le Tricolore a rapidement renversé la vapeur en décochant 12 lancers consécutifs. McElhinney s’est toutefois dressé devant Brendan Gallagher et Artturi Lehkonen.

De son côté, Price a dû être alerte en fin d’engagement, sortant la jambière gauche aux dépens de Warren Foegele.

Price a aussi joué de chance deux fois au cours du deuxième vingt, alors qu’un tir de Rask a dévié sur le défenseur Jeff Petry avant d’atteindre le poteau à sa droite. Sebastian Aho a également atteint la barre horizontale en fin de période.

À l’autre bout de la patinoire, McElhinney a continué de briller. Il a sorti la mitaine pour frustrer Jordie Benn à bout portant et Charles Hudon.

Le Canadien a aussi été la source de son malheur. Nicolas Deslauriers a raté un filet ouvert sur un retour après un lancer de Weber, tandis que Jonathan Drouin a hésité trop longtemps avant de lancer alors qu’il était fin seul dans l’enclave.

Les problèmes de Drouin se sont poursuivis tôt en troisième période, alors que sa tentative après avoir contourné le filet est demeurée parallèle à la ligne des buts sans jamais la franchir.

La chance du Canadien a finalement tourné avec 10:31 à faire en troisième. Le tir de la pointe de Weber a été bloqué partiellement, puis Lehkonen a remis en direction de Danault, qui a trouvé le fond du filet - même si son lancer n’était pas très franc.

McElhinney a toutefois eu le dernier mot.

Le Canadien reprendra le collier samedi, quand il accueillera les Rangers de New York. Les Sharks de San Jose seront ensuite de passage au Centre Bell dimanche.

Canadien

Alzner écope pour le surplus de défenseurs

Le défenseur Karl Alzner est celui qui a écopé pour le retour au jeu de Shea Weber, alors que le Canadien a décidé d’inscrire son nom au ballottage puisqu’il n’a pas le contrat le plus séduisant pour les autres formations du circuit.

Nous avons noté qu’il y a plusieurs équipes qui ont beaucoup de blessés à la défense», a expliqué l’entraîneur-chef Claude Julien. «Nous avons des défenseurs avec des contrats qui ont un plus petit impact sur la masse salariale qui auraient pu dépanner les autres formations, mais nous ne voulions pas les perdre et affecter notre profondeur. Nous croyons que Karl est le joueur que nous risquions le moins de perdre au ballottage en raison de son contrat.»

Âgé de 30 ans, Alzner écoule la deuxième saison d’un contrat de cinq d’une valeur moyenne annuelle de 4,625 millions $US. Ce salaire serait payé en totalité par l’équipe qui le réclamerait au ballottage. En revanche, en concluant une transaction, ladite équipe pourrait exiger que le Canadien retienne une partie de son salaire (la convention collective de la LNH permet de retenir jusqu’à 50 % du salaire d’un joueur). Pour conclure une telle transaction, Bergevin devrait toutefois sans doute céder également un espoir.

Si Alzner est envoyé à Laval, son salaire comptera pour 3,6 millions sous le plafond salarial, puisque la convention permet «d’enterrer» 1,025 million $ du salaire d’un joueur rétrogradé dans la Ligue américaine. Outre Weber, Alzner et Jeff Petry, les autres défenseurs du Canadien ont des contrats d’une valeur moyenne annuelle allant de 700 000 $ (Xavier Ouellet) à 2,1 millions $ (David Schlemko).

Alzner a disputé seulement huit matchs depuis le début de la campagne, alors qu’il a été laissé de côté fréquemment par Julien. Il a amassé une aide.

Possibilité de rappel

Julien a indiqué qu’il s’attendait à ce qu’Alzner se rapporte au Rocket s’il n’était pas réclamé. Il a aussi insisté pour dire qu’il pourrait être rappelé plus tard dans la saison, si nécessaire, et que l’équipe n’avait pas l’intention de couper les ponts avec l’ancien choix de première ronde des Capitals de Washington.

«C’est malheureux, mais c’est Karl Alzner qui écope. Cependant, il a toujours été un gars d’équipe avec une approche incroyable. Je suis certain que son approche ne changera pas et ça ne veut pas dire que la situation est irréparable.»

La solution facile pour le CH aurait été de rétrograder Brett Kulak ou Victor Mete dans la Ligue américaine. Julien a toutefois déclaré que Mete avait connu son meilleur match de la saison samedi, dans un revers de 3-2 face à Boston.

De son côté, Kulak n’a disputé que deux rencontres depuis son rappel du Rocket. «Ça nous achète du temps pour réévaluer un joueur comme Kulak et prendre la bonne décision», a noté Julien.

Kulak, qui a 103 matchs d’expérience dans la LNH, n’a pas voulu considérer cette décision de le garder avec le grand club comme un vote de confiance. «Il y a beaucoup de compétition ici avec encore huit défenseurs et je veux prouver chaque jour que je peux être utile à l’équipe», a dit le défenseur acquis de Calgary, le 1er octobre.

D’autres décisions difficiles pourraient être prises par le Canadien au cours des prochains jours, alors que les attaquants Paul Byron et Nikita Scherbak se rapprochent aussi de retours au jeu.

Canadien

Malgré les derniers revers crève-coeur, Andrew Shaw demeure confiant

MONTRÉAL - Les voix étaient basses et les mines étaient sombres dans le vestiaire du Canadien de Montréal après la défaite de 3-2 aux mains des Bruins de Boston samedi soir. Il faut dire que l’équipe a été assommée trois fois plutôt qu’une au cours des sept derniers jours.

Sans nécessairement être cruciale, la semaine était importante et elle s’est terminée avec quatre revers en autant de matchs, dont trois se classant dans la catégorie crève-c?ur contre des rivaux de l’Association Est.

Les joueurs du Tricolore tentaient tant bien que mal de se consoler en insistant sur l’effort investi en troisième période pour venir de l’arrière et effacer un recul de 0-2 après 40 minutes de jeu. Surtout après la dure défaite de la veille en prolongation à Buffalo.

«C’est un élément positif, mais nous n’avons pas obtenu le résultat espéré», a analysé Andrew Shaw, au sujet de la remontée de l’équipe.

«Nous avions deux matchs en deux soirs mais nous n’avons récolté qu’un seul point. Avec un classement aussi serré, nous avions besoin de deux points ce soir (samedi). Si nous avions joué pendant 60 minutes comme nous l’avons fait en troisième, je vous garantis qu’on aurait gagné», a-t-il enchaîné.

Shaw a été l’un des meilleurs joueurs du Canadien contre les Bruins, et il s’est retrouvé au c?ur de l’action sur les deux buts des siens en troisième période.

Posté derrière Tuukka Rask, il a servi une superbe passe du revers à Tomas Tatar pour créer l’égalité dans le match. Il s’agissait de sa 100e mention d’aide en carrière.

Quelque trois minutes auparavant, il avait foncé vers le filet des Bruins et on a même cru que la rondelle l’avait frappé avant qu’elle ne se retrouve derrière Rask sur le but qui a finalement été accordé à Jonathan Drouin.

La performance de Shaw contre les Bruins n’est que le reflet d’un mois de novembre fort productif pour le combatif attaquant. L’un des plus productifs de sa carrière en fait.

Alors que Max Domi a attiré tous les compliments avec sa séquence de 11 matchs avec un point, Shaw n’a pas été en reste avec une récolte de six buts et cinq aides depuis le 1er novembre, un de moins que Drouin.

Les 11 points de Shaw en novembre égalent d’ailleurs un sommet personnel qui remontait à mars 2012 avec les Blackhawks de Chicago (cinq buts, six aides).

De plus, Shaw a multiplié les buts importants et n’a écopé que quatre minutes de punition en novembre tout en affichant un ratio défensif de plus-3.

Un calendrier plus conciliant

Face à un costaud mois de décembre en perspective avec neuf matchs sur 15 à l’étranger, le Canadien aura besoin d’autres solides performances du trio de Drouin, Domi et Shaw pour se remettre de la difficile semaine qu’il vient de traverser et demeurer à l’intérieur des positions qui donneront accès aux séries éliminatoires à la fin de la saison régulière.

«Nous pouvons rebondir», a affirmé Shaw, dont le prochain but sera le 100e de sa carrière.

«Notre calendrier a été difficile dernièrement, mais nous aurons quelques jours de répit entre nos matchs et nous allons passer un peu de temps à la maison. Si nous pouvons amorcer le prochain match comme nous avons terminé celui contre les Bruins, continuer de nous battre et de travailler, nous pourrons y arriver.»

Le Canadien disputera ses quatre prochaines rencontres au Centre Bell, à commencer par mardi face aux Hurricanes de la Caroline, une formation qui dominait la LNH avec 917 tirs aux buts avant les matchs de dimanche. Ce sont 75 tirs de plus que les Sharks de San Jose? qui seront les visiteurs dimanche prochain!

De plus, les Hurricanes n’ont concédé que 613 tirs aux clubs rivaux, le plus bas total dans la LNH.

Bref, la brigade défensive du Canadien devra se montrer sous son meilleur jour, mais tout indique qu’elle pourra enfin compter sur le retour au jeu de Shea Weber, son capitaine et son chef de file à la ligne bleue, mardi face aux Hurricanes après une absence de près d’un an.

Par ailleurs, il n’est pas impossible de revoir Paul Byron d’ici la fin de la prochaine semaine. Le rapide attaquant vient de rater les 13 dernières parties du Canadien et n’a pas joué un seul match en novembre.

Les Rangers de New York, samedi, et les Sénateurs d’Ottawa, le 4 décembre, compléteront le menu de ce long séjour à domicile.

Canadien

CH 2/Bruins 3: Drouin qui rit, Drouin qui pleure...

MONTRÉAL — De la façon qu'il a joué en troisième période samedi soir, le Canadien de Montréal aurait mérité un meilleur sort. Jonathan Drouin aussi d'ailleurs.

John Moore a trouvé le fond du filet avec 2:57 à jouer à la troisième période et il a permis aux Bruins de Boston d'arracher une victoire de 3-2 au Centre Bell.

Moore a inscrit son premier but de la saison pendant la deuxième moitié d'une double mineure à Drouin pour bâton élevé à l'endroit de David Backes.

Ce but est venu gâcher une superbe remontée du Canadien, qui a effacé un recul de 0-2 après 40 minutes de jeu.

Drouin avait été l'artisan de ce retour grâce à un but de toute beauté, son neuvième de la saison. Tomas Tatar (10e) a ensuite créé l'égalité moins de quatre minutes plus tard.

Mais c'est la punition de Drouin, davantage que son but spectaculaire et ses sept tirs vers Tuukka Rask, qui a retenu l'attention.

Malgré la déception, Drouin était présent dans le vestiaire, mais il était évident qu'il aurait voulu être ailleurs.

«Il s'en venait vers moi, je ne voulais pas le 'pogner' dans le visage. Point final», a-t-il répondu à une première question, assis devant son casier.

«Je ne commenterai pas sur les punitions et sur les arbitres ce soir», a-t-il rétorqué à une autre question.

Lors de son point de presse, l'entraîneur-chef Claude Julien n'a pas fait de détour lorsqu'est venu le temps de commenter la punition à son talentueux attaquant.

«Une punition à ce temps-là du match, c'est une punition que tu ne veux pas prendre. S'il a dit 'it's on him', il a raison. Dans un match où on revient de cette façon pour annuler, il faut vraiment être discipliné. Même s'il (Backes) est venu vers lui, il lui a donné un double-échec au visage et c'est un quatre minutes. C'est quelque chose qu'on ne peut pas continuer à faire si on veut gagner des matchs. On a besoin de la meilleure discipline, et c'est la discipline de tout le monde.»

Backes et Jake DeBrusk, tous deux en première période, ont réussi les autres buts des vainqueurs contre Carey Price, qui a réalisé 32 arrêts alors que son rival Tuukka Rask en a effectué 31.

Backes a aussi participé au filet victorieux tandis que David Krejci récoltait deux mentions d'aide.

Le Canadien vient de compléter une semaine difficile marquée par quatre défaites en autant de sorties, dont deux en prolongation. Et contre les Bruins, il n'a même pas pu aller chercher un point boni qui aurait été fort utile contre un rival de sa section.

«C'était un match important. C'est vraiment décevant de les voir venir ici et récolter deux points pendant que nous n'en obtenons aucun. C'est une équipe que nous voulons dépasser au classement. Ce n'est vraiment pas un bon feeling», a commenté Brendan Gallagher.

Backes, auteur de deux saisons de 31 buts avec les Blues de St. Louis, a inscrit son premier filet de la saison à la suite d'une gaffe de Jesperi Kotkaniemi à sa ligne bleue.

Exactement une minute 41 secondes plus tard, DeBrusk obtenait son 10e de la saison après avoir reçu une belle passe du défenseur Torey Krug.

But refusé

Peu énergiques en deuxième, les joueurs du Canadien sont sortis de leur torpeur dès les premiers instants du troisième vingt.

Ils ont d'abord cru avoir coupé l'avance de leurs rivaux de moitié quand Artturi Lehkonen a poussé la rondelle dans le filet après seulement 28 secondes de jeu. Le but a été refusé quand les arbitres ont jugé que Lehkonen avait poussé Rask dans le filet pendant que celui-ci était en possession de la rondelle.

Au lieu de démoraliser les joueurs de Claude Julien, la décision leur a donné encore plus de mordant. Quatre minutes plus tard, Kenny Agostino a forcé Rask à réaliser son meilleur arrêt du match avec son bloqueur après une belle passe de Nicolas Deslauriers.

Là encore, le Canadien n'a pas baissé les bras et a continué de mettre de la pression. Ses efforts ont porté fruit quand Drouin a marqué le premier but du Canadien après avoir mystifié Krug, à 6:46.

Puis à 10:09 et avec six secondes à écouler à une punition à Pastrnak, Tatar a ramené tout le monde à la case de départ.