Même s'il n'a pas encore eu la chance de disputer un seul match en séries, Phillip Danault a vu de très près la conquête de la Coupe Stanley par les Blackhawks de Chicago il y a deux ans.

Une première pour Danault

Phillip Danault n'a jamais eu l'occasion de disputer un match des séries. Pas un. Mais il a vu de très près une conquête de la Coupe Stanley à Chicago, et à son avis, c'est quelque chose qui n'a pas de prix.
Ce serait encore mieux, remarquez, s'il pouvait vivre une telle conquête à titre de joueur régulier. Ce qu'il aura la chance de faire à partir de ce soir.
«J'étais membre de l'équipe d'entraînement des Blackhawks, et j'ai eu l'occasion de vivre ça jusqu'au bout, a-t-il raconté, mardi, à Brossard. C'était vraiment excitant, mais là, pour moi, c'est une autre affaire, parce que je fais partie de l'équipe. Je voulais avoir la chance de faire partie de l'équation, et ce sera le cas cette année.»
Ce sera le cas, en effet. En fait, pour quatre membres du Canadien, le match de ce soir au Centre Bell, le premier de cette série contre les Rangers de New York, sera un premier match à vie en séries. Danault a bel et bien disputé 32 rencontres dans le maillot des Hawks, mais aucun lors de la «vraie» saison.
Quand les Hawks ont soulevé une troisième Coupe Stanley en six saisons au printemps 2015, Danault était bel et bien là, mais il était en retrait, en se contentant d'un rôle de spectateur avec les jeunes espoirs de l'organisation. Mais il a appris.
«J'ai appris que ce n'est jamais fini en séries, a-t-il ajouté. Je me souviens entre autres d'un match contre Anaheim, l'équipe avait gagné en deuxième période de prolongation. J'ai compris que les séries, c'est un autre niveau, c'est à ce moment-là, la vraie saison. Les 82 matchs de la saison régulière, c'est pour se préparer en vue des séries.
«Je ne vais rien changer, je vais jouer comme je l'ai fait durant toute la saison. C'est juste que l'intensité va être plus élevée. Mais je vais rester moi-même. La pression, elle est la même, on compose avec ça toute l'année, ce n'est rien de différent parce que c'est les séries.»
En plus de Danault, Andreas Martinsen, Paul Byron et Artturi Lehkonen vont eux aussi vivre une première expérience en séries mercredi soir (on peut ajouter le nom du gardien Al Montoya à cette liste, malgré son rôle d'adjoint à Carey Price).
Lehkonen, lui, a vécu la magie des séries il y a un an, dans la ligue d'élite de Suède. «Tout, absolument tout, avait fini par fonctionner pour moi», se souvient-il.
Les souvenirs du passé
Lehkonen, que Claude Julien a comparé à Loui Eriksson, «mais avec un plus grand potentiel offensif à cause de sa vitesse», estime que la saison qui vient de se terminer ne veut plus rien dire au moment d'affronter les Rangers. «Je sais que les séries, c'est quelque chose de différent, mais je ne suis pas du tout nerveux. J'essaie seulement de ne pas trop y penser! Mais je vais avoir quelques papillons dans l'estomac avant le début du match.»
Les séries, c'est aussi un peu les souvenirs du passé, des souvenirs qui peuvent inspirer. Ainsi, quand on lui demande de fouiller un peu dans son tiroir à souvenirs, Phillip Danault évoque les séries du Canadien lors du printemps 2010, et aussi les surprises provoquées contre les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh. «Ça prouve que tout peut arriver», a ajouté l'attaquant québécois, avec une bonne dose d'optimisme.
Des 24 partout
Les séries commencent : préparez-vous à voir le chiffre 24 partout. Et on ne parle pas de la caisse de bières que vous achèterez pour la visite qui viendra regarder les matchs à la maison! Coup d'oeil sur le chiffre qui hante tant de partisans du Canadien. Numérologie, quand tu nous tiens...
Passé glorieux
S'il y a une statistique facile à retenir au hockey, ce sont les 24 Coupes Stanley du Canadien. Pourquoi? Parce que ça fait 24 ans que le chiffre ne bouge pas! Malgré la disette, le CH demeure impossible à rejoindre, puisque les Maple Leafs de Toronto les suivent avec 13 saladiers.
Léthargie nationale
Comme le Tricolore est aussi la dernière équipe canadienne à avoir soulevé le trophée, la léthargie canadienne date aussi de 24 ans. Les derniers représentants de l'unifolié à avoir disputé la finale : les Canucks de Vancouver, en 2011. Les Sénateurs d'Ottawa (2007), les Oilers d'Edmonton (2006), les Flames de Calgary (2004) et les Canucks (1994) se sont aussi cassé les dents en finale depuis.
Phillip Danault
Pour 2016-2017, le numéro 24 est dignement représenté par Phillip Danault, un joueur qui, à l'image de l'équipe, a excédé les attentes cette saison. Danault a d'ailleurs 24 ans et - tiens donc est né... le 24 février. Brendan Gallagher, Nathan Beaulieu et le pauvre Nikita Nesterov ont également 24 ans.
Un numéro quelconque
Avec ses succès, Danault redonne au 24 ses lettres de noblesse, car ce numéro a plus ou moins été synonyme de succès ces dernières années. Le dernier à l'avoir porté : Jarred Tinordi, un joli coup d'épée dans l'eau du Canadien au repêchage. Avant lui : le modeste Jeff Halpern, un Mathieu Schneider en fin de carrière, les anonymes Alex Henry et Todd Simpson, de même qu'Andreas Dackell, un joueur qui faisait son possible.
L'ingrédient manquant?
À l'inverse, lors des deux dernières conquêtes de la Coupe Stanley, le 24 était porté par des éléments grandement utiles au CH. En 1986, il était sur le dos de Chris Chelios, qui en était à une deuxième saison complète, mais qui animait déjà l'attaque du Tricolore. Sept ans plus tard, le sourire de Lyle Odelein menait l'équipe aux grands honneurs.  La Presse

Pacioretty sera à son poste

Max Pacioretty
Il y a eu un petit silence sur la glace du centre d'entraînement de Brossard, mardi matin, quand Max Pacioretty a été atteint au visage par le bâton de Michael McCarron. Le capitaine a dû quitter la patinoire pour rentrer au vestiaire, et on ne l'a pas revu. Malgré cet incident, l'état du capitaine n'inspire aucune crainte, selon l'entraîneur Claude Julien, qui a estimé que Pacioretty serait à son poste comme prévu lors du premier match contre les Rangers. «On est très optimiste qu'il sera en mesure de jouer», a expliqué l'entraîneur du CH, en ajoutant que son capitaine allait de nouveau être examiné par le personnel médical de l'équipe en raison d'une coupure au visage. La Presse

Benn de retour au jeu

Jordie Benn sera de retour dans l'alignement du Canadien mercredi soir.
Jordie Benn, qui a raté les six derniers matchs de la saison en raison d'une blessure, sera de retour dans l'alignement du Canadien mercredi soir. «Il est remis à 100 %, tous nos joueurs sont prêts à jouer, à part Emelin», a ajouté l'entraîneur Claude Julien, qui devrait amorcer le match avec Benn dans son deuxième duo défensif, en compagnie de Jeff Petry. Emelin a raté l'entraînement de mardi et ne sera pas sur la glace du Centre Bell mercredi soir. Le défenseur russe s'est blessé mercredi dernier lors d'un match à Buffalo contre les Sabres. La date de son retour au jeu demeure inconnue. La Presse