Le Tricolore a offert un essai à l'ancien défenseur des Devils du New Jersey et de l'Avalanche du Colorado, Éric Gélinas.

Un soulagement pour Éric Gélinas

C'est seulement un essai, mais pour Éric Gélinas, c'est déjà beaucoup. À 26 ans, l'ancien défenseur des Devils du New Jersey et de l'Avalanche du Colorado commençait à se poser des questions. Il y avait déjà eu des rumeurs relativement au Canadien au cours de l'été, mais rien ne se confirmait, et les démarches de son agent avec quelques clubs d'Europe ne menaient nulle part.
Puis, lundi, le Canadien lui a finalement offert un essai. Aucun poste ne lui sera assuré, bien évidemment, mais à environ deux semaines de l'ouverture des camps d'entraînement dans la LNH, Gélinas aura au moins un chandail et un peu d'espoir.
«C'est sûr que c'est un poids de moins sur mes épaules, a-t-il admis, mardi après-midi, en entrevue téléphonique. Je n'ai plus à me poser des questions et à me demander si quelqu'un va me donner une chance. Ce bout-là, ça fait du bien.»
Gélinas, qui a passé la dernière saison entre la LNH et la Ligue américaine dans l'organisation de l'Avalanche, pourrait toutefois avoir une arme de taille en sa possession en arrivant à Brossard : sa polyvalence. Au prochain camp du Canadien, les défenseurs gauchers vont se livrer une belle bataille, et Gélinas est autant à l'aise à la gauche qu'à la droite de la ligne bleue.
«J'ai joué à gauche au Colorado, et quand l'Avalanche m'a envoyé dans la Ligue américaine, je jouais à droite, a-t-il expliqué. Avec les Devils, je jouais à droite aussi. Ce n'est pas un problème pour moi.
«De ce que je comprends à la suite des discussions entre le Canadien et mon agent, je pense que la direction du Canadien va vraiment me donner une bonne occasion de me faire valoir. C'est à moi de saisir la chance qui me sera offerte.»
Le couteau entre les dents
Gélinas, de son propre avis, va se présenter au centre d'entraînement du club à Brossard avec le proverbial couteau entre les dents. Il admet d'ailleurs sans problème que les derniers mois, où il a été ignoré par toutes les équipes du circuit, l'ont un peu poussé à vouloir tout casser à l'entraînement.
«C'est la bonne chose dans tout ça... Quand j'allais au gymnase pour mon entraînement estival, il y avait pas mal de méchant à sortir! Alors, j'ai tout donné cet été à l'entraînement. Et là, je sors de mon entraînement estival et je me sens bien, je me sens prêt. Je sais que la suite des choses est entre mes mains.»