Après trois saisons avec le Lightning de Tampa Bay, Jonathan Drouin était bien heureux de s'amener avec le Canadien.

Ronde de golf gâchée par Bergevin!

Jonathan Drouin a dû revoir ses plans, jeudi. «J'étais sur la route pour aller jouer au golf avec des amis quand mon agent m'a appelé, puis Marc [Bergevin]», a raconté la nouvelle acquisition du Canadien. «C'est finalement une journée bien différente que ce que j'avais prévu, mais c'est encore mieux qu'une partie de golf.»
Drouin était encore au septième ciel lors de la conférence de presse en fin d'après-midi, au Centre Bell. «C'est tout un honneur. Pour moi, un jeune Québécois, c'est gros. J'ai encore le sourire. Ça fait trois heures que le sourire ne veut pas partir. Je suis bien heureux de venir ici à Montréal.»
Malgré l'ouragan dans lequel il s'est retrouvé, Drouin était capable de comprendre l'ampleur du moment. Rarement le Canadien a été en mesure de mettre le grappin sur un jeune talent local de son envergure dans les deux dernières décennies.
«J'en parlais avec mes parents et mes amis proches, c'est une opportunité rare», a rappelé Drouin. «Quand vous êtes jeunes, vous vous promenez dans la rue avec un chandail du Canadien, vous écoutez les matchs du Canadien. C'est quelque chose que nous faisions en famille. J'en parlais avec mon père. Nous sommes très contents.»
«Un peu surpris»
Drouin s'est dit «un peu surpris» d'avoir été échangé, mais il était au courant des rumeurs. Le Lightning était dans une position délicate autant au niveau de sa masse salariale que de sa liste de protection pour le repêchage d'expansion. Le dg Steve Yzerman a finalement sacrifié Drouin, qui avait déjà défrayé les manchettes après avoir été rétrogradé dans la Ligue américaine vers la fin de l'année 2015 et exigé une transaction au Lightning. 
«C'est difficile de dire si ce qui s'est passé cette année-là était la bonne chose à faire ou non, et j'en ai parlé plusieurs fois», a mentionné Drouin. «J'ai certainement grandi comme personne. Je suis allé à Syracuse, j'ai découvert une autre ligue, un environnement où les choses fonctionnent différemment. Je suis retourné à Tampa Bay et la dernière saison a été très bonne pour moi.»
Drouin jouera maintenant sous le microscope des amateurs du Canadien. La pression pourrait être intense si l'entraîneur-chef Claude Julien tente l'expérience de le placer au centre. «Je veux me nourrir de cette pression. J'ai joué à plusieurs reprises au Centre Bell en tant que visiteur et j'ai hâte de jouer pour l'équipe locale.
«J'arrive dans une très, très bonne équipe. Il y a Max Pacioretty, Carey Price, Shea Weber, la liste est longue. Je veux aider l'équipe, mais je ne serai pas seul à faire le travail ici. Il y a beaucoup de joueurs étoiles, de joueurs établis. Il y a des bons vétérans pour m'aider. J'ai trois ans d'expérience, mais je suis encore jeune.»