Robert Thomas a de bonnes chances d'être réclamé parmi les 15 premiers lors du repêchage de la LNH. Le Canadien, qui détient le 25e choix, pourrait faire des démarches pour améliorer sa position et mettre la main sur le centre des Knights de London, s'il est toujours disponible passé le 20e rang.

Repêchage: six cibles pour le Tricolore

Le Canadien repêchera au 25e rang lors de la première ronde du repêchage de la LNH, vendredi à Chicago. Voici six joueurs qui pourraient être dans la mire du dg Marc Bergevin et du recruteur Trevor Timmins.
Le choix rêvé
Le centre Robert Thomas rappelle Bo Horvat et il est en plein le genre de joueur que Trevor Timmins voudrait repêcher. Il y a de bonnes chances que l'attaquant des Knights de London soit réclamé parmi les 15 premiers, mais le sondage effectué par Bob McKenzie de TSN l'a conduit à le classer au 21e rang. La Centrale de recrutement l'a placé au 22e rang des patineurs nord-américains. S'il est toujours disponible dans ces eaux-là, ne soyez pas surpris si le Canadien fait des démarches pour améliorer son rang de sélection. Il faudrait que le CH cède l'un de ses choix de deuxième ronde pour s'avancer. L'attaquant de 6' et de 188 livres a récolté 16 buts et 50 passes en 66 matchs la saison dernière.
S'il est là, on le prend
Josh Norris (6', 192 lb) a plus de chances que Robert Thomas d'être encore disponible au 25e rang. Mais les astres devront être alignés, car d'autres formations aiment le centre américain, qui ira à l'Université du Michigan l'an prochain. Seules deux équipes ne l'ont pas interviewé au combine! Peut-être faudra-t-il que le CH s'avance d'un rang ou deux, mais si Norris est disponible sans qu'il ait à bouger, ça pourrait très bien être son choix. Il a marqué 12 buts et récolté 14 aides avec l'équipe américaine des moins de 18 ans, la saison dernière. «C'est un bon patineur avec de bonnes mains», observe Craig Button, analyste à TSN. «Il est très habile et très intelligent. Il pourrait être l'un de ces joueurs pour qui ce sera plus facile de jouer dans une ligue plus ordonnée. Ce ne sera pas un centre de premier trio, mais il pourrait être meilleur qu'un troisième.»
L'alternative au centre
Si Josh Norris a déjà été réclamé et que le Tricolore est déterminé à profiter de la manne de centres, il pourra se rabattre sur Morgan Frost (6', 170 lb), joueur en qui plusieurs équipes voient plutôt comme un choix de deuxième ronde. L'attaquant des Greyhounds de Sault Ste. Marie (20 buts et 42 aides en 67 matchs) n'est pas le choix le plus sûr en raison de son petit gabarit, mais il peut se développer de manière à devenir un attaquant top 6 dans la LNH. «S'il va au bout de son développement, il deviendra meilleur offensivement que Norris», nous a même dit un recruteur.
Le marqueur qui traîne
Il serait surprenant que le Canadien se tourne vers un ailier en première ronde, compte tenu de ses besoins, mais Jason Robertson (6'2", 192 lb) a marqué 42 buts en 68 matchs avec les Frontenacs de Kingston et il a le don d'être dangereux à chacune de ses présences. S'il parvient à améliorer son coup de patin, il pourrait s'avérer un choix payant en fin de première ronde. «Il a discrètement connu une très bonne première saison dans la Ligue de l'Ontario», note Dan Marr, directeur de la Centrale de recrutement de la LNH. «Il n'a pas eu beaucoup de reconnaissance à Kingston. Ce qui impressionne les recruteurs, c'est que c'est un marqueur naturel. Il a de bonnes mains, il a le don de se libérer et un sens du hockey qui ne s'apprend pas.»
Un défenseur offensif
Les centres et les défenseurs offensifs sont les atouts que toutes les équipes veulent, rappelait Trevor Timmins jeudi. «Le hockey d'aujourd'hui c'est la vitesse, le sens du hockey et les habiletés. Même pour un défenseur, c'est important d'être rapide pour récupérer les rondelles. Il faut penser vite et bouger vite. » C'est en plein dans ce moule qu'est bâti le Suédois Erik Brannstrom, dont le principal défaut est de ne mesurer que 5'9." Les succès de Ryan Ellis à Nashville sont là pour rappeler qu'un défenseur de ce gabarit peut aider son équipe. «Les équipes qui favorisent un jeu de possession de rondelle intelligent vont aimer Brannstrom», assure Jeff Marek, de Sportsnet. «Au Tournoi des Cinq Nations, il jouait comme si chacune de ses présences était sa dernière et il tentait toujours de provoquer quelque chose. Les recruteurs l'ont remarqué.»
À défaut de Brannstrom
Une autre option à la ligne bleue pour le Tricolore est Conor Timmins (6'1", 185 lb), des Greyhounds de Sault Ste. Marie. L'Ontarien décrit son style comme un croisement entre ceux de Shayne Gostisbehere et de Chris Tanev. Il dit avoir suffisamment amélioré son coup de patin pour que ce ne soit plus une lacune dans son jeu. On le projette comme un défenseur top 4, mais il bien difficile de voir quand il pourrait être réclamé entre le 17e et le 30e rang. «À mes yeux, Brannstrom est supérieur à Timmins. C'est le choix prudent typique. Il ne sera pas extraordinaire, il ne sera pas mauvais. Il va être correct... comme Noah Juulsen», juge Craig Button, analyste à TSN.