Jonathan Bernier a cédé seulement devant Tomas Tatar en fin de rencontre. Il a réalisé 42 arrêts et porté sa fiche en carrière face à la Sainte-Flanelle à 3-11-3.

Red Wings 2/ Canadien 1: Bernier s'impose avec 42 arrêts

MONTRÉAL — Le Canadien est tombé dans le piège samedi soir au Centre Bell.

La formation montréalaise n’a pas joué avec son aplomb des dernières semaines lors des deux premières périodes et les Red Wings de Detroit en ont profité pour s’imposer 2-1.

«Si je le mentionne, c’est parce que je le crois, il y a la parité dans la ligue, a insisté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Même si les Red Wings avaient seulement huit victoires avant le match, ils avaient quand même battu une bonne équipe en les Jets de Winnipeg à leur dernière sortie.

«Ils ont de bons patineurs même si nous savons qu’ils sont en reconstruction. Ça ne pardonne pas la défaite. Ça veut plutôt dire que si vous n’êtes pas prêts à jouer à la hauteur de vos capacités, ces choses-là vont arriver.»

Mike Green a récolté un but et une aide, tandis que Tyler Bertuzzi a aussi touché la cible pour les Red Wings (9-22-3), qui ont gagné un deuxième match de suite après avoir connu une série de 12 défaites.

Jonathan Bernier a cédé seulement devant Tomas Tatar en fin de rencontre. Il a réalisé 42 arrêts et porté sa fiche en carrière face à la Sainte-Flanelle à 3-11-3.

Du côté du Canadien (15-12-6), Carey Price a accordé deux buts sur 20 tirs.

«On peut donner crédit au gardien adverse, qui a été très bon. Mais en même temps, il faut se regarder dans le miroir et se demander ce que nous aurions pu mieux faire, a rappelé Julien. Dans les situations de bagarre pour la rondelle, j’ai trouvé que nous avons manqué d’ardeur pendant les deux premières périodes.»

Les Red Wings ont vite ouvert la marque après 3:21 de jeu, quand Dylan Larkin a volé le disque à Shea Weber derrière le filet du Canadien pour mettre la table pour le 11e filet de Bertuzzi cette saison.

Phillip Danault a obtenu deux chances de répliquer rapidement. Son tir de l’enclave a atteint Larkin lors de la première occasion, puis il a été frustré par Bernier en échappée, alors que le Canadien jouait en désavantage numérique.

Le Canadien a aussi cogné à la porte tard en première période lors d’une supériorité numérique. Son manque de synchronisme l’a toutefois empêché de retraiter au vestiaire dans une impasse.

La deuxième période a été plutôt tranquille, à part une petite échauffourée entre l’attaquant des Red Wings Anthony Mantha et le défenseur du Canadien Jeff Petry.

Le Tricolore est sorti en force en troisième période, mais Bernier a été spectaculaire. Il a réservé ses plus beaux arrêts à Suzuki et Brett Kulak sur la même séquence après un peu plus de deux minutes de jeu, dont l’un en étirant le bras gauche sur la glace.

Bernier a été récompensé par ses coéquipiers quelques minutes plus tard. Green a creusé l’écart à 2-0 en avantage numérique, grâce à un puissant tir sur réception. La recrue Riley Barber était au banc des punitions, à la suite d’une décision contestable de l’un des arbitres.

Le Tricolore a bourdonné autour du filet des Red Wings après avoir remplacé Price par un attaquant supplémentaire. Tatar a réduit l’écart à un seul but avec 46,4 secondes à faire, mais Bernier a eu le dernier mot.

Après la rencontre, le Canadien a rappelé l’attaquant Lukas Vejdemo du Rocket de Laval et cédé le défenseur Otto Leskinen. Plus tôt dans la journée, le Tricolore avait rappelé le gardien Charlie Lindgren et rétrogradé Cayden Primeau.

Le Canadien s’envolera dimanche pour Vancouver, là où il affrontera les Canucks, mardi. Il fera ensuite des arrêts à Calgary, jeudi, à Edmonton, samedi prochain, et à Winnipeg, le 23 décembre.

Échos de vestiaire

Phillip Danault était déçu du début de match du Canadien:

«J’ai trouvé qu’ils sont sortis plus fort que nous et ça aurait dû être le contraire. Nous aurions dû donner le ton au match.»

Nick Suzuki a donné crédit à Jonathan Bernier pour le résultat du match:

«Il a été bon. La rondelle le frappait ou il faisait de bons arrêts. Nous avons eu quelques chances en or à l’embouchure du filet. Sur la mienne, j’aurais dû trouver un moyen de marquer. Parfois, il faut lever notre chapeau.»

Jonathan Bernier, qui est natif de Laval, était heureux de gagner un autre match devant parents et amis au Centre Bell:

«C’est certain que c’est spécial de gagner où je viens. (...) Au début de ma carrière, je me mettais plus de pression quand je jouais à la maison. Même avant mes deux premières victoires, j’avais connu de bons matchs sans l’emporter. Les deux dernières fois, la chance est allée de mon côté.»