L'attaquant Alexander Radulov a récolté 39 points à ses 49 premiers matchs et seulement 9 lors des 20 suivants. De plus, le dernier filet du Russe remonte au 27 février.

Radulov jure ne pas avoir «frappé le mur»

Dans le milieu du hockey, on dit souvent que les joueurs qui ne sont pas habitués au rythme effréné de la Ligue nationale finissent toujours par «frapper un mur». À l'aube du 75e match de la saison du Canadien, la question se pose : Alexander Radulov a-t-il frappé le mur?
Les récents chiffres, en tout cas, laissent croire que oui. À sa première saison complète dans la LNH en neuf ans, l'attaquant de 30 ans vit certainement ses moments les plus difficiles de la saison. 
Au fil de ses 49 premiers matchs, Radulov avait récolté 12 buts et 39 points. Lors des 20 suivants, il s'est contenté de trois buts et six aides. De plus, quatre de ses neuf points ont été inscrits le 27 février contre les Devils, une rencontre lors de laquelle il a enregistré son dernier but.
Peut-être ne s'agit-il que d'une coïncidence, mais cette baisse de régime a commencé au moment où Radulov entamait son 50e match de la saison. Or, lors de ses huit saisons dans la KHL, il n'a jamais joué plus de 54 rencontres. 
Est-ce que le saut de la KHL à la LNH est un peu plus difficile que prévu, surtout juste ici, en fin de saison? Quand on lui pose la question, Radulov se contente de hausser les épaules.
«Tout le monde est dans le même bateau», a-t-il offert comme réponse, vendredi au centre d'entraînement du club à Brossard. «À travers la ligue, tous les joueurs doivent composer avec le même calendrier. Ce n'est pas seulement moi, et je ne vais pas me servir de ça comme excuse.
«Il y a des matchs plus difficiles et il y a des matchs où je ne veux pas dire que c'est facile, mais il y a des matchs où tout tombe en place», estime Radulov. «La clé, c'est de ne pas lâcher.»
«Des buts de vidange»
Au terme du match de jeudi soir au Centre Bell - une défaite de 4-1 face aux Hurricanes de la Caroline -, Phillip Danault a, sans le moindre détour, qualifié son jeu de «pourri». Les deux autres membres de ce premier trio, Radulov et Max Pacioretty, savent que ça ne peut plus durer si vraiment l'équipe veut avancer ce printemps.
«Le match de jeudi soir fut difficile pour notre trio et aussi pour moi», a reconnu Radulov. «Il faut travailler pour s'en sortir. Le prochain match est un autre match, et je sais que l'équipe a besoin de nous.
«Il faut obtenir des buts de vidange, obtenir un bond chanceux de la rondelle, n'importe quoi. Notre production récemment n'est pas celle que l'on voudrait avoir, mais c'est ça le hockey parfois. »
Pacioretty, lui, reconnaît que les derniers matchs n'ont pas été si faciles, mais il refuse de s'en faire pour autant. «Ça viendra. Radulov et moi-même, on est deux joueurs qui sont fiers de leur jeu offensif. C'est une longue saison, c'est 82 matchs, et des relâchements, ça arrive.»
Reste à voir si Danault sera encore le joueur de centre choisi afin de relancer et Pacioretty et Radulov lors du match de samedi contre les Sénateurs d'Ottawa, ou même lors des prochains jours. À l'entraînement de jeudi, en tout cas, ce trio-là était intact.
Mais peu importe, Radulov assure qu'il n'est pas en train de crouler sous la pression... ni sous la fatigue. «Ce n'est pas de la fatigue que je ressens», a-t-il ajouté. «Mais ce n'est pas facile non plus de jouer tous les matchs avec la même intensité. Ce que je sais, c'est qu'il faut continuer à bagarrer et ça va finir par rapporter, éventuellement.»  Avec La Presse canadienne
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Melnyk dégoûté
Le défenseur des Sénateurs Marc Méthot a quitté la patinoire avec son doigt ensanglanté, jeudi soir. Les responsables de la discipline dans la LNH ont choisi de ne pas punir Sidney Crosby pour le coup de bâton qui a causé la blessure. Eugene Melnyk est dégoûté. «Il faut envoyer ces joueurs-là réfléchir», a lancé le propriétaire des Sénateurs. «Un ou deux matchs, ce n'est pas suffisant. Il faudrait des suspensions d'au moins 10 parties. Tu m'enlèves un gars, je veux t'enlever ton gars. C'est mon attitude», a-t-il déclaré dans une entrevue accordée à TSN 1200. Il n'avait pas fini. Sans nommer Crosby, il a parlé «d'un joueur que tout le monde connaît. Un braillard de première classe. Pour que ces gars-là comprennent, il faut s'en prendre à leurs portefeuilles. Ils ne comprendront pas, sinon.»  Sylvain St-Laurent (Le Droit)
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Les vendredis se suivent...
Les vendredis se suivent et se ressemblent pour l'entraîneur-chef Claude Julien. Comme ce fut le cas la semaine dernière, il a dû répondre à bon nombre de questions en prévision d'un duel contre les Sénateurs d'Ottawa avec, comme enjeu, le premier rang de la section Atlantique. Tout comme il l'avait fait à la veille de la première de deux rencontres en deux soirs, il y a une semaine, Julien a essayé de relativiser l'importance de ce duel. «La semaine dernière, on a fait une grosse histoire avec ça et on revient avec les mêmes questions. Je vais répéter ce que j'ai dit : on aimerait finir le plus haut possible au classement parce que ça nous donne l'avantage de la glace. Mais en même temps, ce n'est pas la fin du monde. Ce qui est important aujourd'hui, c'est de se qualifier pour les séries.» Le rendez-vous contre les Sénateurs pourrait signifier le retour du défenseur Nathan Beaulieu et de l'attaquant Dwight King. Lors d'une énergique séance d'entraînement, vendredi, Beaulieu a remplacé Brandon Davidson aux côtés de Jordie Benn. Ce qui est sûr, c'est que Carey Price sera le gardien.  La Presse canadienne