Carey Price bloque un lancer de Brayden Point.

Price sur une lancée

Carey Price est en train de préparer le terrain pour connaître un grand printemps. Même s'il n'a pas été aussi sollicité que son vis-à-vis, Andrei Vasilevskiy, le gardien du Canadien a eu son mot à dire dans la victoire de 2-1 sur le Lightning de Tampa Bay, samedi.
Alexander Radulov célèbre son but en prolongation devant Jonathan Drouin, du Lightning.
Price a contribué à maintenir la marque à 0-0 tôt en deuxième période, en frustrant le joueur de l'heure dans la LNH, Nikita Kucherov. «C'est Carey. On joue très bien et il est un morceau central de cette équipe. C'est ce que tu attends de tes meilleurs joueurs. Quand il est dans sa zone comme ça, ça se voit et ça déteint sur nous», a souligné Max Pacioretty, qui a complété le match avec deux mentions d'assistance et qui a obtenu au moins un point dans un quatrième match consécutif.
«On ne sait jamais à quoi s'attendre dans ces situations, mais on n'a pas du tout levé le pied. On a bien répondu après une soirée haute en émotions jeudi, quand on a confirmé notre place en séries. On avait beaucoup de questions des médias à ce sujet. Mais de sortir ce soir de cette façon, c'était impressionnant», a noté le capitaine.
Price n'a reçu que 22 tirs, mais quand un gardien donne aussi peu de retours, il fait forcément son bout de chemin pour aider son équipe à limiter le nombre de rondelles dirigées vers son filet! Avec tout ça, il est maintenant rendu à 17 matchs de suite où il a accordé trois buts ou moins.
Cette séquence s'est amorcée à la mi-février, soit quand Claude Julien est arrivé en poste. Price avait d'ailleurs accordé quatre buts dans chacun des trois derniers matchs sous Michel Therrien. Quand on dit que le vent a tourné...
On notera au passage que lors de la saison écourtée de 2013, Price avait perdu ses moyens en mars et avait connu un mois d'avril atroce. Il avait alors terminé les séries avec une moyenne de 3,26 et une efficacité de ,894. Ça s'était terminé en cinq matchs pour le Canadien.
En revanche, l'homme masqué avait conclu les saisons 2013-2014 et 2014-2015 en force. Au printemps 2014, il avait fallu une blessure pour l'arrêter en finale de l'Est, tandis qu'en 2015, les Montréalais avaient tout simplement été victimes de leur manque d'attaque. Mais dans les deux cas, Price était au sommet de son art. À moins d'une catastrophe dans les quatre derniers matchs, il amorcera les séries sur une lancée.
Bonne soirée de Radulov
Parlant de préparer les séries, le trio formé de Pacioretty, Phillip Danault (13e but) et Alexander Radulov (17e but) le fait à merveille. Mais le cas de Radulov est particulièrement intéressant.
Tous retiendront évidemment son but de la victoire en prolongation, un jeu qui a bien montré à quel point Radulov et Pacioretty se repèrent facilement sur la patinoire. Mais avant même d'avoir marqué ce but, le Russe connaissait un fort match.
Au dernier tiers notamment, il a grandement souffert pour bloquer un tir, qu'il a reçu dans le ventre. Malgré la douleur, Radulov a maintenu la pression à la ligne bleue en compagnie de Paul Byron, ce qui a permis à ce dernier de partir en échappée. Bref, une soirée assez complète pour le 47!
La dernière participation de Radulov aux séries de la LNH, en 2012, a laissé des gens qui sont probablement encore amers à Nashville. À en juger par la façon dont il conclut le calendrier, il semble vouloir se donner toutes les chances de faire oublier ces mauvais souvenirs.
Les hommes de Claude Julien disputeront leur prochaine partie lundi soir, contre les Panthers de la Floride.
Ce qu'ils ont dit...
«Il a été très important pour nous en fin de saison, sans aucun doute. On dirait que tous ses buts sont cruciaux.»
- Jon Cooper, au sujet de Yanni Gourde, auteur du but égalisateur en troisième
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«Radulov aime jouer au hockey et il adore venir à la patinoire C'est un bon gars d'équipe et tout ce qu'il veut faire, c'est gagner.»
- Claude Julien
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«On parle, on regarde des vidéos pour comprendre ce qu'on doit mieux faire. Ça fonctionne bien.»
- Alexander Radulov, au sujet de Phillip Danault
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700 lb!
Claude Julien a composé un quatrième trio poids lourd, samedi: Dwight King (229 lb), Michael McCarron (231 lb) et Andreas Martinsen (220 lb). Le trio a rappelé à l'entraîneur-chef de bons souvenirs des séries de 2004. «Quand j'étais avec le Canadien la première fois, on jouait contre Boston et j'avais parlé du trio de [Joe] Thornton, [Mike] Knuble et [Glen] Murray comme la ligne de 700 livres. On l'a de notre côté cette fois-ci, ou près de 700 livres! On s'est grossi, c'est certain. Mais ce que j'aime, c'est que ces gars-là peuvent jouer du bon hockey aussi.»