En six rencontres depuis le 18 février, Carey Price occupe le deuxième rang dans la LNH pour la moyenne de buts alloués (1,47) et le troisième échelon pour le taux d'efficacité (,947).

Price retrouve son aplomb

Avant que le Canadien ne vienne à bout des Predators de Nashville pour obtenir un quatrième gain consécutif, jeudi, il fallait remonter au milieu du mois de novembre pour retracer une telle série de succès. C'est peut-être un hasard, mais ces deux séquences coïncident avec les meilleurs moments de Carey Price cette saison.
Depuis le 18 février, le gardien du Tricolore occupe le deuxième rang dans la Ligue nationale pour la moyenne de buts alloués (1,47) et le troisième échelon pour le taux d'efficacité (,947) en six rencontres. Ce sont des statistiques qui ressemblent étrangement à celles qu'il avait compilées lors de ses 10 premières sorties de la saison (1,40 et ,957), lors desquelles il n'avait subi aucun revers.
Lors des six matchs auxquels il a participé depuis le premier de Claude Julien à la barre de l'équipe - le 18 février, justement -, Price a reçu une moyenne de 28,33 tirs par partie. En guise de comparaison, il avait été appelé à repousser plus de 32 rondelles par rencontre entre la mi-octobre et la mi-novembre.
«Carey a été extraordinaire. Mais si vous posez la question à Carey, il pourrait vous dire qu'il n'est pas tenu aussi occupé. Nous minimisons les chances de marquer et les tirs contre lui», a répondu Julien lorsqu'un journaliste lui a demandé quel était le rôle du gardien du Canadien dans l'actuelle série victorieuse. 
«Carey est un élément très important de notre formation et chaque équipe qui connaît du succès compte sur un grand gardien de but», a ajouté Julien. «Nous ne sommes pas différents.»
Jeff Petry a abondé dans le même sens dans le vestiaire du Canadien, vendredi. «Price est l'un des meilleurs gardiens au monde, sinon le meilleur. Depuis le changement d'entraîneur, nous nous concentrons sur un jeu défensif beaucoup plus étoffé et nous tentons d'éliminer les chances de qualité. Mais "Pricer" est un grand compétiteur, et nous abordons une période cruciale dans la saison. Nous le savons, il le sait, et il n'y a pas de doute qu'il a élevé le niveau de son jeu.»
Les récentes prestations de Price coïncident aussi avec le retour du congé obligatoire du Canadien, entre les 13 et 17 février. «Carey a joué beaucoup de hockey. Il est allé au Match des étoiles pendant notre seule pause précédant notre semaine de trêve», a rappelé Max Pacioretty. «Je suis certain que le congé de cinq jours a fait des merveilles pour son corps.
«Pour lui avoir parlé, je sais qu'il se sentait beaucoup mieux au retour de la pause», a précisé le capitaine. «Mais même lorsque les choses n'allaient pas aussi bien, il jouait très bien mais il a été victime de quelques bonds malchanceux.»
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Nouveau contrat pour Terry
Le Canadien a accordé à Chris Terry une prolongation de contrat d'une saison, à un volet. L'attaquant de 27 ans, qui était susceptible de devenir joueur autonome sans compensation à la fin de la saison, touchera un salaire de 650 000 $US comparativement à 600 000 $ en 2016-2017. Il a inscrit deux buts et deux mentions d'aides en 14 matchs avec le CH cette saison. Actuellement avec les IceCaps de St. John's, l'Ontarien affiche une récolte de 21 buts et 29 aides en 38 parties. Mercredi, il a été nommé joueur par excellence de février dans la Ligue américaine, après avoir obtenu 9 buts et 18 points lors du dernier mois.
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Julien de plus en plus à l'aise
Alors que le Canadien entamera un périple de quatre matchs à l'étranger samedi à New York, contre les Rangers, Claude Julien devrait compter sur 25 joueurs à sa disposition, comme ce fut le cas jeudi. Il n'a toutefois pas encore pris de décision au sujet des quatre joueurs acquis mercredi. «Je veux leur donner la chance de s'intégrer dans la formation, et le voyage va nous donner l'occasion de nous resserrer et d'apprendre à nous connaître davantage.» L'entraîneur-chef dit se sentir de plus en plus à l'aise derrière le banc de l'équipe. «Je connais mieux les joueurs, et dans certaines situations de match, je peux mieux gérer mon banc. Je connais les forces et les faiblesses un peu plus. C'est sûr qu'on a ajouté des joueurs et il faudra les connaître un peu mieux. On va prendre le temps de les connaître, de les intégrer et de leur donner une chance de se faire valoir.»