Bien que Max Pacioretty (à gauche) s'explique mal les pertes de l'attaquant Alexander Radulov et du défenseur Andrei Markov, le capitaine du Canadien préfère rester prudent dans son évaluation du travail de Marc Bergevin au cours de l'été.

Pacioretty refuse d'évaluer son DG

À la suite des nombreux mouvements de personnel estivaux du Canadien, le capitaine Max Pacioretty s'est dit incapable d'affirmer si l'équipe s'était améliorée en vue de la prochaine saison, jeudi.
Prudent dans son évaluation du travail du directeur général Marc Bergevin, Pacioretty n'a pas commenté les arrivées des Ales Hemsky, Karl Alzner, Mark Streit et David Schlemko, préférant retourner les projecteurs sur la plus grosse acquisition de la formation montréalaise pendant l'entre-saison, soit celle de Jonathan Drouin.
«Je ne sais pas [si l'équipe s'est améliorée]. On verra. Notre travail est de faire ce qu'on peut avec les joueurs qui sont sur la glace. On ne se mêle pas de l'aspect business du sport. Mais je connais "Jo", puisque je m'entraîne avec lui tous les jours. Je suis très excité de jouer avec lui. Je pense qu'il va apporter beaucoup à notre équipe», a raconté l'Américain de 28 ans, qui participait au Pro-Am Gagné-Bergeron, à l'invitation de son ancien coéquipier David Desharnais, au Complexe sportif de L'Ancienne-Lorette, jeudi.
Pacioretty s'explique tout de même mal les pertes de l'attaquant Alexander Radulov et du défenseur Andrei Markov. Il préfère toutefois tourner la page sur ce chapitre.
«Ce sont deux excellents joueurs et on souhaitait tous qu'ils soient de retour, mais ce n'est pas arrivé. Ce n'est pas vraiment mon travail de spéculer à savoir pourquoi, ou ce qui n'a pas fonctionné, mais c'est mon job de passer à autre chose avec l'équipe que nous avons et de me concentrer sur ce qu'on peut accomplir ensemble. Avec un peu de chance, on va atteindre notre but», a-t-il espéré.
Signature rassurante
Le capitaine demeure néanmoins convaincu que le Canadien forme une bonne équipe «depuis un petit moment déjà», puisqu'il compte sur l'un des meilleurs joueurs de la LNH en Carey Price. Après des mois de spéculations, ce dernier s'est vu concéder une extension de contrat de huit ans évaluée à 84 millions $, en juillet.
«On ne voyait pas ça comme une distraction, mais davantage comme des rumeurs extérieures... C'est juste agréable de savoir que Carey sera toujours là derrière nous, à défendre notre filet, peu importe qui sera dans l'équipe. Il est l'un des meilleurs joueurs au monde. Sa signature à long terme nous apporte un certain confort en tant qu'équipe. À titre de coéquipier, mais encore plus à titre d'ami, je suis très excité pour lui», a soutenu l'auteur de 35 buts et de 32 passes, en 2016-2017.
Face à des Maple Leafs améliorés et un Lightning pouvant miser sur le retour de Steven Stamkos, le Canadien aura fort à faire pour se mériter une place en séries, la saison prochaine. «On ne peut pas penser à ça. On ne peut pas contrôler ce que les Maple Leafs font. On ne peut pas contrôler qui se blesse. Tout ce qu'on peut contrôler, c'est nous-mêmes et la façon dont nous abordons chaque jour. On ne doit se préoccuper que de notre propre jeu.»
Pacioretty croit que l'entraîneur-chef Claude Julien, qui amorcera la campagne avec l'équipe pour la première fois, aura son mot à dire dans les succès de ses troupiers. «J'aime beaucoup "Coach Julien". Il m'a appris beaucoup dans la courte période de temps depuis qu'il est de retour à Montréal et il est toujours très franc avec moi. Je compte continuer de bâtir cette relation avec lui. En tant qu'équipe, nous pouvons utiliser ses forces pour les ajouter à notre jeu.»
Quant à Pacioretty, il entend continuer d'exercer un leadership discret, tout en visant une amélioration constante dans sa fonction de capitaine. «Je vais me contenter de reprendre mes activités de tous les jours et de demeurer authentique. Si je me suis amélioré et que j'ai grandi dans mon rôle, c'est quelque chose qui ne se discerne pas. C'est quelque chose qui doit arriver naturellement. On ne peut pas forcer ça...»