Brendan Gallagher tente de récupérer la rondelle devant le gardien des Blackhawks de Chicago, Corey Crawford, lors du match de mardi. Même s'il a perdu sa place en avantage numérique, l'ailier droit de 24 ans ne changera pas de style et continuera de se planter devant le but adverse le plus souvent possible.

Nouveau rôle, même style pour Gallagher

Mardi, le Canadien concluait son entraînement matinal en s'exerçant en avantage numérique. La première unité s'est exécutée, puis la deuxième. Pendant tout ce temps, Brendan Gallagher demeurait debout à la ligne bleue et regardait ses coéquipiers s'exécuter dans ce qui était jadis son rôle.
La saison dernière, Gallagher a été l'attaquant le plus utilisé de son équipe en avantage numérique (2:56) par match. Depuis sa deuxième saison, en 2013-2014, il faisait systématiquement partie de la première unité.
Voilà maintenant deux matchs de suite où il demeure cloué au banc pendant que son équipe attaque à cinq contre quatre. Difficile à accepter? «Non, tranche Gallagher», rencontré après la défaite de 4-2 contre Chicago, mardi soir. «Quand je suis arrivé dans la LNH, on m'a donné cette occasion. Brian Gionta occupait ce rôle et on lui avait retiré ces responsabilités [à ma faveur].
«Je l'ai vu à l'oeuvre, j'ai vu comment il a composé avec ça et comment il acceptait son rôle. Il demeurait un bon meneur. J'ai donc appris que peu importe dans quelle situation on te place, tu dois faire ton travail. Je suis capable de jouer en avantage numérique, mais si on me demande autre chose, je vais le faire.»
Même s'il n'a jamais été reconnu pour la qualité de ses tirs, Gallagher trouvait toujours le moyen de marquer à un rythme régulier. Il a conclu la campagne 2014-2015 avec 24 buts en 82 matchs, avant d'en enfiler 19 en 53 matchs l'an passé.
Cette année, le compteur est coincé à sept buts en 52 matchs. À ce rythme, il aura de la difficulté à atteindre la dizaine. D'où son retrait de l'avantage numérique.
Deux fractures
Selon l'ailier droit de 24 ans, ses deux fractures à la main gauche subies deux saisons de suite y sont pour beaucoup. «Je n'ai peut-être pas autant produit que par le passé. Mais je ne vais pas changer. Je fais encore ce que je faisais avant. J'ai subi deux blessures, je dois m'y habituer et trouver d'autres façons de battre les gardiens. Je pourrais mieux faire certaines choses, je peux travailler sur la précision de mes tirs. Mais c'est ma nouvelle réalité.
«J'ai subi deux opérations majeures, donc ma main a changé. Je dois m'y réhabituer. Mon tir n'est pas moins puissant qu'avant. C'est surtout la précision et le contrôle qui sont différents. Je me tiens dans les mêmes zones qu'avant. Le nombre de tirs et de chances de marquer est le même.»
Chose certaine, Gallagher n'a nullement l'intention de changer sa façon de jouer. D'ailleurs, on le voit encore fréquemment dans la bonne vieille peinture bleue, là où les coups viennent autant du bâton du défenseur que du bloqueur du gardien. «Depuis le début de la saison, je me répète que j'ai marqué des buts à tous les niveaux, toute ma carrière, en me fiant à mes instincts. Je ne dois pas changer ça et je dois continuer à jouer d'instinct.»
Malgré ses difficultés, Gallagher demeure un joueur utile. Il continue à livrer un effort exemplaire, accepte son rôle et ses qualités de meneur demeurent appréciées. Par contre, il vient aussi avec un contrat de 3,75 millions $ par saison, qui expire seulement en 2021.
Au rythme auquel il produit cette saison, la facture commence à être salée pour une équipe toujours à la limite du plafond salarial. Quand il évaluera son équipe cet été, Marc Bergevin devra certainement se demander s'il pourra retrouver un jour le Gallagher d'antan.
Markov veut jouer son 1000e match avec le CH
Andrei Markov préfère attendre les vacances avant d'entamer les discussions au sujet de son avenir au sein de l'équipe.
Andrei Markov veut poursuivre sa carrière dans l'uniforme du Canadien, mais il veut aussi attendre à la fin de la saison avant de discuter de la suite des choses.
C'est ce qu'a laissé entendre Sergei Berezin, son conseiller et ami. «Andrei est un Montréalais, et bien sûr qu'il aimerait poursuivre sa carrière avec le Canadien. Il a toujours été un homme loyal, et il rêve de gagner la Coupe Stanley avec le Canadien.» Le scénario de l'autonomie n'est pas envisagé. «Il veut pouvoir disputer son 1000e match dans la Ligue nationale avec le Canadien. Les blessures l'ont empêché d'atteindre cette marque cette saison.»
S'il ne rate aucun match d'ici à la fin de la saison, le défenseur conclura 2016-2017 avec 991 parties au compteur depuis ses premiers coups de patin dans la LNH, en 2000-2001. Au cours de la longue histoire du CH, seulement cinq joueurs ont pu réussir l'exploit hors du commun d'au moins 1000 matchs disputés avec l'équipe : Henri Richard, Larry Robinson, Bob Gainey, Jean Béliveau et Claude Provost.
Le joueur de 38 ans, un choix de sixième ronde en 1998, préfère attendre les vacances avant d'entamer les discussions au sujet de son avenir au sein de l'équipe. «Je parle souvent avec Andrei, et je peux vous dire que les histoires de contrat n'ont jamais été abordées. Pour le moment, toute son attention est centrée sur la fin de la saison, et aussi sur les séries qui s'en viennent», a expliqué Berezin. 
Markov demeure sans agent, lui qui avait demandé à Berezin de l'aider en 2014 lors des négociations de son contrat de trois ans qui lui a permis de toucher 5,75 millions $ par saison. Berezin, qui a joué 29 matchs avec le Canadien en 2002, affirme être prêt à camper de nouveau le rôle d'agent si jamais Markov lui en fait la demande au cours des prochaines semaines. «Je suis ici pour l'aider.»