Nick Suzuki, 20 ans, a amassé 41 points en 71 matchs à sa première campagne, soit le quatrième plus haut total pour une recrue du Tricolore depuis 1990.
Nick Suzuki, 20 ans, a amassé 41 points en 71 matchs à sa première campagne, soit le quatrième plus haut total pour une recrue du Tricolore depuis 1990.

Nick Suzuki du Canadien veut être reconnu «comme un gagnant»

MONTRÉAL — Nick Suzuki a fait écarquiller les yeux de bien des observateurs à sa première saison dans la LNH, mais l’attaquant du Canadien de Montréal a des objectifs encore plus ambitieux pour sa carrière.

«Je veux gagner la coupe Stanley. C’est bien sûr l’objectif de tous les joueurs et j’en rêve depuis toujours, a dit Suzuki mardi, lors d’une conférence téléphonique. Je veux être reconnu comme étant un gagnant et je crois avoir gagné partout où je suis passé. Je veux démontrer cette qualité par mon jeu.»

L’Ontarien âgé de 20 ans a amassé 41 points en 71 matchs à sa première campagne, soit le quatrième plus haut total pour une recrue du Tricolore depuis 1990.

Suzuki est passé de la plus jeune à la plus ancienne équipe de la LNH dans la transaction qui l’a envoyé des Golden Knights de Vegas au Canadien en septembre 2018. Il se dit conscient de la riche histoire du Canadien et honoré d’avoir l’occasion d’en faire partie.

«Il y a la photo de Patrick Roy près de mon casier dans le vestiaire du Centre Bell. Je la regarde souvent, a-t-il raconté. J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer les anciens capitaines lors de la soirée spéciale [le 3 décembre dernier]. Il y a tellement de grands joueurs qui ont porté cet uniforme. Je veux faire partie de cette culture gagnante. Je n’aurais pas voulu commencer ma carrière dans la LNH ailleurs.»

Plutôt discret de nature, Suzuki a confiance en ses moyens. Il l’a démontré pendant le camp en septembre, se taillant un poste au sein de la formation. Il n’a fait que progresser d’un match à l’autre pendant la saison.

«Quand j’ai marqué mon premier but, ça m’a confirmé que j’avais ma place dans la LNH, a-t-il admis. Ç’a enlevé un poids sur mes épaules et j’ai vraiment commencé à mieux jouer.»

Plutôt discret de nature, Nick Suzuki a confiance en ses moyens. Il l’a démontré pendant le camp en septembre, se taillant un poste au sein de la formation. Il n’a fait que progresser d’un match à l’autre pendant la saison.

Suzuki a connu ses meilleurs moments en terme de production offensive pendant le temps des Fêtes, accumulant un but et sept aides en cinq matchs, et après avoir atteint la barrière des 50 matchs d’expérience, récoltant quatre buts et neuf aides en 13 sorties du 27 janvier au 18 février.

Il a ensuite frappé un mur, étant blanchi lors de huit rencontres consécutives, avant d’amasser une aide lors du dernier match du Tricolore avant la suspension des activités de la LNH, face aux Predators de Nashville le 10 mars.

L’entraîneur-chef Claude Julien avait parlé de fatigue potentielle pour expliquer cette baisse de production de celui qui était passé d’ailier sur le quatrième trio au début de la saison à centre de la deuxième unité. Le principal intéressé ne voyait pas de changements majeurs dans sa manière de jouer.

«Je traversais une séquence difficile, ça ne fait pas de doute, mais je pense que je jouais du bon hockey, a insisté Suzuki. Je jouais suffisamment bien pour récolter des points, mais la rondelle ne tournait pas en ma faveur. Ça arrive parfois.»

Les yeux sur le repêchage

Suzuki est rentré chez ses parents à London pendant le confinement, tout comme son frère Ryan, qui porte les couleurs du Spirit de Saginaw, dans la Ligue de l’Ontario.

Les deux profitent du temps en famille et gardent la forme malgré les moyens limités à leur disposition.


« Je veux gagner la coupe Stanley. C’est bien sûr l’objectif de tous les joueurs et j’en rêve depuis toujours. Je veux être reconnu comme étant un gagnant et je crois avoir gagné partout où je suis passé. Je veux démontrer cette qualité par mon jeu. »
Nick Suzuki

Nick Suzuki a raconté ne pas avoir développé de nouveaux intérêts pendant les longues journées à la maison. Il joue au jeu vidéo NHL 20, regarde des matchs virtuels de Madden NFL 20 et s’intéresse surtout au repêchage - celui de la LNH, oui, mais aussi ceux d’autres sports.

«J’ai suivi le repêchage de la WNBA et il y a celui de la NFL qui s’en vient. J’adore regarder les repêchages», a-t-il admis.

Cinq des sept meilleurs espoirs nord-américains selon la Centrale de recrutement de la LNH évoluent dans l’OHL, soit les attaquants Quinton Byfield, Cole Perfetti, Marco Rossi et Jack Quinn, ainsi que le défenseur Jamie Drysdale. Perfetti évolue avec Ryan Suzuki, chez le Spirit.

Au moment où la LNH a mis sa saison sur pause, le Canadien était en position pour obtenir le huitième choix au repêchage. Il n’est pas impensable qu’il pige parmi ces joueurs.

«J’ai pu les affronter lors de leur première saison dans l’OHL, a noté Nick Suzuki. Ils sont tous d’excellents joueurs. Si l’un d’entre eux est assez chanceux pour aboutir à Montréal, il ajoutera une bonne dose de talent au sein de l’équipe. Ils sont tous voués à des avenirs prometteurs.»

Mais avant de se tourner peut-être vers une carrière de recruteur, Suzuki a encore de longues saisons comme joueur devant lui.