Michael McCarron a été accueilli solidement en première période par le défenseur des Flames, Matt Bartkowski.

Montréal éteint par les Flames

Les Flames ont mis fin à la série de six victoires du Canadien en l'emportant 5-0, jeudi soir à Calgary, pour signer un huitième gain consécutif.
Dominants dès le début du match face à une formation diminuée et privée du gardien Carey Price, handicapé par un virus, les Flames ont mis la rencontre hors de portée grâce à trois buts en deuxième période contre Al Montoya. Ce dernier a plus souvent qu'autrement été abandonné à son sort par une brigade défensive parfois poreuse.
Le Canadien, qui a dû également se débrouiller sans Alexander Radulov, Tomas Plekanec et Brian Flynn, tous blessés, ne compte plus que deux points d'avance sur les Sénateurs, qui ont vaincu les Coyotes de l'Arizona 3-2 en prolongation. Les hommes de Claude Julien totalisent 84 points en 68 matchs comparativement à 82 points en 66 rencontres pour Ottawa.
« On avait l'air d'une équipe fatiguée», a observé Julien. «On ne patinait comme on le fait d'habitude et quand on ne patine pas l'exécution en souffre aussi.»
Johnny Gaudreau a connu une soirée faste avec un but et trois aides. Mark Giordano, Michael Stone, Sean Monahan et Micheal Ferland - en l'espace seulement de 26 secondes tard en deuxième période - ont marqué les autres buts des Flames.
Les Flames ont largement dominé la première période avec 16 tirs, tandis que le Canadien était limité à seulement cinq vers Brian Elliott (24 arrêts), auteur d'un premier jeu blanc depuis le 25 mars 2016. «Nous n'avons pas créé grand-chose en attaque», a reconnu Alex Galchenyuk. «On essayait des jeux qui n'étaient pas là. Nous n'avons pas tiré suffisamment quand on en avait la chance et on n'est pas allé se salir le nez dans les zones dangereuses.»
Le virus de Max
«On aurait aimé mieux jouer pour Monty», a indiqué Brendan Gallagher. «C'est un bon coéquipier et il a travaillé fort toute la saison. [...] C'est de notre faute. Dès le départ on n'a pas bataillé de la même façon qu'on le faisait dernièrement. On n'a pas travaillé aussi fort que l'adversaire et on n'est pas le genre d'équipe qui peut se le permettre si l'on veut générer des chances de marquer. On a passé beaucoup trop de temps dans notre territoire.»
Montoya (33 arrêts) a protégé le filet du Tricolore pendant que Price devait se contenter d'un rôle de substitut. Il avait pourtant été en mesure de s'entraîner avec ses coéquipiers et devait en principe affronter Calgary.
«Ça s'est déclaré hier soir [mercredi] et on se donnait la journée pour décider ce qu'on allait faire», a expliqué l'entraîneur-chef Claude Julien. «C'est un virus qui ressemble à celui de Torrey Mitchell, donc on peut dire que ça court au sein de l'équipe, mais pour l'instant Price est le seul affecté.»
«Une poignée de joueurs ont eu le virus, mais ce n'est pas une excuse pour ce soir», a ajouté Max Pacioretty. «C'est peut-être moi qui ai déclenché tout ça, mais c'est résorbé assez vite. Espérons que ce sera la même chose pour ceux qui le combattent en ce moment. »
Détenteur d'un dossier de 8-5-3, d'une moyenne de buts alloués de 2,58 et d'un taux d'arrêts de ,913, Montoya en était à sa première sortie depuis le 27 février, lorsqu'il avait signé un gain de 4-3 contre les Devils du New Jersey.
Peut-être dans l'espoir de réveiller leurs coéquipiers, Paul Byron, d'abord, puis Steve Ott, ont tour à tour jeté les gants en deuxième période contre Kris Versteeg et Matt Bartkowski, deux joueurs de leur gabarit. Byron et Versteeg ont lancé de bonnes droites de part et d'autres, bien que peu d'entre eux   touché la cible. Le duel entre Ott et Bartkowski ressemblait davantage à un combat de lutte.
 «On ne pouvait rien entreprendre de bon», a noté le défenseur Jordie Benn. «Notre exécution était terrible. Nous savons que nous pouvons être meilleurs que ça.»  Avec La Presse
Ce qu'ils ont dit...
«On va leur lever notre chapeau parce qu'ils ont bien joué, mais on s'est battu nous-mêmes.»
-Jordie Benn
«C'est une défaite difficile à avaler, mais on reviendra au travail dans deux jours.»
- Al Montoya, en faisant allusion au match contre les Oilers, dimanche
«Ça n'a fonctionné pour personne. J'aurais voulu changer mes trios; il n'y a absolument rien qui se passait.»
- Claude Julien