Brendan Gallagher, comme le reste des joueurs du Canadien, a toutes les misères du monde à trouver le fond du filet.

Mission: relancer l'attaque

Les neuf derniers matchs du Canadien se sont terminés avec un écart d'un but. Six fois sur neuf, en faveur de l'adversaire.
On sent donc où vont les priorités de Michel Therrien par les temps qui courent. À la veille d'un duel contre les Kings dimanche (15h), dans le quatrième match d'un voyage qui en comptera cinq, l'entraîneur-chef du Canadien était de nouveau à la recherche de solutions pour stimuler son attaque.
Samedi, au complexe d'entraînement des Kings, Therrien a repris des combinaisons testées en deuxième moitié du match perdu 2-1 contre les Sharks, vendredi à San Jose. Le premier trio était donc composé de Max Pacioretty, Alex Galchenyuk et Alexander Radulov, tandis qu'en avantage numérique, il a maintenu l'unité à quatre attaquants et un défenseur - Shea Weber, en l'occurrence - avec Radulov comme attaquant posté plus haut dans la zone, mais pas toujours à la pointe.
«Son positionnement est différent», a expliqué Therrien. «Il était productif en jouant de son côté opposé grâce à son tir puissant, mais on croit que même s'il est au milieu, il peut effectuer de bons tirs, et ça nous donne différentes options.»
Les changements ont pour effet de faire glisser Andrei Markov au sein de la deuxième vague de l'avantage numérique, avec Jeff Petry comme partenaire à la ligne bleue.
Une équipe, deux visages
Les problèmes offensifs du Tricolore au cours de ce voyage mettent en lumière une tendance qui se dessine depuis le début de la saison. Cette équipe n'a pas le même visage, selon qu'elle joue à domicile ou à l'étranger.
Fort d'une fiche de 12-1-1 au Centre Bell, les Montréalais ont enfilé 47 buts dans ces 14 matchs, pour une moyenne de 3,36.
À l'étranger, la fiche de 4-5-1 s'explique notamment par une production de seulement 22 buts, soit 2,20 par match en moyenne. Défensivement, ce n'est d'ailleurs pas vilain, l'équipe ayant accordé 29 buts. Or, 10 de ces buts ont été accordés au cours d'un seul et même duel, ce qui signifie que les hommes de Therrien se sont généralement bien défendus.
«Premièrement, à la maison, c'est important d'être dominants et on est capables de l'être», a d'abord souligné Therrien. «Mais on doit trouver une façon d'être plus productifs offensivement sur la route. L'intensité est là, le contrôle de la rondelle aussi. En début de saison, on marquait un but toutes les cinq chances de marquer. En ce moment, on marque un but toutes les 9,5 chances de marquer. Les chances sont là, mais on doit trouver une manière d'en tirer profit.»
C'est là que la question des confrontations se pose, puisque l'équipe qui joue à domicile a le dernier mot pour les changements. À l'exception de David Desharnais, tous les joueurs du Canadien voient leur pourcentage d'efficacité dans les mises au jeu chuter à l'étranger. Tomas Plekanec subit la baisse la plus spectaculaire, passant de 52 % à domicile à 46 % à l'étranger. Phillip Danault passe de 53 % à 41 %.
Therrien n'a toutefois pas voulu excuser la performance de ses joueurs en invoquant des confrontations désavantageuses. «On n'a pas le dernier changement, mais ça ne change pas les habitudes de travail et l'énergie qu'on déploie à chaque match.
Dans le camp adverse, Darryl Sutter est conscient du ralentissement offensif du Canadien, mais il note aussi qu'un certain Carey Price, qui sera devant le filet dimanche, fait en sorte que cette équipe peut l'emporter, même sans soutien offensif. «Toutes les équipes finissent par ralentir», a rappelé l'entraîneur-chef des Kings. «Leurs trois matchs au cours de ce voyage ont fini 2-1, ils avaient une chance de gagner chaque soir parce qu'ils ne donnent pas grand-chose. De toute façon, si tout le monde marquait tous les soirs, tous les matchs finiraient 18-18 et il y aurait prolongation.»
Budaj occupé
Peter Budaj
Peter Budaj est drôlement occupé avec les Kings en l'absence de Jonathan Quick. Il compte déjà 20 départs, ce qui le place au troisième rang dans la LNH. Un facteur qui ne lui nuit pas : il n'a jamais reçu plus de 30 tirs au cours d'un match cette saison. « Évidemment, tu ne veux pas affronter 50 tirs par match», a expliqué l'ancien du CH, samedi. «On a une bonne structure, on joue bien défensivement, on ne donne pas beaucoup de chances. Mais il va y en avoir pendant un match. Ça peut être difficile de ne rien recevoir pendant 7-10 minutes. Tu domines 10-1 aux tirs et tout à coup, il y a une échappée, un tir sur réception. C'est un défi de rester dans le match.» Budaj a toutefois été retiré d'un match à trois reprises depuis le 1er novembre, dont jeudi, en Arizona.
Corey Crawford opéré d'urgence
Corey Crawford, des Blackhawks de Chicago, a été opéré d'urgence samedi matin pour une appendicite et il devrait pouvoir revenir au jeu dans deux à trois semaines. L'entraîneur-chef Joel Quenneville a été informé des problèmes de santé de son gardien quelques heures avant leur rencontre de 13h contre les Flyers à Philadephie. «L'opération s'est bien déroulée», a-t-il commenté à l'issue de la défaite de 3-1 des Hawks. «Merci à notre personnel médical et au personnel médical des Flyers. Ils ont accompli de l'excellent travail ensemble.» Crawford présente une fiche de 12-6-2 (2 jeux blancs) en 20 départs, avec une moyenne de buts alloués de 2,27 et un taux d'efficacité de ,927. C'est Scott Darling (27 arrêts) qui a affronté les Flyers. Pour le seconder, Chicago avait offert un essai à Eric Semorski. Originaire de Bloomsburg, en Pennsylvanie, le gardien de 23 ans habite présentement Philadelphie. Il était gardien de but pour l'Université Temple et a joué pour les Wildcats de Jersey dans l'Empire Junior Hockey League en 2010-2011. La Presse canadienne et NHL.com