Alors qu'il se laissait impressionner par l'environnement de la LNH à sa saison recrue, l'an dernier, l'attaquant Michael McCarron (34) s'est présenté au camp cette année avec une plus grande confiance en lui.

McCarron ou la confiance retrouvée

Il y a eu des moments, la saison dernière, où Michael McCarron s'est demandé ce qu'il faisait là. Lui, dans la Ligue nationale de hockey, à 20 ans? Ça lui paraissait faux, impossible. Ça lui paraissait peut-être aussi un peu trop gros.
C'est d'ailleurs la plus grande différence entre ce Michael McCarron-là et celui, plus vieux d'un an, qui va disputer son troisième match de la saison avec le Canadien, mardi soir au Centre Bell, lors de la visite des Ducks d'Anaheim.
Celui-ci n'est plus intimidé. Il ne trouve plus que c'est trop gros. «Je joue avec beaucoup plus de confiance maintenant», a-t-il admis lundi à Brossard, au terme de l'entraînement du matin. «La saison dernière, pendant les matchs, j'avais l'habitude de regarder dans les gradins, d'admirer à quel point les arénas étaient immenses, j'avais l'habitude de noter quels étaient les joueurs de l'autre équipe. Je ne pouvais pas croire que j'affrontais des gars avec qui je jouais dans mes jeux vidéo! J'étais impressionné par tout ça. Je me souviens en particulier de mon premier match [à Dallas]... Il y avait Tyler Seguin et Jamie Benn de l'autre côté, et je me disais : ce n'est pas réel, qu'est-ce qui se passe? Je ne suis pas à la bonne place...»
McCarron trouve le moyen d'en rire aujourd'hui, mais il y a un an, il était pas mal moins détendu. «C'était magnifique la saison dernière, mais j'ai un travail à faire... Je suis heureux d'avoir pu vivre cette première saison et heureux aussi que ce soit terminé, parce que je peux maintenant me concentrer sur mon jeu.»
Tête froide
L'attaquant du Michigan garde la tête froide. Il vient à peine de revenir de la Ligue américaine, et sa place, il la doit avant tout aux circonstances, aux blessures d'Alex Galchenyuk et de David Desharnais, qui ont mené à son rappel. Mais déjà, avec un point en deux matchs, avec un style intense et agressif autour du filet ennemi, il est en train de prouver qu'il n'est plus le même. Qu'il n'est plus impressionné d'être parmi les grands.
«Le déclic s'est produit lors du calendrier préparatoire, je dirais. J'ai fini par réaliser lors de ces matchs-là que je suis capable de jouer dans cette ligue. J'ai eu un bon camp d'entraînement, et ça m'a donné confiance. La saison dernière, j'étais toujours un pas derrière les autres. Ce n'est plus comme ça maintenant.»
Michel Therrien a admis lundi que McCarron avait «bien fait» lors de ses deux matchs jusqu'ici, lui qui était, à l'entraînement de lundi, le centre du quatrième trio. «Il protège bien la rondelle et il est souvent en bonne position», a noté l'entraîneur.
Travailler sur la vitesse
McCarron, lui, sent qu'il gagne la confiance de ses patrons. «Je suis ici pour faire de mon mieux et pour saisir les occasions qu'on m'offre, a-t-il ajouté. Jouer en avantage numérique, ça fait partie des différentes situations de jeu qu'on m'offre, et je dois en profiter. J'ai bien fait à mes deux premiers matchs, j'ai joué avec énergie et j'étais autour de la rondelle.»
Plus confiant, donc, mais le premier choix du Canadien au repêchage de 2013 n'est pas dupe. Il sait très bien que la vitesse, encore la vitesse, demeure un aspect du jeu qui ne lui vient pas si facilement, et il sait aussi ceci : s'il veut avoir une belle et longue carrière dans cette ligue, c'est sur cet aspect de son jeu qu'il va devoir travailler.
«Ce sera toujours comme ça, reconnaît-il sans hésiter. Mais je suis capable de suivre, et ça va seulement aller en s'améliorant. Si on regarde un joueur comme Chris Kreider, qui est un gars costaud, mais qui est aussi un joueur très puissant... eh bien, je suis sûr qu'il n'était pas aussi puissant il y a cinq ou six ans. Il a dû y travailler. C'est ce que je vais faire moi aussi.»
Price affrontera les Ducks
Carey Price va obtenir un 24<sup>e</sup> départ mardi soir devant le filet.
Sans surprise, Michel Therrien a confirmé que Carey Price allait obtenir un 24e départ mardi soir devant le filet. L'entraîneur montréalais n'a toutefois pas voulu dévoiler son jeu pour le reste de la semaine à ce chapitre. Le Canadien va disputer deux matchs en deux soirs, jeudi et vendredi : face au Wild jeudi soir au Centre Bell, puis à Columbus contre les Blue Jackets le lendemain.  La Presse
Une promotion inespérée pour Danault
Phillip Danault est actuellement le premier centre du club.
Phillip Danault doit se pincer pour y croire, mais c'est bel et bien vrai : avec les blessures dans le camp montréalais, le voici premier centre du club. «C'est une belle occasion, a-t-il dit, lundi. Je me retrouve maintenant avec deux très bons joueurs [Max Pacioretty et Alexander Radulov], qui me permettent d'avoir beaucoup de place sur la glace. Je les complète en fonçant au filet et en leur donnant de l'espace. C'est un honneur de pouvoir jouer avec ces deux-là.»  La Presse
Le match à Washington, un exemple à suivre, dit Pacioretty
Max Pacioretty
Selon Max Pacioretty, le Canadien a livré le parfait exemple d'un match à l'étranger contre la bande à Alexander Ovechkin, samedi, à Washington. «Quand vous jouez sur la route, vous ne voulez pas permettre aux partisans de s'impliquer dans le match. On a qu'à penser au Centre Bell. Nous accusions un retard de 4-0, vendredi, nous marquons un but et soudainement, on sent de l'électricité dans l'édifice. Nous avons pu en marquer un deuxième et vers la fin du match, nous étions constamment dans la zone des Sharks. Mais le déficit était trop grand à combler. Ça vous donne quand même une idée de ce que peut apporter un building adverse, et c'est la raison pour laquelle il ne faut pas redonner une nouvelle vie à l'équipe rivale.»  La Presse canadienne