Avec une victoire en temps réglementaire ou en prolongation jeudi contre les Panthers, Brendan Gallagher et le CH pourraient déjà confirmer leur place en séries.

L'optimisme de Gallagher

À pareille date la saison dernière, les joueurs du Canadien pensaient déjà à leurs vacances, le genou de Carey Price était plus important que le résultat des matchs et les partisans du club avaient hâte au mois de juin et au prochain repêchage. Comme les choses ont changé.
Au moment où le Canadien se prépare à accueillir les Panthers de la Floride, jeudi soir au Centre Bell, il n'y a plus personne qui a la tête à la plage dans le vestiaire montréalais. L'odeur de la défaite a fait place à l'odeur des séries.
Avec une victoire en temps réglementaire ou en prolongation contre les Panthers, le Canadien pourrait déjà confirmer sa place au grand tournoi du printemps. Comme les choses ont changé, en effet...
«J'étais optimiste pour cette saison», a expliqué l'attaquant Brendan Gallagher, mercredi à Brossard. «L'an passé, ce fut à la fois une surprise et une déception que de constater notre position au classement, parce que nous avions eu de bonnes équipes lors des saisons précédentes, et nous avions eu des chances de remporter la Coupe Stanley. Il faut se souvenir que nous avions participé à des séries qui étaient très serrées chaque année, ou presque.»
Bien sûr, le Canadien de 2016-2017 est bien différent de celui qui a conclu 2015-2016 avec 82 points, au sixième rang de sa division. Le genou de Price n'est plus source d'inquiétude ou de discussion, il y a de nouveaux joueurs dans la formation et un nouveau coach derrière le banc depuis la mi-février.
Mais selon Gallagher, il y a plus encore. «La saison dernière, plusieurs choses se sont mal passées pour nous, et je pense que nous avons mal réagi à tout ça. Je crois que nous avons tiré les leçons de cette expérience, parce que nous avons un peu rencontré les mêmes problèmes cette saison, à la différence près que nous avons beaucoup mieux réagi cette fois-ci. Tout compte fait, l'expérience de la saison dernière nous a aidés.
«Notre saison 2015-2016 ne devait pas se passer comme ça, mais en même temps, nous avons récolté ce que nous avions semé. Notre jeu n'était tout simplement pas assez bon pour nous permettre de prendre part aux séries. C'est le bout le plus décevant de la saison dernière, à mon avis : nous avons laissé une foule de choses nous affecter. Des choses qui étaient hors de notre contrôle.»
Rien de comparable
Le Canadien a bel et bien connu des baisses de régime cette saison - dont la plus marquée, 3 victoires en 11 matchs, tout juste avant le congédiement de Michel Therrien à la mi-février -, mais jamais rien de comparable à l'effondrement total de la saison précédente. Depuis que Claude Julien tient la barre, la pire série de défaites du Canadien est de deux. Elle est survenue la semaine dernière, et elle comprend un match échappé en prolongation.
Sous Julien, la fiche du CH est de 12-6. «Nous avons su comment répondre cette saison quand ça s'est mis à mal aller», a ajouté Gallagher. «Au lieu de nous écrouler et de nous fabriquer des excuses, nous sommes restés unis. Nous sommes restés calmes en sachant que nous avions un très bon club, en sachant que si on revenait à ce qu'on fait de mieux, on allait avoir du succès. Il y a eu des gars qui ont eu à se manifester, à tenir un rôle différent dans l'équipe. Nous avons dû mériter notre succès. »