Ben Chiarot
Ben Chiarot

L'expérience en séries, un facteur moins important selon Chiarot 

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
En raison du contexte unique dans lequel les séries de la LNH seront disputées, le défenseur Ben Chiarot ne croit pas que l'expérience sera un facteur aussi important que lors de séries traditionnelles.

Plusieurs ont noté le déséquilibre en matière d'expérience en séries entre le Canadien de Montréal et les Penguins de Pittsburgh. Cependant, Chiarot a affirmé que tout ça ne veut pas dire grand-chose quand les séries seront disputées devant des gradins vides dans un aréna neutre.

«Habituellement, votre corps ressent la fatigue après une longue saison, mais vous surfez sur une vague et vous êtes heureux d'être qualifiés, a noté Chiarot, qui a disputé 24 matchs de séries avec les Jets de Winnipeg. Cette fois-ci, c'est complètement différent. Nous avons l'impression de commencer une nouvelle saison, mais nous allons immédiatement jouer des matchs de séries.

«Ce sera une nouvelle expérience pour tout le monde. Habituellement, l'ambiance dans l'aréna et l'avantage de la patinoire jouent des rôles importants. Nous ne pouvons pas nous fier aux expériences précédentes.»

Dale Weise a vécu les séries de 2014 et 2015 avec le Canadien. Il a disputé un total de 40 rencontres de séries dans la LNH avec le Tricolore, les Canucks de Vancouver, les Blackhawks de Chicago et les Flyers de Philadelphie. Il a admis que les joueurs devront vite s'habituer à leur nouvel environnement.

«La foule est l'un des facteurs qui rendent les séries spéciales, a mentionné Weise. Quand il y a une grosse mise en échec ou un trio qui connaît une bonne présence, la foule réagit et ça vous donne du rythme. Ce sera étrange de jouer sans spectateurs.

«Nous allons jouer un match préparatoire et il servira à nous habituer à ce contexte. Ce sera beaucoup plus sérieux face aux Penguins. Nous sommes tous de fiers compétiteurs et quand le premier match commencera face aux Penguins, nous allons mettre ça de côté.»

Les Penguins comptent sur un noyau qui a remporté la coupe Stanley en 2016 et 2017, avec notamment Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Conor Sheary, Kristopher Letang, Brian Dumoulin, Justin Schultz et Matt Murray. Sans oublier que Crosby, Malkin et Letang ont aussi participé à la conquête de 2009.

Le noyau de l'attaque du Canadien est plutôt jeune et la défensive représente un point d'interrogation derrière Chiarot, Shea Weber et Jeff Petry.

Weise pourrait se retrouver au sein d'un quatrième trio complété par Jordan Weal et Jake Evans. Weal a disputé un seul match de séries en carrière, en 2018 avec les Flyers, alors qu'Evans en sera à sa première aventure, s'il confirme son poste au cours du camp.

«Ce n'est qu'en jouant que vous pouvez gagner de l'expérience, a rappelé Weise. Même si le contexte sera différent, ça demeure du hockey de séries.»

Grosse commande pour Chiarot et Weber

Chiarot sait que Weber et lui auront le mandat de neutraliser le trio de Crosby ou de Malkin. Ce duo a souvent été réuni par l'entraîneur-chef Claude Julien face aux équipes possédant un trio élite.

Dans le cas des Penguins, il est rare que Crosby et Malkin évoluent ensemble à cinq contre cinq. De plus, le Tricolore n'aura pas l'avantage du dernier changement lors de trois des cinq matchs potentiels.

Malkin a été limité à deux aides en trois sorties face au Canadien cet hiver et Crosby a récolté trois aides lors de son seul match contre le Tricolore. Weber et Chiarot étaient ensemble sur la patinoire pour deux des quatre buts des Penguins lors des deux premiers matchs. En l'absence et Weber, Chiarot avait terminé la soirée à moins-2 le 14 février, quand Crosby et les Penguins avaient défait le Canadien 4-1.

«Vous allez connaître des hauts et des bas dans une saison et comme je l'ai déjà dit, il n'y a pas que Shea et moi sur la patinoire, a rappelé Chiarot. Nous devons travailler en unité de cinq. (...) L'autre équipe est aussi payée et elle va parfois réussir à faire son travail contre vous.

«Shea et moi portons une attention particulière à notre jeu défensif. Je ne crois pas que nous nous préparons d'une manière différente en fonction de l'adversaire. Nous allons parler des tendances de certains joueurs, mais sans plus», a-t-il conclu.