Même si l'alignement offensif du Canadien semble afficher complet pour la prochaine saison, Daniel Audette espère créer une surprise ou, à tout le moins, se faire remarquer et démontrer qu'il est de calibre pour tenir son bout contre des joueurs de la Ligue nationale.

Les défis de Daniel Audette

Non, Daniel Audette n'en est pas à son premier rodéo, comme on le dit dans le milieu. Le camp d'entraînement du Canadien, qui s'amorce jeudi à Brossard, sera son quatrième, déjà.
Le jeune homme que l'on rencontre 24 heures avant cette autre audition est assez confiant. Pas arrogant, non. Juste sûr de lui, de ce qu'il peut faire, de ce qu'il sait faire. Il se souvient encore de son premier camp, une expérience autrement différente. Le stress, l'inconnu, ce sentiment de vide sous les patins...
«C'est probablement la grande différence cette fois-ci», observe l'attaquant de 5'8" et de 184 livres. «Pour gérer le stress, dans mon cas, ça va beaucoup mieux. Mon premier camp ici, je me souviens, j'étais très nerveux. C'est normal, tout le monde passe par là, et c'est bon aussi de passer par là. Tu apprends des choses qui vont te servir des années plus tard.»
Le temps presse un peu
Pour Audette, choix de cinquième tour du Canadien en 2014, le temps commence un peu à presser. Pas trop, rien de dramatique, mais juste un peu. Cette saison sera sa deuxième dans les rangs professionnels. À St. John's, en 2016-2017, l'attaquant a récolté 30 points en 75 rencontres.
En attaque, le Canadien semble afficher complet au moment d'amorcer ce camp. Les surprises ne seront pas nombreuses pour les postes d'ailier ou de centre.
Ça fait partie des défis de Daniel Audette ces jours-ci : se faire remarquer, prouver à tous qu'il est du calibre des grands, tenter de créer une surprise là où ça semble pratiquement impossible... «Je comprends ça. Il y a un plafond salarial à respecter, des contrats qui sont garantis. C'est différent de ce que ça pouvait être il y a plusieurs années. Mais au camp, c'est l'organisation qui te regarde, et tu veux faire bonne impression parce qu'on ne sait jamais.
«C'est long, une saison. Il y a des blessures, des gars qui se retrouvent dans la Ligue américaine, des gars qui reviennent dans la Ligue nationale. Même si tu n'es pas avec l'équipe en partant, ce que tu donnes comme impression, il faut que ce soit favorable et que ce soit bon pour le reste de la saison. Je veux que les patrons ici se souviennent de moi.»
Environnement naturel
Si Audette croit en lui et en sa place éventuelle parmi les grands, c'est probablement parce que le hockey, pour lui, est un environnement naturel. Il a grandi là-dedans. Tout jeune, il arpentait les corridors d'arénas de la LNH pendant que père, Donald Audette, y faisait carrière. Le paternel a récolté 509 points en 735 matchs dans la Ligue nationale.
«On peut dire que j'avais de bonnes chances de jouer au hockey! Quand j'étais jeune, je me promenais toujours avec mon mini-hockey dans la maison. Alors, de me donner une paire de patins, c'était une décision facile. Mon père savait que j'allais patiner un jour.
«Novice, atome, c'est lui qui me coachait. Aujourd'hui, il désire tout ce qu'il y a de mieux pour moi, mais en même temps, il ne veut pas trop s'en mêler. Il sait que je suis très bien traité ici avec l'organisation du Canadien.
«C'est différent quand tu portes un nom de famille qui est connu dans le monde du hockey. Tout le monde me parle encore de mon père. J'ai pas honte de ça, mon père a été un très bon joueur de hockey, et je suis fier de ce qu'il a accompli. Mais je veux faire mon propre nom.»
Pour y arriver, Daniel Audette est très conscient que les prochains jours, les prochaines semaines, seront importants. Quelques bonnes prestations au camp du Canadien, et peut-être que les patrons vont finir par appeler.
Peut-être aussi lui parlera-t-on de son père un peu moins...
Du monde chez maman Bourque
Tous invités au camp du Canadien, Simon Bourque (photo), Jeremiah Addison et Michael McNiven habitent actuellement chez la mère de Bourque, à Saint-Lambert.
Simon Bourque, Jeremiah Addison et Michael McNiven ont tous été invités au camp du Canadien, qui s'amorce jeudi. Et ça tombe drôlement bien : les trois jeunes hommes habitent actuellement chez la mère de Bourque, à Saint-Lambert. «Pendant le tournoi de la Coupe Memorial, Michael McNiven m'a dit qu'il allait se présenter ici cet été», a raconté Bourque. «Ma mère reste pas loin, à Saint-Lambert, alors je lui ai parlé de ça, je lui ai dit que, peut-être, des gars allaient venir rester à la maison pendant les camps cet été. Michael est arrivé ici fin juin, Addison est arrivé en août. On fait du covoiturage et ma mère fait des repas, mais on est là pour l'aider aussi... Ces deux-là, je m'entends super bien avec eux, et je suis sûr qu'ils feraient la même chose pour moi si c'était dans leur ville.»
Seize des 23 joueurs qui ont participé au camp des recrues ont été invités au camp officiel. En tout, 61 joueurs seront présents : 6 gardiens, 19 défenseurs et 36 attaquants. Jeudi, vétérans, espoirs et joueurs invités se soumettront à des évaluations physiques ainsi qu'à des examens médicaux. Le premier véritable entraînement sur glace aura lieu vendredi, à compter de 10h.