Sylvain Lefebvre a étrenné le futur vestiaire du Rocket de Laval, jeudi.

Lefebvre prolongé pour deux ans malgré les critiques

Bien que les critiques à l'endroit du développement des joueurs se font fréquentes, la direction du Canadien continue d'avoir confiance en Sylvain Lefebvre. Au point où elle lui a accordé un nouveau contrat de deux saisons pour diriger le Rocket de Laval, la nouvelle mouture du club-école du Tricolore dans la Ligue américaine.
Depuis ses débuts comme pilote du club-école en 2012, Lefebvre a dirigé 380 matchs et conservé une fiche de 164-168-48. L'ancien défenseur de la LNH - il a notamment joué une saison avec les Nordiques de Québec et trois avec le Canadien - a mené pour la première fois sa formation en séries cette année.  Malgré sa fiche modeste, il croit avoir rempli le mandat que l'on attend de lui. 
«Si on regarde la saison régulière et même les séries éliminatoires au cours des cinq dernières saisons, le Canadien a quand même eu de bonnes saisons et beaucoup de nos joueurs ont aidé l'équipe à se tailler une place dans les séries et, l'année dernière, à remporter le championnat de sa section.
«Et on a beaucoup de jeunes joueurs qui s'en viennent. Sans nommer de noms, je dirais qu'on en a quatre ou cinq qui ont une bonne chance de faire l'équipe l'année prochaine», a ajouté Lefebvre.
Ce dernier sait qu'il n'est pas à l'abri des critiques. «Si je n'étais pas prêt à vivre avec la critique, je n'aurais pas joué aussi longtemps dans la Ligue nationale et je ne serais pas entraîneur-chef. De la critique, il va y en avoir tout le temps. Souvent, les gens qui nous critiquent sont ceux qui ne voient pas le travail qu'on accomplit, l'enthousiasme qu'on affiche, la passion qu'on a à travailler avec ces jeunes-là.»
Un «no brainer»
Lefebvre a reconnu qu'il avait pensé à la possibilité de réorienter sa carrière. Mais il assure que son «plan A» était de demeurer avec l'organisation du Tricolore. Et le transfert à Laval, une ville où il a joué son hockey junior, où il a vécu et étudié lui permet de vivre une sorte de retour aux sources.
«Je voulais prendre un peu de temps et regarder certaines options. [...] Ma première idée, c'est de rester entraîneur-chef, et d'être ici à Laval, c'est très intéressant sur le plan familial. Et de rester dans une organisation comme le Canadien de Montréal c'était, comme on dit en bon anglais, un "no brainer".»
Le CH a aussi annoncé la nomination de Larry Carrière au poste de dg du Rocket.  La Place Bell, futur domicile de 10 000 sièges de l'équipe, devrait être prête au début de septembre. Le premier match local aura lieu le vendredi 6 octobre.
Par ailleurs, les partisans du CH pourront jeter un premier coup d'oeil sur son plus récent premier choix au repêchage, Ryan Poehling, qui prendra part au camp de développement, du 2 au 5 juillet, au Complexe Bell de Brossard. En tout, 42 joueurs sont attendus. Les premières séances d'entraînement sur glace se tiendront le dimanche 2 juillet, à compter de 11h. Les joueurs disputeront des matchs simulés en après-midi. Tous les entraînements et matchs simulés seront ouverts au public.