Le mystère le plus complet entoure les intentions potentielles du directeur général du Tricolore.

Le mystère Bergevin

Marc Bergevin et le Canadien sont au cœur de beaucoup de rumeurs de transactions, comme il faut s’y attendre, alors que lundi constitue la dernière journée où il sera possible de transiger dans la Ligue nationale de hockey. Toutefois, le mystère le plus complet entoure les intentions potentielles du directeur général du Tricolore.

En principe, Bergevin se trouve dans la position de vendeur face à ses collègues. Mais deux questions se posent. D’abord, a-t-il vraiment les actifs nécessaires pour vendre et donner immédiatement une nouvelle allure à son équipe en prévision de la prochaine saison? Ensuite, veut-il vraiment vendre?

La deuxième question est plus importante que la première, car elle dictera le plan d’action de Bergevin. Or, quand on regarde sa feuille de route depuis son entrée en scène à Montréal, Bergevin ne fait pas nécessairement partie de la famille des directeurs généraux qui aiment bouleverser les assises de la LNH à la date limite des transactions.

Ses deux principaux coups d’éclat à ce stade de la saison ont été les acquisitions de Tomas Vanek, en 2014, et du défenseur Jeff Petry, un an plus tard.

Il y a deux ans, Bergevin s’était fait très discret alors que son équipe traversait une saison semblable à celle qu’elle vit cette année. Il n’avait effectué que deux transactions, dont celle qui lui avait permis d’obtenir les services de Phillip Danault pour Dale Weise et Tomas Fleischmann. Un bon coup. Dans l’autre, il avait cédé Devante Smith-Pelly au New Jersey pour Stefan Matteau, qui n’a fait que passer. Rien pour écrire à sa mère.

Les dernières heures du capitaine?

La liste d’actifs de Marc Bergevin inclut Max Pacioretty. Le capitaine du Canadien connaît une saison de misère et un changement de décor pourrait lui être salutaire. Samedi soir, dans le revers aux mains du Lightning, il a marqué un premier but et connu un premier match de deux points depuis le 25 janvier. On parle d’une disette d’un mois pour celui qui est vu comme le pilier offensif de l’équipe.

Toutefois, il s’est fait chahuter en prolongation lorsqu’il s’est présenté seul devant le gardien Andrei Vasilevskiy sans même décocher un tir. On ignore s’il s’agit d’une coïncidence, mais Pacioretty n’a pas été envoyé dans la mêlée lors de la fusillade, Claude Julien lui préférant Charles Hudon à titre de troisième tireur.

Plusieurs autres noms ont circulé, comme ceux d’Alex Galchenyuk, du défenseur Jordie Benn et du gardien Antti Niemi, qui se débrouille bien depuis qu’il a renoué avec Stéphane Waite.

Si jamais Galchenyuk quitte Montréal, il y a plus de chances que le troc se fasse autour du repêchage. Benn pourrait intéresser un directeur général au même titre qu’il a intéressé Bergevin il y a un an, c’est-à-dire avec l’intention d’ajouter de l’expérience et de la profondeur à la ligne bleue. Quant à Niemi, le Canadien n’est pas dans une position idéale pour l’échanger lundi, car Carey Price est sur le carreau et on ignore quand il sera de retour.

Par ailleurs, qui nous dit que Charlie Lindgren n’est pas le gardien que le Canadien pourrait laisser aller, plutôt que Niemi, pour obtenir des actifs de plus grande valeur? Lindgren a toujours fait belle impression lors de ses brefs passages à Montréal. Il est jeune, il vient de signer un contrat de trois ans qui va lui rapporter 750 000 $ par saison et il a le potentiel pour devenir un numéro un. Voilà des atouts qui pourraient plaire à certaines équipes qui veulent s’améliorer devant le filet.