Le défenseur Luke Witkowski fait partie des 16 joueurs sur les 20 en uniforme samedi pour le Lightning qui ont joué pour le club-école de Syracuse à un moment ou un autre de leur carrière.

Le Lightning toujours dans la course aux séries

À la date limite des transactions, les carottes semblaient cuites pour le Lightning. Malgré un bon mois de février (fiche de 6-2-2), l'équipe s'est en effet retrouvée parmi les vendeurs. Parti, Ben Bishop, expédié à Los Angeles contre Peter Budaj. Exit, aussi, les vétérans centres Brian Boyle et Valtteri Filppula.
Huit jours plus tard, dans un match contre Minnesota, c'est l'hécatombe. Les centres Tyler Johnson, Vladislav Namestnikov et Cédric Paquette tombent tous au combat. Jonathan Drouin, 22 ans, devient le vétéran parmi le groupe de centres. À cela s'ajoute le fait que le Lightning était privé de Steven Stamkos depuis la mi-novembre, de même que de l'ailier Ryan Callahan.
«Il nous manquait six centres!» a rappelé l'entraîneur-chef Jon Cooper avant le match de samedi contre le Canadien. «À ce moment-là, j'avoue qu'on se demandait qui allait jouer au centre. Yanni Gourde est arrivé comme deuxième centre. Les gars ont vraiment été impressionnants. Tu leur donnes une chance, et c'est formidable de les voir se développer.»
Si le Lightning est toujours dans la course pour une place en séries, c'est principalement grâce au développement des joueurs. Samedi, Johnson et Paquette rataient chacun un 11e match de suite depuis leur blessure. Stamkos, un 60e.
Gourde et Brayden Point ont été appelés à piloter deux des trois premiers trios. Gourde a enfilé trois buts - tous importants -dans les 12 derniers matchs, tandis que Point connaît des débuts intéressants dans la LNH, avec 33 points en 62 matchs.
Un système bien rodé
Le résultat, c'est qu'avant le match de samedi, les hommes de Cooper présentaient une fiche de 7-3-0 à leurs 10 derniers matchs. Qu'ils se qualifient ou non pour les séries, ils n'auront pas à rougir de leur fin de saison.
«Le résultat, on veut que ce soit les séries!» rappelle Victor Hedman. «On sait qu'on a perdu de bons joueurs et de bons meneurs. Mais on ne cherche pas la pitié, on ne veut pas d'excuses. On sent qu'on a l'équipe pour se rendre en séries et si on ne réussit pas, ce sera une grande déception.»
À ses yeux, l'explication des succès du Lightning est simple. Elle réside dans son club-école.«On a des gars de Syracuse qui arrivent, qui font tout un travail», explique le pilier à la ligne bleue. «Ça teste notre profondeur et ça prouve qu'on en a beaucoup dans cette organisation. On croit en nous, on sait qu'on peut donner cette dernière poussée vers les séries.»
«Si tu regardes dans le vestiaire, 90 % des gars ont été développés dans leur système», rappelle l'attaquant Gabriel Dumont, un ancien de l'organisation du Canadien qui jouait samedi son 35e match de la saison avec Tampa. «J'étais à Syracuse, le personnel est très compétent et il y a beaucoup de ressources comme des entraîneurs de développement. Leur système de ligues mineures fonctionne bien.»