Le trio de Brendan Gallagher, Tomas Plekanec et Paul Byron a récolté huit points contre les Panthers, jeudi, au Centre Bell.

Le CH de retour en séries

On ne sait trop s'il y aura un printemps au Québec, mais ce que l'on sait après la victoire sans appel de 6-2 du Canadien contre les Panthers de la Floride, jeudi, c'est qu'il y aura bel et bien un printemps au Centre Bell.
Le Canadien a assuré sa place en séries, une réalité à laquelle on aurait eu bien du mal à croire en septembre, quand cette équipe s'est ramenée sur la glace de Brossard après l'une des saisons les plus désastreuses de son histoire. Il n'y a toutefois personne qui portait des casquettes ou des t-shirts de championnat dans le vestiaire montréalais après cette 44e victoire de la saison.
«La place en séries, on va en parler maintenant, mais après, on n'en parlera plus», a expliqué Max Pacioretty, avec le ton de celui qui n'a pas le goût de célébrer. «Il y a encore des choses à améliorer, des aspects de notre jeu que l'on doit revoir.»
C'est probablement le bout le plus réconfortant pour les partisans du Canadien: cette équipe-là n'a pas le goût de célébrer une simple place en séries.
«Je veux dire, oui, c'est bien de voir que les gars sont récompensés pour leurs efforts, c'est bien de voir qu'ils obtiennent des résultats», a ajouté le capitaine. «Surtout dans ce marché, où les humeurs peuvent changer très rapidement, selon la victoire ou la défaite. Les gars ont très bien su composer avec ça pendant toute la saison.»
Le Canadien a mis seulement 13 minutes et 19 secondes pour se forger une avance de 3-0 grâce à Paul Byron (21e et 22e buts) et Tomas Plekanec, qui a rejoint Stéphane Richer au 17e rang de l'histoire du CH avec son 225e filet en carrière. Le Tchèque de 34 ans a aussi rejoint Serge Savard au 10e rang avec un 917e match avec le Tricolore.
Quatre points pour Gallagher
Pacioretty, qui a atteint le plateau des 35 buts pour la troisième fois, Brendan Gallagher (10e) et Phillip Danault (12e) ont aussi déjoué Reto Berra, auteur de 27 arrêts. Gallagher a aussi récolté trois passes pour connaître son premier match de quatre points dans la LNH.
«Tout a fonctionné», a simplement constaté Gallagher. «Je me sens en confiance et je me sens aussi en confiance avec les gars qui sont avec moi sur ce trio. Je ne me souviens plus exactement depuis quand nous jouons tous les trois ensemble, mais ça fonctionne.»
Reilly Smith et Michael Matheson ont marqué pour les Panthers, qui étaient privés des gardiens Roberto Luongo et James Reimer, de l'attaquant Aleksander Barkov et du défenseur Aaron Ekblad. Carey Price a bloqué 29 rondelles.
«Une fois qu'on a une place en séries, on ne sait jamais ce qui peut arriver», a tenu à répéter Pacioretty. Si les joueurs en bleu, blanc et rouge peuvent refaire plus souvent ce qu'ils ont fait jeudi, le printemps au Centre Bell pourrait être long. Long et chaud.
NOTE: Blessé au haut du corps, le défenseur Jordie Benn a raté le match. Il s'est blessé contre les Stars, mardi. Claude Julien a qualifié sa blessure de mineure... Alexander Radulov a atteint le plateau des 50 points en orchestrant le but de Pacioretty.  Avec La Presse canadienne
Thornton n'a aucun respect pour Emelin
Le coup de coude d'Alexei Emelin à Derek MacKenzie en milieu de rencontre a soulevé l'ire du vétéran redresseur de torts Shawn Thornton. Après la rencontre, l'ancien des Bruins, qui va prendre sa retraite à la fin de la saison, n'a pas mâché ses mots à l'endroit du défenseur russe. «Il représente tout ce qui ne va pas avec la ligue en ce moment. Il n'y a plus d'imputabilité. Tu peux te promener, tenter un coup à la tête de notre capitaine, puis faire la tortue et laisser les arbitres te sauver la vie.
«Je pars au bon moment, car j'aimais beaucoup mieux le hockey quand il fallait être un homme et savoir se regarder dans le miroir. C'est mon opinion honnête de ce gars-là: je n'ai aucun respect pour lui. C'est un assez bon défenseur, mais je n'aime pas sa manière de jouer. Ça ne me dérange pas que les gars jouent dur, mais je l'ai vu faire plein de saloperies de merde depuis 10 ans. Je l'ai souvent vu viser la tête de l'adversaire et jamais au grand jamais répondre de ses actes. Vous pouvez dire ce que vous voulez sur moi, j'ai toujours encaissé les coups comme un homme quand il le fallait. [...] Je peux me regarder dans le miroir. Je ne suis pas sûr que cet idiot peut le faire.»