L'entraîneur Claude Julien a apporté quelques changements, dimanche, lors de l'entraînement du Canadien, ce qui fait en sorte que Brendan Gallagher se retrouve maintenant au sein du premier trio en compagnie de Max Pacioretty et de Jonathan Drouin.

Le CH à la recherche de la bonne combinaison

Le Canadien amorce sa saison 2017-2018 seulement le 5 octobre, mais déjà, Claude Julien est à la recherche de la combinaison magique.
Après avoir lui-même remarqué un manque de cohésion au sein de sa troupe lors de la défaite de samedi soir contre les Sénateurs à Ottawa, Julien a choisi de brasser un peu ses cartes, dimanche, au centre d'entraînement de Brossard.
Ainsi, c'est maintenant Brendan Gallagher qui complète, à la droite, le premier trio du Canadien, en compagnie de Max Pacioretty et de Jonathan Drouin. Celui qui était à cette place auparavant, Ales Hemsky, se retrouve plus loin dans la hiérarchie, avec le troisième trio et à la place exacte où se trouvait précédemment Gallagher, en compagnie d'Alex Galchenyuk et de Phillip Danault.
En vue du cinquième match préparatoire de sa formation, lundi soir à Toronto, Claude Julien veut manifestement voir un peu plus de créativité offensive de la part de ses protégés. Plus que samedi à Ottawa, en tout cas.
«On va voir ce que ça va donner, a expliqué l'entraîneur-chef du CH, dimanche. Nous regardons les différentes options qui s'offrent à nous présentement. C'est à ça que ça sert, un camp d'entraînement.»
Gallagher calme
Malgré cette soudaine promotion, Gallagher a refusé de s'emporter pour autant. Il sait que des trios, surtout chez le Canadien, ça peut changer souvent.
«Vous parlez toujours des trios», a-t-il dit aux médias à Brossard. «Les trios vont changer aussi pendant la saison. Je suis heureux de jouer avec [Pacioretty et Drouin], ils ont énormément de talent. Max est un marqueur né, Jonathan a une patience incroyable avec la rondelle. Je devrai simplement foncer au filet.»
L'idée, selon Claude Julien, c'est d'en arriver à un scénario qui valserait avec la perfection, un scénario où les quatre trios seraient capables, le plus souvent possible, de produire des étincelles en attaque.
Cet aspect du jeu a d'ailleurs été un problème pour le Canadien la saison dernière, et c'est aussi un problème depuis l'ouverture du présent calendrier préparatoire. En quatre défaites lors d'autant de matchs jusqu'ici, le club montréalais a dû se contenter de seulement six buts.
«On veut pouvoir bien équilibrer nos forces en attaque, a admis le coach du Canadien. Il faut seulement s'assurer de tout mettre en place. Les équipes qui ont du succès dans cette ligue, ce sont les équipes qui réussissent à obtenir de la production offensive de la part de leurs quatre trios.»
Trois autres joueurs retranchés
Sans surprise, le Canadien a confirmé dimanche que trois autres joueurs avaient pris la direction de Laval, dans la Ligue américaine de hockey. 
Il s'agit des attaquants Nikita Scherbak et Martin Reway, ainsi que du gardien Zachary Fucale. Scherbak, décevant au camp, pourrait toutefois être rappelé dans un avenir rapproché. 
«On n'est pas convaincus qu'il est tout à fait prêt, a expliqué Claude Julien. Mais on va continuer de travailler avec lui.»
Le Canadien ne compte plus que 34 patineurs à son camp d'entraînement. Parmi les jeunes espoirs de l'organisation, seul Charles Hudon se dirige vers un poste parmi les attaquants en octobre. 
En défense, le jeune Victor Mete demeure, pour le moment, le partenaire de Shea Weber dans le premier duo défensif du club.  La Presse
Un point de plus pour Maurice Richard
Ce n'est pas comme s'il s'agissait d'une injustice, mais la légende du Canadien de Montréal, Maurice Richard, a vu une aide être ajoutée au total de sa prestigieuse carrière dans la LNH.
Une équipe de statisticiens de la LNH a passé les six dernières années à réviser les sommaires des matchs disputés entre 1917 et 1987 et plus de 6000 corrections ont été effectuées - particulièrement lors des premières années du circuit.
Parmi les trouvailles, les statisticiens ont trouvé une erreur sur un but de Toe Blake à 10:15 de la deuxième période lors d'une victoire de 6-5 des Bruins de Boston face au Canadien le 4 novembre 1945, à l'époque où la «Punch Line» composée de Richard, Blake et Elmer Lach dominait la LNH.
Sur la feuille de pointage, la seule mention d'aide était donnée avec raison à Richard. Cependant, le marqueur officiel de la LNH a probablement mal lu la note et a accordé l'aide à Émile «Butch» Bouchard.
Le «Rocket» a donc récolté 422 aides au cours de sa carrière de 18 saisons qui a pris fin en 1960. Son total de points est finalement de 966. Il a donc récolté 27 buts et 22 aides en 1945-1946 et les statistiques de Richard ont été ajustées sur le site officiel de la LNH.
C'est une bonne chose que ce ne soit pas le total de buts de Richard qui a été changé, puisque son total de 544, ce qui était un record à l'époque, est devenu un chiffre iconique dans la LNH. Il est toujours particulier de voir un joueur atteindre ce plateau, comme quand Alex Ovechkin l'a fait le 10 janvier dernier face au Canadien, à Montréal.
Au début des années 60, le «Rocket» avait ouvert la Taverne 544/9, en référence à son total de buts et au numéro de son chandail.
Une trouvaille comme celle concernant Richard est le résultat d'un travail colossal pour mettre à jour et moderniser les archives et la base de données de la ligue, qui sera relancée cette semaine.
Le statisticien en chef de la LNH, Benny Ercolani, a noté que de simples vérifications, comme ajouter un match disputé au total de Ron Stackhouse, ont pris deux ans et demi.
«Ce n'est pas tant que ça 6000 peti­tes corrections quand vous considérez le nombre de matchs à vérifier, a-t-il ajouté. Ça peut paraître énorme, mais ça couvre la période allant de la saison 1917-1918 à la saison 1986-1987.»
Parfois, les buts en avantage numérique et désavantage numérique n'étaient pas comptabilisés comme aujourd'hui. Des changements aux règlements ont aussi provoqué des complications. Les pénalités mineures duraient trois minutes à la place de deux lors des débuts de la LNH. Il y a aussi eu des saisons où l'on pouvait donner jusqu'à quatre mentions d'aide sur un but. «À l'époque, on ne notait pas la nature de la punition et maintenant nous le faisons», a ajouté Ercolani.  La Presse canadienne