Brendan Gallagher a indiqué que le CH doit retrouver l'instinct du tueur - surtout lorsqu'il a l'adversaire dans les câbles en troisième période.

Le Canadien doit retrouver sa concentration rapidement, croit Gallagher

La frustration est palpable chez le Canadien depuis quelques matchs. Et Brendan Gallagher, qui a connu un match difficile en compagnie de Philip Danault et Tomas Tatar samedi, n'a pas caché que la situation actuelle commençait à l'agacer.

La défaite crève-cœur de 6-5 aux mains des Rangers de New York semblait encore difficile à digérer, deux jours après les faits. Ainsi, lorsqu'il a été questionné à savoir si la meilleure chose qui pouvait arriver aux joueurs du Tricolore était d'affronter les puissants Bruins de Boston mardi, au Centre Bell, sa réponse n'a pas tardé.

«La meilleure chose, ç'aurait été de l'emporter samedi, a-t-il dit, sans détour. Mais nous ne pouvons pas revenir en arrière, donc il faut saisir les occasions qui se présentent à nous. (Lundi), c'était une occasion de retourner au boulot, de s'améliorer et de se préparer à un match difficile mardi.»

Selon le pugnace attaquant, la baisse de régime face aux Rangers est attribuable à un manque de concentration de ses coéquipiers et lui.

«Ce n'est rien de majeur - c'est facile à corriger -, mais pour éviter que ça se reproduise il faut travailler plus fort. Si on y parvient, alors les résultats viendront très rapidement», a confié le no 11 du Tricolore.

Pour y parvenir, Gallagher est conscient que ses coéquipiers et lui doivent faire confiance au système de jeu en place chez le Tricolore.

«Tout le monde est redevable envers l'équipe, envers ses coéquipiers. Nous formons une équipe qui ne peut connaître du succès si quelqu'un ne fait pas son travail. Mais lorsque tout le monde est à son affaire, alors nous devenons difficiles à battre. Il faut retrouver ça; être redevable envers l'équipe et nos coéquipiers. Il faut que tout le monde contribue.»

Le vétéran âgé de 27 ans a ajouté que le CH doit retrouver l'instinct du tueur - surtout lorsqu'il a l'adversaire dans les câbles en troisième période.

«Ce que je n'ai pas aimé de nos derniers matchs, c'est que nous avons obtenu des opportunités de nous assurer la victoire en troisième période sans toutefois pouvoir en profiter. Ç'a été le cas contre les Sénateurs d'Ottawa, notamment, et contre les Rangers aussi», a-t-il rappelé.

«Il faut que certains joueurs haussent leur niveau de jeu d'un cran, et qu'ils fassent la différence. Nous le faisions plus tôt cette saison, mais ce n'est plus le cas depuis quelques matchs. À ce chapitre, les autres équipes ont mieux fait que nous. Il faut trouver des façons de gagner ces matchs serrés.»

En ce sens, l'entraîneur-chef Claude Julien a mentionné que le Canadien doit retrouver un sentiment «d'urgence» - surtout qu'il disputera quatre matchs cette semaine, dont trois à domicile, et deux contre ses vieux rivaux, les Bruins.

«Quand tu perds quatre matchs de suite, tes émotions sont différentes, ça c'est certain, a-t-il dit. Tu es frustré. Tu as deux points sur huit. Nous sommes conscients de notre place au classement, et nous voulons demeurer parmi les meilleurs, donc on doit “canaliser” notre frustration vers cet objectif.»

«Kotkaniemi est frustré»

Parmi les autres joueurs qui ont été ciblés par Julien à la suite de la déconfiture face aux Rangers se trouve Jesperi Kotkaniemi. Le Finlandais est méconnaissable à sa deuxième saison dans la LNH, et son rendement en inquiète plusieurs.

Son dernier but remonte au 9 octobre contre les Sabres de Buffalo, et il n'a pas récolté de point depuis sa mention d'assistance contre les Blues de St. Louis, 10 jours plus tard. Sa fiche de deux buts et une aide en 16 parties, assortie d'un différentiel de - 3, est à ce sujet plutôt décevante. Julien n'a pas caché qu'il connaissait des moments difficiles récemment.

«Il n'est pas dans le bon état d'esprit en ce moment, a reconnu Julien. Il est frustré, parce qu'il veut bien faire. Son niveau de confiance n'est pas là où il devrait être; il est méconnaissable par rapport à l'an dernier. Mais il a 19 ans; ce n'est pas un vétéran. Il vit ce genre de situation pour la première fois de sa carrière. La prochaine fois qu'il vivra une telle situation, il saura comment s'en sortir et ce sera beaucoup plus facile pour lui.

«Notre travail, c'est de nous assurer qu'on l'aide à s'en sortir, a-t-il ajouté. Il doit faire sa part aussi, car plus tu es frustré, pire ça devient. Mais je suis confiant que s'il travaille sans relâche, alors il retrouvera sa confiance et ses repères.»