Avec encore une saison à écouler à son contrat, Brendan Gallagher pourrait avoir de nombreuses options devant lui s’il devient joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2021.
Avec encore une saison à écouler à son contrat, Brendan Gallagher pourrait avoir de nombreuses options devant lui s’il devient joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2021.

L’argent n’est pas la priorité de Gallagher, qui a confiance en Bergevin

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Brendan Gallagher veut gagner la coupe Stanley d’ici la fin de sa carrière et croit pouvoir le faire avec le Canadien de Montréal. Sinon, il aura la chance de le faire sous d’autres cieux, et peut-être bientôt, si la direction de l’équipe n’est pas prudente.

Avec encore une saison à écouler à son contrat, Gallagher pourrait avoir de nombreuses options devant lui s’il devient joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2021. Il sera alors âgé de 29 ans et aura accumulé un peu moins de 25 millions $ US en salaire au cours de sa carrière.

Lors d’une conférence téléphonique à partir de sa résidence à Tsawwassen, en Colombie-Britannique, Gallagher a insisté pour dire que l’argent ne sera pas sa priorité lorsque son agent et lui commenceront à négocier son prochain contrat.

«Tout le monde aime avoir de l’argent, tout le monde veut vivre dans une belle ville et ce sont des choses importantes, mais le plus important pour moi, c’est de gagner, a affirmé Gallagher. Quand vous êtes dans une position où vous pouvez choisir ces choses-là, vous devez prendre des décisions.»

Avant l’arrêt des activités dans la LNH en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, le 12 mars, le Canadien se dirigeait vers une troisième exclusion d’affilée des séries éliminatoires. Malgré tout, Gallagher croit que le Canadien est sur la bonne voie.

«Je suis optimiste à chaque début de saison. Lors des dernières années, les choses n’ont pas tourné en notre faveur, a-t-il admis. Mais je crois en ce que (le directeur général, Marc) Bergevin fait avec cette équipe. Regardez un joueur comme Nick Suzuki, qui a eu un impact cette saison et qui a encore un potentiel. C’est le genre de joueur qui va vous aider à atteindre vos objectifs.»

Gallagher a néanmoins noté que la dernière saison, ponctuée de deux séries de huit défaites, avait été frustrante et que l’équipe devait continuer à progresser avant de pouvoir espérer viser les grands honneurs.

«Nous avons démontré que nous possédons une équipe qui est capable de livrer la marchandise, mais qui n’est pas capable de le faire avec constance, a-t-il dit. Nous devons apprendre de nos erreurs et éviter de les répéter.»

Signe que l’argent n’est véritablement pas la chose la plus importante aux yeux de Gallagher, il a affirmé ne pas avoir de chiffes en tête pour son prochain contrat, qui sera seulement son troisième dans la LNH. Après avoir écoulé son contrat de recrue de trois saisons, il avait accepté un contrat de six saisons et 22,5 millions $ avec le Tricolore.

Gallagher est devenu l’une des belles aubaines de la LNH avec ce contrat, alors qu’il a inscrit 115 buts en 340 matchs lors des cinq dernières saisons.

«Je suis content d’avoir signé un contrat de six ans. Ça m’a donné une certaine sécurité et j’ai pu éviter beaucoup de choses qui peuvent affecter mentalement les jeunes joueurs, a noté Gallagher. Ça m’a aidé à devenir un joueur régulier dans la LNH et un bon joueur.

«C’était important pour moi à l’époque, maintenant, c’est une question de me placer dans une situation où je vais pouvoir me battre pour la coupe Stanley. Je crois en ce que nous avons à Montréal, mais vous voulez voir l’équipe progresser et prendre les moyens pour y parvenir.»

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Tomas Tatar, Phillip Danault, Joel Armia et Jeff Petry pourraient aussi devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2021.

Gallagher et eux auront officiellement le droit de signer une nouvelle entente avec le Tricolore lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes cet été. De son côté, Gallagher ne tient pas nécessairement à signer une prolongation de contrat avant le début de la prochaine saison.

«Je peux seulement parler en mon nom, mais une fois que la saison commencerait, je me retirerais des négociations, a-t-il indiqué. Mon agent me garderait bien sûr au courant du dossier, mais je ne crois pas que ce serait une distraction. Mon travail est de jouer au hockey, celui de mon agent est de négocier.

«Si c’est réglé cet été, tant mieux. Sinon, ça ne changera pas mon approche pendant la saison.»

Toutefois, Bergevin voudra probablement régler quelques-uns de ces dossiers avant la fin de l’été pour éviter une situation où les cinq joueurs pourraient partir et le forcer à reconstruire le noyau de l’équipe, comme ce fut le cas en 2009 à la suite des départs de Saku Koivu, Alex Kovalev et Mike Komisarek.