Selon l'attaquant Steve Ott (92), ici en compagnie de Michael McCarron, il n'y a plus de rencontres faciles en séries, «il faut être à son sommet à chaque match».

La bataille de l'Atlantique bat son plein

Alors que le Tricolore s'apprête à disputer en fin de semaine le premier rang de la division Atlantique aux Sénateurs d'Ottawa dans une série aller-retour, c'est à se demander s'il y a vraiment un avantage pour ces deux équipes à terminer première.
La puissance de la division Métropolitaine cette saison a créé une sorte d'incongruité : l'équipe qui terminera en tête de l'Atlantique affrontera la meilleure des deux équipes repêchées, laquelle, selon toute logique, sera la formation qui aura terminé au quatrième rang de la Métropolitaine. Depuis des mois, cette équipe a plus de points que le Canadien et les Sénateurs, qui ont loupé une occasion de déloger le CH du sommet en s'inclinant 2-1 contre Chicago, jeudi.
Si le «prix» est de se frotter dès le premier tour à une puissance de la Métropolitaine, c'est un pensez-y-bien, non? «L'avantage de la patinoire est énorme en séries», répond Paul Byron. «Dès que tu as la chance de l'avoir, tu dois en profiter. On ne va pas donner de munitions à personne en disant qu'on ne veut pas terminer premiers! On veut gagner tous nos matchs et finir premiers, parce que Montréal est un avantage pour nous.»
La LNH a instauré en 2014 un format de séries qui favorise les rivalités intradivisions. Les joueurs n'ont pas leur mot à dire sur la façon dont elles sont structurées, mais on soupçonne que la majorité préférerait un retour à l'ancien système dans lequel la première équipe d'une Association affrontait la huitième, la deuxième affrontait la septième....
Des vedettes comme Sidney Crosby et Braden Holtby se sont déjà exprimées en ce sens par le passé. Il faut dire que les deux joueurs évoluent pour des formations de la division Métropolitaine, qui pourraient s'entretuer dès le premier tour. Un choc Penguins-Capitals dès le départ, en plus d'être précoce, forcerait le gagnant à y laisser beaucoup d'énergie.
Aux yeux de l'attaquant Steve Ott, la parité est telle aujourd'hui dans la LNH qu'une équipe de huitième place a autant de chances qu'une autre de battre la première de classe. «Il faut être à son sommet à chaque match parce qu'il n'y a plus d'affrontements faciles», croit le vétéran centre. «On l'a vu l'an dernier avec les Capitals de Washington qui ont survolé la LNH en saison, mais qui n'ont pas été capables de passer le deuxième tour. C'est tellement serré, surtout en séries.»
Ott a joué son premier match éliminatoire dans la LNH en 2003, alors qu'il était une verte recrue des Stars de Dallas. À l'époque, l'écart entre la première et la huitième équipe était beaucoup plus grand. «Les Stars avaient une masse salariale de 80 millions $ et on avait affronté les Oilers d'Edmonton et leur masse salariale de 25 millions $ dans une série où le deuxième dans l'Ouest affrontait le septième. On savait qu'il valait mieux l'emporter! Ça changeait tout : c'est comme si notre job était en jeu.»
Une nouvelle ère depuis 2012
Selon Ott, la nouvelle ère de parité a commencé en 2012 quand les Kings de Los Angeles, entrés en séries par la porte arrière en vertu de leur huitième rang dans l'Ouest, avaient fini par remporter la Coupe Stanley. «Mais c'est encore plus vrai aujourd'hui», estime-t-il.
Aujourd'hui, un écart de six points entre deux formations ne dit pas grand-chose sur leur force véritable. En fait, l'élan avec lequel une formation arrive en séries est peut-être plus significatif que son total de points.
En fin de compte, les joueurs du Canadien savent qu'il faut être capable de battre n'importe qui si l'on veut se rendre jusqu'au bout. «Peut-être que certains joueurs préféreraient revoir l'ancien format, mais en ce qui me concerne, je trouve qu'il vaut mieux essayer de se débarrasser des meilleures équipes dès le début alors qu'on est encore frais, et partir de là», estime le défenseur Jordie Benn.
«En même temps, plus on avance en séries, mieux les équipes jouent. On affronte le meilleur de ce qu'elles ont à donner. Donc je ne pense pas que ça importe vraiment.»
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Duel en plein air le 17 décembre
On savait qu'un match en plein air s'en venait pour le Canadien à l'occasion du 100e anniversaire de la LNH, mais c'est à Ottawa qu'il va se jouer. Jeudi midi, le commissaire Gary Bettman annoncera officiellement une rencontre opposant le Tricolore aux Sénateurs qui, selon diverses sources, est prévue pour le 17 décembre 2017 à la Place TD, là où évolue le Rouge et Noir d'Ottawa dans la Ligue canadienne de football. Cette rencontre commémorera le tout premier match dans l'histoire de la LNH disputé le 19 décembre 1917 entre le Canadien et les Sénateurs.
«Je suis allé voir quelques matchs des RedBlacks et c'est un beau stade», a commenté l'ailier Paul Byron, qui est originaire d'Ottawa. «Le fait de pouvoir jouer à l'extérieur devant parents et amis dans un environnement du genre, c'est sûr que ça va être cool!» Il s'agira d'un quatrième match en plein air pour le Tricolore depuis que la LNH a lancé le concept, après ceux disputés à Edmonton, Calgary et Boston.