Victor Mete, que l'on voit derrière Jonathan Drouin, fait bonne figure au camp d'entrainement du Canadien. Il s'est attiré les éloges de l'entraîneur Claude Julien, qui n'hésite pas à le comparer à son ancien défenseur des Bruins, Torey Krug.

Julien impressionné par Victor Mete

Claude Julien ne peut pas être plus satisfait du travail accompli par Victor Mete (5'10", 180 lb) depuis le début du camp. Dans son évaluation du jeune défenseur des Knights de London, il a dressé un parallèle avec Torey Krug (5'9", 186 lb), qu'il a dirigé avec les Bruins.
«Victor a plusieurs des mêmes atouts, comme son coup de patin et sa façon de transporter de la rondelle. Jusqu'à un certain point, il m'a surpris à cause de la façon dont il s'est comporté lors de son premier match. Mais j'avais également vu ce qu'il pouvait nous apporter et c'est la raison pour laquelle je l'ai jumelé avec "Webby" [Shea Weber]. Je pensais que les deux pouvaient former un bon duo et bien se compléter.»
Max Pacioretty a aussi louangé Mete. «Il est vraiment bon», a lancé le capitaine du CH. «Au début, je me demandais qui était ce joueur, et quelqu'un m'a dit aujourd'hui qu'il était un choix de quatrième ronde. C'est un négligé. Il est un très bon joueur. Il a beaucoup de sang-froid avec la rondelle et il est un excellent patineur. Je suis vraiment impressionné par ce que j'ai vu.
«Oui, il a 19 ans, mais n'a pas l'air nerveux. Son coup de patin est fluide. Il a confiance en ses moyens et même quand il fait une erreur, il est capable de revenir dans le jeu et de la réparer. Il est très calme avec la rondelle et il veut faire des jeux.»
Une victoire au plus vite
Par ailleurs, les rencontres hors concours n'ont jamais compté au classement et plus personne n'y pense lorsque s'amorce la vraie saison. Rien n'empêche qu'une victoire en septembre ne ferait pas de tort au moral du Canadien. Et Drouin souhaite qu'elle arrive plus tôt que tard.
«Nous ne voulons pas présenter une fiche de 0-4», a admis Drouin à la veille du match que le Canadien disputera face aux Sénateurs, samedi à Ottawa. «Que ce soit pendant une partie hors concours, il faut avoir cet état d'esprit de vouloir gagner nos matchs. Ce serait important de récolter une victoire bientôt.»
Selon Pacioretty, ça fait partie de l'ADN d'un athlète professionnel de vouloir sortir victorieux d'une compétition sportive. Le désir de vaincre n'a toutefois pas été toujours apparent chez tous les joueurs jusqu'à maintenant. Ce fut particulièrement évident jeudi contre les Devils, au Centre Bell.
«Je n'ai pas vu tout le match et je ne peux vraiment commenter, mais vous devriez toujours donner votre maximum, surtout quand les spectateurs sortent leur argent pour venir vous voir jouer», a noté Pacioretty. 
Lors de son point de presse, Julien est revenu sur le match de jeudi et son degré d'insatisfaction, en essayant de placer la situation dans un contexte plus large. «Il faut que certains joueurs nous en donnent plus. Il nous reste encore du temps, il nous reste cinq matchs. Ce n'est certainement pas la panique, mais c'est une situation où il faut voir des choses de certains pour qu'on puisse les évaluer de la bonne façon. Nous voulons évaluer un joueur quand il est à son meilleur. Surtout ceux qui cognent à la porte, et nous espérons que ça va commencer à partir de demain [samedi].»