Alex Galchenyuk  pourrait être utilisé comme appât afin de renflouer une brigade défensive mise à mal par le départ de Mikhail Sergachev, Nathan Beaulieu et Alexei Emelin.

Galchenyuk au coeur des rumeurs

Ça n'avait pas l'intensité de l'an dernier, alors que toute l'attention de la Ligue nationale était braquée sur lui, mais Marc Bergevin est encore arrivé au repêchage avec l'un de ses meilleurs joueurs sur le marché des transactions.
L'an dernier, c'était P.K. Subban. Cette année, c'est Alex Galchenyuk. Le nom de l'attaquant de 23 ans a été lié dans les derniers jours aux Islanders de New York, aux Devils du New Jersey et au Wild du Minnesota.
Et ça semble un dossier tout aussi chaud pour le directeur général du Canadien que le renouvellement du contrat d'Alexander Radulov. Bergevin est-il surpris de voir que le nom de Galchenyuk fait l'objet d'autant de discussions à travers la ligue?
«C'est un joueur talentueux qui n'a pas de contrat en ce moment, c'est probablement l'une des raisons», a-t-il répondu. «Donc je ne suis pas surpris. Mais je reçois des appels à propos de plusieurs joueurs, il n'est pas le seul.»
C'est le plus loin que le dg est allé quand il a commenté ce dossier, sinon pour dire qu'il n'avait pas vraiment entamé les négociations avec son agent pour lui faire signer un nouveau contrat. «Il reste du temps pour ça», a-t-il mentionné.
Galchenyuk est admissible à l'arbitrage et serait ouvert à l'idée d'un contrat d'un an. Mais le Tricolore doit d'abord déterminer s'il poursuivra l'aventure avec lui. L'idée de pouvoir compter à la fois sur lui et sur Jonathan Drouin, à un moment où l'attaque est en manque de talents purs, est quand même attrayante. Mais on ne peut pas exclure que le numéro 27 puisse être utilisé comme appât afin de renflouer une brigade défensive mise à mal par le départ de Mikhail Sergachev, Nathan Beaulieu et Alexei Emelin.
«Radu» voudrait 42 M$ pour six ans
En ce qui concerne Radulov, Bergevin a indiqué que les pourparlers se poursuivaient, mais qu'il n'y avait toujours rien à signaler de ce côté. Selon TSN, les plus récentes demandes de l'ailier russe de 30 ans - il en aura 31 le 5 juillet - seraient de 6 ans et 7 millions $ par année. Il n'est pas impossible que le Canadien cède ses droits de négociations à une autre équipe s'il ne parvient pas à une entente, mais aucune formation ne s'est manifestée jusqu'à maintenant pour tenter de les acquérir.
Le Canadien semble par ailleurs ouvert à l'idée de rapatrier le vétéran défenseur Andrei Markov, mais ce ne sera pas automatique. Le défenseur russe, dont les trois derniers contrats lui rapportaient 5,75 millions $, mérite-t-il encore un tel salaire à 38 ans? Et dans quelle mesure l'équipe peut-elle tenter de réduire son salaire sans créer de divorce acrimonieux?
«Il nous a rendu de bons services, mais il y a toujours un prix à payer et nous avons nos limites», a commenté Bergevin en précisant qu'il avait parlé tout récemment à Markov. Au moins, il ne lui a pas dit ce qu'il a dit à Brian Flynn et Dwight King. À savoir qu'ils ne recevraient aucune offre de la part du Canadien.
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Pas de pression sur Drouin
Marc Bergevin ne veut pas mettre de pression indue sur Jonathan Drouin en faisant de lui un centre de premier trio sur la place publique. Le dg du Canadien espère que les choses couleront de source à mesure qu'il s'intègrera à l'équipe. «Jouer dans cette ligue, c'est très exigeant. Il faut jouer sur 200 pieds et c'est vraiment difficile. Mettre le jeune dans cette position-là dès maintenant, ce ne serait pas juste pour lui. J'adore son acquisition», a dit Bergevin au sujet du Québécois de 22 ans, qui lui a coûté le défenseur Mikhail Sergachev, son premier choix de 2016. «On a payé le gros prix, mais j'aime Jonathan Drouin. Je pense qu'il va beaucoup aider notre équipe, mais c'est Claude [Julien] qui verra où il cadre le mieux.»  La Presse
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Bergevin défend Timmins
L'échange samedi dernier de Nathan Beaulieu, un ancien choix de premier tour en retour d'une sélection de troisième ronde de Buffalo,  a mené à plusieurs commentaires sur la qualité du recrutement et du développement des joueurs au sein du Canadien. Marc Bergevin a rattrapé la balle au bond, jeudi, et a témoigné toute sa confiance à Trevor Timmins, son responsable du recrutement. «Toutes les équipes veulent de meilleurs résultats et encore là, on peut s'asseoir ici et passer les 30 équipes. Toutes les équipes font des choix qui ne correspondent pas à leurs projections. Mais dans l'ensemble, je sais que Trevor Timmins est l'un des meilleurs dans la Ligue nationale et je suis très heureux de l'avoir dans l'organisation du Canadien de Montréal. Quand tu regardes un joueur de 17 ans, tu fais une projection dans 3, 4 ou 5 ans. Si l'âge du repêchage changeait de 17 à 20 ans, il y aurait beaucoup moins d'erreurs. Dans l'ensemble, on fait nos devoirs, on parle aux joueurs, on les recrute. Le repêchage, c'est quelque chose qui est encore assez difficile.» Timmins dit ne pas se préoccuper des critiques. «On ne vit pas dans le passé et on se concentre sur le repêchage de 2017.»  La Presse canadienne