Le jeune attaquant Alex Galchenyuk a patiné en compagnie de Steve Ott et d'Andreas Martinsen, lundi matin à Brossard. C'est le rôle qui l'attend en vue du premier match de la série contre les Rangers de New York, mercredi soir au Centre Bell.

Galchenyuk à bord du quatrième trio

Ce n'était sans doute pas ce que le Canadien avait en tête au moment de choisir Alex Galchenyuk avec son premier choix au repêchage de 2012. Mais voici l'étonnante réalité, cinq ans plus tard : Galchenyuk est aujourd'hui un joueur de quatrième trio.
Ce scénario, qui aurait paru impensable en début de saison, est pourtant bel et bien vrai. En tout cas, s'il faut se fier à l'entraînement de lundi.
Ainsi donc, le jeune attaquant a patiné en compagnie de Steve Ott et d'Andreas Martinsen, lundi matin à Brossard, et c'est aussi le rôle qui l'attend en vue du premier match de la série contre les Rangers de New York, qui va s'ouvrir mercredi soir au Centre Bell.
À n'en point douter, il s'agit d'une surprise de taille, voire d'une rétrogradation, pour le troisième joueur à avoir été sélectionné lors du repêchage de 2012.
Mais Galchenyuk tente de garder le moral malgré tout. «Tout le monde doit contribuer, a-t-il commencé par répondre. C'est le premier match de la série, et je dois trouver une façon de me mettre en marche. Nous n'avons pas été des séries l'an passé, et l'attente a été longue.»
Quand on a cherché à savoir si cette décision de l'entraîneur-chef n'allait pas le fouetter, le motiver à en faire plus, Galchenyuk a répondu en une seule phrase. «Ce sont les séries de la Coupe Stanley qui me motivent.»
Non, l'attaquant de 23 ans ne vient certes pas de connaître la saison espérée, lui qui a conclu 2016-2017 avec seulement 17 buts (il a raté 21 matchs en raison d'une blessure au genou droit). Il a bien fini sa saison avec un but en prolongation lors du dernier match à Detroit, mais il l'a aussi terminée sur une mauvaise séquence de seulement 2 buts en 18 matchs, ce qui explique fort probablement sa présence au sein du quatrième trio en séries, bien que Claude Julien ne voie pas les choses de cette façon.
«À mes yeux, ce n'est pas de savoir avec qui tu joues, mais bien de savoir comment tu joues», a expliqué le coach au sujet de cette décision pour le moins étonnante. «En le plaçant dans une telle position, ça nous permet d'avoir des joueurs à caractère offensif sur chacun de nos quatre trios. On se retrouve avec un meilleur équilibre comme ça.»
Cet équilibre fait en sorte que Dwight King est maintenant un joueur de troisième trio, lui qui a patiné avec Andrew Shaw et Artturi Lehkonen, lundi. «Ça ne change pas grand-chose, a répondu King au sujet de cette promotion. C'est bien d'avoir de nouveaux partenaires de trio, mais au bout du compte, nous sommes tous avec la même équipe. Ce n'est pas un nouveau rôle, je vais continuer à jouer à ma manière. J'imagine que je vais avoir un peu plus de temps de jeu, mais rien d'autre ne va changer, je crois.»
Des hauts et des bas
Galchenyuk, lui, aura donc connu une saison pleine de hauts et de bas, pleine de nouveaux compagnons de trio aussi, et au moment où s'amorce le bout le plus important, il se retrouve une fois de plus dans un nouveau rôle, confronté à de nouveaux défis.
Comme si le Canadien, cinq ans après l'avoir repêché, ne savait toujours pas ce qu'il a sous la main avec lui. «Je n'ai parlé à personne parmi les entraîneurs, a-t-il ajouté. Mais je sais ce que j'ai à faire. Ce n'est pas un secret, il faut que tout le monde contribue. Je ne pense pas vraiment à savoir avec qui je joue ou rien comme ça. Je dois seulement tout donner et aider l'équipe à gagner.»
Repos bénéfique pour Weber
Shea Weber a raté les quatre derniers matchs de la saison.
Shea Weber se dit rétabli et d'attaque pour amorcer les séries. «Bien sûr, a-t-il assuré. Je ne vous dirais pas autre chose!» Le défenseur a raté les quatre derniers matchs de la saison en raison d'une blessure non dévoilée «Je sens que j'aurais pu jouer les matchs du week-end, mais l'équipe avait eu la chance de se placer en position où les derniers matchs n'étaient plus aussi cruciaux, a-t-il noté. J'ai donc pu me reposer.» Même s'il en est à sa 12e saison dans la LNH, Weber n'a joué que 59 matchs éliminatoires. «Il y a tellement de fois où notre équipe n'a pas été en mesure de franchir la première ronde, et elle ne s'est jamais rendue au-delà du deuxième tour». La Presse
Un buzz différent à Montréal
Le plaisir des séries n'est pas juste l'affaire des amateurs et des commerçants de Montréal. Les joueurs sont les premiers à s'emballer lors de cette période spéciale de l'année. «C'est un moment de l'année excitant à Montréal, estime Max Pacioretty. Il y a un buzz différent durant les séries qui, je crois, n'existe dans aucune autre ville. On a l'avantage de la patinoire en plus. Ce sera à nous d'en profiter rapidement et de mettre nos partisans dans le coup tôt dans la série.» Shea Weber est aussi enthousiaste par rapport à ce qu'il s'apprête à vivre. «Tous ceux qui ont eu la chance de jouer en séries ici disent à quel point c'est spécial, a dit Weber. J'ai hâte!»  La Presse
Le premier match sans Emelin
Alexei Emelin est toujours blessé et ne sera pas disponible pour le premier match de la série face aux Rangers, mercredi.
L'entraîneur-chef Claude Julien a confirmé lundi qu'Alexei Emelin est toujours blessé et qu'il ne sera pas disponible pour le premier match de la série face aux Rangers, mercredi. Emelin s'est blessé lors du match de mercredi dernier à Buffalo, et on ne l'a pas revu depuis. Julien n'a pas voulu confirmer la composition de sa formation, mais à l'entraînement, Nikita Nesterov faisait partie du troisième duo défensif en compagnie de Nathan Beaulieu, ce qui laisse croire que Nesterov sera appelé à prendre la place laissée vacante. Le défenseur Brandon Davidson s'est par ailleurs absenté de l'entraînement en raison d'un virus.  La Presse